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« Vous avez toutes les raisons de croire que vous pouvez gagner »

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« Vous avez toutes les raisons de croire que vous pouvez gagner »
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Trente-sept ans après le sacre continental au Maroc, François Omam Biyik replonge dans l’épopée des Lions Indomptables.

Une victoire fondatrice, marquée par l’adversité, les blessures et, surtout, par une solidarité à toute épreuve. « En 1988, je faisais partie de l’équipe nationale du Cameroun qui a remporté la CAN au Maroc. Malheureusement, je n’ai pas été un élément clé parce que je me suis blessé », confie l’ancien attaquant, lucide et fidèle à l’esprit de vérité.

Le destin frappe tôt. Dès le premier match contre l’Égypte, Omam Biyik doit quitter la pelouse après seulement vingt minutes. « Je ne pouvais plus utiliser ma jambe gauche », se souvient-il. La suite du tournoi, il la vivra loin du rectangle vert, depuis les tribunes. Une épreuve intime pour un compétiteur, mais aussi un regard privilégié sur la force d’un groupe en mission.

Cette CAN 1988 ne fut pas un long fleuve tranquille. Le Cameroun avance dans un contexte tendu, notamment face au pays hôte. « Il y a eu des incidents, surtout contre le Maroc », rappelle Omam Biyik. La pression est constante, l’environnement hostile par moments. Pourtant, les Lions ne vacillent pas. Au contraire, ils s’agrippent à ce qui fait leur ADN : une mentalité collective forgée dans l’effort et la confiance mutuelle.

Au cœur de cette dynamique, des leaders d’exception. Emmanuel Kundé, le patron serein ; Roger Milla, l’inspiration et l’audace ; Joseph-Antoine Bell, le rempart ; Tataw Etta, la discipline et l’abnégation. « Quand vous êtes entouré de joueurs comme eux, vous avez toutes les raisons de croire que vous pouvez gagner », insiste Omam Biyik. Plus qu’une somme d’individualités, le Cameroun de 1988 est une équipe au sens plein du terme.

Chaque match devient un combat, chaque minute un test de caractère. « Nous avons tout donné à chaque match pour soulever ce trophée », résume l’ancien Lion. Cette générosité collective paiera. Le Cameroun s’impose et inscrit son nom au palmarès continental, confirmant son statut de puissance africaine.

Pour Omam Biyik, ce sacre reste une fierté, malgré la frustration personnelle. La médaille a le goût de l’effort partagé et de la victoire collective. Elle rappelle qu’au football, le destin d’un joueur peut basculer, mais qu’une équipe soudée peut déplacer des montagnes. La CAN 1988 demeure ainsi un symbole : celui d’un Cameroun solidaire, talentueux et indomptable.

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