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Au Tribunal militaire, l’affaire Martinez Zogo renvoyée au 5 Janvier 2026

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Au Tribunal militaire, l’affaire Martinez Zogo renvoyée au 5 Janvier 2026
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C’est ce que l’on peut retenir de la fin d’audience criminelle spéciale de session du Tribunal Militaire de Yaoundé du 16 au 17 décembre 2025. La fin de cette session qui a débuté à 11h30 a été marquée par le témoignage du 16 ème et 17 ème témoin: Le journaliste Xavier Messè et le Commissaire Division Ellong LOBE James.

Lire le récit de Polycarpe Xavier Atangana

D’abord, celui du Journaliste Xavier Messé.

Il lui a été demandé par le MP de dire au tribunal ce qu’il sait dans l’affaire Martinez.

Il a dit avoir été appelé par le Directeur Général de Radio Balafon basée à Douala 6 jours après la découverte du corps eu défunt Martinez Zogo pour une interview. C’est ce coup de fil qui l’avait réveillé .

Il m’avait demandé qu’est-ce que je pensais de cette macabre découverte ? J’avais qualifié cette scène d’honneur. Je lui avais que cette scène que je suivais minutes by minutes, j’ai été informé par un confrère qui est dans le même réseau que moi et avec qui je partageais les mêmes informations soit pour contredire soit pour vérifier ces informations par rapport à cette macabre découverte.

Le jour de la découverte du corps de Martinez Zogo, j’ai reçu un appel très d’un confrère qui est le même forum que moi. Ce confrère m’a dit : « On l’a tué ! On l’a tué. » Je lui ai demandé, on a tué qui? Il m’a répondu : Martinez Zogo. Je lui ai posé la question : Est-ce-que tu es sûr de ton informateur ? Il m’a répondu : oui.

Mon sommeil est terminé . Je me suis mis à vérifier si cette confirmation était réelle. C’est ainsi que j’ai vu les images des Sapeurs-pompiers et les policiers quand il fallait mettre le corps à la mort de l’hôpital Central de Yaoundé.

Dans le fil rouge de son témoignage, le MP lui a demandé de dire ce qu’il a révèlé lors de son interview.

Il a poursuivi son témoignage en disant que le forum du REPAC contient 76 patrons de presse.

L’information vraie c’est que Martinez Zogo a été enlevé. L’information vraie c’est que Martinez Zogo a été retrouvé mort c’est que révèle le dispositif mis sur pied par ses soins.

Sur la question du Commissaire du Gouvernement: avez-vous fait d’autres précisions à Cyrille Bojiko avant de vérifier par vous? Sa réponse est oui. D’ailleurs, Il dit avoir fait une mise au point sur sa page Facebook le 22 Janvier.Est-ce qu’à un moment, vous vous êtes rétracté ? Non, a-t-il répondu.

Au sujet la lettre d’excuse, la première fois que j’ai été auditionné par le Commission d’enquête mixte, les Policiers Judiciaires m’ont contraint de rédiger une lettre d’excuses en présence de mon Conseil que j’ai menti. Je leur ai posé la question, je dois rédiger une lettre d’excuse par rapport à quoi? Dictez-moi les termes de la lettre d’excuse.

Pour revenir sur son informateur Zepherin Koloko, il est resté ferme. Il a d’ailleurs donné mes détails de leurs conversations téléphoniques.

Le premier appel à duré 15 secondes lorsqu’il lui annonce qu’on l’a tué.

Le 18 janvier à 10h04 minutes, un autre appel entre les deux a duré 41 secondes.

Lors de la cross-examination, Me Tchoungang Charles, a insisté sur la période exacte de cette affaire, entre léger oublie et petite confusion, Xavier Messé ne s’est pas très écarté de ce qu’il avait dit que ce soit à l’enquête préliminaire ou l’info judiciaire au juge d’Instruction Sikati .

Il a dit par ailleurs que de toutes ses déclarations, il les maintient. Qu’il n’y aucune manipulation car lorsqu’il commençait le métier de journalisme, il s’était fixé une discipline morale. Que s’il n’avait pas été menacé, il n’aurait jamais signé cette lettre d’excuse à Zepherin Koloko devant la commission d’enquête mixte.

Xavier Messé qui a été patron de la rédaction au Groupe l’Anecdote chez Jean-Pierre Amougou Belinga, quant a la question, vous avez dit tout à l’heure que : Lui et moi ne faisons pas le même métier. Vous voulez dire quoi par là ? Il lui a répondu, Martinez Zogo faisait tout sauf le journalisme.

Maxime Eko Eko s’est livré au jeu. Il a voulu que Xavier Messé l’éclaire sur certaines questions. Chose faite.

Cependant, il est revenu sur sa méprise disant avoir agit par émotion et a dit au PT, suite à sa question que si un tel événement se reproduisait il n’agirait plus de la sorte.

Vu le témoignage persistante de Xavier Messé, le MP plaidé que Zepherin Koloko revienne devant la barre. Le tribunal jugera de l’opportunité.

Avec la suspension de l’audience à 15h07 minutes et la reprise à 16h00, le MP a appelé son 17ème témoin . Le plus capital.

Il s’agit du Commissaire Divisionnaire Ellong LOBE James aujourd’hui en service à la DGSN depuis février 2025.

🔴Échanges entre le Commissaire du Gouvernement Près le Tribunal Militaire de Yaoundé et le Commissaire Divisionnaire Ellong LOBE James: Examination in chief.

Lorsque le Représentant en Chef de l’accusation le Lt/ Col Cerlin Belinga lui pose la question : Quel est l’organigramme de la DGRE et quelles sont sont ses missions? Il a dit qu’il n’a aucune qualité à les expliquer. Qu’il est astreint au secret professionnel.

Me Claude Assira a fait objection. Pour cet Avocat de la DGRE et l’Etat de Cameroun, il faut discuter de cette question dans un huis clos partiel. De 16h05 minutes à 17h46 minutes, chaque parti au procès a fait valoir ses arguments.

Pour Me Mbuny Conseil Justin Danwé: « J’avais déjà évoqué ce problème. Je n’ai pas été compris. Les secrets d’Etat ne peuvent pas être dehors. »

Me Guezo Conseil de Arthur Essomba , il s’y est opposé. Pour lui, le Président Paul Biya avait déjà donné son ok avec la mise sur pied de la Commission d’enquête mixte Police-Gendarmerie.

Question du MP: Quelles sont les missions de la DGRE ?

Le commissaire divisionnaire Ellong LOBE James a répondu que la DGRE a accompli toutes les missions qui lui sont confiées, mises en œuvre par le Directeur Général. Il a expliqué d’avantages que lorsqu’une mission est instruite, elle nécessite l’analyse, les modalités d’action, la définition de l’objectif final, les moyens mis en œuvre et les modalités d’exécution. Il a également mentionné que les risques sont pris en compte dans le processus.

Que sur la base du document d’analyse et en fonction de l’urgence, la mission est validée par le directeur général, après quoi elle peut commencer.

D’ailleurs, les missions étaient contenues dans une analyse déjà faite ou dans un document de la hiérarchie. Il a précisé que c’était le Directeur des Opérations ( DO) qui soumettait le plan de l’opération pour validation par le Directeur Général, Monsieur Maxime Eko Eko.

Le Commissaire Divisionnaire (CD) James Lobé a précisé que même les ordres verbaux devaient être retranscrits mot à mot pour être soumis au Directeur Générall, Monsieur Maxime Eko Eko, pour validation.

MP/ Qui était était habilité à évaluer l’urgence ?

Le Commissaire Divisionnaire James Lobé a répondu : C’est Monsieur le Directeur Général qui était habilité à évaluer l’urgence.

Il a ajouté de ce fait qu’il fallait une conception, une planification et une exécution. Cependant, l’opération est la dernière phase. L’action ou mission opérationnelle est le moment de l’activité.

Il est allé plus loin en expliquant que cette activité est une détermination d’un fait qui, à la hauteur de sa gravité, menace la sécurité de l’Etat, la stabilité des institutions, l’intégrité territoriale, la sécurité des personnes qui incarnent l’Etat et les intérêts de la nation.

Cependant, le premier travail est mené par les analyses de la DGRE qui déterminent les menaces potentielles. L’autre phase consiste à savoir comment annuler cette menace. Une fois l’annulation de la menace évaluée, le dossier est transmis à la Direction des Opérations qui élabore un plan soumis au Directeur Général.

Dans les normes, cette action est soumise à deux événements : la complexité du dossier ou une réunion de crise. Cette réunion peut se tenir à la salle de crise avec d’autres directions ou au cabinet du Directeur Général avec un nombre restreint de collaborateurs. Le but est de collecter des informations à un moment critique. Le Directeur Général pouvait renvoyer le dossier si le plan n’était pas conforme.

MP/ À quel moment le plan d’opération était-il construit ?

R/ Tant qu’il n’y a pas une décision de plan d’opération, il n’y a aucune action à mener. Il a expliqué que le Directeur Général estime qu’il faut d’abord rappeler le contexte, indiquer les moyens mis en œuvre (humains, financiers, matériels, logistiques), le choix des hommes, leur conditionnement psychologique, et indiquer les moyens de « go » ou « no go ». Il a souligné l’importance de déterminer la chaîne hiérarchique de mise en œuvre de la mission par la DGRE.

Dans le fil conducteur de son témoignage, il a expliqué que ce n’est pas le Directeur Général qui dirige l’opération, mais un Officier, car la mission a un délai précis. Il a souligné que les éléments de structuration d’un Ordre d’Opération sont très importants. Il a également précisé que la Direction des Opérations n’a ni coffre-fort ni caisse noire, mais que la rubrique finance est l’âme même de la mission.

Quant à la question des perdiems, il n’y a pas de rubrique perdiems chez nous. Le coût de la mission est évalué par les cadres officiers. Notamment le coût journalier des agents, etc. À mon époque, il y avait les moyens matériels nécessaires pour acquérir n’importe quel engin à n’importe quelle heure. Les moyens opérationnels, leurs déplacements sont à la disposition de la DGRE, mais leurs mises en mouvement sont autorisées exclusivement par le Directeur Général.

MP/ vous a-t-il arrivé de louer le matériel chez une tierce personne ?

R/ En neuf ans à la tête de la Direction des Opérations, la Direction a un parking d’au moins une vingtaine de voitures et on ne peut pas jouer avec ce matériel compte tenu de leur entretien et de leur coût. Il est impossible de requérir le véhicule d’une tierce personne pour des raisons opérationnelles et sans autorisation nécessaire.

Lorsque nous faisions nos missions, nous veillions à ce que toutes les voitures quittent la DGRE avec des réservoirs pleins.

MP/ Vous a-t-il arrivé de faire des transferts d’argent ?

R/ Pour l’envoi d’argent par les moyens électroniques, je ne l’ai pas connu. Toutefois, lorsque les agents partaient en mission et qu’il y avait un manque ou un problème, on pouvait expédier l’argent qui était redistribué contre décharge, et la totalité des fonds déchargés faisait l’objet d’un un compte rendu.

Et pour l’acquisition du Matériel au quartier comme un teaser?

R/ Mais un teaser ne s’achète pas chez n’importe qui au quartier. La farine, une aiguille , oui. Tout peut aller dans le cadre de nos opérations. Cependant, il y a à la direction des opérations un Officier Logistique.

MP/ Pouvez- vous travaillez avec les gens du quartier ?

R/ Non, on ne peut pas aller chercher un personnel au quartier pour aider à accomplir une mission. Les personnels sont affectés et gérés par la hiérarchie.

on ne va pas chercher un personnel au quartier comme ça. Les agents sont affectés et mobilisés selon les procédures établies par la hiérarchie.

Concernant la sous-traitante, le Commissaire divisionnaire James Elongue a répondu : La DGRE ne fait pas de sous-traitance. Le plus souvent, quand un dossier n’était pas à notre niveau, on le transfère à la police, à la gendarmerie ou au ministère de la défense avec tous les éléments pour qu’ils poursuivent.

MP/ Comment se passe le cloisonnement?

R/Le cloisonnement, c’est juste quand le dossier ne nous concernait pas. Je n’ai pas été associé à ce dossier, je ne suis pas concerné.

MP/ Est-ce qu’il vous est arrivé de décamper un élément dans un poste de garde pour une opération ?

R/ Ça doit être écrit dans l’ordre d’opération. Pour tout cela, le Directeur Général doit en être informé, puisque ce n’est pas moi qui ai posté cet élément là-bas.

Cela entre dans la rubrique des déplacements, c’est-à-dire quelqu’un peut être campé à Maroua et on le déplace pour Yaoundé. Si le DGRE me dit de laisser le gars de Maroua pour prendre celui de EBolowa , je modifie juste comme a exigé monsieur le directeur général.

Le Commissaire du Gouvernement Cerlin Bellinga lui a posé la question une autre question :Avez-vous eu des rapports conflictuels avec votre hiérarchie ?

R/ Je n’ai jamais eu de problèmes avec ma hiérarchie. Si j’en avais eu des problèmes avec monsieur Maxime Eko Eko, je ne serai pas commissaire divisionnaire aujourd’hui. Ses colères, ses mécontentements m’ont rendu fier et j’ai des bulletins de notes qui l’attestent.

MP/ Un agent de la DGRE pouvait rendre compte à qui ?

R/ Seul un officier pouvait faire un rapport. Tous les membres de l’équipe se réunissaient dans une salle et on faisait la mission. On ne piquait pas à gauche ni à droite.

MP/ À quel moment le colonel a été nommé ?

MP/ Le colonel Danwé qui était mon adjoint à la DO a été nommé en 2019 par décret présidentiel et moi aussi par décret présidentiel pour être Conseiller Technique N°1.

MP/ Alors, mon Commissaire Divisionnaire, quand vous étiez Directeur des Opérations, à qui rendiez-vous vos comptes ?

R/ Je rendais exclusivement compte à Monsieur le Directeur Général. Cependant, le Directeur Général a signé une note de service courant novembre 2021 pour dire que toutes les informations devraient être filtrées, c’est-à-dire doivent passer désormais par moi, et on a travaillé comme ça jusqu’en 2023.

De manière explicite, je recevais le rapport de Monsieur Justin Danwé depuis novembre 2021.

Le commissaire du Gouvernement Cerlin Belinga Bellinga a posé une dernière question dans sa cross-examination : Avez-vous été informé pourquoi le directeur général avait pris cette décision ?

R/ Non, il avait estimé que tout ce que veut Monsieur Justin Danwé, DO, doit passer au filtre par un ancien de la DO.

Pour comprendre cette décision qu’avait pris Monsieur Eko Eko, ancien Directeur Général de la DGRE, c’est juste parce qu’il y a eu une succession d’événements, notamment l’affaire du payeur du MINADER et un autre problème d’arrestation d’un proche de Ndanwé qui avait été arrêté à l’aéroport de Nsimalen en possession de stupéfiants en provenance de Turquie Y compris un Officier de Police dont Ndanwé avait mis sur le coup. Cette succession d’événements a fait en sorte que le DG avait commencé à stopper ses agissements parce qu’il en avait marre.

L’affaire a été renvoyée au 5 Janvier 2026 pour suite de la cross-examination de l’audition du témoin Ellong LOBE James.

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le MRC accusé d’avoir financé une campagne destinée « à détruire Samuel Eto’o »

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le MRC accusé d’avoir financé une campagne destinée « à détruire Samuel Eto’o »
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Le président de la Fecafoot a relayé, ce vendredi 18 septembre 2026, une interview de son soutien Salomon Beas, ancien militant du MRC, dans laquelle ce dernier accuse son ex-parti d’avoir financé des influenceurs pour « salir » l’image du patron du football camerounais. Une sortie qui intervient en pleine tempête financière autour d’un virement russe de plus de 500 000 euros.

Depuis son compte Facebook officiel, Samuel Eto’o a partagé une vidéo accompagnée d’un texte virulent. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) y fustige sans le nommer un groupe d’individus qui, selon lui, « détruisent méthodiquement » le Cameroun « au profit de » destinataires qu’il affirme connaître, sans les citer.

Mais la véritable cible de cette sortie est ailleurs. La vidéo en question est une interview de Salomon Beas, ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), le parti de Maurice Kamto, et soutien revendiqué d’Eto’o. Dans cet entretien accordé à un plateau de télévision, Beas affirme avoir assisté, de l’intérieur du MRC, à des réunions « au directoire » destinées « à détruire Samuel Eto’o ». Il accuse nommément son ancien parti d’avoir « payé des influenceurs sur la toile à l’effet de salir son image et sa réputation ».

« Son seul péché, c’était d’avoir dit qu’il soutient Paul Biya »

Salomon Beas, qui a publiquement quitté le MRC et pris ses distances avec la formation de Maurice Kamto au cours de l’année 2026, livre un récit précis. Selon lui, le grief du MRC envers Samuel Eto’o remonterait à 2018, lorsque l’ancien capitaine des Lions Indomptables avait choisi de soutenir la candidature de Paul Biya à l’élection présidentielle. « Son seul péché, c’était d’avoir dit qu’il soutient le président Paul Biya », déclare-t-il dans la vidéo, assumant ses propos : « Je le dis et je l’assume. »

Une déclaration qui n’a rien d’anodin dans un pays où le MRC, principal parti d’opposition, n’a jamais reconnu les résultats du scrutin de 2018. Maurice Kamto, pourtant, n’a jamais attaqué personnellement Eto’o. En février 2025, le leader du MRC avait même salué en l’ancien footballeur un « joueur de talent, de génie », une « icône absolue » du football camerounais.

567 000 euros russes sur un compte personnel au Qatar

Ce n’est pas la première fois que Salomon Beas évoque ces accusations. Il les avait déjà formulées publiquement quelques mois plus tôt, sans que la vidéo ne bénéficie d’une aussi large diffusion. Sa rediffusion par Samuel Eto’o, ce vendredi, donne à ses déclarations une portée considérable et intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le président de la Fecafoot.

Ce dernier fait en effet face, depuis le 10 septembre, à des révélations de The Times et de L’Équipe selon lesquelles il aurait reçu sur un compte personnel ouvert à la Qatar National Bank de Doha, non pas les quelque 500 000 euros évoqués initialement, mais bien 567 570 euros versés par la Fédération russe de football après le match amical Cameroun-Russie du 12 octobre 2023. Deux virements distincts (455 056 euros puis 112 514 euros) dont d’anciens dirigeants de la Fecafoot affirment n’avoir jamais retrouvé la trace dans les comptes officiels de l’instance.

L’entourage d’Eto’o justifie ces transferts par des contraintes techniques : l’absence de numéro fiscal américain (TIN) de la Fecafoot, puis les sanctions internationales contre la Russie, qui auraient empêché la fédération camerounaise de disposer d’un compte en devises convertibles. Samuel Eto’o aurait été « mandaté » par le comité d’urgence pour servir d’intermédiaire. Des explications que ses détracteurs jugent insuffisantes, d’autant qu’aucun document comptable ou bancaire ne prouve, à ce jour, le reversement des fonds vers la Fecafoot.

Le silence de la Fifa, « interprété comme un soutien politique »

Guibai Gatama, ancien membre du comité exécutif de la Fecafoot écarté sous la présidence d’Eto’o, affirme que la commission d’éthique de la FIFA a été saisie « il y a plus d’un an » : sans réponse à ce jour. Un silence que les accusateurs d’Eto’o interprètent comme une protection institutionnelle, alors que le président de la Fecafoot est l’un des rares dirigeants au monde à soutenir ouvertement Gianni Infantino, en quête d’un nouveau mandat à la tête de la FIFA en 2027, et son projet controversé de commercialisation des droits de la Coupe du monde.

Le timing interpelle : c’est précisément après avoir pris publiquement la défense d’Infantino, fin août, que Samuel Eto’o a vu ressurgir ces accusations. « Il a suffi que je prenne la parole pour défendre nos intérêts, les intérêts de l’Afrique, pour qu’ils soient tous de sortie », a-t-il écrit sur Facebook le 11 septembre, dénonçant « les mêmes attaques, les mêmes éléments de langage, relayés presque simultanément ».

L’ACFAC réclame une enquête urgente

L’affaire a pris une nouvelle dimension lundi 15 septembre. L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACFAC) a publiquement appelé le gouvernement camerounais à ouvrir « urgemment » une enquête sur la gestion de la Fecafoot. Se fondant sur la « gravité des accusations » et la « notoriété internationale » d’Eto’o, l’association a annoncé son intention de déposer plainte contre le président de la Fecafoot devant les tribunaux camerounais, et contre la Fédération russe devant la justice russe.

Contactés par plusieurs médias internationaux, ni Samuel Eto’o ni la Fecafoot n’ont répondu aux sollicitations. À ce jour, aucune procédure judiciaire n’a été formellement engagée au Cameroun.

La séquence est révélatrice d’une double offensive : celle d’Eto’o, qui tente de retourner l’accusation en désignant le MRC comme l’instigateur d’une cabale, et celle de ses adversaires, qui l’accusent d’avoir détourné des fonds destinés au football camerounais. Entre les deux, une constante : Maurice Kamto, cité malgré lui dans une guerre qui ne dit pas son nom.

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Voici le programme des obsèques traditionnelles d’Ananie Rabier Bindzi

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Le programme prévoit un culte à l’église évangélique du Cameroun (EEC) à Douala le 26 septembre 2026, puis d’autres cérémonies du 4 au 5 décembre […]

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« le Cameroun n’est pas condamné à l’endettement perpétuel »

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« le Cameroun n’est pas condamné à l’endettement perpétuel »
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Le Cameroun doit-il revoir son modèle de financement de l’économie ? Dans une tribune consacrée aux finances publiques, l’économiste Louis Marie Kakdeu alerte sur la place croissante de l’endettement dans le financement de l’État et appelle à une diversification des sources de capitaux.

Le responsable politique estime que le recours à l’emprunt est devenu trop important alors que d’autres leviers, notamment les investissements directs étrangers, l’épargne de la diaspora, le crédit au secteur productif et les partenariats public-privé, restent insuffisamment mobilisés.

Les chiffres officiels confirment l’importance des besoins de financement. Le budget camerounais pour 2026 prévoit un besoin total de 3 104,2 milliards de francs CFA, contre 2 326,5 milliards en 2025, soit une hausse de 777,5 milliards. Le gouvernement prévoit notamment 826,7 milliards de tirages sur prêts-projets, 400 milliards de titres publics régionaux, 589,7 milliards de financement bancaire intérieur et un nouvel emprunt extérieur de 1 000 milliards.

Lire la tribune de Louis Marie kakdeu :

« Cameroun : l’impasse de la dette et le mirage d’un financement exclusif par l’endettement

Le gouvernement emprunte et les fonctionnaires détournent plus de 50% de cet argent emprunté : voilà l’image de la mauvaise gouvernance du Cameroun en 2026. Entre les tournées répétées du ministre des Finances vers les places financières, et l’absence persistante d’un nouvel accord avec le FMI, le Cameroun donne l’image d’un État en quête permanente de nouveaux créanciers. Mais les chiffres racontent une histoire plus préoccupante : celle d’un modèle de financement qui repose presque exclusivement sur l’endettement, pendant que les autres leviers (IDE, croissance interne, épargne de la diaspora, marché financier régional) restent largement sous-exploités. Je fais ici le décryptage de l’impasse dans laquelle le gouvernement actuel a mis le pays.

Un ministre en tournée permanente, un FMI qui se fait attendre

Depuis l’achèvement, en juillet 2025, du programme économique et financier 2021-2025 conclu avec le FMI, le gouvernement multiplie les rencontres avec les missions du Fonds, la dernière en date ayant eu lieu ce 17 septembre 2026. Un nouveau programme tarde pourtant à se matérialiser. En parallèle, le ministre multiplie les déplacements vers les capitales financières : ces 9 et 10 septembre 2026 encore, une forte délégation s’est rendue à Marlborough House, à Londres, pour un « market sounding » organisé par le Commonwealth Enterprise and Investment Council.

Or l’absence d’accord avec le FMI n’est pas anodine. Entre 2017 et 2025, le Cameroun a reçu environ 2 600 milliards de FCFA dans le cadre de deux programmes successifs, une manne que le pays n’a pas pu mettre à profit. Pour 2027, le déficit budgétaire global est projeté à 1018 milliards de FCFA et les 300 milliards espérés du FMI n’en couvriraient que près de 30%.

Un besoin de financement qui explose

Le budget 2026 affiche un besoin de financement de 3104,2 milliards de FCFA, contre 2326,5 milliards en 2025, soit une hausse de 777,5 milliards. Pour le couvrir, le gouvernement prévoit des tirages sur prêts-projets de 826,7 milliards, une émission de titres publics régionaux de 400 milliards, et un financement bancaire intérieur de 589,7 milliards. L’essentiel des ressources projetées provient donc d’instruments de dette.

Résultat de cette accumulation : le service de la dette devrait absorber environ 17 % des recettes fiscales au cours des trois prochains exercices, limitant la flexibilité du budget. Moody’s a confirmé, le 21 août 2026, une note souveraine « Caa1 », correspondant à un risque « à haut risque », en « quasi-défaut », pointant des liquidités tendues et une dette publique en hausse. L’échéance immédiate est lourde : le pays doit affronter, en 2026, un mur de dette de 3,54 milliards de dollars, avec un remboursement des créanciers multilatéraux, bilatéraux et privés atteignant un pic historique.

Les investissements étrangers : un levier en recul

Le discours officiel invoque régulièrement les IDE comme relais de financement (attraits des capitaux). La réalité chiffrée dit le contraire. Le stock d’IDE du Cameroun culminait à 560 milliards de FCFA en 2022. Il est retombé à environ 473 milliards en 2026, soit seulement 1,2 % du PIB, alors que la SND30 exige d’en mobiliser 1500 milliards par an, plus de trois fois le stock actuel.

Ce recul traduit des blocages structurels identifiés par les investisseurs eux-mêmes. Une enquête de la Banque mondiale (juin 2024-février 2025 sur 615 entreprises) cite l’accès au financement comme premier obstacle (28,8 %), suivi de l’accès à l’électricité (16,8 %), de la concurrence informelle (12,9 %) et de la corruption (7,3 %). La pression fiscale effective dans le formel atteint 57 %, la plus élevée de la CEMAC. L’on voit que le ministre des Finances se spécialise dans des voyages de luxe en vue d’endetter le pays au lieu de s’affairer à améliorer le climat des affaires.

La croissance nationale : un moteur trop faible pour financer l’ambition

Le second relais théorique (croissance économique et crédit au secteur productif) peine également à jouer son rôle. La croissance s’est maintenue à 3,5 % en 2025, pour la troisième année consécutive, un rythme jugé trop modeste. Le Comité national de suivi-évaluation (CNSE), dans un rapport d’août 2026, indique qu’à quatre ans de l’échéance 2030, seuls 49,6% des besoins d’investissement de la SND30 sont satisfaits ; l’écart entre investissements attendus et réalisés (2021-2030) atteint 44 432 milliards de FCFA. Le crédit au secteur productif ne représente que 17,6 % du PIB, contre une cible de 23,2 %. Ni la croissance organique ni l’investissement privé domestique ne comblent donc le déficit de financement.

Des mécanismes alternatifs évoqués mais jamais activés

Le gouvernement reconnaît pourtant, dans son discours, la nécessité de diversifier. À Londres, le ministre a plaidé pour des financements à coûts soutenables, des garanties, des financements mixtes et le partage des risques, plutôt qu’un simple recours accru à l’endettement. Le Cameroun explorerait ainsi les Panda Bonds (marché chinois), les Samurai Bonds (marché japonais) et les Sukuk (finance islamique), mais sans montant ni calendrier précisés. Ce ne sont que des discours ! Pourtant, deux gisements restent quasiment ignorés :

● La diaspora, forte d’environ six millions de personnes, dont l’épargne pourrait alimenter des instruments dédiés, mais qui reste absente des mécanismes de mobilisation actuels.

● Le partenariat public-privé et les financements mixtes, cités comme priorité mais, rarement traduits en projets concrets, faute d’un cadre incitatif stable.

Quelles solutions réalistes ?

1. Compter prioritairement sur la croissance locale en levant les obstacles cités par les entreprises (amélioration du climat des affaires) : accès au crédit local, fiabilité électrique, lutte contre la concurrence déloyale de l’informel.

2. Structurer une offre d’investissement pour la diaspora (obligations dédiées, garanties de change, guichet spécifique) plutôt que compter sur leur mobilisation spontanée.

3. Revoir la pression fiscale sur le secteur formel, la plus élevée de la CEMAC, qui décourage l’investissement qu’elle vise à financer.

4. Accélérer les financements mixtes et garanties partagées avec les bailleurs (Banque mondiale, BAD, AFD), moins coûteux que la dette souveraine pure.

5. Concrétiser, chiffres et calendrier à l’appui, les instruments alternatifs déjà annoncés (Sukuk, obligations vertes, Panda/Samurai Bonds).

6. Renforcer la mobilisation des recettes non pétrolières, priorité identifiée par le FMI lors de sa mission Article IV de février 2026.
Nous disons que le Cameroun n’est pas condamné à l’endettement perpétuel. Mais tant que les leviers alternatifs resteront des déclarations d’intention plutôt que des programmes chiffrés et exécutés, chaque nouvelle tournée du ministre des Finances ressemblera moins à une stratégie de diversification qu’à la gestion, au jour le jour, d’une dépendance devenue structurelle.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président du SDF »

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