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Au Tribunal militaire, l’affaire Martinez Zogo renvoyée au 5 Janvier 2026

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Au Tribunal militaire, l’affaire Martinez Zogo renvoyée au 5 Janvier 2026
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C’est ce que l’on peut retenir de la fin d’audience criminelle spéciale de session du Tribunal Militaire de Yaoundé du 16 au 17 décembre 2025. La fin de cette session qui a débuté à 11h30 a été marquée par le témoignage du 16 ème et 17 ème témoin: Le journaliste Xavier Messè et le Commissaire Division Ellong LOBE James.

Lire le récit de Polycarpe Xavier Atangana

D’abord, celui du Journaliste Xavier Messé.

Il lui a été demandé par le MP de dire au tribunal ce qu’il sait dans l’affaire Martinez.

Il a dit avoir été appelé par le Directeur Général de Radio Balafon basée à Douala 6 jours après la découverte du corps eu défunt Martinez Zogo pour une interview. C’est ce coup de fil qui l’avait réveillé .

Il m’avait demandé qu’est-ce que je pensais de cette macabre découverte ? J’avais qualifié cette scène d’honneur. Je lui avais que cette scène que je suivais minutes by minutes, j’ai été informé par un confrère qui est dans le même réseau que moi et avec qui je partageais les mêmes informations soit pour contredire soit pour vérifier ces informations par rapport à cette macabre découverte.

Le jour de la découverte du corps de Martinez Zogo, j’ai reçu un appel très d’un confrère qui est le même forum que moi. Ce confrère m’a dit : « On l’a tué ! On l’a tué. » Je lui ai demandé, on a tué qui? Il m’a répondu : Martinez Zogo. Je lui ai posé la question : Est-ce-que tu es sûr de ton informateur ? Il m’a répondu : oui.

Mon sommeil est terminé . Je me suis mis à vérifier si cette confirmation était réelle. C’est ainsi que j’ai vu les images des Sapeurs-pompiers et les policiers quand il fallait mettre le corps à la mort de l’hôpital Central de Yaoundé.

Dans le fil rouge de son témoignage, le MP lui a demandé de dire ce qu’il a révèlé lors de son interview.

Il a poursuivi son témoignage en disant que le forum du REPAC contient 76 patrons de presse.

L’information vraie c’est que Martinez Zogo a été enlevé. L’information vraie c’est que Martinez Zogo a été retrouvé mort c’est que révèle le dispositif mis sur pied par ses soins.

Sur la question du Commissaire du Gouvernement: avez-vous fait d’autres précisions à Cyrille Bojiko avant de vérifier par vous? Sa réponse est oui. D’ailleurs, Il dit avoir fait une mise au point sur sa page Facebook le 22 Janvier.Est-ce qu’à un moment, vous vous êtes rétracté ? Non, a-t-il répondu.

Au sujet la lettre d’excuse, la première fois que j’ai été auditionné par le Commission d’enquête mixte, les Policiers Judiciaires m’ont contraint de rédiger une lettre d’excuses en présence de mon Conseil que j’ai menti. Je leur ai posé la question, je dois rédiger une lettre d’excuse par rapport à quoi? Dictez-moi les termes de la lettre d’excuse.

Pour revenir sur son informateur Zepherin Koloko, il est resté ferme. Il a d’ailleurs donné mes détails de leurs conversations téléphoniques.

Le premier appel à duré 15 secondes lorsqu’il lui annonce qu’on l’a tué.

Le 18 janvier à 10h04 minutes, un autre appel entre les deux a duré 41 secondes.

Lors de la cross-examination, Me Tchoungang Charles, a insisté sur la période exacte de cette affaire, entre léger oublie et petite confusion, Xavier Messé ne s’est pas très écarté de ce qu’il avait dit que ce soit à l’enquête préliminaire ou l’info judiciaire au juge d’Instruction Sikati .

Il a dit par ailleurs que de toutes ses déclarations, il les maintient. Qu’il n’y aucune manipulation car lorsqu’il commençait le métier de journalisme, il s’était fixé une discipline morale. Que s’il n’avait pas été menacé, il n’aurait jamais signé cette lettre d’excuse à Zepherin Koloko devant la commission d’enquête mixte.

Xavier Messé qui a été patron de la rédaction au Groupe l’Anecdote chez Jean-Pierre Amougou Belinga, quant a la question, vous avez dit tout à l’heure que : Lui et moi ne faisons pas le même métier. Vous voulez dire quoi par là ? Il lui a répondu, Martinez Zogo faisait tout sauf le journalisme.

Maxime Eko Eko s’est livré au jeu. Il a voulu que Xavier Messé l’éclaire sur certaines questions. Chose faite.

Cependant, il est revenu sur sa méprise disant avoir agit par émotion et a dit au PT, suite à sa question que si un tel événement se reproduisait il n’agirait plus de la sorte.

Vu le témoignage persistante de Xavier Messé, le MP plaidé que Zepherin Koloko revienne devant la barre. Le tribunal jugera de l’opportunité.

Avec la suspension de l’audience à 15h07 minutes et la reprise à 16h00, le MP a appelé son 17ème témoin . Le plus capital.

Il s’agit du Commissaire Divisionnaire Ellong LOBE James aujourd’hui en service à la DGSN depuis février 2025.

🔴Échanges entre le Commissaire du Gouvernement Près le Tribunal Militaire de Yaoundé et le Commissaire Divisionnaire Ellong LOBE James: Examination in chief.

Lorsque le Représentant en Chef de l’accusation le Lt/ Col Cerlin Belinga lui pose la question : Quel est l’organigramme de la DGRE et quelles sont sont ses missions? Il a dit qu’il n’a aucune qualité à les expliquer. Qu’il est astreint au secret professionnel.

Me Claude Assira a fait objection. Pour cet Avocat de la DGRE et l’Etat de Cameroun, il faut discuter de cette question dans un huis clos partiel. De 16h05 minutes à 17h46 minutes, chaque parti au procès a fait valoir ses arguments.

Pour Me Mbuny Conseil Justin Danwé: « J’avais déjà évoqué ce problème. Je n’ai pas été compris. Les secrets d’Etat ne peuvent pas être dehors. »

Me Guezo Conseil de Arthur Essomba , il s’y est opposé. Pour lui, le Président Paul Biya avait déjà donné son ok avec la mise sur pied de la Commission d’enquête mixte Police-Gendarmerie.

Question du MP: Quelles sont les missions de la DGRE ?

Le commissaire divisionnaire Ellong LOBE James a répondu que la DGRE a accompli toutes les missions qui lui sont confiées, mises en œuvre par le Directeur Général. Il a expliqué d’avantages que lorsqu’une mission est instruite, elle nécessite l’analyse, les modalités d’action, la définition de l’objectif final, les moyens mis en œuvre et les modalités d’exécution. Il a également mentionné que les risques sont pris en compte dans le processus.

Que sur la base du document d’analyse et en fonction de l’urgence, la mission est validée par le directeur général, après quoi elle peut commencer.

D’ailleurs, les missions étaient contenues dans une analyse déjà faite ou dans un document de la hiérarchie. Il a précisé que c’était le Directeur des Opérations ( DO) qui soumettait le plan de l’opération pour validation par le Directeur Général, Monsieur Maxime Eko Eko.

Le Commissaire Divisionnaire (CD) James Lobé a précisé que même les ordres verbaux devaient être retranscrits mot à mot pour être soumis au Directeur Générall, Monsieur Maxime Eko Eko, pour validation.

MP/ Qui était était habilité à évaluer l’urgence ?

Le Commissaire Divisionnaire James Lobé a répondu : C’est Monsieur le Directeur Général qui était habilité à évaluer l’urgence.

Il a ajouté de ce fait qu’il fallait une conception, une planification et une exécution. Cependant, l’opération est la dernière phase. L’action ou mission opérationnelle est le moment de l’activité.

Il est allé plus loin en expliquant que cette activité est une détermination d’un fait qui, à la hauteur de sa gravité, menace la sécurité de l’Etat, la stabilité des institutions, l’intégrité territoriale, la sécurité des personnes qui incarnent l’Etat et les intérêts de la nation.

Cependant, le premier travail est mené par les analyses de la DGRE qui déterminent les menaces potentielles. L’autre phase consiste à savoir comment annuler cette menace. Une fois l’annulation de la menace évaluée, le dossier est transmis à la Direction des Opérations qui élabore un plan soumis au Directeur Général.

Dans les normes, cette action est soumise à deux événements : la complexité du dossier ou une réunion de crise. Cette réunion peut se tenir à la salle de crise avec d’autres directions ou au cabinet du Directeur Général avec un nombre restreint de collaborateurs. Le but est de collecter des informations à un moment critique. Le Directeur Général pouvait renvoyer le dossier si le plan n’était pas conforme.

MP/ À quel moment le plan d’opération était-il construit ?

R/ Tant qu’il n’y a pas une décision de plan d’opération, il n’y a aucune action à mener. Il a expliqué que le Directeur Général estime qu’il faut d’abord rappeler le contexte, indiquer les moyens mis en œuvre (humains, financiers, matériels, logistiques), le choix des hommes, leur conditionnement psychologique, et indiquer les moyens de « go » ou « no go ». Il a souligné l’importance de déterminer la chaîne hiérarchique de mise en œuvre de la mission par la DGRE.

Dans le fil conducteur de son témoignage, il a expliqué que ce n’est pas le Directeur Général qui dirige l’opération, mais un Officier, car la mission a un délai précis. Il a souligné que les éléments de structuration d’un Ordre d’Opération sont très importants. Il a également précisé que la Direction des Opérations n’a ni coffre-fort ni caisse noire, mais que la rubrique finance est l’âme même de la mission.

Quant à la question des perdiems, il n’y a pas de rubrique perdiems chez nous. Le coût de la mission est évalué par les cadres officiers. Notamment le coût journalier des agents, etc. À mon époque, il y avait les moyens matériels nécessaires pour acquérir n’importe quel engin à n’importe quelle heure. Les moyens opérationnels, leurs déplacements sont à la disposition de la DGRE, mais leurs mises en mouvement sont autorisées exclusivement par le Directeur Général.

MP/ vous a-t-il arrivé de louer le matériel chez une tierce personne ?

R/ En neuf ans à la tête de la Direction des Opérations, la Direction a un parking d’au moins une vingtaine de voitures et on ne peut pas jouer avec ce matériel compte tenu de leur entretien et de leur coût. Il est impossible de requérir le véhicule d’une tierce personne pour des raisons opérationnelles et sans autorisation nécessaire.

Lorsque nous faisions nos missions, nous veillions à ce que toutes les voitures quittent la DGRE avec des réservoirs pleins.

MP/ Vous a-t-il arrivé de faire des transferts d’argent ?

R/ Pour l’envoi d’argent par les moyens électroniques, je ne l’ai pas connu. Toutefois, lorsque les agents partaient en mission et qu’il y avait un manque ou un problème, on pouvait expédier l’argent qui était redistribué contre décharge, et la totalité des fonds déchargés faisait l’objet d’un un compte rendu.

Et pour l’acquisition du Matériel au quartier comme un teaser?

R/ Mais un teaser ne s’achète pas chez n’importe qui au quartier. La farine, une aiguille , oui. Tout peut aller dans le cadre de nos opérations. Cependant, il y a à la direction des opérations un Officier Logistique.

MP/ Pouvez- vous travaillez avec les gens du quartier ?

R/ Non, on ne peut pas aller chercher un personnel au quartier pour aider à accomplir une mission. Les personnels sont affectés et gérés par la hiérarchie.

on ne va pas chercher un personnel au quartier comme ça. Les agents sont affectés et mobilisés selon les procédures établies par la hiérarchie.

Concernant la sous-traitante, le Commissaire divisionnaire James Elongue a répondu : La DGRE ne fait pas de sous-traitance. Le plus souvent, quand un dossier n’était pas à notre niveau, on le transfère à la police, à la gendarmerie ou au ministère de la défense avec tous les éléments pour qu’ils poursuivent.

MP/ Comment se passe le cloisonnement?

R/Le cloisonnement, c’est juste quand le dossier ne nous concernait pas. Je n’ai pas été associé à ce dossier, je ne suis pas concerné.

MP/ Est-ce qu’il vous est arrivé de décamper un élément dans un poste de garde pour une opération ?

R/ Ça doit être écrit dans l’ordre d’opération. Pour tout cela, le Directeur Général doit en être informé, puisque ce n’est pas moi qui ai posté cet élément là-bas.

Cela entre dans la rubrique des déplacements, c’est-à-dire quelqu’un peut être campé à Maroua et on le déplace pour Yaoundé. Si le DGRE me dit de laisser le gars de Maroua pour prendre celui de EBolowa , je modifie juste comme a exigé monsieur le directeur général.

Le Commissaire du Gouvernement Cerlin Bellinga lui a posé la question une autre question :Avez-vous eu des rapports conflictuels avec votre hiérarchie ?

R/ Je n’ai jamais eu de problèmes avec ma hiérarchie. Si j’en avais eu des problèmes avec monsieur Maxime Eko Eko, je ne serai pas commissaire divisionnaire aujourd’hui. Ses colères, ses mécontentements m’ont rendu fier et j’ai des bulletins de notes qui l’attestent.

MP/ Un agent de la DGRE pouvait rendre compte à qui ?

R/ Seul un officier pouvait faire un rapport. Tous les membres de l’équipe se réunissaient dans une salle et on faisait la mission. On ne piquait pas à gauche ni à droite.

MP/ À quel moment le colonel a été nommé ?

MP/ Le colonel Danwé qui était mon adjoint à la DO a été nommé en 2019 par décret présidentiel et moi aussi par décret présidentiel pour être Conseiller Technique N°1.

MP/ Alors, mon Commissaire Divisionnaire, quand vous étiez Directeur des Opérations, à qui rendiez-vous vos comptes ?

R/ Je rendais exclusivement compte à Monsieur le Directeur Général. Cependant, le Directeur Général a signé une note de service courant novembre 2021 pour dire que toutes les informations devraient être filtrées, c’est-à-dire doivent passer désormais par moi, et on a travaillé comme ça jusqu’en 2023.

De manière explicite, je recevais le rapport de Monsieur Justin Danwé depuis novembre 2021.

Le commissaire du Gouvernement Cerlin Belinga Bellinga a posé une dernière question dans sa cross-examination : Avez-vous été informé pourquoi le directeur général avait pris cette décision ?

R/ Non, il avait estimé que tout ce que veut Monsieur Justin Danwé, DO, doit passer au filtre par un ancien de la DO.

Pour comprendre cette décision qu’avait pris Monsieur Eko Eko, ancien Directeur Général de la DGRE, c’est juste parce qu’il y a eu une succession d’événements, notamment l’affaire du payeur du MINADER et un autre problème d’arrestation d’un proche de Ndanwé qui avait été arrêté à l’aéroport de Nsimalen en possession de stupéfiants en provenance de Turquie Y compris un Officier de Police dont Ndanwé avait mis sur le coup. Cette succession d’événements a fait en sorte que le DG avait commencé à stopper ses agissements parce qu’il en avait marre.

L’affaire a été renvoyée au 5 Janvier 2026 pour suite de la cross-examination de l’audition du témoin Ellong LOBE James.

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Banques : le top 5 des plus grands financiers de l’économie camerounaise au premier trimestre 2026

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Banques : le top 5 des plus grands financiers de l’économie camerounaise au premier trimestre 2026
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(Investir au Cameroun) – Au premier trimestre 2026, les établissements de crédit en activité au Cameroun ont octroyé 207 119 nouveaux crédits aux agents économiques, pour une enveloppe globale de 1 337,3 milliards de FCFA, selon le rapport de la BEAC sur l’évolution des taux débiteurs dans la Cemac.

Le Cameroun demeure ainsi le premier marché du crédit dans la sous-région, avec plus de la moitié du volume global des nouveaux concours accordés dans la Cemac. Mais cette position dominante masque un net recul de l’offre de crédit en valeur. Au premier trimestre 2025, les établissements de crédit opérant dans le pays avaient distribué 1 887 milliards de FCFA. L’écart atteint donc près de 550 milliards de FCFA en un an.

Cette contraction intervient alors même que le nombre de crédits accordés progresse légèrement, passant de 202 508 dossiers au premier trimestre 2025 à 207 119 dossiers un an plus tard. Une évolution que la BEAC présente comme « traduisant un léger engouement des agents économiques vers l’emprunt bancaire ». En clair, le marché camerounais a enregistré davantage de dossiers, mais pour des montants moyens plus faibles.

Un marché dominé par cinq banques, mais sans leader hégémonique

Sur le segment bancaire, Société Générale Cameroun, devenue General Bank of Cameroon après le rachat par l’État camerounais des parts détenues par le groupe Société Générale, arrive en tête. La banque a concentré 17,64 % des nouveaux crédits bancaires accordés au Cameroun au premier trimestre 2026, contre 11,07 % un an plus tôt.

Elle devance de peu SCB Cameroun, filiale locale du groupe marocain Attijariwafa Bank, créditée de 17,48 % des parts de marché, contre 13,22 % au premier trimestre 2025. La Bicec, contrôlée par le groupe marocain Banque centrale populaire, complète le trio de tête avec 14,76 % du marché, en recul par rapport aux 17,60 % enregistrés un an auparavant.

Le top 5 est complété par deux banques privées camerounaises. Afriland First Bank capte 13,48 % des nouveaux crédits bancaires, en forte progression par rapport aux 7,81 % du premier trimestre 2025. CCA-Bank, ancien établissement de microfinance devenu banque commerciale, s’adjuge 10,97 % du marché, contre 3,98 % un an plus tôt.

À elles seules, ces cinq banques concentrent 74,33 % des nouveaux crédits bancaires accordés au Cameroun au cours de la période. La BEAC nuance toutefois cette concentration apparente en indiquant que « le marché du crédit bancaire est resté fragmenté, aucune banque n’ayant exercé une influence significative sur les prix ou les conditions générales du marché ».

Cette photographie doit cependant être lue avec prudence. La BEAC précise que CBC n’a pas transmis de reporting au premier trimestre 2026 en raison d’une anomalie dans son dispositif de remontée des données. Cette absence peut affecter la comparaison avec le premier trimestre 2025, période durant laquelle CBC représentait 10,92 % du marché.

Les entreprises captent toujours l’essentiel des crédits

Dans la répartition par bénéficiaires, les entreprises restent les principales destinataires du crédit. Elles ont reçu 1 207 milliards de FCFA, soit 90,26 % de l’offre globale distribuée au Cameroun, contre 1 594,6 milliards de FCFA un an plus tôt. Ce recul confirme le ralentissement de l’offre bancaire à destination du secteur productif.

Les grandes entreprises continuent de capter l’essentiel des financements, avec 970,8 milliards de FCFA, soit 72,60 % de l’ensemble des crédits distribués. Les PME ont bénéficié de 236,1 milliards de FCFA, soit 17,66 % du total, selon le graphique de la BEAC. Les particuliers ont reçu 115,2 milliards de FCFA, tandis que les administrations publiques et collectivités décentralisées ont obtenu 14,1 milliards de FCFA.

La structure des crédits confirme également la forte dépendance de l’économie camerounaise au financement de court terme. Les prêts de courte maturité, hors engagements par signature, représentent 73,23 % des concours bancaires, soit 979,7 milliards de FCFA. Les crédits à moyen terme ne pèsent que 6,75 % du total, et les crédits à long terme 4,71 %. Les engagements par signature représentent pour leur part 15,30 %.

L’autre signal important est le coût moyen du crédit qui augmente. Selon la BEAC, les taux débiteurs moyens pratiqués par les établissements de crédit implantés au Cameroun sont ressortis à 9,03 % au premier trimestre 2026, contre 8,26 % un an plus tôt. Les banques, qui assurent presque toute l’offre de crédit, affichent un TEG moyen de 8,97 %.

Le classement du premier trimestre 2026 montre donc un double mouvement: une recomposition du leadership bancaire autour de SGBC/GBC, SCB Cameroun, Afriland First Bank et CCA-Bank, mais aussi un recul marqué des volumes distribués à l’économie. Pour les entreprises, en particulier les PME, l’enjeu ne se limite plus à l’accès au crédit; il concerne aussi le coût, la maturité et la profondeur des financements disponibles.

Brice R. Mbodiam

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Premier cas détecté en France

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Premier cas détecté en France
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Un premier cas du virus Ebola a été détecté en France. Il s’agit d’un médecin humanitaire de retour de mission en République démocratique du Congo (RDC).

Dans un communiqué publié ce mercredi 24 juin, le ministère français de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées a confirmé ce l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national.

Le patient, de retour de mission humanitaire dans une des zones de circulation du virus en République Démocratique du Congo (RDC), a immédiatement été pris en charge dans un établissement spécialisé et se trouve dans un état stable.

En effet, le patient est pris en charge dans un établissement de santé de référence, selon des protocoles stricts de sécurité biologique (chambre à pression négative, équipements et protocoles dédiés). Les autorités sanitaires sont pleinement mobilisées et la situation fait l’objet d’un suivi permanent.

L’épidémie d’Ebola a refait surface en RD Congo. La maladie se caractérise par de fortes fièvres et des hémorragies souvent mortelles. La durée d’incubation, c’est-à-dire le temps entre le contact avec le virus et l’apparition des premiers symptômes, varie de 2 à 21 jours.

Tant qu’elles ne présentent pas de symptômes, les personnes contaminées ne sont pas contagieuses. Il n’y a pas, aujourd’hui, de traitement spécifique de la maladie à virus Ebola : il repose sur une prise en charge des symptômes, notamment par la réhydratation.

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Théodore Datouo recensé lors du recensement national

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Théodore Datouo recensé lors du recensement national
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Le président de l’Assemblée nationale du Cameroun Théodore Datouo a été recensé, chez lui, ce mercredi 24 juin 2026, dans le cadre des opérations du recensement national.

En effet, le 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), couplé au Recensement général de l’agriculture et de l’élevage (RGAE), a été Lancé le 24 avril 2026.

Elle se poursuit sur l’ensemble du territoire national après sa prolongation décidée le 1er juin dernier.

Le président de l’Assemblée nationale Théodore Datouo a profité de son enrôlement au cours de ce Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) pour lancer un appel aux populations à une mobilisation citoyenne.

Le recensement du président de l’Assemblée nationale Théodore Datouo s’est fait en présence de Bernadette Mbarga, la Directrice Générale du Bureau Central des Recensements et des Études sur la Population.

Cette opération d’envergure vise à actualiser les données démographiques, agricoles et urbaines nécessaires à la planification du développement du pays.

Le Premier ministre a prorogé par décret, le 1er juin 2026, de deux mois les opérations de collecte de données du recensement général. Ce quatrième recensement depuis l’indépendance du pays en 1960, après ceux de 1976, 1987 et 2005, ne concerne pas uniquement la population, mais aussi l’habitat, l’agriculture et l’élevage.

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