Samuel Eto’o, le président de la FECAFOOT, a pris des décisions radicales, en limogeant le sélectionneur Marc Brys avant le coup d’envoi de la CAN 2025.
À trois semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, le Cameroun se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une tempête institutionnelle. Et comme souvent depuis plusieurs mois, l’épicentre du séisme se situe du côté de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), dirigée par Samuel Eto’o. Le président de l’instance fédérale a pris une décision forte en annonçant le limogeage du sélectionneur Marc Brys, ravivant un conflit ouvert et persistant avec le ministère des Sports.
Une décision lourde de conséquences à l’approche d’un rendez-vous continental majeur, tant elle interroge sur la stabilité de l’encadrement technique des Lions Indomptables. Surtout, elle met en lumière une bataille de pouvoir qui dépasse le strict cadre sportif. Car Marc Brys et les membres de son staff avaient été choisis et nommés par le ministère des Sports, sur instructions directes du chef de l’État, Paul Biya.
Selon une source proche du ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi, citée par Afrik-Foot, ce dernier ne serait finalement « pas mécontent » de se tenir en retrait face à ce nouvel épisode. « Le dossier est désormais du ressort du chef de l’État et de ses proches collaborateurs », confie cette même source, indiquant que des consignes claires seraient venues de la présidence de la République pour éviter toute réaction publique du ministre.
Toujours selon ce proche du ministre, la démarche de Samuel Eto’o est perçue comme un acte de défi frontal envers la présidence. « En annonçant le renvoi de Marc Brys et de son staff, tous nommés sur instructions du chef de l’État, Eto’o semble clairement défier la présidence », explique-t-il, ajoutant que le technicien choisi pour lui succéder ne disposerait d’« aucune expérience internationale ».
Dans ce contexte explosif, la FECAFOOT et le ministère des Sports semblent engagés dans une énième partie de bras de fer, tandis que l’équipe nationale se retrouve prise en otage d’enjeux politiques et institutionnels. À quelques semaines de la CAN, l’incertitude plane désormais sur la préparation sportive des Lions Indomptables, et une question demeure : qui, in fine, aura le dernier mot dans ce feuilleton aux allures de crise d’État ?






