Invité sur le plateau de l’émission Club d’Élites, Jean Lambert Nang n’a pas mâché ses mots en évoquant la situation délicate d’André Onana au sein de la sélection camerounaise. Une sortie médiatique forte qui remet au centre du débat la relation complexe entre le gardien de Manchester United, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et son président, Samuel Eto’o.
Pour Jean Lambert Nang, le débat sportif autour du niveau d’André Onana ne suffit plus à expliquer son éloignement et les tensions persistantes.
« J’entends des gens dire qu’André Onana est le meilleur gardien de but. Mais depuis la Coupe du monde au Qatar, il s’est mis hors jeu », affirme-t-il d’emblée, pointant une rupture qui dépasserait le simple cadre des performances.
Selon l’ancien journaliste, le tournant majeur remonte au Mondial 2022, marqué par le clash entre Onana et l’ancien sélectionneur Rigobert Song. Depuis cet épisode, le portier aurait adopté, aux yeux de certains dirigeants, une posture de défi. « Il a adopté une posture de joueur rebelle », soutient Nang, évoquant une attitude perçue comme une remise en cause de l’autorité institutionnelle.
Plus encore, Jean Lambert Nang affirme qu’Onana se serait rapproché de certains cercles de pouvoir pour consolider sa position. « Il s’est allié avec le ministère et Marc Brys », avance-t-il, suggérant l’existence d’un jeu d’influences autour de la sélection nationale. Des propos lourds de sens dans un contexte où les relations entre le ministère des Sports et la Fécafoot sont déjà marquées par de fortes tensions.
Face à cette situation, Samuel Eto’o aurait choisi la retenue. Selon Nang, le président de la Fécafoot n’aurait pas réagi sous le coup de l’émotion. « Samuel Eto’o, de son côté, a contenu sa frustration et attendait le moment opportun », précise-t-il, laissant entendre une stratégie patiente plutôt qu’un affrontement direct.
Cette déclaration relance un débat sensible au Cameroun : celui de la place des individualités face à l’institution et de l’équilibre du pouvoir au sein de la tanière. André Onana, considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs gardiens africains de sa génération, demeure au cœur d’un bras de fer où le terrain sportif semble désormais indissociable des enjeux politiques et institutionnels.
Une chose est sûre : tant que cette fracture ne sera pas clairement résolue, l’ombre du conflit continuera de planer sur les Lions Indomptables, au risque de fragiliser l’unité d’une sélection en quête de stabilité et de résultats.
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