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Loi sur l’investissement privé : 7 500 milliards FCFA engagés et 168 000 emplois créés, mais une réforme s’impose

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Loi sur l’investissement privé : 7 500 milliards FCFA engagés et 168 000 emplois créés, mais une réforme s’impose
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(Investir au Cameroun) – En défendant devant les députés le nouveau projet de loi sur l’incitation à l’investissement privé, le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a dressé un bilan nuancé de l’actuelle loi en vigueur depuis 2013. À l’Assemblée nationale, il a rappelé qu’« il est important de relever que, dans le cadre de la loi de 2013, 424 conventions d’investissement ont été signées, engageant environ 7 504 milliards de FCFA pour 168 000 emplois ».

Malgré ce volume d’engagements, le ministre reconnaît un résultat en demi-teinte : « Ce n’est pas suffisant, nous le savons ». C’est justement parce que la loi de 2013 n’a pas atteint ses ambitions initiales qu’un nouveau texte, plus rigoureux et actualisé, est soumis au Parlement. « La raison est celle de moderniser notre corpus juridique […] pour maintenir le cap de l’émergence », a-t-il expliqué.

Pressions du FMI et révision sous contrainte

Cette réforme n’est pas seulement d’initiative gouvernementale. Elle répond également à une exigence du Fonds monétaire international (FMI). En janvier, lors de l’octroi d’un appui financier de 77,5 milliards de FCFA, l’institution avait demandé au Cameroun de « réviser la loi de 2013 afin de rationaliser les incitations à l’investissement ».

Le gouvernement admet que cette révision conditionnait le déblocage de futurs appuis. Dans son projet de loi, il précise que le FMI a même fait de cette modification une action préalable obligatoire avant le 15 juin 2025 dans le cadre de la 8ᵉ revue du Programme économique et financier.

Une loi critiquée pour son inefficacité

Depuis dix ans, la loi de 2013 fait l’objet de critiques convergentes. Le patronat, à travers le Gecam, estime qu’elle « affiche aujourd’hui un bilan largement en deçà des attentes ». Selon lui, son application a entraîné des pertes fiscales importantes « sans retombées proportionnelles », favorisant parfois des secteurs à faible valeur ajoutée et provoquant des distorsions de concurrence.

Le cœur du problème : une ouverture quasi totale des secteurs éligibles, combinée à des critères d’éligibilité trop généraux. Résultat : des avantages dilués dans des projets peu structurants et une dépense fiscale peu productive.

La Banque mondiale arrive aux mêmes conclusions. Dans un rapport de 2022, elle soulignait que les exonérations prévues par la loi coûtent plus qu’elles ne rapportent.

L’Agence de promotion des investissements note également un décalage entre les projections et la réalité : entre 2014 et 2022, seules 1 764 milliards FCFA ont réellement été investis sur les 2 856 milliards FCFA annoncés, et à peine 14 354 emplois ont été créés sur les 42 697 promis.

Ce que change la nouvelle loi : un recentrage stratégique

Face à ces constats, le gouvernement assure avoir procédé à une refonte profonde du dispositif. Alamine Ousmane Mey explique que la nouvelle loi introduit plusieurs innovations majeures. Elle consacre d’abord un référentiel unique, qui devient la base de tous les régimes d’incitations à l’investissement. Les critères d’éligibilité sont ensuite rationalisés, renforcés et désormais complétés par la création de zones de développement prioritaires.

Le texte opère également un changement de paradigme fiscal, en substituant aux réductions d’impôt un système de crédit d’impôt, jugé plus efficace pour maîtriser la dépense fiscale. Par ailleurs, les entreprises publiques deviennent éligibles aux incitations, afin de garantir une équité avec les acteurs privés évoluant dans des secteurs concurrentiels.

La réforme prévoit aussi la création d’un guichet unique destiné à fluidifier les procédures d’agrément, ainsi que la mise en place d’un comité d’audit chargé du suivi, du contrôle et du règlement des éventuels recours.

Le ministre conclut que ces réformes permettront au gouvernement « d’utiliser davantage ces ressources pour soutenir les investissements susceptibles de favoriser la transformation structurelle du Cameroun et promouvoir la politique d’import-substitution ».

Un tournant stratégique

La révision de la loi sur l’investissement privé illustre un tournant stratégique : le Cameroun cherche à passer d’une logique de distribution large d’exonérations à un modèle plus sélectif, plus contrôlé et théoriquement plus productif.

Le passage aux crédits d’impôt et l’introduction de zones prioritaires montrent la volonté de mieux orienter la dépense fiscale vers des investissements à fort impact, en cohérence avec la SND30.

Reste une question centrale : la capacité de mise en œuvre. La création d’un guichet unique et d’un comité d’audit est un signal fort, mais l’efficacité dépendra de la coordination inter-administrative et de la discipline budgétaire.

Si cette réforme est bien exécutée, elle pourrait clarifier le climat d’affaires, réduire la dépense fiscale inefficace et redonner de la crédibilité à la politique industrielle camerounaise.

Ludovic Amara

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le tribunal d’Ekounou refuse de trancher le conflit interne au parti

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le tribunal d’Ekounou refuse de trancher le conflit interne au parti
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Le tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou a rendu ce jeudi 17 septembre 2026 sa décision très attendue dans la procédure opposant le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à trois de ses anciens militants. La juridiction se déclare incompétente pour statuer sur le fond du litige.

Pour retracer la chronologie de cette affaire : tout commence en juin 2025, lorsque Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC afin de briguer l’investiture du Manidem pour la présidentielle. Sa candidature est rejetée successivement par ELECAM puis par le Conseil constitutionnel. En décembre 2025, il retrouve la tête du parti. Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure dite Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II contestent alors cette réintégration, affirmant qu’elle méconnaît les statuts du MRC, faute de constat officiel de démission par le directoire et de convention organisée dans le délai statutaire de soixante jours.

Le 29 juin 2026, le Comité national de médiation et d’arbitrage du parti prononce l’exclusion définitive de Willy Mengue pour trahison, indiscipline et manquement à la loyauté. En parallèle, les trois requérants saisissent la chambre des référés du Tribunal d’Ekounou, réclamant la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du parti.

Les audiences des 10 et 15 septembre voient le ministère public plaider l’incompétence du juge des référés, invoquant le principe de libre administration des partis politiques garanti par la loi de 1990. Les avocats du MRC développent le même argumentaire, tandis que Willy Mengue et ses codemandeurs désertent les deux dernières audiences, seul un collaborateur de leur conseil déposant des conclusions écrites.

En se déclarant incompétent, le tribunal confirme la position défendue par le parquet et par la défense du MRC : la justice civile ne saurait s’immiscer dans l’organisation interne d’une formation politique. Cette décision referme, pour l’instant, un chapitre judiciaire qui aura duré plusieurs mois.

Source : Africa Renaissance tv

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Agriculture durable : le Cameroun vise 16,5 milliards FCFA de financements privés d’ici 2030

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L’argent recherché devra financer des investissements agricoles plus résilients au changement climatique, réduire les risques dans les chaînes de valeur sans déforestation et soutenir les […]

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le maire de Makary fait le lien avec l’arrestation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram

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Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.

Selon le maire de la commune de Makary, Agbassi Adoum, joint au téléphone par le journaliste Jean Charles Biyo’o Ella, il est fort probable que l’attaque de Madegoua survenue vers 2 h du matin ce 17 septembre et qui a coûté la vie à 13 personnes, toutes inhumées ce matin, soit une opération de représailles !

Tôt ce jeudi vers 2 h du matin, alors que les habitants dormaient, une escouade d’hommes armés a fait irruption dans la localité. Les premiers tirs ont brutalement réveillé les populations. Les assaillants ont alors ouvert le feu sur plusieurs habitants, faisant treize morts et plusieurs blessés.

Des enfants auraient également été enlevés au cours de cette incursion, selon la même source. Le nombre exact des personnes kidnappées reste toutefois à établir.

Pour le maire de Makary, cette attaque pourrait être liée à une opération de représailles. L’édile fait le rapprochement avec l’arrestation, le 9 août dernier, d’un homme présenté comme un présumé ravitailleur de Boko Haram. Le suspect, domicilié à Ngouma, avait été interpellé à Dougoum-Silo, dans l’arrondissement de Hilé-Alifa, avec une importante cargaison de munitions.

Selon les éléments rendus publics à l’époque par la Gendarmerie nationale, les forces de l’ordre avaient découvert 7 412 munitions de calibre 7,62 × 39 millimètres, dissimulées dans trois bidons. Le suspect avait ensuite été conduit à l’état-major de la compagnie de gendarmerie de Makary pour les besoins de l’enquête.

Pour le maire, l’homme avait été dénoncé par des habitants avant son interpellation. L’attaque de Madégoua, survenue tôt ce matin, serait donc, selon lui, une vengeance contre une population accusée d’avoir contribué à son arrestation. Une hypothèse qui reste, à ce stade, à confirmer par les autorités sécuritaires et judiciaires.

Cette nouvelle attaque rappelle l’incursion menée en juin dernier à Afadé, autre localité de l’arrondissement de Makary. Des hommes armés avaient alors fait irruption de nuit au palais du sultan et enlevé plusieurs personnes, parmi lesquelles deux filles du chef traditionnel, âgées de cinq et quatorze ans.

À Madégoua, l’heure est désormais au deuil et à l’inquiétude. Dans cette partie du Logone-et-Chari, les populations restent exposées aux incursions nocturnes, aux enlèvements et aux attaques attribués aux groupes armés actifs autour du bassin du lac Tchad.

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