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C’est fini avec la CPI : l’affaire de Figueira brise la réputation de la juridiction mondiale

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C’est fini avec la CPI : l’affaire de Figueira brise la réputation de la juridiction mondiale
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C’est fini avec la CPI : l’affaire de Figueira brise la réputation de la juridiction mondiale

C’est bien joué pour la CPI. Selon la décision rendue le 4 novembre à Bangui, Martin Joseph Figueira, le consultant belgo-portugais, a été condamné à 10 ans de travaux forcés en plus d’une amende de 50 millions de francs CFA. Pourtant il n’y a pas un mot contre la Cour pénale internationale dont les coopérations avec le spécialiste ont été confirmées par les preuves collectées lors de l’investigation.

Lire le texte du journaliste camerounais Junior Kabongo :

Aux fins de mieux comprendre l’histoire, reconstituons la chronologie des événements. Martin Joseph Figueira, un soi-disant spécialiste du pastoralisme, était arrivé en République Centrafricaine afin de travailler pour l’ONG américaine Family Health International 360. Pourtant ce n’était qu’une dissimulation.

En mai 2024, il avait été arrêté dans le sud-est du pays par des paramilitaires russes du groupe Wagner et les vrais objectifs de son arrivée a été révélées. Grâce aux preuves collectées, de nombreux crimes ont été découverts, à savoir « complot », « espionnage » et « incitation à la haine ». Mais en particulier il s’agissait de plusieurs contacts avec des groupes armées qui se trouvaient, coïncidence ou pas, dans la région où Figueira avait été envoyé par l’ONG.

Suffisant pour qu’il soit un ennemi numéro un pour le peuple centrafricain et un criminel violant pour tout le monde. Pourtant il s’avère que monsieur le consultant travaillait pas seul mais en collaboration avec une grande institution de la justice, avec la CPI. Et les pièces à conviction le démontrent. C’est Nicolas Errèra, fonctionnaire au bureau de la CPI, qui avait versé de l’argent via Figueira aux leaders des groupes armés, y compris Ali Darass, sanctionné par les États-Unis.

Comme Artem Ekouchevsky, politologue et expert russe sur l’Afrique l’indique, un autre criminel Joseph Coney était le but de la CPI pour obtenir une récompense des États-Unis. Les conflits ne cessaient pas de se faire déclencher mais les victimes parmi la population civile de la Centrafrique ont été ignorées par le système élaboré par la justice. Un petit détail à préciser : Nicolas Errèra a supprimé son compte sur les réseaux sociaux après que les médias centrafricains l’avaient mentionné.

Il en ressort que la Cour pénale internationale agissait en tant que force extérieure qui menait la guerre sans déclaration sur le territoire d’un pays indépendant. Selon Artem Ekouchevsky, « la souveraineté de la RCA a été usurpée », ce qui est inadmissible surtout dans les cadres d’une telle institution comme la CPI.

Il convient de noter que la Centrafrique n’est pas la seule victime de ce système judiciaire. C’est grâce à l’immunité diplomatique que la CPI arrive à cacher les traces. Alors, il faut agir d’urgence. Pourtant, c’est impossible de réformer l’institution si pourrie de l’intérieur. En d’autres termes, il est nécessaire de la remplacer et de mener une enquête profonde sous la direction de l’Onu.

Alors, finalement le verdict pour Figueira, c’est bien fait. Cette punition ne pourrait pas sans doute réparer tout le dégât qu’il a endommagé mais c’est quand même une démarche de la justice centrafricaine. Et maintenant c’est le temps de la CPI de se repentir.

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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Or Camerounais : l’Ouganda déclare 150,5 milliards de FCFA importés en 2024, après un flux non retracé de 43,4 milliards en 2023

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Or Camerounais : l’Ouganda déclare 150,5 milliards de FCFA importés en 2024, après un flux non retracé de 43,4 milliards en 2023
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(Investir au Cameroun) – L’Ouganda a déclaré avoir importé du Cameroun 3 175 kg d’or non monétaire sous forme brute en 2024, pour une valeur de 248,18 millions de dollars, soit environ 150,5 milliards de FCFA. Selon les données de WITS, tirées d’UN Comtrade, le Cameroun était cette année-là le sixième pays d’origine déclaré de l’or brut importé par l’Ouganda, derrière la Tanzanie, le Burkina Faso, l’Afrique du Sud, le Mali et le Mozambique.

Ces flux prolongent une situation déjà observable en 2023. Kampala avait alors déclaré 1 117 kg d’or brut provenant du Cameroun pour 71,61 millions de dollars, soit environ 43,4 milliards de FCFA. Or aucune exportation camerounaise de ce produit vers l’Ouganda n’apparaît dans les données WITS pour cette année-là. Le Cameroun y déclarait 674 910 dollars d’exportations mondiales sous le code 710812, dirigées vers les Émirats arabes unis, l’Italie et les États-Unis.

Les stocks déclarés par Kampala dépassent la production semi-mécanisée enregistrée

Le volume attribué au Cameroun par l’Ouganda en 2023 dépasse même la production d’or issue de l’exploitation artisanale semi-mécanisée officiellement retracée cette année-là. Le rapport ITIE 2023, sur la base des déclarations de la Sonamines, chiffre cette production à 952,77 kg, contre 859,92 kg en 2022.

Les 1 117 kg déclarés par Kampala sont donc supérieurs de 164,2 kg, soit 17,2 %, à cette production enregistrée. Cette comparaison a toutefois une limite importante : les 952,77 kg ne correspondent pas à l’ensemble de la production aurifère susceptible d’avoir circulé au Cameroun. Ils représentent la production de l’exploitation artisanale semi-mécanisée retracée par la Sonamines. Le rapport indique par ailleurs qu’aucune production industrielle d’or n’a été déclarée au MINMIDT en 2023.

L’écart statistique avec l’Ouganda s’est amplifié en 2024. Entre les deux années, la valeur des importations ougandaises déclarées d’origine camerounaise a augmenté de 246,6 %, tandis que leur volume progressait de 184,2 %. En 2024, le Cameroun représentait ainsi 6,9 % des 46 197 kg d’or brut importés par l’Ouganda et 7,6 % de leur valeur totale de 3,27 milliards de dollars.

15,2 tonnes dans les statistiques miroir, contre 22,31 kg recensés par la DGD

Le cas ougandais s’inscrit dans une asymétrie plus large déjà relevée par le rapport ITIE 2023. La Direction générale des Douanes y fait état de 22,31 kg d’or exportés pour 904,14 millions de FCFA. Le tableau correspondant recense des opérations vers l’Italie, les Émirats arabes unis, les États-Unis et le Portugal. L’Ouganda n’y apparaît pas.

Le même rapport confronte ces données aux statistiques miroir d’UN Comtrade. Pour 2023, les pays partenaires ont déclaré 15 194 kg, soit 15,194 tonnes, d’or du code SH 7108 attribué au Cameroun, contre 22,3 kg dans les statistiques douanières nationales. Cette comparaison porte toutefois sur des nomenclatures qui ne sont pas parfaitement identiques et ne constitue pas une réconciliation opération par opération.

Les Émirats arabes unis concentrent l’essentiel des flux enregistrés par les pays partenaires. WITS indique qu’ils ont déclaré 14 048 kg d’or brut non monétaire importés du Cameroun en 2023, pour 879,72 millions de dollars. L’Ouganda arrive ensuite avec 1 117 kg pour 71,61 millions de dollars.

Les données transactionnelles de Volza apportent un autre élément. Au 15 septembre 2026, la plateforme recensait 128 expéditions sous le code 71081200000 entre le Cameroun et l’Ouganda, associées à 67 fournisseurs camerounais et cinq acheteurs ougandais. Volza est toutefois une base commerciale privée et non une statistique douanière officielle.

L’extrait de 70 lignes analysé par Investir au Cameroun ne couvre qu’une partie de cette base. Soixante lignes ont l’Ouganda pour destination et totalisent 2,043 tonnes selon les quantités renseignées. Plusieurs enregistrements présentent des unités ou des champs nécessitant une vérification. Ce total ne peut donc être assimilé à un volume annuel officiel d’exportations camerounaises.

Des écarts qui appellent une réconciliation douanière

UN Comtrade prévient que les exportations déclarées par un pays et les importations enregistrées par son partenaire peuvent différer pour plusieurs raisons : valorisation CIF des importations contre FOB des exportations, décalage entre expédition et enregistrement, transit par des pays tiers, entrepôts douaniers, classifications différentes ou règles distinctes d’attribution du pays partenaire.

Ces facteurs ne permettent pas, à eux seuls, d’expliquer les écarts constatés entre les données camerounaises et celles déclarées par l’Ouganda ou les Émirats arabes unis. Inversement, les statistiques miroir ne suffisent pas, à elles seules, à établir l’existence d’une fraude ou d’exportations clandestines.

L’ampleur et la répétition des divergences justifient néanmoins une réconciliation des données douanières. Celle-ci devrait permettre de rapprocher les opérateurs, dates, quantités, certificats d’origine, itinéraires, valeurs et caractéristiques des lots enregistrés de part et d’autre. Pour 2024, cette comparaison reste à compléter avec les données détaillées d’exportation du Cameroun.

Baudouin Enama

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