Actualités locales
« le pire est encore à venir pour le Cameroun »
Dans une analyse au ton grave, l’universitaire et essayiste Richard Makon dresse un tableau sans concession de la situation politique et sociale du Cameroun au lendemain de la prestation de serment du président Paul Biya. Dans un texte intitulé « Les choses iront de mal en pire », il exprime son pessimisme quant à l’avenir du pays et met en cause la gouvernance actuelle.
Pour lui, le serment présidentiel s’est déroulé dans un contexte de fracture nationale profonde, entre ceux qui célèbrent la victoire et ceux qui, selon lui, « continuent d’enterrer leurs morts et leurs espérances ». Richard Makon estime que le pays est désormais divisé en camps irréconciliables, où la paix se maintient « par le fouet et la répression ».
Lire la tribune de Richard Makon :
« LES CHOSES IRONT DE MAL EN PIRE…
L’ancien-nouveau président a donc prêté serment, sur une Constitution violée allègrement et impunément. Il a prêté serment, a dit le P.A.N., devant Dieu (je doute qu’il soit le même pour tous) et devant plusieurs petits peuples. Le peuple du Président et au moins celui des déçus qui continuent de pleurer, de soigner leurs blessures et d’enterrer leurs morts. Difficile en effet de sortir d’un deuil pour célébrer celui à qui vous attribuez l’origine de votre affliction.
Le corps politique camerounais étant divisé et réparti dorénavant entre camps difficilement réconciliables, le serment a été reçu par les uns, une partie du peuple (ceux qui ont « gagné » et qui célèbrent au champagne), pendant que l’autre morceau du peuple, (ceux qui ont été « vaincus », bastonnés, embastillés et parfois tués) a fermé les oreilles, fermé le cœur, la tête dans les champs de la rancœur, et l’espérance emmurée.
Jamais « Nation camerounaise » n’aura sonné aussi faux, et rarement le terme de « Peuple » n’aura résonné aussi creux.
Le pire est pourtant devant !!!
Premièrement parce que ceux qui ont le pouvoir et l’avantage de la force, on l’a vu, sont contraints dorénavant d’imposer leurs desseins par la brutalité, la violence et la technologie de la répression. C’est maintenant la paix par le fouet ou les armes.
Les partisans du pouvoir, quel que soit leur nombre d’ailleurs, ne font qu’un segment. Ce qui désignait hier « le Peuple » est désormais un agrégat hétéroclite et bigarré de segments d’individus défendant chacun leurs frères, leurs villages, leurs positions, et luttant à mort pour leurs expectations.
Deuxièmement parce que, bien que nous soyons à l’aube d’un nouveau septennat, le titulaire du mandat n’a plus aucune ambition personnelle. Il a lamentablement échoué à tous les défis qu’il s’était lui-même librement donnés : la démocratie qu’il promettait a rapidement été répudiée comme une vulgaire prostituée, et le développement qu’il espérait a durablement été hypothéqué par la malgouvernance et la prédation !
Troisièmement parce que rien dans la gouvernance actuelle ne peut justement changer. Le système est de loin plus fort que les hommes qui l’ont accouché. Il ne peut être réformé ! Çà fait près de 50 ans qu’ils essaient, et près de 50 ans qu’ils échouent !
Les hommes aussi ont leurs limites. Les nôtres sont finis, n’en déplaise. Pis, on ne se refait pas à 90 ans, l’âge moyen de ceux qui décident formellement. Et jamais on ne peut guérir un mal avec les mêmes virus, les mêmes techniques et les mêmes procédés qui l’ont causé.
Les hommes, incompétents, corrompus et nocifs à souhait, seront les mêmes à 98 % que ces 20 dernières années. Seul un destin clément aura raison de leur témérité. Les institutions seront exactement les mêmes, inadaptées, inefficaces, improductives, viciées et cyniquement vidées de leurs finalités. Les politiques publiques seront évidemment les mêmes, la matrice qui les secrète étant incapable de mise à jour.
Par conséquent, la pauvreté, portée aujourd’hui à près de 40 %, va encore s’aggraver ! La désespérance sera généralisée, et le nombre d’exclus va continuer à augmenter, même si quelques nouveaux laudateurs impénitents seront récompensés.
Le nombre de jeunes diplômés au chômage et sans perspectives d’avenir va exploser, et les Camerounais résidents au Canada passeront de la 4ᵉ à la 1ʳᵉ communauté étrangère. L’exil restera la seule bouée de sauvetage !!!
Mais quand le lait est tiré, il faut le boire ! Il n’existe pas encore de souffrance écrémée !
On ne pleure pas !!! »
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Présidence du MRC : les trois listes en compétition sont déjà une victoire selon Joseph Ateba
Joseph Emmanuel Ateba voit à travers les trois listes en compétition pour l’élection à la présidence du Mouvement pour la Renaissance d Cameroun (MRC), une […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Extrême-Nord : le riz paddy et plusieurs produits interdits de sortie vers les pays voisins
Le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, a pris un arrêté interdisant la sortie frauduleuse des céréales produites localement et la réexportation de […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Or Camerounais : l’Ouganda déclare 150,5 milliards de FCFA importés en 2024, après un flux non retracé de 43,4 milliards en 2023

(Investir au Cameroun) – L’Ouganda a déclaré avoir importé du Cameroun 3 175 kg d’or non monétaire sous forme brute en 2024, pour une valeur de 248,18 millions de dollars, soit environ 150,5 milliards de FCFA. Selon les données de WITS, tirées d’UN Comtrade, le Cameroun était cette année-là le sixième pays d’origine déclaré de l’or brut importé par l’Ouganda, derrière la Tanzanie, le Burkina Faso, l’Afrique du Sud, le Mali et le Mozambique.
Ces flux prolongent une situation déjà observable en 2023. Kampala avait alors déclaré 1 117 kg d’or brut provenant du Cameroun pour 71,61 millions de dollars, soit environ 43,4 milliards de FCFA. Or aucune exportation camerounaise de ce produit vers l’Ouganda n’apparaît dans les données WITS pour cette année-là. Le Cameroun y déclarait 674 910 dollars d’exportations mondiales sous le code 710812, dirigées vers les Émirats arabes unis, l’Italie et les États-Unis.
Les stocks déclarés par Kampala dépassent la production semi-mécanisée enregistrée
Le volume attribué au Cameroun par l’Ouganda en 2023 dépasse même la production d’or issue de l’exploitation artisanale semi-mécanisée officiellement retracée cette année-là. Le rapport ITIE 2023, sur la base des déclarations de la Sonamines, chiffre cette production à 952,77 kg, contre 859,92 kg en 2022.
Les 1 117 kg déclarés par Kampala sont donc supérieurs de 164,2 kg, soit 17,2 %, à cette production enregistrée. Cette comparaison a toutefois une limite importante : les 952,77 kg ne correspondent pas à l’ensemble de la production aurifère susceptible d’avoir circulé au Cameroun. Ils représentent la production de l’exploitation artisanale semi-mécanisée retracée par la Sonamines. Le rapport indique par ailleurs qu’aucune production industrielle d’or n’a été déclarée au MINMIDT en 2023.
L’écart statistique avec l’Ouganda s’est amplifié en 2024. Entre les deux années, la valeur des importations ougandaises déclarées d’origine camerounaise a augmenté de 246,6 %, tandis que leur volume progressait de 184,2 %. En 2024, le Cameroun représentait ainsi 6,9 % des 46 197 kg d’or brut importés par l’Ouganda et 7,6 % de leur valeur totale de 3,27 milliards de dollars.
15,2 tonnes dans les statistiques miroir, contre 22,31 kg recensés par la DGD
Le cas ougandais s’inscrit dans une asymétrie plus large déjà relevée par le rapport ITIE 2023. La Direction générale des Douanes y fait état de 22,31 kg d’or exportés pour 904,14 millions de FCFA. Le tableau correspondant recense des opérations vers l’Italie, les Émirats arabes unis, les États-Unis et le Portugal. L’Ouganda n’y apparaît pas.
Le même rapport confronte ces données aux statistiques miroir d’UN Comtrade. Pour 2023, les pays partenaires ont déclaré 15 194 kg, soit 15,194 tonnes, d’or du code SH 7108 attribué au Cameroun, contre 22,3 kg dans les statistiques douanières nationales. Cette comparaison porte toutefois sur des nomenclatures qui ne sont pas parfaitement identiques et ne constitue pas une réconciliation opération par opération.
Les Émirats arabes unis concentrent l’essentiel des flux enregistrés par les pays partenaires. WITS indique qu’ils ont déclaré 14 048 kg d’or brut non monétaire importés du Cameroun en 2023, pour 879,72 millions de dollars. L’Ouganda arrive ensuite avec 1 117 kg pour 71,61 millions de dollars.
Les données transactionnelles de Volza apportent un autre élément. Au 15 septembre 2026, la plateforme recensait 128 expéditions sous le code 71081200000 entre le Cameroun et l’Ouganda, associées à 67 fournisseurs camerounais et cinq acheteurs ougandais. Volza est toutefois une base commerciale privée et non une statistique douanière officielle.
L’extrait de 70 lignes analysé par Investir au Cameroun ne couvre qu’une partie de cette base. Soixante lignes ont l’Ouganda pour destination et totalisent 2,043 tonnes selon les quantités renseignées. Plusieurs enregistrements présentent des unités ou des champs nécessitant une vérification. Ce total ne peut donc être assimilé à un volume annuel officiel d’exportations camerounaises.
Des écarts qui appellent une réconciliation douanière
UN Comtrade prévient que les exportations déclarées par un pays et les importations enregistrées par son partenaire peuvent différer pour plusieurs raisons : valorisation CIF des importations contre FOB des exportations, décalage entre expédition et enregistrement, transit par des pays tiers, entrepôts douaniers, classifications différentes ou règles distinctes d’attribution du pays partenaire.
Ces facteurs ne permettent pas, à eux seuls, d’expliquer les écarts constatés entre les données camerounaises et celles déclarées par l’Ouganda ou les Émirats arabes unis. Inversement, les statistiques miroir ne suffisent pas, à elles seules, à établir l’existence d’une fraude ou d’exportations clandestines.
L’ampleur et la répétition des divergences justifient néanmoins une réconciliation des données douanières. Celle-ci devrait permettre de rapprocher les opérateurs, dates, quantités, certificats d’origine, itinéraires, valeurs et caractéristiques des lots enregistrés de part et d’autre. Pour 2024, cette comparaison reste à compléter avec les données détaillées d’exportation du Cameroun.
Baudouin Enama
Lire aussi :
04-02-2026 – Or : Avangaz Trading (Dubaï) annonce un contrat minier au Cameroun et l’achat de trois usines de traitement
15-12-2025 – Cameroun : les pertes fiscales liées aux exportations illégales d’or pourraient atteindre 165 milliards de FCFA
17-11-2025 – Oriole Resources lève 1,3 milliard de FCFA pour accélérer ses projets aurifères au Cameroun
28-02-2025 – Sonamines : une provision de 5 milliards de FCFA pour la stratégie de commercialisation de l’or camerounais
03-12-2024 – Le Cameroun sécurise 640 Kg d’or en 2024, pour booster ses réserves stratégiques
05-02-2024 – Réserves stratégiques : la Sonamines veut dépenser plus de 200 milliards de FCFA en 2024 pour l’achat de 6 tonnes d’or
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














