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Tomaino Ndam Njoya rejette “solennellement” les résultats du Conseil constitutionnel

Dans une déclaration à la suite de la proclamation des résultats de la présidentielle 2025 par le Conseil constitutionnel, la présidente nationale de l’UDC dénonce « une confiscation du choix populaire par des intérêts qui refusent la transparence du jeu démocratique ».
Hermine Patricia Tomaino Ndam Nnjoya appelle chaque citoyen à s’exprimer « dans la paix et la dignité » car « aucun pouvoir n’a le droit d’étouffer la voix d’un Peuple debout, sans porter atteinte à l’essence même de la République ».
DÉCLARATION DE L’UNION DÉMOCRATIQUE DU CAMEROUN – UDC – À LA SUITE DE LA PROCLAMATION OFFICIELLE CE JOUR, 27 OCTOBRE 2025 DES RÉSULTATS DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 12 OCTOBRE 2025
CAMEROUNAISES, CAMEROUNAIS, CHERS COMPATRIOTES,
En ce jour où le Conseil Constitutionnel vient de proclamer les résultats de l’Élection Présidentielle,
Je prends la parole avec gravité et responsabilité.
L’Histoire retiendra ce moment. Elle retiendra aussi le courage d’un Peuple qui, malgré les obstacles, s’est levé pour réclamer Justice, Vérité et Changement.
Les résultats rendus publics ce jour ne traduisent pas la volonté souveraine du Peuple camerounais. Ils sont le reflet d’un Système Électoral fragilisé, miné par les irrégularités, les manipulations et les violations répétées de la loi.
Ce que nous avons vécu n’est pas une Élection digne d’une République. C’est une confiscation du choix populaire par des intérêts qui refusent la transparence du jeu démocratique.
Je Rejette Solennellement ces résultats et Réaffirme, au nom de l’Union Démocratique du Cameroun, notre attachement au Choix Libre, au Respect de chaque voix, et à la Souveraineté du Peuple.
Nous ne demandons ni faveur ni privilège : nous exigeons simplement que le Vote du citoyen ait un sens, et que le Cameroun retrouve sa dignité démocratique.
J’en appelle au gouvernement : Qu’il garantisse le droit constitutionnel à la manifestation pacifique, ce droit sacré que détient le Peuple lorsqu’il réclame justice, lorsque le Contrat Social n’est pas respecté par les dirigeants. Aucun pouvoir n’a le droit d’étouffer la voix d’un Peuple debout, sans porter atteinte à l’essence même de la République.
J’en appelle également à chaque Camerounaise, à chaque Camerounais : Exprimez-vous, dans la Paix et la Dignité. Ne cédez pas à la colère destructrice, car brûler nos villes, c’est nous brûler : c’est brûler nos espoirs. La Victoire du Peuple ne viendra pas de la violence, mais de la Persévérance, de l’Unité et de la Discipline Citoyenne.
Depuis des années, j’ai alerté, proposé, tendu la main.
Je l’ai fait au nom des valeurs du Dialogue, de la Concertation, du Consensus, de la Transparence pour la Vérité et la Paix.
Aujourd’hui encore, je réitère cet Appel, car le Cameroun n’a pas besoin de promesses, mais de solutions et d’actes courageux.
Et nos propositions de solutions restent claires :
Une Assise Républicaine : Dialogue National inclusif, franc et sincère, pour redonner la parole au peuple et rebâtir, ensemble, un Pacte républicain fondé sur la vérité et la confiance.
Une réforme électorale consensuelle, portée par toutes les forces politiques et sociales, afin que les élections ne soient plus jamais sources de division, mais des moments de cohésion nationale :
Au lieu de l’ambiance de peur, de frayeur, de psychose nationale, avec des FMO à toutes les rues, ce jour de Proclamation de Résultats devait être des scènes de liesse, d’expression de la Victoire Vraie, qui se lit sur les visages heureux, émanant des cœurs, des Vert-Rouge-Jaune fièrement portés…
C’est par ces actes forts, et non par la peur ou la répression, que nous pourrons réconcilier le pays avec lui-même et ouvrir la voie d’un Cameroun juste, apaisé et digne de sa jeunesse.
Chers compatriotes,
L’UDC demeure debout : tant que le mensonge régnera, nous continuerons à dire la Vérité. Tant que l’injustice persistera, nous continuerons à nous mobiliser pour la Justice. Tant que le peuple souffrira, nous resterons à ses côtés.
Merci encore à vous tous qui avez cru en nous : Parce qu’à l’UDC nous sommes des Croyants en grande majorité, exprimons notre Foi sans détours, en la traduisant dans les faits : chacun, chacune qui aura d’une manière ou d’une autre, participé au détournement d’un seul vote d’un citoyen camerounais, sera livré à lui/elle-même, à son âme et conscience.
Le Cameroun n’appartient pas à un clan.
Il appartient à celles et ceux qui ont Foi en son Avenir.
Que Dieu Bénisse notre Pays ; Que Vive la République.
Hon. TOMAINO NDAM NJOYA
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un port en difficulté après 10 ans d’exploitation

Selon les classements de la Banque mondiale et de Global Market Intelligence, le port de Kribi, dix ans après sa mise en service, pointe à la 395e place sur 400 dans le monde (avant-avant-avant-avant-dernier).
Symbole de l’émergence, les premiers navires sont accueillis au port de Kribi en 2014. C’est le 22 juin 2017 que l’infrastructure portuaire a accueilli son tout premier navire commercial. Avec plus de 800 milliards de FCFA d’investissements, le principal critère qui fonde ces classements est le temps de traitement d’un navire à quai, explique le journaliste économique Albin Njilo.
«Et pourtant, avec un tirant d’eau de 16 mètres, le port de Kribi dispose du tirant d’eau le plus important d’Afrique centrale et peut accueillir de grands navires. Malgré cela, ce port n’a jamais réussi à capter les exportations du Tchad et de la RCA. Symbole de l’émergence, le projet initial vendu par le ministre Louis Paul Motazé était celui d’un complexe industrialo-portuaire. Plus de 15 ans après la pose de la première pierre, le complexe compte à peine dix entreprises», ajoute-t-il.
«Lorsque le ministre des Finances faisait la promotion de ce projet, il ignorait les remarques de Christian Penda Ekoka, qui était à l’époque conseiller économique du président. Ce dernier déconseillait de concentrer autant d’investissements à Kribi et proposait, avec ces financements, de développer Kribi et Limbé afin de créer une combinaison portuaire», poursuit le journaliste de Construire Ensemble.
«Le ministre a préféré endetter le pays pour construire une infrastructure qui, dix ans après, ne produit toujours pas les résultats escomptés à l’exportation. Plus grave encore, il a endetté le pays pour construire une autoroute reliant le port de Kribi au futur terminal minier de Lolabé. Pourtant, Kribi n’est toujours pas reliée à Douala par une route véritablement praticable», conclut Albin Njilo.
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le domicile du maire de Douala 1er ravagé par un incendie
La résidence de Jean-Jacques Lengue Malapa, maire de Douala 1er, a été ravagée par un incendie ce lundi 7 septembre 2026 en fin d’après-midi. Les flammes, qui se sont déclarées entre 16h30 et 17h au quartier Bonamoussadi, ont été maîtrisées par les sapeurs-pompiers.
Un important incendie a frappé le domicile du maire de Douala 1er, Jean-Jacques Lengue Malapa, ce 7 septembre. Selon les premières informations communiquées par l’élu local, le feu s’est déclaré entre 16h30 et 17h, avant de se propager rapidement dans la résidence.
Alertant lui-même les sapeurs-pompiers, le maire a vu les secours intervenir pour circonscrire les flammes. « Tout a brûlé », a-t-il indiqué à notre reporter, sans toutefois préciser l’ampleur exacte des pertes.
L’incident a rapidement attiré une importante foule sur les lieux. Plusieurs personnalités sont venues apporter leur soutien au maire, parmi lesquelles le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Pour l’heure, l’origine de l’incendie demeure inconnue, tandis que l’évaluation complète des dégâts est encore attendue.
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« ce n’est plus un problème d’incivisme, mais d’État »

La gestion des déchets dans les grandes villes camerounaises suscite une nouvelle interpellation. Dans une tribune consacrée à l’insalubrité urbaine, la femme politique Tiriane Balbine Noah estime que l’État doit davantage assumer ses responsabilités face à l’accumulation des ordures dans plusieurs quartiers de Yaoundé et de Douala.
La tribune revient notamment sur une visite effectuée le 28 août à Nsimeyong et Melen par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre délégué à la Décentralisation, Georges Elanga Obam.
Lire la tribune de Tiriane Balbine Noah :
« CAMEROUN, VILLES POUBELLES : L’ÉTAT FACE À SES RESPONSABILITÉS
Le 28 août 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, la ministre de l’Habitat, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre délégué à la Décentralisation, Georges Elanga Obam, se sont rendus à Nsimeyong et à Melen. Sur place : un tas d’immondices bloquant la voie publique devant le Collège Victor Hugo. Des riverains, à bout de patience, ont jeté des sacs d’ordures devant les véhicules officiels. Ce geste n’est pas un incident isolé. C’est un verdict populaire sur des années de gestion défaillante.
LES FAITS, SANS DÉTOUR
Yaoundé produit chaque jour entre 2 000 et 3 000 tonnes de déchets. À peine la moitié est collectée. Douala n’est pas épargnée, avec près de 2 700 tonnes quotidiennes. Ce n’est pas un problème d’incivisme des populations, comme on l’entend trop souvent dans les discours officiels. C’est un problème de financement, de contrats mal ficelés, et de gouvernance défaillante.
UNE DETTE D’ÉTAT QUI ÉTOUFFE LE SERVICE PUBLIC
Hysacam et son concurrent Thychlof sont créanciers de l’État et de la Communauté urbaine de Yaoundé à hauteur d’environ 13 milliards de FCFA — contre 7,7 milliards recensés par la Caisse autonome d’amortissement en juin 2024. La dette croît. Pourtant, un droit d’accise spécial de 0,5 % sur les importations existe depuis 2019, précisément pour financer ce service. Chaque citoyen le paie déjà sur ses achats. Où va cet argent ?
Conséquence directe : des grèves de salaire récurrentes chez Hysacam depuis 2019. Des agents qui nettoient nos rues chaque jour ne devraient jamais avoir à faire grève pour être payés. C’est l’État, en amont, qui met en péril leurs salaires en ne réglant pas ses propres factures.
ET CETTE CONFUSION INSTITUTIONNELLE QUI COÛTE CHER…
À Yaoundé, la collecte est répartie en quatre lots contractuels. Hysacam en détient trois, pour 45 milliards de FCFA. Thychlof gère Yaoundé III et VI, pour 16 milliards. Au pont de Tam-Tam, à la frontière de ces zones, chaque prestataire renvoie la responsabilité à l’autre — pendant que les ordures, elles, ne choisissent pas leur arrondissement. Cette même confusion existe entre ministères : en janvier 2026, le MINAT distribuait des brouettes pendant que le MINHDU rétrocédait des balayeuses, dans deux opérations parallèles, sans chef de file identifié.
NOUS AVONS SOUS NOS PIEDS UNE BOMBE SANITAIRE, PAS UN PROBLÈME D’ESTHÉTIQUE
Une étude menée à Douala IV a établi un lien direct entre dépôts sauvages et prévalence élevée de choléra, typhoïde, paludisme, parasitoses et dermatoses. Biyem-Assi, l’un des quartiers de Yaoundé les plus touchés par l’insalubrité, a déjà connu une alerte au choléra en 2025.
L’OMS a recensé, en 2024, une hausse mondiale de 50 % des décès liés à cette seule maladie — pourtant évitable. Les enfants qui jouent à proximité de ces dépôts et les récupérateurs informels qui y fouillent à mains nues sont en première ligne.
POURQUOI NE PAS PENSER À :
– Un compte séquestre national, alimenté par le droit d’accise déjà collecté, pour payer les prestataires sans délai.
– Une cartographie publique et opposable des responsabilités, lot par lot.
– Un guichet unique interministériel avec un chef de file clairement désigné.
– L’accélération des projets de valorisation énergétique des déchets : la Sierra Leone transforme déjà 365 000 tonnes de déchets par an en 236,5 GWh d’électricité, sous contrat de 25 ans avec sa compagnie publique.
– Une évaluation annuelle, publique, devant le Parlement, de l’exécution des contrats et de la dette de l’État.
Le Cameroun ne manque ni de textes, ni de réunions, ni de bonnes intentions affichées devant les caméras. Il manque d’un État qui paie ses factures à temps, qui clarifie qui fait quoi, et qui transforme ses déchets en ressource plutôt qu’en honte nationale et en danger sanitaire.
C’est un chantier de gouvernance. Il ne peut plus attendre une nouvelle réunion.
«Nous avons Une Nation à Bâtir et Un Cameroun à construire. »
Le reste… C’est le reste ».
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