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le magistrat Emile Essombe à la tête de la commission finale de décompte des votes

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le magistrat Emile Essombe à la tête de la commission finale de décompte des votes
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Le Conseil électoral d’Elections Cameroon a rendu publique le 15 octobre la résolution constatant la composition de la commission qui prend le relais pour le décompte final des votes.

Le processus conduisant à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle s’achemine vers la Commission nationale de recensement général des votes. Celle-ci clôture la centralisation des résultats et transmet les procès-verbaux nationaux au Conseil constitutionnel.

Pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, la commission est placée sous la présidence d’Emile Essombe, magistrat hors hiérarchie et pilier du Conseil constitutionnel depuis sa mise en fonction en 2018. Représentant du Conseil constitutionnel dans la commission, il a été désigné par le président dudit Conseil, Clément Atangana.

Le natif de Bonaberi dans le département du Wouri, région du Littoral, était l’un des plus jeunes membres du Conseil des sages lorsqu’il ouvrait ses portes il y a sept ans. Né le 22 mars 1961, il a fait ses preuves au sein de la magistrature qu’il a intégré en 1990.

Il a exercé entre autres, les fonctions de juge au tribunal de grande instance de Douala en 1998, président du tribunal de première instance et grande instance d’Abong-Mbang en 2001, président du tribunal de première et grande instance de Mora en 2006.

Puis il a été appelé en 2012 à exercer comme procureur général près la cour d’appel de l’Adamaoua, et entre 2014 et 2018, procureur général près la cour d’appel du Sud-Ouest.

De là, il sera appelé pour siéger au Conseil constitutionnel. C’est donc cette figure qui va conduire la commission qui a la charge d’arrêter boucler le décompte des suffrages.

La commission se compose de deux magistrats de l’ordre judiciaire, Joseph Fongang Fonkwe magistrat hors hiérarchie, président de la chambre judiciaire, président de la section civile de ladite chambre de la Cour suprême et Charles Ondoua Obounou, magistrat hors hiérarchie, président de la section du contentieux de la fonction publique de la chambre administrative, toujours à la Cour suprême. Ils ont été désignés par le Premier président, Daniel Mekobe Sone.

Cinq personnalités désignées par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, vont représenter l’administration au sein de la commission. Ils sont Firmin Daniel Nganko, Gabriel François Litet, Gisèle Valérie Bekila, Oumarou Chinmoun et Salomon Issanda Issanda.

Cinq autres personnalités désignées par le directeur général des élections Erik Essousse, vont représenter Elections Cameroon dans cette instance, à savoir le directeur général adjoint des élections Abdoulkarimou, Enow Dikson Enow, Agathe Gaelle Amugu Abena, Nnomo née Minlang Christelle Iris Léopoldine et Michelle Arlette Essi née Ndzengue Ngoah.

Les 12 candidats à l’élection présidentielle du 12 octobre auront chacun un représentant au sein de la commission, désigné par lui ou par le parti politique.

Selon le Code électoral, la commission procède au décompte général des votes, au vu des procès-verbaux et des pièces annexes transmis par les commissions départementales de supervision. Elle redresse les erreurs matérielles éventuelles de décompte des votes.

le magistrat Emile Essombe à la tête de la commission finale de décompte des votes
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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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