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CEMAC : l’encours des titres publics progresse de 31% à juillet 2025, mais les coûts d’emprunt inquiètent

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CEMAC : l’encours des titres publics progresse de 31% à juillet 2025, mais les coûts d’emprunt inquiètent
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(Investir au Cameroun) – A fin juillet 2025, l’encours des titres publics émis par les pays de la CEMAC — Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et République centrafricaine — sur le marché de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) atteint 9 086,6 milliards de FCFA, soit une augmentation de 31,1 % en glissement annuel.

Selon la Cellule de règlement et de conservation des titres (CRCT) de la BEAC, cette hausse survient dans un contexte marqué par l’augmentation des coûts des emprunts sollicités par les États à travers ces émissions.

Sur la période, le taux moyen des bons du Trésor assimilables (BTA), instruments de court terme utilisés pour couvrir des besoins ponctuels de trésorerie, a progressé de 6,52 % à 6,92 % sur un an. La même tendance est observée pour les obligations du Trésor assimilables (OTA), destinées au financement de projets à moyen et long terme, dont la rémunération des investisseurs a atteint 9,48 % à fin juillet 2025, contre 9,06 % un an plus tôt.

Cette évolution traduit un renchérissement du coût de financement des États, tout en maintenant l’intérêt des investisseurs pour ces instruments.

L’augmentation continue de l’encours des titres publics dans la zone Cemac reflète le besoin croissant de financement des États. Les banques spécialisées en valeurs du Trésor (SVT) interviennent pour satisfaire cette demande, séduites par des taux attractifs et un mécanisme de remboursement sécurisé mis en place par la BEAC.

Pourtant, ces SVT commencent à montrer des signes d’essoufflement face à l’ampleur de la demande. Le taux de couverture moyen des financements sur le marché des titres est passé de 71,81 % à seulement 6,40 % en glissement annuel à fin juillet 2025, selon les données de la banque centrale.

Selon les experts, cette situation est le résultat d’un double effet : la croissance continue de la demande des États et l’obligation pour les SVT de respecter les ratios prudentiels.

« Cette montée continue des créances nettes sur les États appelle à une vigilance accrue quant au risque d’éviction du secteur privé et de surexposition du système bancaire au risque souverain », avertit la BEAC dans son dernier rapport de politique monétaire, publié en septembre 2025.

Malgré la hausse des coûts et les contraintes de couverture, le marché des titres publics de la Cemac continue de constituer un outil crucial de financement pour les États, reflétant l’importance de maintenir un équilibre entre besoins souverains et solidité du système bancaire.

L’évolution de l’encours et des taux d’intérêt, ainsi que le suivi rigoureux des SVT et des ratios prudentiels, demeurent des paramètres essentiels pour évaluer la santé financière et la résilience du marché.

BRM

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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Simon Ngapandouetnbu en état de grâce : neuf arrêts et un nouveau clean sheet avec Montpellier !

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Simon Ngapandouetnbu a été l’un des grands artisans de la victoire de Montpellier face à Annecy (3-0), lors de la 11e journée de Ligue 2. […]

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« On donnera tout » : Yvana Yakana Makana mobilise les supporters avant le grand rendez-vous face au FUS Rabat

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Lekié FF à l’assaut de l’Afrique, Yvana Yakana Makana lance un appel fort aux supporters avant le choc face au FUS Rabat. Le compte à […]

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