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un mois d’éducation perdu dans le chaos du conflit anglophone

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un mois d’éducation perdu dans le chaos du conflit anglophone
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Après 35 jours de silence, les rues de Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest, en proie à des conflits, résonnent à nouveau au son des écoliers et des étudiants qui se rendent à l’école.

Mais derrière cette reprise scolaire apparemment prometteuse se cache une histoire plus profonde : celle de droits perdus, de peur et d’une génération qui paie le prix d’un conflit qu’elle ne contrôle pas.

Le confinement imposé par les séparatistes, qui a débuté le 8 septembre, date officielle de la reprise des cours au Cameroun, a paralysé la majeure partie des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pendant plus d’un mois, laissant les écoles fermées, les marchés vides et les moyens de subsistance détruits.

Avec la réouverture des salles de classe le 14 octobre, enseignants et élèves sont retournés en classe non seulement pour reprendre les cours, mais aussi pour s’atteler à la tâche ardue de rattraper quatre semaines scolaires perdues.

« Nous avons perdu un mois entier d’enseignement tandis que nos camarades des régions francophones ont continué à apprendre », a déclaré Comfort, enseignant dans le secondaire à Bamenda.

« Cela creuse le fossé éducatif et punit les enfants pour une lutte politique qu’ils n’ont pas initiée », a-t-elle ajouté.

Une violation du droit à l’éducation

Le confinement prolongé met en lumière l’une des violations des droits humains les plus persistantes dans les régions anglophones du Cameroun touchées par le conflit : le déni du droit des enfants à l’éducation.

En vertu de la Constitution camerounaise et de l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, tout enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire.

Pourtant, à Bamenda et dans d’autres régions des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ce droit a été systématiquement bafoué par les menaces, les incendies d’écoles et les confinements imposés par les groupes armés.

Les défenseurs des droits humains affirment que cette dernière fermeture marque un nouveau creux dans le conflit en cours. Les organisations humanitaires estiment que le confinement a aggravé l’insécurité alimentaire et perturbé l’accès aux soins de santé pour des milliers de personnes.

Silence du gouvernement et lassitude des citoyens

Alors que les autorités de Yaoundé ont condamné le confinement, peu de mesures ont été prises pour protéger les droits des civils touchés ou garantir l’accès aux services de base pendant cette période.

Les groupes de la société civile affirment que les acteurs étatiques et non étatiques sont responsables de la détérioration de la situation des droits humains.

Une génération en danger

Les experts en éducation avertissent que les fermetures répétées d’écoles risquent de laisser une « génération perdue » d’enfants aux résultats scolaires affaiblis et aux perspectives d’avenir limitées.

Avec la réouverture des écoles, les enseignants sont confrontés à l’urgence de réduire les cours, tandis que les élèves seront contraints de suivre des horaires très longs.

Au lever du soleil sur Bamenda ce matin, la vue des enfants se rendant à l’école à pied symbolisait la résilience. Mais tant que l’éducation ne sera pas véritablement préservée de la politique et de la violence, le retour à la normale dans la ville restera fragile et les droits humains de ses plus jeunes habitants, incertains.

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Cimenterie : CIMENCAM démontre son savoir-faire lors d’une visite institutionnelle à l’usine de Nomayos

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Cimenterie : CIMENCAM démontre son savoir-faire lors d’une visite institutionnelle à l’usine de Nomayos
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(CIMENCAM) – Les Cimenteries du Cameroun (CIMENCAM) veulent consolider leur position historique sur le marché camerounais du ciment. L’entreprise l’a réaffirmé le 27 juillet 2026, à l’occasion d’une visite institutionnelle de l’ambassadrice de Suisse et du consul du Maroc, représentant de l’ambassadeur du Maroc, sur le site de son usine de Nomayos, située en banlieue de Yaoundé.

Inaugurée en 2019 à la suite d’un investissement de plus de 29 milliards de FCFA, cette unité d’une capacité de production annoncée de 500 000 tonnes de ciment par an, a réussi à porter sa production jusqu’à 700 000 tonnes de ciment par an.

Ce produit est particulièrement recherché par les entreprises engagées dans les grands chantiers d’infrastructures, notamment les barrages hydroélectriques, les routes et les autoroutes.

Une demande nationale en progression

CIMENCAM fonde ses ambitions sur les perspectives de croissance du marché camerounais de la construction. Cette dynamique serait notamment portée par les grands projets d’infrastructures. Le déficit de logements constitue un autre moteur potentiel de la consommation. D’après CIMENCAM, la consommation de ciment au Cameroun connaîtra une augmentation d’ici 2031, sous l’effet de la demande immobilière, de l’urbanisation et des besoins croissants en équipements et services publics.

Quatre unités industrielles pour couvrir le marché

Pour profiter de cette progression attendue de la demande, CIMENCAM entend s’appuyer sur ses quatre unités industrielles. Son dispositif comprend une station de broyage et une unité de production de mortiers implantées à Douala-Bonabéri, une station de broyage à Nomayos, ainsi qu’une cimenterie intégrée à Figuil.

Présente au Cameroun depuis 63 ans, l’entreprise a pour actionnaire majoritaire LafargeHolcim Maroc Afrique (LHMA), filiale du groupe Holcim.

CIMENCAM dispose par ailleurs d’un effectif stable de 375 collaborateurs répartis sur l’ensemble de ses sites, dont 14 % de femmes. Ces indicateurs sont présentés par la direction comme le résultat d’une politique de ressources humaines orientée vers la fidélisation des compétences et la continuité des activités industrielles.

Cap sur les matériaux préfabriqués

Pour soutenir son développement, CIMENCAM s’appuie sur l’expertise du groupe suisse Holcim, leader mondial des matériaux de construction dont elle est la filiale, ainsi que sur le savoir-faire de ses équipes. Cette double expertise permet à l’entreprise de renforcer ses capacités d’innovation, qui se traduit aujourd’hui par sa gamme variée de solutions de construction, dont le dernier né est le ciment MAXIBRIQ, dédié à la production des matériaux préfabriqués (parpaings, pavés, buses, etc.).

Cimencam 2

CIMENCAM travaille également au développement de nouveaux types de ciment destinés à réduire les émissions de CO₂ et à améliorer l’empreinte environnementale du secteur de la construction.

Pour l’ambassadrice de Suisse au Cameroun, Natalie Kohli, l’entreprise incarne plusieurs principes auxquels son pays est attaché.

« L’innovation et la qualité sont des valeurs qui sont chères à la Suisse.», a-t-elle déclaré.

Une entreprise stratégique pour la sous-région

De son côté, Mohamed Mizri, consul du Royaume du Maroc à Yaoundé et représentant de l’ambassadeur du Royaume du Maroc, a présenté CIMENCAM comme une entreprise stratégique pour le développement du Cameroun et de plusieurs marchés voisins, notamment le Tchad, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale.

Il a salué la progression de l’entreprise, ainsi que ses efforts pour se conformer progressivement aux standards internationaux en matière de sécurité et de protection de l’environnement.

Selon le directeur général de CIMENCAM, Rachid Yousry, la visite des deux diplomates a permis de présenter les innovations de l’entreprise, mais aussi ses actions en matière de responsabilité sociétale et de développement durable.

La Suisse et le Maroc constituent, selon lui, deux références dont CIMENCAM entend s’inspirer, compte tenu de leurs avancées dans ces domaines.

Le capital de CIMENCAM est détenu en majorité par LafargeHolcim Maroc Afrique, par l’État camerounais à travers la Société nationale d’investissement, et par les collaborateurs de l’entreprise.

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