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BILAN 2018-2025 – André Siaka : « Le changement le plus significatif est l’émergence d’une classe d’entrepreneurs nationaux »

(Investir au Cameroun) – Ancien directeur général des Brasseries du Cameroun, André Siaka a accompagné l’évolution du secteur privé à un moment charnière de son histoire. Il s’investit aujourd’hui dans le mentorat de jeunes entrepreneurs et dans l’appui aux initiatives privées émergentes. Ce parcours, de la gestion d’une multinationale locale à l’accompagnement des générations suivantes, lui donne une vision transversale des transformations économiques. Dans cet entretien, il a évoqué l’évolution de l’économie sur la dernière décennie, les dynamiques du secteur privé, les réponses apportées aux crises internationales, ainsi que les perspectives de diversification et d’industrialisation.
Investir au Cameroun : Fort de votre expérience exceptionnelle à la tête des Brasseries du Cameroun et de votre connaissance approfondie du secteur privé, comment évaluez-vous l’évolution de l’économie camerounaise au cours de la dernière décennie ? Quelles sont les transformations les plus marquantes que vous avez observées ?
André Siaka : Le Cameroun a la particularité d’avoir un potentiel humain remarquable, des matières premières variées et une économie diversifiée. C’est ce qui explique la résilience dont notre économie a fait preuve durant la dernière décennie face à des chocs exogènes (Covid-19, guerre russo-ukrainienne) et des défis internes (crises sécuritaires dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ainsi que dans la partie septentrionale de notre pays).
« Le Cameroun a la particularité d’avoir un potentiel humain remarquable, des matières premières variées et une économie diversifiée. »
Il en est résulté une croissance modérée du PIB sur la période, entre 3% et 4%, en dessous du potentiel réel du Cameroun.
S’agissant des transformations marquantes, je pourrai citer :
- le développement de certaines infrastructures : le port de Kribi, les barrages hydroélectriques, les grands projets d’infrastructures routières, etc. Une mention particulière pour la modernisation du Port autonome de Douala dont les capacités et la compétitivité ont été largement améliorées.
- la montée de l’entreprenariat jeune et du numérique
- la diversification vers les services : dynamisme du commerce, des finances, des télécommunications, etc.
- la baisse relative du poids pétrolier
Toutefois, il faut déplorer les faiblesses structurelles persistantes (gouvernance, accès au crédit, marché informel, infrastructures routières, etc…) qui constituent un frein à l’émergence et la croissance économique.
Investir au Cameroun : En tant que leader ayant dirigé l’une des plus importantes entreprises privées du pays, quelles dynamiques positives avez-vous constatées dans le secteur privé camerounais depuis 2018 ? Comment le tissu entrepreneurial a-t-il évolué et quels facteurs ont contribué à cette évolution ?
André Siaka : Le dynamisme du secteur privé camerounais remonte à bien plus longtemps que 2018. La résilience est également et surtout celle des acteurs économiques qui font preuve d’imagination et d’ingéniosité dans des domaines divers.
« Le Cameroun a la particularité d’avoirun potentiel humain remarquable. »
Il faut relever pour s’en féliciter le développement de la grande distribution. Bien que cela paraisse paradoxal dans un contexte de morosité, le dynamisme de la grande distribution est un indicateur de la constitution d’une classe moyenne, celle qui a du pouvoir d’achat et qui constitue une demande solvable.
Bien que l’accès au financement soit structurellement un facteur limitant, le secteur bancaire est en progression grâce entre autres à l’intervention de l’Etat qui a sauvé deux banques (CBC et NFC).
« Le secteur bancaire est en progression grâce entre autres à l’intervention de l’Etat qui a sauvé deux banques (CBC et NFC) »
L’entrée en service du barrage de Nachtigal avec ses 420 MW a permis la réduction du déficit de l’offre de l’énergie électrique, mais ce déficit reste important et les entreprises comme les ménages d’ailleurs en pâtissent.
L’accroissement de la capacité de production du ciment (12,7 millions de tonnes projetés à fin 2025 contre moins de 3 millions de tonnes il y a dix ans) est un indicateur du dynamisme du secteur du bâtiment et des travaux publics même si le déficit en infrastructures reste un handicap.
Pour terminer, je mentionnerai :
- L’essor de l’entrepreunariat, notamment porté par une jeunesse de plus en plus formée, innovante et tournée vers le numérique.
- La digitalisation croissante de l’administration : procédures de création d’entreprises, services fiscaux, prestations de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale, etc….
Investir au Cameroun : Quelles leçons managériales tirez-vous de cette capacité d’adaptation ?
André Siaka : J’ai déjà évoqué largement ce sujet précédemment. Je peux juste compléter en citant 2 cas : Malgré les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse de l’inflation créées par les chocs majeurs que vous citez, de nombreuses entreprises ont su s’adapter en diversifiant leurs sources d’approvionnement, en digitalisant leurs services et en adoptant des modèles économiques plus flexibles.
Plusieurs PME ont renforcé leur ancrage local en valorisant les circuits courts et les produits « Made in Cameroon », réduisant ainsi leur dépendance aux importations.
« Plusieurs PME ont renforcé leur ancrage local en valorisant les circuits courts et les produits « Made in Cameroon », réduisant ainsi leur dépendance aux importations. »
Ces expériences ont révélé l’importance de l’agilité managériale, de la gestion proactive des risques et de l’innovation. Les dirigeants ont appris à anticiper les crises et à investir dans la formation continue du personnel.
Investir au Cameroun : Quels sont les changements positifs les plus significatifs que vous avez observés dans l’environnement des affaires camerounais ? Comment ces évolutions ont-elles impacté la performance et la compétitivité des entreprises locales ?
André Siaka : Le changement le plus significatif est l’émergence d’une classe d’entrepreneurs nationaux dans pratiquement tous les secteurs. Ces femmes et hommes sont pétris d’imagination et se battent dans un environnement très contraignant notamment au plan international. Pour la plupart, ils constituent ce qui est convenu d’appeler les Champions Nationaux et qui méritent toutes les attentions des pouvoirs publics.
« Ces femmes et hommes sont pétris d’imagination et se battent dans un environnement très contraignant notamment au plan international.»
Le numérique constitue également un changement significatif. Son corolaire qu’est la digitalisation est porteur de transformation structurelle. Certes le coût d’accès à internet reste élevé et la fourniture en énergie électrique handicapante, mais la transformation est irréversible. Elle est porteuse d’amélioration de la productivité et de la compétitivité des entreprises et des entités publiques notamment en ce qui concerne le traitement de l’information et l’accès à des bases de données.
Investir au Cameroun : Vous avez été témoin mais surtout un acteur important dans l’évolution du dialogue public-privé au Cameroun. Comment évaluez-vous les progrès réalisés dans l’amélioration du climat des affaires ? Quels sont les acquis tangibles et les domaines qui nécessitent encore des efforts ?
André Siaka : Le dialogue public-privé connaît depuis quelques années des hauts et des bas. Pourtant c’est l’un des domaines où le Cameroun avait connu des avancées indéniables. Les acquis n’ont hélas pas été préservés. Il est urgent que les fils du dialogue soient renoués et que le partenariat soit plus structuré.
S’agissant du climat des affaires, c’est un vaste chantier qui nécessite un dialogue franc et constructif entre l’Etat et le secteur privé. L’essor de l’économie camerounaise en dépend.
Investir au Cameroun : Le Cameroun a entrepris une transformation ambitieuse de son tissu industriel avec des projets comme le port de Kribi, les barrages hydroélectriques et la modernisation des infrastructures. Quel impact ces réalisations ont-elles eu sur le secteur privé et les opportunités d’affaires ?
André Siaka : Le port de Kribi affiche des ambitions qui vont au-delà du Cameroun pour se positionner comme un hub sur la côte Atlantique où la concurrence est rude. Nous ne pouvons que nous en réjouir en tant que Camerounais. Mais pour que cette plateforme portuaire joue pleinement son rôle, elle doit être desservie par des infrastructures de transport (routes et chemin de fer) à la hauteur des performances attendues.
Il faut également relever l’important projet qui se met en place du côté de la Dibamba avec la construction de la zone industrialo-portuaire et qui va permettre de désengorger le port de Douala et stimuler l’activité économique. C’est un vaste projet de plusieurs centaines de milliards de FCFA dont le Port Autonome de Douala est maître d’ouvrage.
S’agissant des barrages hydroélectriques que vous évoquez, des avancées remarquables ont été réalisées mais beaucoup reste à faire.
Enfin, en ce qui concerne les infrastructures, des avancées notables ont été constatées. Un accent particulier doit cependant être mis sur l’entretien du réseau existant dont l’état laisse parfois à désirer.
Investir au Cameroun : Votre engagement actuel auprès des jeunes entrepreneurs vous donne une perspective unique sur la nouvelle génération d’acteurs économiques. Comment caractérisez-vous cette nouvelle génération d’entrepreneurs ? Quels sont leurs atouts et leurs défis spécifiques ?
André Siaka : Vous savez, nous vivons des temps de mutations globales, marqués par de nombreux défis et d’incommensurables opportunités. L’un des principaux défis planétaires c’est l’emploi.
Dans un tel contexte, l’entrepreneuriat se présente comme une alternative salutaire. La nouvelle génération d’acteurs économiques à laquelle vous faites allusion s’inscrit dans la mouvance planétaire dont l’un des atouts est le numérique qui s’invite à tous les secteurs. L’une des caractéristiques du numérique est qu’il fait partie de ce qu’on appelle les biens communs.
« Le jeune entrepreneur à Douala est pratiquement logé à la même enseigne que celui de Hong Kong ou d’Ottawa. Sauf que celui de Douala, aussi doué et innovant soit-il, est pénalisé par des problèmes structurels. »
Le jeune entrepreneur à Douala est pratiquement logé à la même enseigne que celui de Hong Kong ou d’Ottawa. Sauf que celui de Douala, aussi doué et innovant soit-il, est pénalisé par des problèmes structurels tels que le coût et la fiabilité de la connectivité, l’accès au financement, la fiscalité, le cadre règlementaire, les infrastructures etc.
Investir au Cameroun : En tant qu’observateur avisé de l’économie camerounaise, quelles sont les évolutions et tendances qu’il faudrait surveiller attentivement dans les années à venir ? Quels signaux vous semblent particulièrement importants pour l’avenir du secteur privé ?
André Siaka : Plusieurs tendances clé méritent une attention particulière pour anticiper l’évolution du secteur privé camerounais.
- La digitalisation croissante de l’économie, avec l’essor du e-commerce, des fintechs et de l’intelligence artificielle, transformera profondément les modèles d’affaires
- La transition énergétique et les enjeux liés au développement durable offriront de nouvelles opportunités, notamment dans les énergies renouvelables et l’agriculture durable
- L’intégration sous-régionale, notamment à travers la ZLECAf (zone de libre échange continentale africaine), constituera un levier pour l’expansion des entreprises locales vers de nouveaux marchés
- Enfin, la montée de la jeunesse entrepreneuriale, les innovations technologiques et les dynamiques de formation professionnelle seront déterminants pour renforcer la compétitivité du tissu économique.
- La capacité à s’adapter restera un facteur clé de résilience.
Investir au Cameroun : Malgré les progrès observés, quels défis structurels persistent dans l’économie camerounaise ? Comment le secteur privé peut-il contribuer à surmonter ces obstacles et transformer ces défis en opportunités ?
André Siaka : Malgré les avancées, l’économie camerounaise reste confrontée à plusieurs défis structurels : lourdeurs administratives, fiscalité complexe, faible accès au financement, insuffisance des infrastructures rurales, et une forte dépendance aux exportations de matières premières. Le chômage des jeunes et l’inadéquation formation-emploi freinent également la productivité. De plus, la lenteur des réformes structurelles et la corruption affectent la confiance des investisseurs.
Le secteur privé peut jouer un rôle clé en innovant dans les services financiers (fintechs), en développant des solutions adaptées aux PME, et en investissant dans des filières locales à forte valeur ajoutée (agro-industrie, numérique, énergies renouvelables). En renforçant les partenariats public-privé, il peut contribuer à améliorer les infrastructures, l’employabilité et l’environnement des affaires. En transformant les contraintes (ex. déficit énergétique) en opportunités d’investissement, le secteur privé peut devenir un moteur de croissance inclusive, de diversification économique et de transformation structurelle à long terme.
Investir au Cameroun : À l’horizon 2030-2035, quelle est votre vision pour le secteur privé camerounais ? Quelles sont vos recommandations stratégiques pour que les entreprises camerounaises puissent pleinement contribuer à l’émergence économique du pays ?
André Siaka : Ma vision s’inscrit naturellement dans les objectifs de la SND30 tout en prenant en compte les innovations majeures intervenues depuis son adoption, en particulier le développement de l’entreprenariat jeune et l’intelligence artificielle.
Pour jouer pleinement son rôle, à l’instar de ce qui se fait dans les pays émergents ou en voie de l’être, le secteur privé, uni dans sa diversité, devrait travailler main dans la main avec le Gouvernement pour faire face aux défis qui freinent la croissance économique de notre pays, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.
« Le secteur privé, uni dans sa diversité, devrait travailler main dans la main avec le Gouvernement pour faire face aux défis qui freinent la croissance économique de notre pays, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas. »
Sans prétendre à l’exhaustivité, voici quelques recommandations pour nos entreprises :
- Renforcer la compétitivité et l’innovation ; l’innovation, notamment les services, l’agro-industrie et le numérique, est essentielle pour créer de la valeur ajoutée
- Améliorer la gouvernance interne: une gestion transparente, fondée sur des pratiques managériales modernes et orientée vers la performance, est essentielle pour gagner la confiance des clients, des partenaires et des investisseurs
- S’ancrer dans les chaînes de valeur régionales: tirer parti de la ZLECAf pour élargir leur présence sur les marchés africains, tout en renforçant la transformation locale des ressources.
- Adopter une vision durable: intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans la stratégie de l’entreprise pour assurer une croissance inclusive et résilience.
Ainsi, le secteur privé, dans le cadre de ce dialogue constructif avec le Gouvernement, pourra contribuer efficacement à l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.
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« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »

Les incidents survenus au Lycée Technique Bilingue de Nsam, à Yaoundé, et les précédents troubles enregistrés au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe illustrent, selon l’observateur politique Jean-Paul Ntsengue, la capacité d’un incident ponctuel à déclencher une mobilisation collective lorsque les frustrations sociales se sont accumulées.
Dans une tribune intitulée « De la frustration collective à la contestation de l’ordre établi : il suffit d’une étincelle ! », Jean Paul Ntsengue estime que ces événements doivent être considérés comme des signaux d’alerte sur les tensions qui traversent la société camerounaise.
L’auteur rappelle que, dans le cas du Lycée Technique Bilingue de Nsam, des sanctions disciplinaires liées à la coiffure des élèves auraient précédé les violences. À Etoug-Ebe, il évoque une décision de fermeture du portail à 7 heures, qui aurait provoqué la colère d’élèves arrivés en retard avant de s’étendre à une partie plus large de l’établissement.
Lire la tribune de Jean Paul Ntsengue :
DE LA FRUSTRATION COLLECTIVE À LA CONTESTATION DE L’ORDRE ÉTABLI : IL SUFFIT D’UNE ÉTINCELLE !
La plus grande leçon que nous devons retenir des incidents récents au Lycée Technique Bilingue de Nsam à Yaoundé et, il y a quelques années, au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe, c’est la rapidité avec laquelle une étincelle peut entraîner un embrasement général de la société. Dans le premier cas, le renvoi disciplinaire des élèves pour coiffure non conforme a abouti à un drame.
Dans le deuxième cas, la fermeture du portail à 7 h du matin sur ordre du proviseur a déclenché la colère des élèves retardataires puis de l’ensemble des élèves du lycée. Dans les deux cas, les deux proviseures (des dames) ont été prises pour cible, leurs véhicules et d’importantes infrastructures de ces établissements ont été vandalisés.
Ces exemples, auxquels j’ajoute la grande émeute estudiantine de décembre 1987 suite au retard dans le paiement de certaines bourses aux étudiants, sont des indicateurs sérieux qui renseignent sur la fragilité de l’ordre lorsque des frustrations accumulées au sein d’un corps social explosent à l’occasion d’un incident mineur. Car en réalité, tout part inévitablement d’un contexte de frustrations accumulées, d’injustices ressenties, de perte de confiance envers les autorités et d’événements déclencheurs qui transforment le mécontentement latent en mobilisation collective.
Depuis la Révolution française de 1789 aux soulèvements populaires contemporains, notamment la grève actuelle des lycéens en France, l’histoire montre que des événements parfois limités et anodins peuvent provoquer des mouvements d’une ampleur inattendue lorsqu’ils cristallisent des frustrations préexistantes.
Dans le contexte camerounais actuel, de nombreux ingrédients sont disponibles pour nous plonger tous dans « une sauce bien pimentée ». En effet, des scandales touchant la gouvernance, la sécurité nationale et la sûreté de l’État se multiplient devant nos yeux indifférents ou impuissants.
Il est urgent de soigner et de sauver la République car la répétition des émeutes de février 2008, « émeutes de la faim » selon le président Paul Biya lui-même, pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables dans un contexte de repli identitaire et de contestations politiques.
Jean-Paul Ntsengue
Observateur neutre et indépendant de la scène politique
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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.
En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.
Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.
Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.
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