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La quête urgente d’un nouveau buteur providentiel

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La quête urgente d’un nouveau buteur providentiel
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Le Cameroun cherche désespérément son héritier en attaque alors que la route vers le Mondial 2026 se complique.

L’heure est grave pour les Lions Indomptables. Alors que Vincent Aboubakar, jadis flamboyant et décisif, peine désormais à retrouver son aura d’antan sous le poids des années, le Cameroun se retrouve dans une situation critique : trouver son prochain leader offensif capable de porter l’attaque nationale sur ses épaules.

Une absence criante qui coûte cher

Le constat est implacable. Si le Cameroun se trouve actuellement en ballotage défavorable dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde 2026, c’est en grande partie à cause de ce vide béant en pointe de l’attaque. Cette individualité capable de décanter les situations compliquées, ce joueur autour duquel le jeu collectif des Lions peut se construire et s’épanouir, fait cruellement défaut.

La déconvenue au Cap-Vert en est la parfaite illustration. Sans ce leader charismatique et décisif en attaque, les Lions Indomptables ont montré leurs limites face à des défenses organisées. Les occasions se sont créées, certes, mais personne n’a su prendre le match à son compte dans les moments cruciaux.

Mbeumo : l’espoir déçu

On aurait pu légitimement fonder de grands espoirs sur Bryan Mbeumo, brillant en club en Premier League. Techniquement doué, rapide et efficace devant le but avec Brighton et maintenant avec Manchester United, l’attaquant semblait réunir tous les attributs du futur patron de l’attaque camerounaise.

Pourtant, ses performances sous le maillot national souffrent d’une carence flagrante : le manque de constance. Entre flashes de génie et passages à vide, Mbeumo n’a pas encore réussi à transposer son niveau de club sur la scène internationale. Cette irrégularité empêche le sélectionneur de bâtir un système de jeu stable autour de lui.

Une urgence absolue

Toutes les grandes nations du football possèdent ce joueur référence en attaque – celui qui inscrit le but de la victoire dans les dernières minutes, celui qui transforme une passe anodine en occasion franche, celui dont la simple présence sur le terrain rassure ses coéquipiers et inquiète les adversaires.

Le Cameroun, avec son riche patrimoine footballistique et son statut de cinq fois champion d’Afrique, ne peut se permettre de naviguer à vue plus longtemps. La fenêtre de qualification pour le Mondial 2026 se referme progressivement, et chaque match devient désormais une finale.

L’équipe technique doit urgemment identifier et façonner ce futur leader. Que ce soit en misant définitivement sur Mbeumo tout en travaillant sur sa régularité, en faisant émerger un jeune talent de la diaspora, ou en repositionnant tactiquement un joueur existant, une décision s’impose.

Car une chose est certaine : sans ce patron en attaque, les Lions Indomptables risquent de voir le Mondial 2026 leur passer sous le nez. Et pour une nation de football comme le Cameroun, ce serait un échec retentissant dont les conséquences dépasseraient largement le cadre sportif.

L’horloge tourne. Le Cameroun doit trouver son nouveau sauveur, et vite.

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Construction de la route Ebolowa-Akom 2-Kribi : les activités se poursuivent sur le terrain

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Alors que toutes les assurances ont été données par les bailleurs de fonds du projet, en ce qui concerne la mise en vigueur de l’accord […]

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe
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Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.

En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.

Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.

Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.

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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030

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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030
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(Investir au Cameroun) – La Déclaration de Yaoundé sur l’e-gouvernance et l’intelligence artificielle en Afrique, adoptée le 17 octobre 2026 à l’issue du salon E-Gov’A, propose aux États africains de tendre vers 100 % d’hébergement sur leur territoire des données publiques classifiées critiques ou souveraines à l’horizon 2030. Cette orientation pourrait ouvrir de nouveaux débouchés aux exploitants de datacenters et aux fournisseurs de services cloud, à condition d’être reprise dans les politiques nationales.

Le texte recommande aux administrations de privilégier l’hébergement national de leurs données. Lorsque les capacités locales sont insuffisantes et que la nature des informations le permet, il préconise le recours à des infrastructures installées dans un autre pays africain plutôt qu’à des prestataires hébergeant les données hors du continent. Cette préférence est résumée par le principe « Local First, African First ».

Pour les entreprises du secteur, une telle orientation pourrait se traduire par une augmentation de la demande de stockage, de sauvegarde, de traitement et de sécurisation des données administratives. La Déclaration encourage à cet effet les investissements publics et privés dans les centres de données, les capacités de calcul et les services cloud, ainsi que le développement d’infrastructures régionales mutualisées.

Au Cameroun, des capacités d’hébergement existent déjà

Le Cameroun dispose de plusieurs infrastructures susceptibles de répondre à une partie de ces besoins. L’opérateur public Camtel exploite notamment un datacenter à Zamengoé, près de Yaoundé, qui propose des services d’hébergement local. À Douala, l’entreprise ST Digital dispose également d’un centre de données destiné aux entreprises et aux administrations. Cette dernière infrastructure avait fait l’objet d’une visite de la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, en juillet 2025.

La Déclaration pourrait donc intéresser des opérateurs déjà présents sur le marché camerounais. Elle ne permet toutefois pas de déterminer si leurs capacités actuelles suffiraient à satisfaire un objectif d’hébergement national généralisé pour les données publiques critiques.

Pour mesurer les investissements nécessaires, il faudrait d’abord connaître le volume des données administratives concernées, leur localisation actuelle, leur sensibilité et les capacités techniques disponibles. Les éléments rendus publics par les organisateurs du salon ne fournissent pas ces informations. Ils ne comportent pas non plus d’enveloppe financière spécifique au Cameroun, ni de calendrier national de construction de nouveaux datacenters.

L’objectif de 2030 reste, à ce stade, une orientation proposée aux États. Son adoption au cours d’un salon professionnel ne crée pas, à elle seule, d’obligations nouvelles pour les administrations africaines. Chaque pays devrait définir les catégories de données soumises à des exigences de localisation et les conditions dans lesquelles des fournisseurs publics ou privés pourraient les héberger.

Au Cameroun, cette réflexion devra également tenir compte de la loi du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel. Celle-ci encadre le traitement des informations personnelles, notamment leurs transferts internationaux. La localisation des données publiques critiques soulève cependant une question plus large, puisqu’elle peut concerner des informations administratives qui ne sont pas nécessairement des données personnelles.

Pour les opérateurs de datacenters, l’ouverture éventuelle de nouveaux marchés dépendra ainsi des décisions de l’État en matière de classification des données, des budgets consacrés à leur hébergement et des exigences imposées aux prestataires. La déclaration ne constitue ni une attribution de marché ni une garantie de revenus supplémentaires pour les entreprises du secteur.

Un observatoire annoncé pour suivre les engagements

La Déclaration de Yaoundé prévoit également la création d’un Observatoire de l’e-gouvernement et de l’intelligence artificielle en Afrique. Son secrétariat permanent doit être assuré conjointement par Smart Click Africa et Digital Business Africa, les deux organisateurs d’E-Gov’A.

Cette structure aura notamment pour mission de développer un baromètre africain de l’e-gouvernance et de l’intelligence artificielle, de publier un rapport annuel et de dresser une cartographie des services publics numériques et des infrastructures associées. Les gouvernements, administrations et organisations adhérant à la Déclaration seront encouragés à retenir jusqu’à trois engagements mesurables avant la prochaine édition du salon.

Ce dispositif devrait permettre de suivre les initiatives nationales, mais les organisateurs n’ont pas encore présenté, dans leur communication publiée le 21 octobre, de portefeuille d’investissements ou de marchés publics permettant de chiffrer les retombées de l’objectif de 2030 pour les exploitants de datacenters.

Ludovic Amara

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