Actualités locales
Sodecoton : 500 millions FCFA de dividendes en 2024, sur fond de forte croissance et de recentrage de l’État

(Investir au Cameroun) – Réunis le 7 juillet à Sangmélima, les actionnaires de la Société de développement du coton du Cameroun (Sodecoton) ont approuvé la distribution de 500 millions FCFA de dividendes au titre de l’exercice 2024, selon des informations obtenues par Investir au Cameroun. Le rapport des commissaires aux comptes consulté par le même média rappelle que les dividendes versés à l’État du Cameroun et à l’ex-actionnaire français Geocoton pour les exercices 2021 à 2023 atteignent 1,45 milliard FCFA.
Dans le détail, l’État, actionnaire majoritaire, a capté 1,33 milliard FCFA : 835 millions pour 2021, puis 246,3 millions en 2022 et 246,3 millions en 2023. Geocoton, totalement retiré du capital, n’a perçu que 127,5 millions FCFA au titre de 2023, après deux années sans distribution.
Cette décision intervient au terme d’un exercice particulièrement performant. Présenté en assemblée générale — en présence de représentants du ministère des Finances (pour le compte de l’État), de la SMIC du milliardaire Baba Ahmadou Danpullo, ainsi que du top management —, le rapport fait état d’un chiffre d’affaires de 223,3 milliards FCFA, en hausse de 30 % par rapport à 2023 (171,1 milliards). Le résultat net bondit à 5,49 milliards FCFA (contre 3,4 milliards un an plus tôt), tandis que les capitaux propres progressent d’environ 5 milliards pour atteindre 21,5 milliards FCFA. À titre indicatif, le coupon de 500 millions équivaut à environ 9 % du bénéfice net 2024, signalant une politique de distribution mesurée, compatible avec un renforcement des fonds propres.
Gouvernance : l’État reprend la main
Le retrait de Geocoton marque un tournant dans la gouvernance. En rachetant 30 % du capital pour 46 milliards FCFA, l’État a porté sa participation de 59 % à 89 %. Le solde, 11 %, est détenu par Baba Ahmadou Danpullo (via la SMIC), qui a engagé des discussions pour céder ses parts restantes.
Ce recentrage public, tout en sécurisant la trajectoire industrielle de la Sodecoton, s’inscrit dans une séquence d’optimisation de la performance : clarification de l’actionnariat, conservation de la capacité d’investissement, et signal envoyé aux filières d’amont (producteurs) comme d’aval (huile, aliments pour bétail) sur la stabilité de l’opérateur pivot du coton camerounais.
Le contrôle renforcé de l’État n’a pas vocation à durer sous cette forme. Le gouvernement prévoit de réintroduire une partie du capital de la Sodecoton sur le marché financier régional via la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac). Inscrite depuis août 2022 dans la liste des entreprises publiques appelées à s’ouvrir au privé, la Sodecoton est au cœur d’une stratégie nationale de modernisation de la gestion des sociétés d’État et de dynamisation du marché financier sous-régional.
À terme, l’opération doit attirer de nouveaux investisseurs, diversifier les sources de financement et consolider le rôle de l’entreprise dans le développement rural du Septentrion. Dans un contexte de volatilité des coûts et des marchés, l’équilibre visé est clair : maintenir une rentabilité capable de soutenir l’investissement (égrenage, logistique, produits transformés) tout en distribuant un dividende qui signale la solidité retrouvée du modèle.
Amina Malloum
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Soutien à Paul Biya : enjeux de la vice-présidence

«Le 29 juin 2026, le ministre des Finances a fait une sortie médiatique explosive concernant la réhabilitation de la Sonara. Cette intervention fait suite à un article de Jeune Afrique qui replace le ministre des Finances au centre de la course à la succession», analyse Michel Njilo.
Pour ce confrère de Construire Ensemble, le ministre des Finances est ainsi remis au cœur de la compétition après une «campagne de sabotage initiée par le journal panafricain Jeune Afrique contre Franck Biya». «Pourquoi de telles attaques de Jeune Afrique contre Franck Biya ?», questionne-t-il.
«Dans un article incendiaire, Jeune Afrique a véhiculé des informations sur le rejet d’une probable candidature de Franck Biya par l’élite Bulu, en affirmant que la jeunesse du Sud serait hostile à sa candidature. Mais en réalité, Franck Biya fait de plus en plus peur aux autres postulants à la vice-présidence. Selon certaines révélations issues des couloirs de Genève, avant son départ pour la Suisse, le président de la République faisait face à deux propositions de vice-présidence et de gouvernement : une de la Première dame avec le DCC Adjoint, et une seconde du Secrétariat général à la présidence avec le SGPR. Non seulement le président n’a donné aucune suite favorable à ces propositions, mais il aurait également contourné le dispositif habituel de voyage pour son départ en Suisse, où des séances de travail avec Franck Biya étaient annoncées», commente Albin Njilo.
Franck Biya possède-t-il des entreprises fictives aurifères ?
«Ce mardi, des lanceurs d’alerte, notamment Boris Bertolt, ont publié des accusations visant à impliquer Franck Biya dans un scandale de trafic d’or. C’est une preuve de plus qu’au sein de l’État profond, la bataille finale est engagée. Les rebondissements et les révélations sur l’assassinat de Martinez Zogo, ainsi que les scandales de pillage d’or actuellement examinés par le TCS (Tribunal Criminel Spécial) et suivis de près par le président Biya, sont, pour les observateurs avertis, des mécanismes qui conduiront à la déchéance fonctionnelle de plusieurs pontes du régime parmi les prétendants à la vice-présidence. Plus le temps passe, plus la désignation du vice-président et le remaniement ministériel tardent, et plus les scandales éclatent, exposant ceux qui nourrissent un appétit féroce pour le pouvoir», informe notre confrère.
Pour lui, cette attente constitue donc des risques potentiels pour la sécurité du président de la République. « En effet, après l’affaire Martinez Zogo qui a révélé les accointances entre la DSP et l’homme d’affaires Amougou Belinga, le président de la République se serait tourné vers le BIR. Le commandant de la GP (Garde Présidentielle) aurait ainsi quitté Melen pour s’installer dans un bureau au palais d’Etoudi. Le BIR est une unité d’élite de l’armée camerounaise, utilisée par le président Paul Biya pour les questions de défense de la souveraineté nationale», ajoute Albin Njilo.
«Depuis son dernier voyage avorté grâce aux informations de l’ambassade des États-Unis, les renseignements américains — qui suivent de près la situation au Cameroun et maîtrisent les risques de déstabilisation en l’absence d’une succession établie par Paul Biya — lui auraient demandé de limiter ses déplacements pour des raisons de sécurité. Donald Trump est désormais impliqué dans la sécurité du président Paul Biya. Il y a quelques temps, dans la plus grande discrétion tel que rapportait Jeune Afrique, un jet privé avait atterri au Cameroun, sur le tarmac de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen avec à son bord, William Joseph Burns, directeur de la CIA et homme clé de l’appareil sécuritaire américain. Quelques heures plus tard il rencontrait les très hauts responsables des renseignements camerounais. Au regard de ces événements, il est clair que le président Paul Biya, contrairement aux rumeurs, garde la maîtrise de tous les dossiers. Conscient de la bataille des clans, il doit plus que jamais veiller à sa sécurité, car lui seul est capable de garantir aux Camerounais une alternance pacifique», conclut Albin Njilo de Construire Ensemble.
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Jacques Bertrang Mang : Arrestation et Injustice

L’activiste Jacques Bertrand Mang affirme que cela a été fait « en toute injustice ».
C’est sur sa page Facebook, que l’activiste et ancien militant du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) Jacques Bertrand Mang a donné de ses nouvelles à ses followers.
« En toute Injustice j’ai été mis sous mandat de dépôt et écroué ce soir à la prison centrale de NEW BELL ! Je reviens plus FORT ! Aucune Dictature n’est ÉTERNELLE ! », peut-on lire dans sa publication.
Il convient de rappeler que des voix se lèvent pour demander la libération de l’activiste de Jacques Bertrand Mang. Dans un communiqué rendu public, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) de Patricia Tomaino Ndam Njoya a réagi en condamnant les présumés actes de torture commis sur ce dernier. Le parti de l’opposition appelle au respect de ses droits. Prenant sa défense, il appelle les autorités à « faire toute la lumière sur ce qui se dit » et rappelle que comme tout citoyen, l’homme « connu pour ses prises de position sur les injustices sociales… à droit au respect de sa dignité ».
Me Alice Nkom dans une sortie affirme avoir rendu visite à Jacques Bertrand Mang. Elle déclare accorder du crédit à tout ce que le mis en cause lui a rapporté.
« Selon son témoignage, le policier qui l’a interpellé aurait déchiré ses propres vêtements afin de se créer un motif pour le retenir. Il m’a également indiqué que son traitement médical, indispensable pour éviter une dégradation de son état psychologique, lui serait refusé…Je n’ai, à ce jour, aucune raison de douter de la parole de mon fils, que j’ai toujours connu comme un homme profondément sincère. Je tiens donc à lui exprimer publiquement tout mon soutien et à lui assurer que je resterai à ses côtés aussi longtemps que nécessaire. Cette arrestation est-elle liée à son combat contre la corruption ? À ce stade, je n’ai pas la réponse. Mais la question mérite d’être posée et reste pleinement ouverte », a écrit l’avocate.
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Un homme de 61 ans retrouvé mort

Le corps sans vie d’un homme de 61 ans a été découvert mercredi matin sur les berges d’une rivière à Ekangté, dans l’arrondissement de Nkongsamba II. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances du drame.
La ville de Nkongsamba s’est réveillée sous le choc après la découverte, mercredi 1er juillet aux environs de 6 heures, du corps sans vie de Michel Tekougoum, 61 ans, sur les berges d’une rivière au quartier Ekangté, CRTV Bloc 4, dans l’arrondissement de Nkongsamba II, à proximité de la route nationale n°5.
La macabre découverte a été faite par des femmes venues effectuer leur lessive. Informé de la situation, le chef de quartier a immédiatement alerté les autorités compétentes. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance du Moungo, accompagné des forces de maintien de l’ordre et d’un médecin légiste, s’est rendu sur les lieux pour les constatations d’usage.
Selon les premiers éléments recueillis, la victime souffrait de crises d’épilepsie et fréquentait régulièrement cette rivière pour s’y baigner. Toutefois, les circonstances exactes de son décès restent à établir. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes de cette mort et de lever toute zone d’ombre autour de ce drame.
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