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Soutien à Paul Biya : enjeux de la vice-présidence

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Soutien à Paul Biya : enjeux de la vice-présidence
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​«Le 29 juin 2026, le ministre des Finances a fait une sortie médiatique explosive concernant la réhabilitation de la Sonara. Cette intervention fait suite à un article de Jeune Afrique qui replace le ministre des Finances au centre de la course à la succession», analyse Michel Njilo.

​Pour ce confrère de Construire Ensemble, le ministre des Finances est ainsi remis au cœur de la compétition après une «campagne de sabotage initiée par le journal panafricain Jeune Afrique contre Franck Biya». «Pourquoi de telles attaques de Jeune Afrique contre Franck Biya ?», questionne-t-il.

​«Dans un article incendiaire, Jeune Afrique a véhiculé des informations sur le rejet d’une probable candidature de Franck Biya par l’élite Bulu, en affirmant que la jeunesse du Sud serait hostile à sa candidature. Mais en réalité, Franck Biya fait de plus en plus peur aux autres postulants à la vice-présidence. Selon certaines révélations issues des couloirs de Genève, avant son départ pour la Suisse, le président de la République faisait face à deux propositions de vice-présidence et de gouvernement : une de la Première dame avec le DCC Adjoint, et une seconde du Secrétariat général à la présidence avec le SGPR. Non seulement le président n’a donné aucune suite favorable à ces propositions, mais il aurait également contourné le dispositif habituel de voyage pour son départ en Suisse, où des séances de travail avec Franck Biya étaient annoncées», commente Albin Njilo.

Franck Biya possède-t-il des entreprises fictives aurifères ?

​«Ce mardi, des lanceurs d’alerte, notamment Boris Bertolt, ont publié des accusations visant à impliquer Franck Biya dans un scandale de trafic d’or. C’est une preuve de plus qu’au sein de l’État profond, la bataille finale est engagée. Les rebondissements et les révélations sur l’assassinat de Martinez Zogo, ainsi que les scandales de pillage d’or actuellement examinés par le TCS (Tribunal Criminel Spécial) et suivis de près par le président Biya, sont, pour les observateurs avertis, des mécanismes qui conduiront à la déchéance fonctionnelle de plusieurs pontes du régime parmi les prétendants à la vice-présidence. Plus le temps passe, plus la désignation du vice-président et le remaniement ministériel tardent, et plus les scandales éclatent, exposant ceux qui nourrissent un appétit féroce pour le pouvoir», informe notre confrère.

​Pour lui, cette attente constitue donc des risques potentiels pour la sécurité du président de la République. « En effet, après l’affaire Martinez Zogo qui a révélé les accointances entre la DSP et l’homme d’affaires Amougou Belinga, le président de la République se serait tourné vers le BIR. Le commandant de la GP (Garde Présidentielle) aurait ainsi quitté Melen pour s’installer dans un bureau au palais d’Etoudi. Le BIR est une unité d’élite de l’armée camerounaise, utilisée par le président Paul Biya pour les questions de défense de la souveraineté nationale», ajoute Albin Njilo.

«Depuis son dernier voyage avorté grâce aux informations de l’ambassade des États-Unis, les renseignements américains — qui suivent de près la situation au Cameroun et maîtrisent les risques de déstabilisation en l’absence d’une succession établie par Paul Biya — lui auraient demandé de limiter ses déplacements pour des raisons de sécurité. Donald Trump est désormais impliqué dans la sécurité du président Paul Biya. Il y a quelques temps, dans la plus grande discrétion tel que rapportait Jeune Afrique, un jet privé avait atterri au Cameroun, sur le tarmac de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen avec à son bord, William Joseph Burns, directeur de la CIA et homme clé de l’appareil sécuritaire américain. Quelques heures plus tard il rencontrait les très hauts responsables des renseignements camerounais. Au regard de ces événements, il est clair que le président Paul Biya, contrairement aux rumeurs, garde la maîtrise de tous les dossiers. Conscient de la bataille des clans, il doit plus que jamais veiller à sa sécurité, car lui seul est capable de garantir aux Camerounais une alternance pacifique», conclut Albin Njilo de Construire Ensemble.

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Fichier solde : les salaires de 5 971 agents publics soupçonnés d’émigration redirigés vers le Trésor

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Fichier solde : les salaires de 5 971 agents publics soupçonnés d’émigration redirigés vers le Trésor
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(Investir au Cameroun) – Les salaires des mois de septembre et octobre 2026 de 5 971 agents publics camerounais considérés comme résidant toujours à l’étranger seront affectés à la Trésorerie-Paierie Générale de Yaoundé I, au lieu d’être virés suivant le circuit habituel. La mesure, annoncée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, dans un communiqué signé le 15 septembre, vise à vérifier la situation administrative de ces personnels avant le maintien ou la suspension de leur rémunération.

Selon le ministère des Finances, les 5 971 agents ont été identifiés après exploitation des données sur les mouvements des personnes aux frontières et des clarifications transmises par leurs administrations d’emploi. Ces informations conduisent encore l’administration à les considérer comme ne résidant plus au Cameroun.

La réaffectation de leurs rémunérations à la Trésorerie-Paierie Générale constitue toutefois une mesure conservatoire. Les agents concernés ne sont pas, à ce stade, automatiquement privés de leur salaire. Pour obtenir le paiement, ils doivent se présenter à la Direction de la dépense de personnel et des pensions du ministère des Finances et justifier leur situation.

Ils doivent notamment fournir une photocopie de leur passeport, un justificatif du motif de leur voyage à l’étranger et une attestation de présence effective au poste datant de moins de trois mois.

«Ces pièces permettront aux services compétents de procéder à l’examen de la situation administrative de l’intéressé et, le cas échéant, de lui délivrer le quitus nécessaire à la perception de sa rémunération auprès de la Trésorerie-Paierie Générale de Yaoundé I», indique Louis Paul Motazé.

Suspension des salaires après le 31 octobre

Le ministère fixe au 31 octobre 2026 la date limite de régularisation. Au-delà, les agents qui n’auront pas justifié leur situation administrative seront considérés comme ayant abandonné leur poste.

«Passé le 31 octobre 2026, les agents concernés qui n’auraient pas pu justifier leur situation administrative seront considérés comme ayant abandonné leur poste de travail et leur rémunération sera suspendue du fichier solde de l’État, conformément aux mesures d’assainissement en vigueur», prévient le ministre des Finances.

Le communiqué ne précise ni la masse salariale mensuelle correspondant aux 5 971 agents ni l’économie que pourrait réaliser l’État si une partie d’entre eux était finalement exclue du fichier solde. Il n’indique pas non plus leur répartition par administration ou par corps de métier.

Cette nouvelle vérification prolonge des contrôles fondés sur les mouvements transfrontaliers déjà engagés par le ministère des Finances. En février 2026, 3 442 personnels du ministère des Enseignements secondaires avaient notamment été sommés de justifier leur présence effective à leur poste après exploitation d’informations relatives à leurs déplacements hors du Cameroun.

Près de 6 000 radiations déjà prononcées dans le cadre du Coppe

Le dispositif s’inscrit plus largement dans l’assainissement du fichier solde engagé avec le Comptage physique des personnels de l’État (Coppe), lancé en 2018 afin d’identifier les agents continuant d’émarger au budget de l’État malgré une absence non justifiée, une démission ou d’autres situations administratives irrégulières.

Selon le ministère des Finances, cette opération a permis d’identifier et de retirer du fichier solde environ 10 000 agents publics fictifs, pour une économie budgétaire évaluée à environ 30 milliards de FCFA par an.

Le 27 novembre 2025 devant l’Assemblée nationale, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Lé, avait indiqué que 5 936 agents avaient déjà été radiés des effectifs de l’État à l’issue du traitement des dossiers liés au Coppe. Ce total comprenait 2 965 fonctionnaires révoqués et 2 971 agents relevant du Code du travail licenciés.

La procédure visant les 5 971 agents identifiés à partir des mouvements aux frontières ouvre désormais une nouvelle étape : leur nombre définitif dans le fichier solde ne sera connu qu’après l’examen des justificatifs attendus avant le 31 octobre.

BRM

Lire aussi:

27-07-2026 – Allocations familiales : 118 950 agents restent à recenser, aucune fraude encore établie

19-06-2026 – Administration publique : 306 159 agents actifs recensés, pour près de 149 milliards FCFA de solde mensuelle

24-02-2026 – Assainissement du fichier solde : 3 442 enseignants du secondaire sommés de se justifier sous 14 jours

01-12-2025 – Fichier solde de l’État : près de 6 000 agents radiés effectifs de la fonction publique

18-02-2025 – Fichier solde de l’État : près de 4500 agents déjà radiés de la Fonction publique au Cameroun

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Leonel Ateba s’impose d’entrée avec Al Shorta

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Leonel Ateba a contribué au succès d’Al Shorta face à Al-Seeb (1-0), lors de la première journée de l’AFC Champions League 2. Titulaire au coup […]

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Filière bois : Sefeccam s’allie au belge LDCwood pour produire au Cameroun du fraké ThermoWood destiné à l’export

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Filière bois : Sefeccam s’allie au belge LDCwood pour produire au Cameroun du fraké ThermoWood destiné à l’export
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(Investir au Cameroun) – La Société d’exploitation forestière et commerciale du Cameroun (Sefeccam) va accueillir à Douala trois fours industriels destinés à la modification thermique du fraké, dans le cadre d’un partenariat conclu avec le producteur belge LDCwood et le négociant RTT Houtimport. L’installation doit permettre de réaliser au Cameroun une étape de transformation jusqu’ici effectuée à l’étranger sur ce bois tropical camerounais.

Selon une annonce publiée le 17 septembre 2026 par Lemahieu Group, maison mère de LDCwood, les trois fours seront fournis par le fabricant finlandais Jartek. Le fraké sera scié puis modifié thermiquement sur le site de Sefeccam à Douala avant d’être commercialisé sur les marchés internationaux sous une nouvelle marque, SanghaWood. LDCwood assurera la distribution auprès des importateurs, distributeurs et agents.

Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué. Les partenaires n’indiquent pas non plus la capacité des trois fours ni la date prévue pour le démarrage de la production. Selon le média professionnel Houtwereld, le projet se trouve encore au stade d’un accord de coopération et aucun calendrier précis n’a été rendu public.

Une transformation supplémentaire réalisée au Cameroun

L’intérêt industriel du projet tient au déplacement de la modification thermique vers le pays producteur. Jusqu’ici, LDCwood transforme notamment du fraké camerounais dans ses installations européennes. La société, productrice de ThermoWood depuis 2016, dispose actuellement de six fours de production selon les informations publiées par Lemahieu Group.

La modification thermique consiste à soumettre le bois à de fortes températures en présence de vapeur et sans ajout de produits chimiques. Le traitement modifie notamment son comportement face à l’humidité et améliore sa stabilité dimensionnelle ainsi que sa résistance à la dégradation biologique. Pour le fraké classé Thermo-D, le manuel 2025 de l’International ThermoWood Association fixe une température de traitement de référence de 212 °C, avec une tolérance de -2 °C à +5 °C.

Ces caractéristiques permettent de destiner le bois traité à des produits tels que les bardages, terrasses, menuiseries ou aménagements intérieurs, plutôt que de l’exporter uniquement sous forme de sciages.

Lemahieu Group présente le futur site de Douala comme la première unité africaine de production de ThermoWood. Cette formulation doit être distinguée de la modification thermique du bois au sens large : ThermoWood est une marque déposée appartenant à l’International ThermoWood Association et son utilisation est réservée aux entreprises autorisées par l’association. D’autres procédés de modification thermique sont déjà utilisés en Afrique, notamment en Afrique du Sud.

Un projet qui dépasse le simple sciage

Pour le Cameroun, le projet intervient au moment où les pouvoirs publics cherchent à accroître la transformation locale du bois. Les données de l’Institut national de la statistique citées en avril par Investir au Cameroun montrent qu’en 2025, les sciages sont restés le principal produit forestier exporté, avec 157,6 milliards de FCFA de recettes, mais que leurs volumes ont reculé par rapport aux années précédentes. Les exportations de grumes ont également diminué, tandis que les produits issus de transformations plus poussées restent encore minoritaires.

Sefeccam dispose déjà d’activités de sciage, séchage et rabotage de bois au Cameroun. L’entreprise indique gérer 499 433 hectares de superficies forestières et disposer de certifications couvrant notamment la chaîne de contrôle PEFC.

Le projet ThermoWood ajoute donc une opération industrielle supplémentaire avant l’exportation. Mais son effet économique ne peut pas encore être chiffré : ni l’investissement, ni les volumes de fraké qui seront traités au Cameroun, ni le nombre d’emplois supplémentaires attendus n’ont été rendus publics.

Baudouin Enama

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16-06-2026 – Bois : les grumes portent encore la hausse des prix des exportations de la Cemac en attendant l’interdiction en 2028

22-05-2026 - Bois : le Cameroun interdit l’exportation en grumes de 15 nouvelles essences, portant le total à 91

05-02-2026 - Bois : en 4 ans, le durcissement de la fiscalité réduit de 50% la part des grumes dans les exportations du Cameroun

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