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Ecoles inclusives : 25% des enfants à besoins spécifiques formés à l’horizon 2028

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Ecoles inclusives : 25% des enfants à besoins spécifiques formés à l’horizon 2028
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Le model retenu place désormais ces élèves dans une même salle de classe ordinaire, avec les autres élèves, ce qui rompt l’ancien système où ces enfants étaient scolarisés à part.

En octobre 2024, le Cameroun a validé sa Politique nationale d’éducation inclusive (PNEI) qui couvre la période 2024-2028. Et en 2023, le gouvernement à travers son ministère de l’Education de base (Minedub) avait déjà transformé 360 écoles maternelles et 360 écoles primaires publiques en établissements pilotes inclusives.

A terme, le PNEI prévoit d’étendre cette transformation à 894 structures du sous-secteur de l’Education de base. Depuis 2017 par exemple, l’Etat du Cameroun finance les communes pour doter 70 écoles primaires pilotes en appareillages spécialisés. A en croire les informations disponibles à la direction de l’Enseignement maternel et primaire au Minedub, une première vague de distribution a eu lieu durant l’année scolaire 2024-2025.

Ces 70 établissements scolaires répartis dans les 10 régions du pays ont reçu du matériel adapté aux besoins des élèves, à l’instar de cannes blanches, des tablettes et des supports brailles, des fauteuils roulants, des béquilles des matériel pédagogique et sensoriel. A l’horizon 2028, le PNEI vise à offrir une éducation équitable et de qualité à au moins 25% des enfants à besoins spécifiques. Pour y parvenir, le gouvernement entend d’abord à améliorer l’accès et la protection sociale des personnes à besoins spécifiques dans les institutions d’éducation et de formation. Ensuite, accroitre leur participation aux activités d’enseignement, d’évaluation et aux activités périscolaires. Et enfin, améliorer la gouvernance et le développement des partenariats

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Cacao : le Cameroun renforce sa traçabilité avec le renouvellement de l’accord ONCC-Cooko

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Cacao : le Cameroun renforce sa traçabilité avec le renouvellement de l’accord ONCC-Cooko
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Le protocole d’accord signé, le 10 septembre à Douala, par Michael Ndoping, directeur général de l’Office national du cacao et du café (ONCC), et Epanty Mbanda, directeur pays de Cooko, couvre la qualité du cacao, la recherche, les infrastructures de données, les revenus des producteurs, l’entrepreneuriat agricole et les politiques publiques.

L’Office national du cacao et du café (ONCC) et Cooko, entreprise allemande spécialisée dans la fermentation post-récolte et la traçabilité numérique du cacao, ont donc signé, le 10 septembre 2026 à Douala, un nouveau protocole d’accord de trois ans. Celui-ci remplace le texte conclu en septembre 2021.

Ce protocole a été signé par Michael Ndoping, directeur général de l’ONCC, et Epanty Mbanda, directeur pays de Cooko, couvre la qualité du cacao, la recherche, les infrastructures de données, les revenus des producteurs, l’entrepreneuriat agricole et les politiques publiques.

La traçabilité dite du « premier kilomètre » doit notamment porter sur la cartographie des exploitations, le suivi géospatial, l’enregistrement des récoltes et les données de transaction pouvant être contrôlées.

Le partenariat doit poursuivre les travaux engagés au centre de recherche et de fermentation de Cooko à Ntui, dans la région du Centre. L’entreprise affirme que les fèves fraîches sont placées dès la récolte dans des contenants fermés et identifiés par des étiquettes RFID, puis transportées vers Ntui pour la fermentation et le séchage. Le système doit permettre de rattacher chaque lot à son exploitation d’origine et de conserver les données pendant le traitement post-récolte.

UNE PRODUCTION ANNUELLE DE COOKO ESTIMÉE À 300 TONNES EN 2025

Les informations disponibles ne permettent toutefois pas de mesurer la place de ce dispositif dans la filière camerounaise. En mai 2025, le directeur général de Cooko, Ferdinand van Heerden, déclarait que l’entreprise disposait d’une capacité de 15 tonnes par mois et visait une production annuelle de 300 tonnes. Ce dernier objectif, s’il était atteint, équivaudrait à environ 0,12 % des 247 914 tonnes de cacao commercialisées au Cameroun pendant la campagne 2025-2026.

Cooko n’a pas publié le volume effectivement traité à Ntui au cours de cette campagne.

Michael Ndoping a par ailleurs invité Cooko à rejoindre la Plateforme cacao durable du gouvernement. Le communiqué ne précise pas si les données produites par l’entreprise seront intégrées à un système national ou accessibles aux exportateurs.

Cette question se pose alors que le Cameroun développe déjà, avec l’Union européenne et la FAO, des cartes de couverture terrestre et des modèles de localisation des zones cacaoyères destinés à faciliter les contrôles contre la déforestation. Les premiers résultats de cette initiative nationale ont été présentés en novembre 2025, selon la FAO.

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Les recherches conduites à Ntui pourraient donc servir à mesurer la part et les caractéristiques du cacao camerounais pouvant être classé comme fin ou aromatique, plutôt qu’à obtenir une première inscription du pays. Cette reconnaissance ne crée toutefois aucun droit automatique à une prime : l’accord ne fixe ni prix particulier, ni mécanisme de rémunération des producteurs.

La portée économique du nouveau partenariat dépendra finalement du nombre de producteurs couverts, des volumes traçables, de la compatibilité des données avec les systèmes utilisés par les exportateurs et de son éventuelle extension au-delà de Ntui. Aucun résultat public ne permet encore de mesurer son effet sur la qualité des fèves ou les prix reçus par les producteurs.

Le partenariat doit aussi soutenir les recherches sur les caractéristiques aromatiques du cacao camerounais. Le communiqué de l’ONCC évoque le dossier de reconnaissance du Cameroun comme producteur de cacao fin ou aromatique au titre de l’annexe C de l’Accord international sur le cacao.

Le pays bénéficie pourtant déjà de cette reconnaissance. Le Conseil international du cacao l’a inscrit dans l’annexe C de l’Accord de 2010 par une décision adoptée le 26 avril 2024. L’Organisation internationale du cacao précise que des exportations camerounaises de cacao fin ou aromatique existent, mais que son groupe d’experts n’a pas encore pu en déterminer la proportion. Le Ghana, la Malaisie et le Venezuela se trouvent dans la même situation.

L’ÉCHÉANCE DU RÈGLEMENT EUROPÉEN CONTRE LA DÉFORESTATION APPROCHE

L’intérêt commercial de la traçabilité augmente avec l’entrée en application du règlement européen contre la déforestation importée. À partir du 30 décembre 2026, les grands et moyens opérateurs qui mettent du cacao ou ses produits dérivés sur le marché de l’Union européenne devront démontrer que leurs approvisionnements ne proviennent pas de terres déboisées après le 31 décembre 2020.

Ils devront aussi établir que la production respecte la législation du pays d’origine et déposer une déclaration de diligence raisonnée. L’échéance applicable à la plupart des micros et petites entreprises européennes est fixée au 30 juin 2027, selon la Commission européenne.

Le règlement fait directement peser ces obligations sur les opérateurs et négociants concernés par la mise sur le marché européen. En pratique, les exportateurs et producteurs camerounais devront leur transmettre les coordonnées des parcelles, les périodes de production et les autres informations nécessaires pour vérifier l’origine des fèves.

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Le Cameroun est fortement orienté vers ce marché. Au cours de la campagne 2025-2026, l’Europe a absorbé 84,62 % de ses exportations de cacao. Les volumes exportés sont tombés à 125 469 tonnes, contre 192 012 tonnes la campagne précédente, soit une baisse de 34,65 %, selon le bilan de l’ONCC.

Ce pourcentage porte toutefois sur l’Europe, un périmètre géographique plus large que l’Union européenne. Il confirme l’orientation européenne des exportations camerounaises sans permettre d’isoler exactement la part soumise au règlement.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 17/09/2026

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« J’ai défendu ma maman » : un enfant de 7 ans soupçonné d’avoir tué sa tante

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« J’ai défendu ma maman » : un enfant de 7 ans soupçonné d’avoir tué sa tante
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Un drame familial s’est produit dans la nuit de jeudi à vendredi à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne. Une femme est morte après avoir été grièvement blessée au cou, tandis que son neveu de 7 ans est soupçonné d’avoir porté le coup fatal.

L’enfant aurait ensuite déclaré aux policiers : « Oui, c’est moi. Je ne veux pas aller en prison. Je ne veux pas que vous mettiez ma mère en prison, j’ai défendu ma maman ». Le déroulement exact des faits doit encore être établi par les enquêteurs.

Une dispute entre deux sœurs qui dégénère

Les faits se sont déroulés dans un appartement situé rue d’Alsace-Lorraine, à Saint-Maur-des-Fossés. Selon les premiers éléments rapportés par Le Parisien, les secours ont été appelés vers 4h30 vendredi 18 septembre pour une femme grièvement blessée à l’arme blanche.

Malgré l’intervention des pompiers puis du Samu, la victime est décédée à 5h17, des suites d’une importante hémorragie, précise le quotidien francilien.

La victime, présentée comme la tante du garçon, a été identifiée par plusieurs médias comme une femme âgée d’une cinquantaine d’années. Actu17 évoque pour sa part une victime de 49 ans et indique qu’elle aurait été retrouvée après avoir quitté l’appartement, grièvement blessée au cou.

D’après les premières informations recueillies, une dispute aurait éclaté entre les deux sœurs. Le différend aurait ensuite dégénéré, avant que l’enfant ne se saisisse d’un couteau.

Les circonstances précises de cette séquence restent toutefois à déterminer. Les enquêteurs doivent notamment établir le rôle exact de chacun et reconstituer minute par minute ce qui s’est passé dans l’appartement.

L’enfant de 7 ans affirme avoir voulu « défendre » sa mère

Après les faits, le garçon aurait reconnu auprès des policiers être à l’origine du coup porté à sa tante, selon les éléments rapportés par Le Parisien et Actu17.

La phrase qu’il aurait prononcée au moment de son intervention a particulièrement marqué cette affaire : « J’ai défendu ma maman ». Une déclaration qui devra être confrontée aux autres éléments recueillis pendant l’enquête.

La mère de l’enfant, qui se trouvait dans le logement, aurait elle aussi été blessée. Selon Actu17, elle présentait notamment une plaie au poignet et a été prise en charge par les forces de l’ordre et les secours. L’enfant, lui, ne présentait pas de blessure apparente et a également été conduit à l’hôpital.

Le parquet et les enquêteurs spécialisés du Val-de-Marne se sont rendus sur place. L’appartement a été placé sous scellés afin de permettre les constatations nécessaires et de préciser les circonstances du drame.

Que risque un enfant de 7 ans en France ?

L’âge du principal mis en cause soulève également une question juridique particulière. En France, un enfant de moins de 13 ans est présumé ne pas être capable de discernement.

Le Code de la justice pénale des mineurs prévoit toutefois qu’un enfant peut être considéré comme capable de discernement si l’enquête établit qu’il a compris et voulu son acte et qu’il est capable de comprendre le sens de la procédure pénale.

À 7 ans, le garçon ne pourrait en revanche pas être condamné à une peine pénale : le Code précise qu’aucune peine ne peut être prononcée contre un mineur de moins de 13 ans. Des mesures éducatives peuvent néanmoins être envisagées lorsqu’un mineur est reconnu capable de discernement.

La justice devra donc déterminer précisément le niveau de discernement de l’enfant et les circonstances dans lesquelles le geste aurait été commis.

À ce stade, aucune conclusion définitive ne peut être tirée sur ses intentions. L’enquête devra notamment vérifier les déclarations des différents protagonistes et déterminer exactement comment la dispute familiale a conduit à la mort de cette femme.

L’affaire provoque déjà une vive émotion en raison de l’âge particulièrement jeune de l’enfant mis en cause. Mais les investigations ne font que commencer et plusieurs éléments essentiels restent encore à établir.

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FILIÈRE COTON : La campagne cotonnière 2025-2026 plombée par la hausse à 30 % du prix des intrants agricoles

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FILIÈRE COTON : La campagne cotonnière 2025-2026 plombée par la hausse à 30 % du prix des intrants agricoles
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Le récent rapport de la Banque mondiale fait état d’une augmentation des prix des engrais dans le secteur du coton. Une inflation qui entraîne des conséquences au niveau de la production locale, et qui réduit considérablement les chiffres de la production prévue par la Société de développement du coton (Sodecoton), ainsi que l’activité des cotonculteurs.

Le secteur du coton va davantage subir le poids des charges financières causé cette fois-ci par l’augmentation du prix des engrais chimiques, nécessaires à la production et à l’émergence de ce secteur d’activité. La situation actuelle paralyse les producteurs locaux et la Société de développement du coton (Sodecoton). Or, l’entreprise envisage une production de 440 000 tonnes pour la campagne 2025-2026. L’urée, produit clé, plus utilisé pour le coton, est plus touché. Sa valeur pourrait grimper à plus de 60 % par rapport au prix de l’année dernière, pareillement pour le potassium dont le prix menace de monter à 12 %, selon les prévisions de la Banque mondiale.

LES DIFFICULTÉS MAJEURES DU SECTEUR COTON

La hausse des prix des intrants agricoles dans la filière coton fragilise de plus en plus un secteur d’activité, affaibli par des carences multiples, notamment la réduction des espaces cultivables. Au cours de la période 2023-2025, la superficie des terres exploitées est passée de 234 000 hectares à 197 000 hectares. L’on note également l’envahissement des surfaces par les insectes nuisibles, mais aussi les inondations fréquentes qui rendent impraticable la culture du coton. Selon les sources officielles, la chute de la productivité dans le secteur du coton a coûté plus de 10 milliards de pertes à l’État tout au long de la campagne 2024-2025, avec seulement 286 000 tonnes contre 400 000 tonnes projetées. L’inflation du prix des intrants agricoles a des effets directs sur la Sodecoton, car la structure peine à réaliser ses ambitions au sens de l’élargissement de son étendue afin d’accroître ses recettes.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Dans le même temps, le Cameroun reste dépendant de l’importation des intrants agricoles. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a importé 225 334 tonnes en 2024. Toutefois, une baisse des importations des produits phytosanitaires est enregistrée grâce à la production locale dans le secteur privé. Toujours, selon l’INS, le groupe Hydrochem de l’opérateur économique Noutchogouin Jean Samuel est doté d’une capacité de production annuelle qui varie entre 120 000 et 150 000 tonnes. Cet investissement réduit de moitié les importations. Pour pallier le déficit observé dans la production du coton, les parlementaires avaient initié, le 17 novembre 2017, un projet de loi portant sur le développement du coton à travers l’utilisation des ordures ménagères pour la croissance des plantes. L’objectif vise la lutte pour la protection de l’environnement et la promotion du « made in Cameroon ».

60 MILLIARDS DE FCFA POUR ACCOMPAGNER LES PRODUCTEURS LOCAUX

Chaque année, l’État mobilise 60 milliards de FCFA de crédits en faveur des producteurs locaux. Ces fonds attribués au gouvernement par les partenaires internationaux soutiennent les producteurs pour l’achat des intrants agricoles. Regroupés au sein de la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPC), ces producteurs des régions du Septentrion (Nord, Extrême-Nord, Adamaoua) forment un effectif de 150 000 à 200 000 selon la Sodecoton.

« Le recouvrement des crédits de campagne, effectué par le prélèvement direct sur les revenus issus de la vente de la production des bénéficiaires, enregistre très souvent des taux de 100 %. Les producteurs sont très sérieux et disciplinés. Ils savent que celui qui ne rembourse pas son crédit d’intrants de la précédente campagne ne l’obtiendra pas pour la campagne suivante, et qu’en cas de récidive, il peut même être rayé de la liste des producteurs », a expliqué Mahamadou Bayero, directeur général de la Sodecoton.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Mais la hausse des intrants agricoles affecte les producteurs qui peinent à rembourser leurs crédits ; les impayés s’élèvent à 2 milliards de FCFA, selon la CNPC. Néanmoins, certains producteurs, épuisés par l’endettement, sont contraints d’abandonner leurs activités.

Par William TCHUISSEU
Défis Actuels du 17/09/2026

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