Actualités locales
Camrail et Camalco engagent 5 milliards FCFA pour préparer le transport de la bauxite de Minim Martap dès 2026

(Investir au Cameroun) – La Camrail et la Camalco, filiale locale de la junior minière australienne Canyon Resources, annoncent un investissement anticipé de 7 millions de dollars (environ 5 milliards de FCFA) pour la remise en état de sections clés de la voie ferrée entre Makor (Adamaoua) et Douala. Objectif : permettre le démarrage du transport de la bauxite de Minim Martap dès le début de 2026.
« Afin de faciliter le démarrage des opérations au début de 2026, Camalco investira initialement 7 millions de dollars dans la réhabilitation des sections clés du réseau ferroviaire, dès la signature du contrat de transport de bauxite avec Camrail », précisent les deux partenaires dans un communiqué conjoint publié le 6 octobre 2025.
Cet investissement préliminaire s’inscrit en amont du Plan quinquennal n°2 (PQ2) de Camrail, attendu pour entrer en vigueur au premier semestre 2027. Il vise à renforcer les zones les plus sensibles de l’infrastructure afin d’accélérer le lancement des exportations du minerai vers le port de Douala.
47 milliards FCFA d’investissement d’ici 2029
Camalco prévoit de poursuivre ses investissements sur la période 2026-2029, à hauteur de 85 millions de dollars (près de 47 milliards de FCFA), pour garantir une montée en puissance de la production jusqu’à 10 millions de tonnes de bauxite par an.
Selon Canyon Resources, le gisement de Minim Martap constitue un actif de premier plan à l’échelle mondiale. L’étude de faisabilité définitive, présentée le 2 septembre 2025, évalue la valeur nette actuelle du projet à 835 millions de dollars (environ 468 milliards de FCFA), avec une marge de rentabilité avant impôts de 29 % et des flux de trésorerie annuels estimés à 174 millions de dollars (97,5 milliards de FCFA).
La qualité du minerai – 51 % d’alumine pour seulement 2 % de silice – offrirait une prime de prix de 10 à 15 dollars par tonne sur le marché international.
Ces perspectives, soutenues par une demande mondiale de bauxite en hausse de 3,5 % par an, attisent l’intérêt d’investisseurs locaux, dont la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), selon des sources proches du dossier.
La présence d’une infrastructure ferroviaire déjà opérationnelle reliant Minim Martap au port de Douala renforce encore l’attractivité du projet, présenté comme l’un des piliers de la future filière aluminium du Cameroun.
BRM
Lire aussi:
29-09-2025 - Canyon Resources prêt à investir près de 20 milliards FCFA pour accroître sa participation dans Camrail à 35 % |
28-09-2025 - Bauxite de Minim-Martap : des discussions en cours pour un investissement de 20,2 milliards de FCFA de la CNPS |
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EDC : le chiffre d’affaires chute de 61,5 % en 2025, après une année 2024 portée par des revenus exceptionnels

(Investir au Cameroun) – Electricity Development Corporation (EDC) a vu ses performances financières fortement reculer en 2025, après un exercice 2024 marqué par l’intégration de revenus non récurrents liés à la centrale hydroélectrique de Memve’ele. Selon le compte de résultat de l’entreprise publique, le chiffre d’affaires est passé de 64,23 milliards de FCFA en 2024 à 24,75 milliards de FCFA en 2025, soit une baisse de 39,47 milliards de FCFA (-61,5 %). Le bénéfice net a, lui aussi, nettement reculé, tombant à 4,59 milliards de FCFA, contre 22,66 milliards de FCFA un an plus tôt. Il a ainsi été divisé par près de cinq.
Cette contraction du chiffre d’affaires s’est répercutée sur les principaux soldes de gestion. L’excédent brut d’exploitation (EBE) ressort à 10,03 milliards de FCFA en 2025, contre 50,16 milliards de FCFA en 2024. Le résultat d’exploitation a, pour sa part, été ramené de 40,15 milliards à 8,02 milliards de FCFA. Malgré cette baisse, EDC demeure bénéficiaire pour la deuxième année consécutive, même si la rentabilité de l’exercice 2025 revient à un niveau beaucoup plus modéré.
Le recul de l’activité ne traduit cependant pas, à lui seul, une dégradation structurelle de l’entreprise. Selon des informations recueillies par Investir au Cameroun auprès de sources internes à EDC, l’exercice 2024 avait été gonflé par la comptabilisation, avec l’accord des commissaires aux comptes, de revenus de la centrale de Memve’ele qui n’avaient pas été enregistrés auparavant. Cette opération avait permis d’intégrer en une seule fois des recettes correspondant à plusieurs années d’exploitation. D’après les mêmes sources, ces revenus additionnels représenteraient près de 40 milliards de FCFA.
Retour à un niveau d’activité plus récurrent
L’effet de base est donc déterminant dans la lecture des comptes 2025. Après un exercice 2024 porté par des produits exceptionnels liés à Memve’ele, les états financiers de 2025 ne reflètent que les revenus générés au cours du seul exercice. Cette normalisation explique en grande partie la chute apparente du chiffre d’affaires.
Les revenus issus des droits d’eau perçus sur les autres aménagements hydroélectriques n’auraient, en revanche, pas été concernés par cette opération exceptionnelle et continueraient d’être comptabilisés selon le rythme habituel. Autrement dit, la baisse observée en 2025 renvoie surtout à la disparition d’un facteur non reconductible dans les comptes, plutôt qu’à un effondrement de l’ensemble des revenus ordinaires de l’entreprise.
Sur le plan des charges, l’évolution est contrastée. Les dotations aux amortissements, provisions et dépréciations ont diminué, passant de 12,22 milliards de FCFA en 2024 à 4,55 milliards de FCFA en 2025. Les charges de personnel sont restées presque stables, à 4,57 milliards de FCFA contre 4,69 milliards un an plus tôt. En revanche, les services extérieurs ont progressé, passant de 6,36 milliards à 8,43 milliards de FCFA, tandis que les charges de transport ont fortement augmenté, même si leur poids reste limité à l’échelle globale du compte de résultat.
Le résultat financier reste déficitaire, à -975,8 millions de FCFA en 2025, contre -1,23 milliard de FCFA en 2024. L’impôt sur le résultat a, lui, nettement baissé, à 2,59 milliards de FCFA, contre 16,28 milliards de FCFA un an plus tôt, en cohérence avec la contraction du résultat imposable.
La trésorerie demeure un point de vigilance
La lecture des comptes 2025 suggère donc moins une rupture de modèle qu’un retour à une trajectoire plus proche de l’activité récurrente d’EDC. Mais cette normalisation comptable ne règle pas les tensions de trésorerie. Comme l’entreprise l’avait déjà relevé lors de la publication de ses résultats 2024, les retards de paiement d’Eneo, ancien concessionnaire du service public de l’électricité, continuent de peser sur ses flux financiers, malgré le maintien d’un résultat net positif.
Cette situation reste sensible pour une entreprise publique appelée à jouer un rôle central dans le développement et la gestion des infrastructures hydroélectriques du pays. La capacité d’EDC à convertir ses revenus comptabilisés en encaissements effectifs demeure donc un enjeu aussi important que la rentabilité affichée dans ses comptes.
L’exercice 2025 a par ailleurs été marqué par un renforcement de la structure financière de l’entreprise, à travers une augmentation de capital par apports nouveaux. Le capital social est passé de 15 milliards de FCFA à 25,29 milliards de FCFA, traduisant une injection de 10,29 milliards de FCFA par l’actionnaire unique. Cette opération a contribué à la progression des capitaux propres, établis à 69,90 milliards de FCFA en 2025, contre 55,03 milliards de FCFA en 2024.
Ce renforcement des fonds propres offre à EDC une assise financière plus solide face aux tensions opérationnelles. Mais il ne change pas le principal enseignement de l’exercice : après une année 2024 exceptionnellement portée par la régularisation de revenus liés à Memve’ele, les comptes 2025 ramènent l’entreprise à une performance plus ordinaire, bénéficiaire mais nettement moins spectaculaire.
Amina Malloum
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23-07-2025 – Electricité : hausse de 70,8% du bénéfice net d’EDC en 2024, en dépit d’une trésorerie toujours fragile
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les Pays-Bas sous le choc, des joueurs ciblés par une vague de racisme
L’élimination des Pays-Bas en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face au Maroc (1-1, 3-2 aux tirs au but) a rapidement laissé place à un autre scandale. Quelques heures après la rencontre disputée mardi matin, les internationaux néerlandais Justin Kluivert, Quinten Timber et Crysencio Summerville ont été la cible d’une vague d’insultes racistes sur les réseaux sociaux.
Les trois joueurs, qui ont manqué leur tentative lors de la séance de tirs au but décisive, ont vu leurs comptes envahis par des messages à caractère discriminatoire et haineux. Une situation qui a suscité une vive réaction de la Fédération néerlandaise de football (KNVB).
Dans un communiqué, l’instance a condamné avec la plus grande fermeté ces attaques, dénonçant des propos « discriminatoires, racistes et haineux » dirigés contre les trois internationaux. La KNVB a également annoncé qu’elle saisirait l’organisme spécialisé Meld Online Discriminatie afin d’examiner les possibilités de poursuites judiciaires contre les auteurs de ces messages.
La fédération a rappelé que ce phénomène n’est malheureusement pas nouveau dans le football international. Elle a notamment évoqué les insultes racistes subies par les Anglais Marcus Rashford, Bukayo Saka et Jadon Sancho après leur échec lors de la séance de tirs au but en finale de l’Euro 2021.
« La discrimination va à l’encontre de tout ce que représente le football », a insisté la KNVB, réaffirmant son engagement dans la lutte contre toutes les formes de racisme et de haine.
Alors que la sélection néerlandaise digère une élimination douloureuse, cet épisode rappelle une nouvelle fois que le combat contre le racisme reste un défi majeur pour les instances du football, bien au-delà du terrain.
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Barrage de Bini a Warak : près d’un milliard FCFA d’indemnisations versées aux populations après près de 10 ans d’attente

(Investir au Cameroun) – Du 26 au 29 juin 2026, les populations de 19 villages de l’arrondissement de Ngan-Ha, dans la région de l’Adamaoua, ont perçu une enveloppe globale de 985 millions de FCFA au titre des indemnisations relatives à la perte de leurs biens dans le cadre de la réalisation du projet de construction du barrage de Bini à Warak. Ces paiements interviennent près de 10 ans après le recensement des personnes impactées par ce projet énergétique, qui s’enlise depuis des années.
Confié en 2013 à la société chinoise Sinohydro Corporation Limited, le projet qui portait sur la construction d’un barrage hydroélectrique de 75 MW destiné à renforcer l’approvisionnement en électricité des régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, a été interrompu quelques mois plus tard. A cause des problèmes d’ordre financiers, a-t-on appris officiellement.
Depuis 2023, le gouvernement camerounais a confié le développement du projet à la société britannique Savannah Energy, qui ambitionne de céder 50% de ses actifs dans ce projet pour pouvoir attirer de nouveaux investisseurs. Le repreneur a aussitôt reconfiguré le projet, dont les capacités ont été portée de 75 MW à 95 MW, combinant à la fois hydroélectricité (55 MW) et solaire (40 MW).
Bini à Warak est présenté comme un projet stratégique pour le Réseau interconnecté Nord (RIN), couvrant les trois régions septentrionales du Cameroun. En effet, cette partie du pays est régulièrement confrontée à un déficit d’offre d’électricité du fait de la baisse drastique de la production du barrage de Lagdo, et en dépit de la construction récentes de centrales solaires à Maroua et Guider.
BRM
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05-09-2022 - Barrage de Bini à Warak (75 MW) : las d’attendre la reprise des travaux depuis 4 ans, Sinohydro quitte le chantier
24-10-2025 – Bini à Warak : Savannah Energy veut céder 50 % de ses parts pour attirer de nouveaux investisseurs dans le projet
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