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L’Udc dénonce les manœuvres d’Elecam et du gouvernement

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L’Udc dénonce les manœuvres d’Elecam et du gouvernement
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Dans une déclaration ce vendredi 3 octobre 2025, Patricia Tomaïno Ndam Njoya, candidate de l’Udc à cette élection présidentielle du 12 octobre 2025, parle de la distribution non équitable des cartes électorales par Elecam.

«De sources vérifiables, notamment nos représentants dans les Commissions et la population, des lots de cartes d’électeurs ont été acheminés par des responsables d’Elecam, d’une part dans certains domiciles privés de personnes dites « élites », et d’autre part dans des chefferies traditionnelles, puis remis aux propriétaires des lieux, en violation des articles 53 et 84 du Code électoral», peut-on lire dans un communiqué.

«Conformément aux dispositions de l’article 88 du Code électoral, les espaces d’affichage doivent être équitablement répartis entre les différents candidats. Or, la réalité sur le terrain est tout autre : les principales villes du Cameroun sont littéralement inondées de photos, affiches et supports de communication du seul candidat Paul Biya, rendant quasi invisible la présence des autres candidats. Cette pratique viole non seulement le principe d’égalité des chances garanti par la loi, mais elle crée également une distorsion manifeste dans la perception de l’opinion publique. Elle constitue une propagande monopolistique, interdite par le droit électoral», ajoute l’Udc.

Elle informe par ailleurs, que les hauts fonctionnaires et cadres de l’Administration, leurs équipements, les moyens matériels et les locaux publics sont utilisés à des fins partisanes, en violation de la Constitution et des lois qui proclament le caractère non partisan de l’État et interdisent l’utilisation des ressources publiques à des fins électorales.

«Un autre manquement grave réside dans le plafond dérisoire imposé au budget de campagne. Pendant que le parti au pouvoir bénéficie d’apports colossaux provenant des subventions publiques et des contributions massives de personnels de l’Administration et des entreprises publiques, l’opposition est contrainte par un cadre budgétaire étroit. Le candidat au pouvoir déploie ainsi des moyens financiers exorbitants, faussant la compétition et violant les principes de transparence financière prévus par le Code électoral ainsi que par les standards internationaux (notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance).», poursuit l’Udc.

Lire ici le communiqué :

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de faux agents Orange Money arrêtés après avoir escroqué plus de 5 millions FCFA

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de faux agents Orange Money arrêtés après avoir escroqué plus de 5 millions FCFA
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Les éléments du Service des Recherches Judiciaires et de la Lutte contre le Grand Banditisme de la Première Région (SRJLGB/PRG), ont mis hors d’état de nuire un réseau d’escrocs et d’usurpateurs se faisant passer pour des agents de l’entreprise de téléphonie mobile Orange Cameroun, qui sévissait dans la Région du Sud.

Les faits remontent au 10 septembre 2026, où deux individus vêtus de chasubles estampillés Orange Money se sont rendus dans plusieurs villages notamment Metet, Mvoutessi, Nsimi, Mfouladja et Meyitsoto, situés dans le Département du Dja et Lobo, Région du Sud. Ils se présentaient auprès des tenanciers des boutiques de transactions d’argent et des riverains comme des agents d’Orange Cameroun venus en mission pour faire la promotion du service Orange Money.

C’est ainsi que les suspects, ayant accès aux téléphones de leurs victimes, ont profité de leur naïveté pour vider leurs comptes. Et ce n’est qu’après leur départ que les populations se sont rendus compte de l’arnaque. Les victimes ont immédiatement saisi la Première Région de Gendarmerie qui a immédiatement ouvert une enquête.

Les investigations ont conduit à l’interpellation d’un premier suspect âgé de 28 ans à Mbalmayo. Son exploitation a permis de mettre la main sur son complice âgé de 29 ans. Les présumés escrocs ont reconnu les faits en précisant qu’ils mènent cette activité depuis plusieurs années. La perquisition de leurs domiciles a abouti à la saisie de plusieurs puces téléphoniques Orange et plusieurs autres effets estampillés au nom de la société de téléphonie mobile.

D’après le Lieutenant Akoa Mveng Donald du Service des Recherches Judiciaires/PRG en charge de l’enquête, les mis en cause, coutumiers des faits, sont des anciens agents d’Orange Cameroun licenciés pour escroquerie. Se faisant passer pour des agents Orange Money, ils auraient lors de leur dernier forfait, escroqué plus de cinq millions de FCFA à leurs victimes. Leur mode opératoire consistait à promettre à leurs victimes de transformer leurs puces simples en puce commerciales censées générer plus de bénéfices lors des transactions.

Ces présumés escrocs ont été présentés par devant le Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de Sangmélima afin de répondre de leurs actes.

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Ruben Malick à René Sadi : « pourquoi les autres doivent respecter les décisions du CNC et pas Vision 4 ? »

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Cette déclaration du journaliste camerounais met en lumière la controverse majeure qui agite l’espace médiatique camerounais en octobre 2026, suite à l’intervention du ministre de […]

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le Pr Charlemagne Messanga Nyamding accuse le régulateur d’outrepasser ses pouvoirs

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le Pr Charlemagne Messanga Nyamding accuse le régulateur d’outrepasser ses pouvoirs
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Le Conseil national de la communication (CNC) est au cœur d’une controverse sur l’étendue de ses prérogatives. Dans une tribune consacrée à la régulation de la communication audiovisuelle au Cameroun, le professeur Charlemagne Pascal Messanga Nyamding estime que l’organe de régulation doit exercer ses missions dans le strict respect de la loi.

Selon cet universitaire, le CNC ne serait pas une « autorité » de sanction, mais un organe appelé à conseiller l’autorité compétente, notamment le ministre chargé de la Communication.

Pour étayer son analyse, M. Messanga Nyamding invoque les dispositions de la loi n°2015/007 du 20 avril 2015 régissant l’activité audiovisuelle au Cameroun, notamment ses articles 75 et 76.

Lire l’analyse du Pr. Charlemagne Messanga Nyamding :

Cameroun : le CNC, le régulateur de la communication sous la contrainte du droit

Le CNC, contrairement à l’ORCAM en France, n’est pas une autorité, mais un conseil du ministre de la Communication.

Dura lex sed lex. Entendez : « La loi est dure, mais c’est la loi. »

Aucun État ne peut exister sans respecter ses propres règles. Toutes les sociétés, y compris les animaux, s’accommodent des règles dont elles se dotent et qui s’imposent à elles. Malheureusement, ce n’est pas le cas du CNC, qui n’est pas une institution à part, mais une institution de la République et dans la République.

Au moment où le Cameroun de la légalité, chère au président Paul BIYA, vit constamment des dérapages juridiques graves, initiés et entretenus par un organe comme le Conseil national de la communication (CNC), aucun juriste intellectuel n’en parle.

Cet organe, très respecté, dispose-t-il vraiment de juristes régulateurs ou alors de « Harold Shipman », ce tueur en série britannique des années 1975-1978, qui tua plus de 250 patientes vulnérables avant de se faire appréhender par la loi ?

Pour la gouverne du président de la République du Cameroun, du Premier ministre et, par conséquent, de l’opinion, voilà ce que disposent les articles 75 et 76 de la loi n° 2015/007 du 20 avril 2015 régissant l’activité audiovisuelle au Cameroun.

Article 75 – (1) En cas de manquement, par le titulaire d’un titre d’exploitation, à ses obligations législatives et réglementaires ainsi qu’à celles du cahier des charges, l’organe chargé de la régulation de l’audiovisuel lui-même le met en demeure de se conformer aux dispositions liées au titre, objet de son activité, dans un délai de quinze (15) jours. Il en informe le ministre chargé de l’audiovisuel.

Article 76 – (1) Le ministre chargé de l’audiovisuel peut, sur proposition de l’organe chargé de la régulation de l’audiovisuel, prononcer le retrait de la licence et la déchéance de son titulaire en cas de décision de dissolution anticipée, de liquidation judiciaire assortie ou non d’une autorisation de continuation de l’entreprise ou de faillite.

C’est en violation de ces textes que beaucoup de radios, d’organes de presse et de communication audiovisuelle ont longtemps subi le diktat de ce conseil, qui a complètement édulcoré sa mission.

Le conseil ne sanctionne pas ; c’est l’autorité qui sanctionne. Au regard de ce qui précède, le CNC a, chaque fois, du point de vue du droit, gravement outrepassé son rôle. Celui-ci ne dispose d’aucun pouvoir de sanction, mais d’un pouvoir de conseil auprès de l’autorité, qui est le ministre de la Communication.

Décidément, où va le Cameroun ? En aucun moment, sous le régime présidentiel camerounais, une institution n’a autant outrepassé ses prérogatives, en instituant le désordre et le dérèglement.

Maintenant que le ministre René SADI a repris le pouvoir qui lui est conféré par le président Paul BIYA, en sa qualité d’autorité de la communication, il est temps que les membres du CNC se ravisent, conformément aux lois et aux règlements qui encadrent la communication sociale au Cameroun. Ce n’est qu’à ce prix que Vision 4 et d’autres médias retrouveront leur humanité.

Car, au sens de Hans Kelsen, théoricien de l’État de droit, qui rappelle dans son très célèbre ouvrage intitulé *Théorie pure du droit* que « la hiérarchie des normes et de l’autorité ont pour but de contenir le pouvoir de l’État par le droit, assurant ainsi l’équilibre des institutions face à l’arbitraire ».

Cet état de fait a justifié le retour du signal sur Vision 4 TV ce lundi 5 octobre 2026.

Professeur Charlemagne Pascal MESSANGA NYAMNDING
Professeur titulaire de sciences politiques et de droit public

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