Actualités locales
SABC : 50,6 milliards de FCFA de bénéfice net pour 483 milliards de chiffre d’affaires en 2025

(Investir au Cameroun) – La Société Anonyme des Boissons du Cameroun (SABC) a réalisé en 2025 un bénéfice net de 77,072 millions d’euros, soit 50,6 milliards de FCFA, pour un chiffre d’affaires de 736,664 millions d’euros, environ 483,2 milliards de FCFA. Ces données ressortent des comptes 2025 de la Société des Brasseries et Glacières Internationales (BGI), qui détient 84,12 % du capital de l’entreprise camerounaise.
Les comptes de BGI ont été audités par PricewaterhouseCoopers Audit. À fin 2025, les capitaux propres de SABC s’élevaient à 366,605 millions d’euros, soit environ 240,5 milliards de FCFA. Dans les comptes de BGI, sa participation de 84,12 % est inscrite pour une valeur comptable de 159,347 millions d’euros, près de 104,5 milliards de FCFA.
Premier chiffre d’affaires parmi les filiales africaines
Les données publiées par BGI permettent également de situer la SABC parmi dix filiales africaines dont les résultats 2025 sont détaillés dans les comptes de la holding. Avec 736,664 millions d’euros de revenus, l’entreprise camerounaise affiche le chiffre d’affaires le plus élevé de cet ensemble.
Elle devance Solibra en Côte d’Ivoire, qui réalise 428,398 millions d’euros, soit environ 281 milliards de FCFA, et la Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT), avec 428,296 millions d’euros, environ 280,9 milliards de FCFA. Viennent ensuite Sobraga au Gabon, avec 294,402 millions d’euros, Brakina au Burkina Faso avec 243,524 millions, Sobebra au Bénin avec 151,644 millions et Guinness Cameroun avec 138,202 millions d’euros. Le tableau comprend également Bramali au Mali, Soboa au Sénégal et Mocaf en République centrafricaine.
Ces dix entreprises cumulent 2,514 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit environ 1 649 milliards de FCFA. SABC en représente 29,3 %. Ce calcul est réalisé à partir des données individuelles publiées par BGI et ne signifie pas que SABC représente 29,3 % de l’ensemble de l’activité africaine du groupe : le document mentionne d’autres filiales étrangères qui ne sont pas détaillées individuellement dans ce tableau.
La hiérarchie change en matière de bénéfices. Avec ses 77,072 millions d’euros, soit 50,6 milliards de FCFA, SABC arrive troisième parmi les dix sociétés comparées. Brakina affiche un bénéfice de 96,927 millions d’euros, environ 63,6 milliards de FCFA, tandis que la SFBT dégage 88,878 millions d’euros, soit 58,3 milliards de FCFA.
Le bénéfice cumulé des dix filiales atteint 424,979 millions d’euros, environ 278,8 milliards de FCFA. SABC en représente 18,1 %. Son bénéfice équivaut à 10,5 % de son chiffre d’affaires, contre 39,8 % pour Brakina, 25,4 % pour Sobebra, 20,8 % pour SFBT, 19,3 % pour Sobraga et 16,3 % pour Solibra. Ces ratios sont des calculs effectués à partir des chiffres d’affaires et résultats nets publiés par BGI ; ils ne permettent pas, à eux seuls, d’expliquer les écarts de rentabilité entre les sociétés.
BGI a encaissé 9,85 milliards de FCFA de dividendes de SABC
BGI indique par ailleurs avoir encaissé en 2025 15,008 millions d’euros de dividendes provenant de SABC, soit environ 9,85 milliards de FCFA. Le libellé du tableau est précis : il s’agit des « dividendes encaissés au cours de l’exercice » par BGI et non du montant total versé par SABC à l’ensemble de ses actionnaires.
Au total, BGI a enregistré 206,172 millions d’euros de dividendes provenant des dix filiales africaines détaillées, soit environ 135,2 milliards de FCFA. Ceux issus de SABC représentent 7,3 % de ce montant. Brakina a versé 64,441 millions d’euros à BGI, Sobraga 48,572 millions, SFBT 28,070 millions, Sobebra 26,098 millions et Solibra 23,983 millions.
Ces montants ne doivent toutefois pas être rapportés directement aux bénéfices 2025 pour calculer un taux de distribution. Le tableau précise seulement les dividendes encaissés par BGI pendant l’exercice 2025 ; il ne permet pas d’établir qu’ils correspondent aux bénéfices réalisés par les filiales au cours de cette même année. Il ne permet pas davantage de déterminer, à ce stade, quelle part du bénéfice de 50,6 milliards de FCFA réalisé par SABC en 2025 sera distribuée à ses actionnaires.
Amina Malloum
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21-09-2026 – Guinness Cameroon affiche une perte de 1,3 milliard de FCFA en 2025, avant sa fusion avec SABC
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13-05-2026 – SABC : le bénéfice de la SEMC progresse à 899,5 millions de FCFA en 2025, un dividende de 800 FCFA par action proposé
15-04-2025 – Après Douala, la SABC investit 13 milliards FCFA dans une ligne de 35 000 bouteilles/heure à Bafoussam
08-04-2025 – Boissons : la SABC prévoit d’investir près de 20 milliards FCFA dans deux nouvelles lignes à Douala
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la vente du club à l’Arabie saoudite, un scénario encore loin d’être acté
L’Olympique de Marseille traverse une période particulièrement délicate. Confronté à de fortes contraintes financières, le club phocéen a dû se séparer de plusieurs de ses cadres durant le mercato estival, sans parvenir à compenser ces départs par des renforts à la hauteur. Une situation qui pèse déjà sur les résultats de l’équipe, actuellement en difficulté au classement. À Marseille, les critiques se multiplient et certains supporters réclament désormais le départ de Frank McCourt et une vente du club. Mais selon le journaliste Nabil Djellit, l’hypothèse d’un rachat par l’Arabie saoudite est loin d’être aussi évidente.
Invité sur le plateau de Thomas Parle Foot, Nabil Djellit s’est exprimé sur la possibilité de voir l’OM passer sous pavillon saoudien dans les prochaines années. « L’OM vendu à l’Arabie saoudite dans les cinq ans ? Rationnellement, ce serait possible. Les Saoudiens ont les moyens de racheter l’OM, mais est-ce qu’ils en ont envie ? Je n’ai pas d’entrées au palais. Certains en ont eu apparemment… Je n’en fais pas partie », a-t-il expliqué.
Pour le journaliste, l’équation ne se limite toutefois pas au prix d’achat du club. Reprendre l’Olympique de Marseille, c’est aussi accepter un environnement particulièrement exigeant, marqué par une forte pression populaire et une identité très ancrée dans la ville. « En fait, racheter l’OM, ce n’est pas que racheter l’OM. Il faut racheter l’OM avec un environnement et le prendre en compte. Et ça refroidit du monde parfois », a-t-il ajouté.
Le scénario d’une arrivée d’investisseurs saoudiens reste donc hypothétique. Si les moyens financiers existent, leur volonté de s’engager à Marseille demeure incertaine. Pour l’heure, Frank McCourt reste aux commandes et devra déterminer la direction à donner à l’institution phocéenne. Avec les difficultés sportives et les tensions qui entourent le club, les prochains mois pourraient s’avérer décisifs pour l’avenir de l’OM.
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une femme enceinte dépouillée de 175 000 FCFA alors qu’elle se rendait à la maternité

Alice N. et son époux Bernard ont été dépouillés par des bandits hier lundi, peu après que la dame a perdu les eaux à la maison.
Des cris de détresse ont attiré quelques habitants de Pk 10, lieudit « Sobikago » (côté Douala III), aux premières heures de ce lundi 14 septembre 2026. Un couple venait d’être agressé. La police a été alertée.
Selon les informations obtenues par CT sur l’affaire, il s’agissait d’époux en chemin pour la maternité. Bernard N., 34 ans, soudeur, et sa femme Alice, 27 ans, se rendaient à l’hôpital afin d’y accueillir leur deuxième enfant. Quand la dame perd les eaux à la maison, autour de 3h du matin, son mari démarre sa moto. Du moins, il essaie. L’engin toussote, sans plus.
Le couple se résout alors à marcher, et sort de la maison à la recherche d’un taxi. Bernard et Alice, qui se tiennent par la main, sont à environ 200 mètres de la route quand ils tombent sur trois individus (ou l’inverse). « Vous allez où à pareille heure ?! », demande l’un d’eux, balayant les époux du faisceau de sa torche. Bernard parle de l’état de sa femme et dit qu’ils vont à l’hôpital.
« Ce n’est pas notre problème ! Donnez-nous tout ce que vous avez pour sauver vos têtes ! », lâche un autre bandit qui, dans la foulée, arrache le sac qu’Alice avait en bandoulière. Un sac contenant notamment 175 000 F, prévus pour l’accouchement, annoncé par césarienne. Le malfrat prend aussi trois téléphones des mains de Bernard.
Le troisième larron, lui, tient une machette et ainsi tient le couple en respect. Le bandit-préleveur n’a pas fini : il demande à Alice de s’asseoir à même le sol. La dame, qui gémit en continu, refuse. L’agresseur l’y contraint. Puis arrache sa chaînette en or et ses boucles d’oreilles. Bernard proteste : « Vous ne voyez pas son état ?! ». Ce à quoi le malfrat rétorque : « Un bon mendiant ne choisit pas ses clients ».
À ces mots, le mari s’énerve et empoigne le bandit-collecteur. Il reçoit alors un coup de couteau pas loin de l’épaule. Bernard hurle, son épouse aussi. Les riverains venus à la rescousse ne trouvent que les victimes. Les agresseurs se sont enfuis, emportant leur butin. Bernard et son épouse seront conduits à l’hôpital par un habitant du coin véhiculé.
Aux dernières nouvelles, Alice a accouché d’un garçon. Par voie basse, finalement. La maman et le bébé se portent bien. Le papa, lui, supporte bien.
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Autoroute Kribi-Lolabé : le trafic atteint 25 % des prévisions, pour 4,42 milliards de FCFA de péages depuis 2022trav

(Investir au Cameroun) – L’autoroute Kribi-Lolabé reste très en dessous des hypothèses de trafic retenues lors de la signature de son contrat de partenariat public-privé (PPP). Au 15 septembre 2026, 870 598 véhicules avaient emprunté cette infrastructure de 38,5 km depuis sa mise en service en juillet 2022, contre 3 482 392 véhicules prévus sur la même période. Le taux de réalisation atteint ainsi exactement 25 %. Les recettes de péage s’élèvent, elles, à 4,42 milliards de FCFA, contre 7,36 milliards attendus, soit 60,1 % des prévisions.
Ces données ont été présentées le 18 septembre 2026 à Yaoundé lors d’une réunion du comité de suivi du PPP, présidée par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Le contrat lie l’État à China Harbour Engineering Company Ltd (CHEC), qui contrôle Kribi Highway Management (KHM), la société chargée de l’exploitation et de la maintenance de l’autoroute. Le partenariat court sur 30 ans.
Le ministère attribue l’écart de trafic à plusieurs hypothèses économiques qui ne se sont pas matérialisées au rythme attendu : occupation lente de la zone industrielle de Kribi, absence de certaines activités minières envisagées lors du montage du projet, retard de plusieurs infrastructures portuaires et routières et difficultés d’approvisionnement en électricité. S’y ajoutent notamment le retard des axes Bingambo-Grand Zambi, Ebolowa-Kribi et Lolabé-Campo ainsi que la dégradation de la route Edéa-Kribi.
Environ 90 millions de FCFA de péages par mois
Le faible trafic se répercute directement sur l’équilibre financier du contrat.Cameroon Tribune, qui rend compte de la réunion du 18 septembre, chiffre les recettes collectées à environ 90 millions de FCFA par mois, pour des charges mensuelles d’exploitation annoncées à 509,7 millions. Ce décalage est au centre des discussions engagées depuis plusieurs années entre l’État et KHM pour revoir les conditions d’exploitation.
Le dispositif lui-même a déjà été réduit. Selon Ndé Victor Chi, directeur des études techniques routières et d’ouvrages d’art au ministère des Travaux publics, seuls deux ou trois des douze postes de péage initialement prévus sont actuellement ouverts, le trafic ne justifiant pas le fonctionnement de l’ensemble du dispositif.
La partie publique a proposé de ramener le budget mensuel d’exploitation autour de 115,8 millions de FCFA hors taxes. KHM estime cependant qu’une telle enveloppe couvrirait essentiellement le fonctionnement des postes de péage et contraindrait plusieurs autres prestations : patrouilles, dépannage, interventions d’urgence, entretien des équipements de sécurité, nettoyage ou débroussaillage.
Le déséquilibre n’est pas nouveau. Après les dix premiers mois d’exploitation, jusqu’à fin mai 2023, l’écart entre les recettes de péage et les charges d’exploitation et de gestion atteignait déjà environ 3,5 milliards de FCFA. Le ministère expliquait alors que l’État avait également fixé les tarifs de péage en dessous des niveaux envisagés lors de la négociation du PPP afin de préserver la compétitivité du port de Kribi et l’acceptabilité des tarifs pour les usagers.
33,3 milliards de FCFA de loyer d’investissement déjà réglés
La réunion du 18 septembre a également fait le point sur le remboursement du préfinancement apporté par le partenaire privé. Le ministère chiffre ce loyer d’investissement à 66,6 milliards de FCFA TTC, à verser en 14 échéances semestrielles d’environ 4,75 milliards chacune. Sept échéances, représentant 33,3 milliards de FCFA, avaient été réglées et une huitième, de 4,75 milliards, était en cours d’engagement.
Cette enveloppe de 66,6 milliards ne représente toutefois qu’une composante financière du PPP. Dans l’annexe à la loi de finances 2026 consacrée aux grands projets d’investissement, la Direction générale du Budget chiffre à 270 milliards de FCFA les loyers globaux que l’État s’est engagé à verser au partenaire privé sur les 30 années du contrat. Le même document faisait encore état, lors de la préparation budgétaire de 2026, de 18 milliards de FCFA d’arriérés accumulés sur les loyers alors exigibles.
La révision en cours du contrat doit donc traiter deux paramètres liés : ramener les coûts d’exploitation à un niveau correspondant au trafic réellement observé et redéfinir un montage financier conçu à partir d’hypothèses de fréquentation qui, quatre ans après l’ouverture de l’autoroute, ne se sont pas réalisées.
Frédéric Nonos
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