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Projet Start-up 237 : 100 projets financés pour 655 millions FCFA après deux ans d’implémentation

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Projet Start-up 237 : 100 projets financés pour 655 millions FCFA après deux ans d’implémentation
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(Investir au Cameroun) – Dans le cadre du programme « Start-up 237 : 100 projets made in Cameroun », la France a investi 655 millions de FCFA dans 100 projets en deux ans. Ces chiffres ont été communiqués le 24 septembre 2025 à Douala, lors d’une rencontre avec les jeunes entrepreneurs bénéficiaires, organisée par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) en partenariat avec l’ambassade de France au Cameroun.

Cette contribution financière se matérialise par un appui matériel et financier d’une valeur de 10 000 euros par start-up, accompagné d’un suivi de proximité à travers le mentorat. À deux mois de la fin du programme, prévue en novembre prochain, les partenaires du projet sont allés à la rencontre des bénéficiaires pour mesurer sa plus-value sur leurs activités.

Des équipements pour accroître productivité et innovation

Promoteur de Katika, une start-up spécialisée dans la fintech, la géolocalisation et l’Internet des objets, Ricardo Konlack explique avoir bénéficié de Start-up 237 d’outils de connexion tels que smartphones, ordinateurs portables, écrans et imprimantes. Ces équipements ont permis à son entreprise, qui compte une dizaine d’employés, de « se développer rapidement en étant à jour sur les différents systèmes de sécurité ». Il confie que la solution de transfert d’argent lancée en avril 2025 compte déjà plus de 600 utilisateurs, pour un volume de transactions de plus de 120 millions FCFA.

De son côté, Audrey Clarisse Ekollo Ndome a pu acquérir 16 bacs de grossissement supplémentaires et démarrer l’installation d’une écloserie. Grâce à cet appui, la promotrice d’Acquaki, une PME spécialisée dans la production et la transformation de poissons d’aquaculture (silures et morues), affirme avoir « accru sa productivité de 30 %, soit 30 tonnes de poissons par mois ». Son entreprise emploie aujourd’hui une vingtaine de personnels permanents et saisonniers.

Quant à Paulin Pedros Kuete Tchio, il a bénéficié de fours, pétrins, dateurs, scellés semi-automatiques et emballages qui ont permis à sa biscuiterie Pedros « d’améliorer la qualité de ses produits faits à base de farines locales, notamment le haricot de koki, la patate, le manioc ou le sésame ».

Un levier pour l’entrepreneuriat jeune et féminin

Ces réussites ont été saluées par les bailleurs du programme. Pour Jean-Charles Ledot, consul de France à Douala, c’est une grande satisfaction de constater sur le terrain des résultats concrets qui contribuent à la création de valeur et d’emplois. « Nous sommes très satisfaits du terrain et nous pensons que l’investissement a été nécessaire. J’espère que grâce à ce coup de pouce, ces start-up vont devenir des géants dans leurs domaines et participer au développement économique du Cameroun », s’est réjoui le Pr Alain Kiyindou, directeur régional de l’AUF pour l’Afrique centrale et Grands Lacs.

Doté d’une enveloppe totale de 1,3 milliard de FCFA, financée principalement par le Fonds Équipe France (FEF) et mis en œuvre par l’AUF, le projet Start-up 237 vise à stimuler l’employabilité et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Lancé en octobre 2023 pour une durée de deux ans, il se veut une initiative porteuse, de soutien à l’innovation et à la créativité camerounaise.

En finançant 100 start-up issues aussi bien des incubateurs universitaires que du secteur privé, réparties sur l’ensemble du territoire national, ce programme a permis d’améliorer la qualité des services et de renforcer considérablement les capacités de production dans divers domaines tels que l’agroalimentaire, le numérique, l’économie verte ainsi que les industries culturelles et créatives.

Fréderic Nonos

Lire aussi :

20-11-2024 – Projet start-up 237 : 55 projets financés pour 400 millions FCFA après une année de mise en œuvre

28-05-2024 – L’AUF propose une formation aux responsables des structures d’incubation pour garantir la viabilité des start-ups

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Shanda Tonme : « il faut soutenir l’armée fédérale Ethiopienne »

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La déclaration en faveur du soutien à l’armée fédérale éthiopienne émane du président national du MPDR au Cameroun, dans le cadre de ses analyses géopolitiques. […]

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Christian Ntimbane Bomo propose Issa Tchiroma comme alternative

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Christian Ntimbane Bomo propose Issa Tchiroma comme alternative
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Le débat sur une éventuelle transition politique au Cameroun prend une nouvelle tournure. Après l’appel lancé par plusieurs personnalités de la société civile en faveur d’une « transition constitutionnelle », Christian Ntimbane Bomo propose une autre lecture de la situation et estime que l’option constitutionnelle devrait, selon lui, passer par Issa Tchiroma.

Dans une tribune consacrée à l’alternance au Cameroun, le président exécutif du parti Héritage réagit à la proposition portée notamment par la journaliste Marie-Roger Biloa, l’universitaire Achille Mbembe, l’avocat Akere Muna, l’économiste Eugène Nyambal, le cinéaste Jean-Pierre Bekolo et les journalistes Éric Chinje et Mimi Mefo.

Onze personnalités ont récemment appelé à l’ouverture d’une transition constitutionnelle, estimant notamment que le pays devait anticiper les conditions d’une succession présidentielle et préserver le cadre institutionnel.

Lire la tribune de Me Christian Ntimbane Bomo :

« ALTERNANCE AU CAMEROUN : MA CONTRIBUTION AU DÉBAT SUR LA TRANSITION CONSTITUTIONNELLE PROPOSÉE PAR LA SOCIÉTÉ CIVILE CAMEROUNAISE

J’ai lu avec un grand intérêt la tribune de plusieurs acteurs de la société civile camerounaise, dont la journaliste Marie-Roger Biloa, l’écrivain et universitaire Achille Mbembe, le bâtonnier Akere Muna, l’économiste Eugène Nyambal, le cinéaste Jean-Pierre Bekolo, ainsi que les journalistes Éric Chinje et Mimi Mefo…

Leur proposition, certes pertinente et courageuse au vu de la situation de blocage de la vie politique au Cameroun, mérite néanmoins quelques observations.

1. Sur leur proposition phare d’une transition constitutionnelle qui serait conduite par le Président du Sénat

Elle manque d’une base juridique solide.

En effet, d’après la Constitution camerounaise, le Président du Sénat assure uniquement un intérim aux pouvoirs limités et encadrés (notamment l’impossibilité de nommer un gouvernement), le temps d’organiser une nouvelle élection.

On ne saurait donc parler d’une transition constitutionnelle dans ce cas, celle-ci supposant la désignation d’un président de la République chargé de conduire la transition sur un délai plus long et avec de réels pouvoirs présidentiels.

2. Sur le manque d’ancrage populaire d’une transition créée ex nihilo

La proposition d’une transition dite constitutionnelle par l’équipe de Marie-Roger Biloa pèche par son manque d’ancrage populaire.
Elle ne démontre pas sa légitimité auprès des populations et manque totalement de leviers pour sa mise en œuvre.
En quelque sorte, elle ne précise pas comment elle procédera pour amener le peuple camerounais à y adhérer.

3- La seule transition constitutionnelle efficace et rapidement réalisable est celle avec Issa Tchiroma

Elle repose sur un diptyque : la souveraineté populaire et le respect de la Constitution.
-S’agissant de la transition par la souveraineté du peuple camerounais : C’est la mise en place d’une transition avec le peuple camerounais et décidée par lui.

Elle a déjà été acceptée par ce peuple lors du vote du 12 octobre 2025, lorsqu’il a adhéré en votant massivement pour le plan de transition de 3 à 5 ans de l’Union pour le Changement de l’équipe du Président Anicet Ekane, défendu par le candidat Issa Tchiroma.

– S’agissant du caractère constitutionnel de la transition de l’Union pour le Changement avec Issa Tchiroma : La Constitution camerounaise prévoit qu’est déclaré président de la République le candidat ayant obtenu la majorité des voix.

C’est une disposition impérative de la démocratie camerounaise consacrée par la Constitution. Dès lors, aucune remise en cause du choix du peuple n’est possible, y compris par le Conseil constitutionnel, auquel les dispositions du Code électoral confèrent le pouvoir de « proclamer » les résultats sortis des urnes, et non de statuer de manière discrétionnaire sur ces derniers.

En d’autres termes, tant la loi électorale que la Constitution ne donnent aucun pouvoir au Conseil constitutionnel pour décider, par une sorte d’indiscutable imperium, du nom du vainqueur de l’élection présidentielle.

Le Conseil constitutionnel est simplement le lecteur des résultats d’un jury appelé « peuple camerounais ». À cet effet, toute proclamation de résultats de l’élection présidentielle non conforme au vote du peuple est sans effet juridique.

Car faut-il le rappeler : quand le Conseil constitutionnel proclame les résultats, c’est un abus de droit que de considérer cette proclamation comme une décision souveraine et sans recours.

La proclamation des résultats est simplement un acte de solennisation des résultats de l’élection présidentielle et non une décision juridictionnelle d’attribution.

À cet effet, lorsque les résultats proclamés sont contraires à ceux décidés par le peuple, ces résultats sont faux et dénués de valeur juridique.

Il existe en effet un principe de droit selon lequel « la fraude corrompt tout », et un autre rappelant que l’illégalité ne crée pas le droit.

En conclusion, la transition constitutionnelle envisagée ne trouve son fondement que dans la reconnaissance de la vérité des urnes du 12 octobre 2025, qui consacre inéluctablement la victoire de M. Issa Tchiroma Bakary.

C’est celle-là que les démocrates camerounais devraient exiger pour plus d’efficacité, par respect pour notre Constitution et pour la souveraineté du peuple.

À moins que le Président Issa Tchiroma ne vienne à s’en récuser volontairement ; dans ce cas, il y aurait lieu de réfléchir plutôt à une transition purement politique, et non plus constitutionnelle, faute d’ancrage juridique, qui se déciderait alors dans le cadre d’une conférence nationale souveraine.

Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HÉRITAGE »

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Calixthe Beyala défend la femme de Ferdinand Ngoh Ngoh

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Dans la tribune qui va suivre, l’écrivaine panafricaniste dénonce ce qu’elle qualifie comme une cabale contre l’épouse du ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence […]

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