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Jacques Fame Ndongo explique la sémiologie du slogan de campagne de Paul Biya

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Jacques Fame Ndongo explique la sémiologie du slogan de campagne de Paul Biya
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De l’avis du ministre de l’Enseignement supérieur le Président Paul Biya est grand par la force son caractère (ténacité, pondération, stoïcisme et clairvoyance), sa formation multidimensionnelle, son expérience avérée dans la gestion des affaires de l’Etat, son bilan éloquent, son programme pertinent

Lire ici son texte :

Yaoundé, le 29 septembre 2025

Explication sémiotique du slogan de campagne du président Paul Biya (2025)

I – Le slogan :

Paul Biya

Grandeur et Espérance

Le Septennat des Grandes Espérances

Tel est le slogan de campagne du président Paul BIYA pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.

Ce texte peut être décodé à l’aune de deux agrégats : le texte verbal et le texte non verbal.

II – Premier agrégat : le texte verbal

Il comprend trois segments : le nom du candidat (actant sujet-héros), le message-clé du texte publicitaire, l’épilogue.

II-1 PAUL BIYA (au sommet de l’affiche, en rouge)

Il s’agit d’un syntagme nominal. C’est le sur-texte (texte graphiquement dominant). Il est écrit en 8 (4 x 2) lettres capitales. Il est souligné et il est codé en lettres rouges (symbole du pouvoir et de l’amour. M. Paul BIYA a le pouvoir et il aime son peuple). Les lettres capitales en rouge attirent, captent le lecteur et s’imposent à lui, par leur puissance irradiante, fascinante et séductrice (relation d’amour entre le Président et son peuple).

II-2 Grandeur et espérance (au milieu de l’affiche, en bleu)

  • Ce segment concerne le prédicat (praedicatum = chose énoncée) : en linguistique, c’est ce qu’on affirme à propos de ce dont on parle, en l’occurrence, le syntagme nominal ou SUJET (Paul BIYA).
  • Qu’affirme le slogan ?

– Grandeur. Ce mot a trait aussi bien au Président Paul BIYA lui-même qu’au Cameroun :

  1. a) Le Président Paul BIYA est grand par la force son caractère (ténacité, pondération, stoïcisme et clairvoyance), sa formation multidimensionnelle, son expérience avérée dans la gestion des affaires de l’Etat, son bilan éloquent, son programme pertinent, sa vision sous-tendue par un grand dessein et un exceptionnel destin pour le Cameroun).
  2. b) Le Cameroun est un grand pays promis à un grand avenir.

– Espérance. Ce substantif a une connotation métaphysique, spirituelle, céleste et éternelle. Malgré l’étymologie commune aux vocables « espérance et espoir » (sperare : en latin = espérer), l’espérance entretient un rapport sémantique restreint avec l’espoir (qui a une connotation prosaïque, profane, éphémère, évanescente, fugace et limitée dans le temps et l’espace). L’un a connu depuis le latin, une évolution phonétique savante (espérance) et l’autre une évolution phonétique populaire (espoir).

II – 3 Septennat des grandes espérances (au bas de l’affiche, en rouge, mais en caractères plus petits, pour ne pas concurrencer graphiquement l’actant Paul BIYA)

C’est un syntagme nominal qui englobe les deux autres agrégats dans la mesure où il contient, dans le génotexte (texte caché), l’actant Paul BIYA et l’objet-valeur (ce que recherche le sujet-héros). Voici le texte complet (qui est sous-entendu) : « le candidat Paul BIYA propose aux électeurs une vision fondée sur la grandeur et l’espérance ». Par cette phrase, le candidat parle aux électeurs. La parole acquiert, ici, un pouvoir performatif (qui influence, qui convainc, qui fascine, qui exerce un pouvoir irradiant sur le décodeur du message qui crée une symbiose entre le Président et son peuple).

III – Deuxième agrégat : le texte non-verbal (iconique et kinésique)

* Iconique (couleurs) : la veste, le pantalon, le gilet, la cravate qu’arbore le Président sont bleus (symbole de la royauté, de la magnificence, de la paix et de la sagesse). Le bleu associé au blanc (chemise blanche et fond blanc de l’affiche) acquiert une connotation spirituelle et sacrée.

* Kinésique (gestes et attitudes) : sur l’image de l’affiche de campagne, M. Paul BIYA a un regard pétillant et incisif (signe de sa détermination, de sa ténacité et de son courage). Le sourire du Chef de l’Etat est rassurant et apaisant. Les bras sont en mouvement (signe de la marche déterminée du Cameroun, vers plus de Grandeur et d’Espérance). Vers le Grand DESTIN qui attend ce pays béni. Vers le Septennat des Grandes Espérances incarné, avec tous et pour tous, par le Président Paul BIYA qui invite le peuple camerounais à s’unir à lui pour « écrire un nouveau chapitre de la belle Histoire de notre cher et beau pays » (Profession de foi).

IV – Verdict du peuple souverain

Ce projet de société est soumis au verdict du peuple souverain dans 13 jours.

Pr Jacques Fame Ndongo

Président Paul Biya

RDPC / CPDM

Cabinet Civil Prc

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AEC 2026 : la BAD, le PNUD et l’OCDE veulent convertir la résilience africaine en puissance économique

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AEC 2026 : la BAD, le PNUD et l’OCDE veulent convertir la résilience africaine en puissance économique
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(Investir au Cameroun) – La Conférence économique africaine 2026 s’est achevée le 12 juillet à Abidjan sur un appel conjoint de la Banque africaine de développement (BAD), du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de l’OCDE à renforcer l’autonomie économique du continent. Après trois jours de travaux, les trois institutions ont placé l’intégration commerciale, la transformation locale, l’investissement et la qualité des politiques publiques au cœur de la réponse africaine aux bouleversements géopolitiques mondiaux.

Le message de clôture marque une inflexion : il ne suffit plus à l’Afrique de résister aux crises successives. Le continent doit convertir cette capacité de résistance en puissance productive, commerciale et financière afin de mieux défendre ses intérêts dans un environnement international fragmenté. Le communiqué final ne fixe toutefois ni objectifs chiffrés ni calendrier précis pour traduire ces orientations en résultats mesurables.

Organisée du 10 au 12 juillet au siège de la BAD autour du thème « Renforcer l’action géopolitique et la résilience commerciale de l’Afrique dans un monde multipolaire », la conférence a réuni économistes, chercheurs, responsables publics et représentants d’institutions de développement. Les débats ont porté sur les conséquences de la fragmentation du commerce mondial, du durcissement des conditions de financement et de la multiplication des chocs extérieurs.

Transformer la résilience en capacité d’action

Pour le PNUD, les crises mondiales continueront de mettre sous pression les institutions et les économies africaines. La réponse ne devrait cependant pas consister uniquement à gérer les urgences, mais à renforcer les capacités internes du continent.

« Les tempêtes économiques mondiales vont continuer à tester les institutions africaines, mais elles ne pourront jamais éroder la richesse fondamentale et la résilience des populations africaines », a déclaré Raymond Gilpin, économiste en chef et responsable de l’équipe de stratégie, de recherche et d’analyse du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD.

Cette résilience reste cependant insuffisante si elle ne permet pas d’accroître la capacité de production, de transformation et de négociation de l’Afrique. Pour Ahunna Eziakonwa, sous-secrétaire générale des Nations unies et directrice du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD, la place du continent dans le nouvel ordre mondial dépendra moins de son alignement sur l’une ou l’autre puissance que de la solidité de ses économies.

« Dans un monde multipolaire, le principal levier de l’Afrique ne résidera pas dans le choix d’un camp, mais dans le renforcement de sa propre puissance économique », a-t-elle affirmé.

Cette orientation suppose notamment d’accélérer la levée des obstacles au commerce intra-africain, de développer des chaînes de valeur régionales, de faciliter l’accès des entreprises aux capitaux et d’améliorer les infrastructures nécessaires à la circulation des biens et des services. Elle implique également de transformer localement une part plus importante des matières premières, afin de réduire la dépendance du continent aux exportations de produits bruts et aux importations de biens transformés.

Sortir des politiques économiques en silos

La conférence a également insisté sur la nécessité de décloisonner les politiques publiques. Le commerce, la dette, l’investissement, le climat, la fiscalité et le financement du développement sont de plus en plus interdépendants, alors qu’ils continuent souvent d’être traités séparément par les administrations et les partenaires au développement.

« Nos cadres d’analyse doivent maintenant s’adapter à la réalité et à l’incertitude dans laquelle nous vivons. Le commerce, la dette, l’investissement, les politiques budgétaires, le climat et le financement du développement sont de plus en plus interdépendants », a souligné Ida McDonnell, conseillère principale à l’OCDE sur la politique, la finance et la performance des politiques de développement.

L’enjeu est d’éviter qu’une politique poursuivie dans un secteur ne réduise les effets d’une réforme engagée dans un autre. Une stratégie d’industrialisation peut, par exemple, être compromise par des infrastructures commerciales insuffisantes, un coût élevé du financement ou une politique fiscale peu favorable à l’investissement.

L’OCDE plaide ainsi pour une utilisation accrue des données économiques, une meilleure circulation de l’information entre administrations et un renforcement des capacités d’évaluation. Pour les États africains, cette approche devrait permettre de mieux mesurer les interactions entre leurs décisions commerciales, budgétaires, climatiques et financières.

Un réseau africain pour renforcer l’expertise économique

L’un des principaux résultats institutionnels de l’édition 2026 est le lancement du Réseau africain des économistes en chef, ou ACE Network. La plateforme doit réunir les responsables de la recherche économique des gouvernements, des institutions régionales et des organismes de financement du développement.

Le réseau ambitionne de renforcer la production d’analyses africaines, le partage des données et la formulation de réponses communes aux chocs économiques. Il devrait également aider le continent à défendre des positions mieux coordonnées dans les débats internationaux portant sur la dette, le commerce, le financement du développement et la gouvernance économique mondiale.

La Conférence économique africaine a parallèlement accueilli la réunion annuelle du Réseau mondial des économistes en chef des institutions de développement et de financement. Cette articulation pourrait faciliter l’accès du nouveau réseau africain aux principaux espaces internationaux de réflexion et de décision économiques.

L’utilité de l’ACE Network dépendra néanmoins de sa capacité à dépasser le cadre des échanges entre experts. Sa crédibilité se mesurera à la régularité de ses travaux, à la qualité des données partagées, à l’influence de ses analyses sur les politiques publiques et à sa capacité à proposer des réponses coordonnées lors des prochaines crises.

Des orientations encore à convertir en résultats

Représentant le président du Groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, la vice-présidente principale, Marie-Laure Akin-Olugbade, a estimé que les échanges avaient posé les bases de nouvelles politiques et de nouveaux partenariats.

« Les discussions que nous avons eues nous donnent des bases essentielles pour les politiques et les partenariats nécessaires visant à renforcer les capacités d’action géopolitique ainsi que la résilience commerciale de l’Afrique », a-t-elle déclaré.

Le passage des conclusions aux politiques publiques constitue désormais le principal test de la conférence. Le communiqué de clôture met en avant l’intégration régionale, la coordination des politiques économiques, les chaînes de valeur, les données et le financement des entreprises, mais ne précise pas les engagements financiers, les institutions responsables ni les échéances retenues.

Les résultats de l’AEC 2026 devront donc être appréciés à partir d’indicateurs concrets : progression du commerce intra-africain, développement de capacités locales de transformation, mobilisation de capitaux en faveur des entreprises, amélioration des politiques publiques et influence effective du Réseau africain des économistes en chef.

La conférence aura ainsi produit davantage qu’une déclaration d’intention si ses recommandations contribuent à faire de la résilience africaine non plus seulement une capacité à absorber les crises, mais un levier de production, de négociation et d’autonomie économique.

Baudouin Enama

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