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BILAN 2018-2025 – Justice et État de droit : les lents progrès du système judiciaire

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BILAN 2018-2025 – Justice et État de droit : les lents progrès du système judiciaire
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(Investir au Cameroun) – Depuis 2018, le Cameroun s’est lancé dans une vaste cure de jouvence de son appareil judiciaire. Les chantiers s’alignent sur le Plan National de Développement et sur les engagements pris devant l’ONU et l’OHADA : palais de justice réhabilités, concours d’entrée à l’École nationale d’administration et de magistrature renforcés, greffes informatisés et centres de médiation ouverts dans les grandes villes.

Résultat concret : le palais de Ngambe, dans le Sud-Ouest, est livré à 90 % fin 2024, celui de Bali, dans le Nord-Ouest, à 99 % au troisième trimestre 2025. Sept autres sites sont en travaux, mais les menaces sécuritaires dans l’Extrême-Nord et des retards budgétaires ralentissent le rythme. La distance moyenne entre un citoyen et le tribunal le plus proche est passée de 78 km en 2018 à 63 km en 2024, selon le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU.

La distance moyenne entre un citoyen et le tribunal le plus proche est passée de 78 km en 2018 à 63 km en 2024, selon le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU.

Pour désengorger les tribunaux, l’État a organisé chaque année des concours à l’ENAM. Quarante élèves magistrats ont été admis en 2023, autant en 2025 ; 90 % des lauréats de la promotion 2023 ont déjà pris leur poste, les autres attendant une affectation dans les régions anglophones. Le ratio magistrat-habitant s’est amélioré, passant de 1 pour 27 000 en 2018 à 1 pour 22 000 en 2025, mais reste encore loin de l’objectif OHADA de 1 pour 15 000.

La digitalisation suit une trajectoire plus lente. Le ministère a renoncé à importer le système SIGAJ congolais et mise sur le projet e-Justice-CM, financé à hauteur de 10 millions de dollars par la Banque africaine de développement. Quarante-deux greffes disposent désormais d’un poste informatique relié au réseau judiciaire sécurisé RJ-Secure ; l’objectif est d’en équiper soixante d’ici la fin de l’année. Le maillon faible reste la connectivité : seuls 34 % des Camerounais ont accès à Internet en 2024.

Le ratio magistrat-habitant s’est amélioré, passant de 1 pour 27 000 en 2018 à 1 pour 22 000 en 2025, mais reste encore loin de l’objectif OHADA de 1 pour 15 000.

Pour les plus démunis, le programme national d’assistance judiciaire, lancé en 2019, a permis de traiter 8 400 dossiers en 2024, contre 5 200 deux ans plus tôt. Quinze centres d’accès au droit fonctionnent désormais dans les principales villes, mais le budget de la justice stagne à moins de 1 % du PIB, insuffisant pour couvrir les besoins d’un pays qui abrite plus d’un million de réfugiés.

La formation continue se concentre dans les locaux de l’ENAM et de l’École de formation continue de la magistrature, inaugurée en 2023. En 2024, 312 magistrats ont été formés aux droits humains et à la lutte anticorruption. À l’Inspection générale des services judiciaires, 17 inspections ont eu lieu en 2023-2024 ; 23 magistrats ont été sanctionnés. Malgré ces efforts, le Cameroun reste 140e sur 180 dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International.

Dans les prisons, la réhabilitation de Kondengui à Yaoundé, achevée en 2024, a ajouté 1 500 places théoriques. La surpopulation est passée de six fois la capacité en 2022 à près de trois fois en janvier 2025, avec 8 900 détenus pour 3 000 places. Le taux de détention préventive demeure élevé : 67 % des personnes derrière les barreaux n’ont pas encore été jugées.

Le taux de détention préventive demeure élevé : 67 % des personnes derrière les barreaux n’ont pas encore été jugées.

Enfin, pour désengorger les tribunaux, dix centres de médiation reconnus par l’OHADA traitent désormais les conflits commerciaux et familiaux. En 2024, 1 850 affaires ont été instruites, 72 % aboutissant à un accord à l’amiable. Onze tribunaux de commerce sont pleinement opérationnels, et dix tribunaux pour enfants disposent chacun d’au moins un juge spécialisé.

À l’issue de ce chantier de sept ans, le constat est clair : la machine judiciaire camerounaise tourne mieux, mais elle manque encore de carburant. Sans un effort budgétaire massif et une gouvernance renforcée, les avancées risquent de rester des îlots dans un système encore trop lent, trop cher et trop éloigné des citoyens des zones rurales.

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Arne Slot limogé par Liverpool FC

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Arne Slot limogé par Liverpool FC
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Arne Slot n’est plus entraineur des Red de Liverpool. Le technicien néerlandais a été limogé ce samedi 29 mai de son poste.

Fin de l’aventure entre Arne Slot et Liverpool FC ! Le club de la Mersey a annoncé ce samedi 29 mai, le départ immédiat de son entraîneur, Arne Slot. Nommé au poste d’entraîneur en mai 2024 pour succéder au légendaire Jürgen Klopp, le technicien néerlandais n’aura tenu que deux ans.

S’il a réussi à remporter la Premier League avec les Red, Arne Slot a été souvent critiqué pour ses choix et sa gestion de certains cadres tels que Mohamed Salah, récemment parti du club. Après une nouvelle saisie difficile où les Red ont réussi à se qualifier pour la Ligue des champions, la direction du club change de cap.

« Liverpool FC peut confirmer qu’Arne Slot va quitter son rôle d’entraîneur principal avec effet immédiat et que le processus de nomination d’un successeur est en cours« , a écrit Liverpool sur Méta. Plusieurs noms circulent déjà pour prendre la succession du Arne Slot. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre à Liverpool.

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1 016 stagiaires diplômés à la Gendarmerie nationale

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1 016 stagiaires diplômés à la Gendarmerie nationale
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La Cour d’Honneur du Commandement des Écoles et Centres d’Instruction de la Gendarmerie (COMECIG) a accueilli, le 29 mai 2026, la cérémonie de clôture du 12e Brevet d’Armes (BA1) option Gendarmerie Territoriale et du 20e Certificat d’Aptitude Technique de 3e degré (CAT3). Une occasion de célébrer les performances des stagiaires et de réaffirmer les exigences de professionnalisme au sein de la Gendarmerie nationale.

Présidée par le Secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie nationale, le Général de brigade Galax Etoga, en présence de plusieurs autorités civiles et militaires, la cérémonie a marqué l’aboutissement de plusieurs mois de formation intensive.

Le 12e BA1 option Gendarmerie Territoriale a enregistré un taux de réussite de 100 %, avec 50 stagiaires admis. L’Adjudant Nsoga Nsoga s’est distingué en terminant major de promotion avec une moyenne de 16,88 sur 20.

De son côté, le 20e CAT3 option Service Général a réuni 986 stagiaires, dont 966 déclarés admis, soit un taux de réussite de 97,97 %. Les participants ont notamment été formés en police judiciaire, maintien de l’ordre et lutte antiterroriste. Le Maréchal des logis-chef Ziwa Abel Steve a décroché la première place avec une moyenne de 16,89.

Dans son allocution, le Secrétaire d’État à la Défense a invité les nouveaux diplômés à mettre leurs compétences au service de la modernisation de la Gendarmerie territoriale et à incarner les valeurs de discipline, de probité, de professionnalisme et de dévouement.

Afin de promouvoir l’excellence, les majors des deux promotions ont été autorisés à choisir leur future affectation pour mettre en pratique les connaissances acquises au cours de leur formation.

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Cameroun à l’UNSAC : Sécurité en Afrique centrale

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Cameroun à l’UNSAC : Sécurité en Afrique centrale
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Le Cameroun prend part à la 61e session de la Réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), qui se tient du 25 au 29 mai 2026 à Bujumbura, au Burundi. Les discussions portent sur le renforcement des mécanismes régionaux de prévention et de règlement pacifique des conflits.

Conduite par le Secrétaire général du ministère des Relations extérieures, Oumarou Chinmoun, sur instruction du ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, la délégation camerounaise participe aux travaux de la 61e session ministérielle de l’UNSAC à Bujumbura.

Placée sous le thème « Renforcement des mécanismes régionaux de prévention, de médiation et de règlement pacifique des conflits pour une paix durable et un développement résilient en Afrique centrale », cette rencontre réunit les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) autour des enjeux de paix et de sécurité dans la sous-région.

En marge des travaux, le Secrétaire général du MINREX a eu des échanges avec Parfait Onanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et chef par intérim du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale. Les discussions ont porté sur l’évolution de la situation politique dans la sous-région, la redynamisation de l’UNSAC ainsi que le renforcement de la coopération entre le Cameroun et l’Organisation des Nations Unies.

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