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BILAN 2028-2025 : Pouvoir d’achat et résilience des ménages : une navigation stratégique face aux défis inflationnistes

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BILAN 2028-2025 : Pouvoir d’achat et résilience des ménages : une navigation stratégique face aux défis inflationnistes
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(Investir au Cameroun) – L’économie camerounaise a connu une période de relative stabilité des prix entre 2009 et 2021, avec un taux d’inflation ne dépassant pas 3 %. Cette décennie de maîtrise des prix a pris fin en 2022, lorsque le pays, à l’instar de nombreuses nations, a été frappé par une série de chocs multiples. Ces chocs ont entraîné une recrudescence des pressions inflationnistes sans précédent depuis plusieurs années, selon les données de l’Institut National de la Statistique du Cameroun (INS).

La période 2022-2024 marque une rupture significative. Le taux d’inflation est passé à 6,3 % en 2022, puis à 7,4 % en 2023, avant de reculer à 4,5 % en 2024. Sur l’ensemble de la période 2022-2024, l’inflation cumulée atteint 19,3 %. Cette flambée résulte d’un ensemble de facteurs nationaux et internationaux qui ont convergé pour peser sur le pouvoir d’achat des ménages.

Les coûts de transport ont augmenté de 15 % la même année, principalement en raison de la hausse des prix du carburant.

Au niveau national, la réduction progressive des subventions sur les carburants a eu un impact direct sur les coûts de transport et de production, même si son ampleur exacte n’est pas encore quantifiée. Les perturbations climatiques et les défis sécuritaires, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ont également contribué à la hausse des prix. Sur le plan international, les répercussions du conflit russo-ukrainien, les séquelles de la pandémie de COVID-19 et les fluctuations du FCFA par rapport au dollar américain ont amplifié ces pressions.

Les produits alimentaires ont été le principal moteur de l’inflation, avec une hausse de 11,1 % en 2023, selon l’INS. Les coûts de transport ont augmenté de 15 % la même année, principalement en raison de la hausse des prix du carburant. Cette conjoncture a eu un impact direct sur la vie quotidienne : selon les premières estimations préliminaires de l’Enquête Camerounaise Auprès des Ménages (ECAM 5), l’incidence de la pauvreté se serait légèrement redressée, autour de 37,7 % en 2022. Ce chiffre reste toutefois à confirmer lors de la publication officielle du rapport définitif.

Face à ces défis, le gouvernement camerounais a mobilisé un ensemble de mesures articulées autour de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30). L’objectif central est de réduire la dépendance du pays aux importations et de stimuler la production locale, un levier essentiel contre l’inflation importée.

Parmi les actions concrètes mises en œuvre depuis 2018, le soutien à l’agriculture et à la sécurité alimentaire occupe une place centrale. La loi de finances 2023 a, en effet, exonéré de droits et taxes à l’importation les semences, engrais et intrants agricoles. Des projets structurants comme le Projet de Développement des Chaînes de Valeurs Agricoles (PDCVA) visent à renforcer la production de denrées clés : palmier à huile, plantain, ananas, etc.

Parmi les actions concrètes mises en œuvre depuis 2018, le soutien à l’agriculture et à la sécurité alimentaire occupe une place centrale.

Les efforts concertés commencent à produire des résultats : le taux d’inflation est redescendu à 4,5 % en 2024. Bien que ce niveau reste au-dessus du seuil de 3 % fixé par la CEMAC, la tendance à la baisse est jugée positive par les institutions nationales et internationales.

Pour 2025, le gouvernement s’est fixé pour objectif officiel de ramener l’inflation à 4 %. Cette projection est conforme aux travaux internes du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. Elle reflète la volonté des autorités de consolider les acquis de la période 2018-2025 et de poursuivre une politique de stabilisation des prix au service du pouvoir d’achat des ménages.

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un port en difficulté après 10 ans d’exploitation

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un port en difficulté après 10 ans d’exploitation
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Selon les classements de la Banque mondiale et de Global Market Intelligence, le port de Kribi, dix ans après sa mise en service, pointe à la 395e place sur 400 dans le monde (avant-avant-avant-avant-dernier).

Symbole de l’émergence, les premiers navires sont accueillis au port de Kribi en 2014. C’est le 22 juin 2017 que l’infrastructure portuaire a accueilli son tout premier navire commercial. Avec plus de 800 milliards de FCFA d’investissements, le principal critère qui fonde ces classements est le temps de traitement d’un navire à quai, explique le journaliste économique Albin Njilo.

«Et pourtant, avec un tirant d’eau de 16 mètres, le port de Kribi dispose du tirant d’eau le plus important d’Afrique centrale et peut accueillir de grands navires. Malgré cela, ce port n’a jamais réussi à capter les exportations du Tchad et de la RCA. Symbole de l’émergence, le projet initial vendu par le ministre Louis Paul Motazé était celui d’un complexe industrialo-portuaire. Plus de 15 ans après la pose de la première pierre, le complexe compte à peine dix entreprises», ajoute-t-il.

«Lorsque le ministre des Finances faisait la promotion de ce projet, il ignorait les remarques de Christian Penda Ekoka, qui était à l’époque conseiller économique du président. Ce dernier déconseillait de concentrer autant d’investissements à Kribi et proposait, avec ces financements, de développer Kribi et Limbé afin de créer une combinaison portuaire», poursuit le journaliste de Construire Ensemble.

«Le ministre a préféré endetter le pays pour construire une infrastructure qui, dix ans après, ne produit toujours pas les résultats escomptés à l’exportation. Plus grave encore, il a endetté le pays pour construire une autoroute reliant le port de Kribi au futur terminal minier de Lolabé. Pourtant, Kribi n’est toujours pas reliée à Douala par une route véritablement praticable», conclut Albin Njilo.

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le domicile du maire de Douala 1er ravagé par un incendie

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La résidence de Jean-Jacques Lengue Malapa, maire de Douala 1er, a été ravagée par un incendie ce lundi 7 septembre 2026 en fin d’après-midi. Les flammes, qui se sont déclarées entre 16h30 et 17h au quartier Bonamoussadi, ont été maîtrisées par les sapeurs-pompiers.

Un important incendie a frappé le domicile du maire de Douala 1er, Jean-Jacques Lengue Malapa, ce 7 septembre. Selon les premières informations communiquées par l’élu local, le feu s’est déclaré entre 16h30 et 17h, avant de se propager rapidement dans la résidence.

Alertant lui-même les sapeurs-pompiers, le maire a vu les secours intervenir pour circonscrire les flammes. « Tout a brûlé », a-t-il indiqué à notre reporter, sans toutefois préciser l’ampleur exacte des pertes.

L’incident a rapidement attiré une importante foule sur les lieux. Plusieurs personnalités sont venues apporter leur soutien au maire, parmi lesquelles le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Pour l’heure, l’origine de l’incendie demeure inconnue, tandis que l’évaluation complète des dégâts est encore attendue.

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« ce n’est plus un problème d’incivisme, mais d’État »

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« ce n’est plus un problème d’incivisme, mais d’État »
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La gestion des déchets dans les grandes villes camerounaises suscite une nouvelle interpellation. Dans une tribune consacrée à l’insalubrité urbaine, la femme politique Tiriane Balbine Noah estime que l’État doit davantage assumer ses responsabilités face à l’accumulation des ordures dans plusieurs quartiers de Yaoundé et de Douala.

La tribune revient notamment sur une visite effectuée le 28 août à Nsimeyong et Melen par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre délégué à la Décentralisation, Georges Elanga Obam.

Lire la tribune de Tiriane Balbine Noah :

« CAMEROUN, VILLES POUBELLES : L’ÉTAT FACE À SES RESPONSABILITÉS

Le 28 août 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, la ministre de l’Habitat, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre délégué à la Décentralisation, Georges Elanga Obam, se sont rendus à Nsimeyong et à Melen. Sur place : un tas d’immondices bloquant la voie publique devant le Collège Victor Hugo. Des riverains, à bout de patience, ont jeté des sacs d’ordures devant les véhicules officiels. Ce geste n’est pas un incident isolé. C’est un verdict populaire sur des années de gestion défaillante.

LES FAITS, SANS DÉTOUR

Yaoundé produit chaque jour entre 2 000 et 3 000 tonnes de déchets. À peine la moitié est collectée. Douala n’est pas épargnée, avec près de 2 700 tonnes quotidiennes. Ce n’est pas un problème d’incivisme des populations, comme on l’entend trop souvent dans les discours officiels. C’est un problème de financement, de contrats mal ficelés, et de gouvernance défaillante.

UNE DETTE D’ÉTAT QUI ÉTOUFFE LE SERVICE PUBLIC

Hysacam et son concurrent Thychlof sont créanciers de l’État et de la Communauté urbaine de Yaoundé à hauteur d’environ 13 milliards de FCFA — contre 7,7 milliards recensés par la Caisse autonome d’amortissement en juin 2024. La dette croît. Pourtant, un droit d’accise spécial de 0,5 % sur les importations existe depuis 2019, précisément pour financer ce service. Chaque citoyen le paie déjà sur ses achats. Où va cet argent ?

Conséquence directe : des grèves de salaire récurrentes chez Hysacam depuis 2019. Des agents qui nettoient nos rues chaque jour ne devraient jamais avoir à faire grève pour être payés. C’est l’État, en amont, qui met en péril leurs salaires en ne réglant pas ses propres factures.

ET CETTE CONFUSION INSTITUTIONNELLE QUI COÛTE CHER…

À Yaoundé, la collecte est répartie en quatre lots contractuels. Hysacam en détient trois, pour 45 milliards de FCFA. Thychlof gère Yaoundé III et VI, pour 16 milliards. Au pont de Tam-Tam, à la frontière de ces zones, chaque prestataire renvoie la responsabilité à l’autre — pendant que les ordures, elles, ne choisissent pas leur arrondissement. Cette même confusion existe entre ministères : en janvier 2026, le MINAT distribuait des brouettes pendant que le MINHDU rétrocédait des balayeuses, dans deux opérations parallèles, sans chef de file identifié.

NOUS AVONS SOUS NOS PIEDS UNE BOMBE SANITAIRE, PAS UN PROBLÈME D’ESTHÉTIQUE

Une étude menée à Douala IV a établi un lien direct entre dépôts sauvages et prévalence élevée de choléra, typhoïde, paludisme, parasitoses et dermatoses. Biyem-Assi, l’un des quartiers de Yaoundé les plus touchés par l’insalubrité, a déjà connu une alerte au choléra en 2025.

L’OMS a recensé, en 2024, une hausse mondiale de 50 % des décès liés à cette seule maladie — pourtant évitable. Les enfants qui jouent à proximité de ces dépôts et les récupérateurs informels qui y fouillent à mains nues sont en première ligne.

POURQUOI NE PAS PENSER À :

– Un compte séquestre national, alimenté par le droit d’accise déjà collecté, pour payer les prestataires sans délai.
– Une cartographie publique et opposable des responsabilités, lot par lot.
– Un guichet unique interministériel avec un chef de file clairement désigné.
– L’accélération des projets de valorisation énergétique des déchets : la Sierra Leone transforme déjà 365 000 tonnes de déchets par an en 236,5 GWh d’électricité, sous contrat de 25 ans avec sa compagnie publique.
– Une évaluation annuelle, publique, devant le Parlement, de l’exécution des contrats et de la dette de l’État.

Le Cameroun ne manque ni de textes, ni de réunions, ni de bonnes intentions affichées devant les caméras. Il manque d’un État qui paie ses factures à temps, qui clarifie qui fait quoi, et qui transforme ses déchets en ressource plutôt qu’en honte nationale et en danger sanitaire.

C’est un chantier de gouvernance. Il ne peut plus attendre une nouvelle réunion.
«Nous avons Une Nation à Bâtir et Un Cameroun à construire. »
Le reste… C’est le reste ».

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