À Bandjoun, l’esplanade de l’Hôtel de ville a vibré ce 29 août.Producteurs, autorités locales et responsables nationaux se sont retrouvés autour d’un même objectif : donner un nouvel élan à l’agriculture de seconde génération dans le département du Koung-Khi.
Une mobilisation exceptionnelle à Bandjoun
Difficile de passer à côté de l’effervescence qui régnait devant la mairie. Des centaines de producteurs avaient répondu présent à l’appel du ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Dr Madeleine Tchuinte. Objectif affiché : renforcer les capacités des petits exploitants et les familiariser avec des pratiques agricoles améliorées issues de la recherche scientifique.
Cette session 2025 desChamps écoles paysannes du Koung-Khia ainsi servi de plateforme d’échanges et de transmission de savoir-faire. Plus qu’une rencontre institutionnelle, c’était un moment de partage où tradition et modernité se sont entremêlées.
Des innovations pour booster la productivité
Au cœur des discussions, une question cruciale : comment adapter les techniques agricoles aux réalités locales tout en augmentant la productivité ? L’idée est claire – passer d’une agriculture traditionnelle, parfois limitée, à une agriculture de seconde génération capable de soutenir le développement socio-économique des communautés rurales.
Pour y parvenir, le Minresi mise sur la diffusion de nouvelles technologies, mais aussi sur l’accompagnement des producteurs afin qu’ils puissent réellement les intégrer dans leur quotidien.
Un engagement institutionnel fort
La ministre n’était pas seule dans cette mission. À ses côtés figuraient le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, le président du Conseil régional, le Dr Jules Hilaire Foka Foka, ainsi que le directeur général de l’Irad, le Dr Noé Woin. Élus locaux, parlementaires, chefs traditionnels et autorités religieuses avaient également fait le déplacement, preuve de l’importance stratégique accordée à l’agriculture dans le Koung-Khi.
Cette synergie entre État, chercheurs et acteurs de terrain illustre une volonté commune : placer l’innovation scientifique au service du monde rural.
Une agriculture tournée vers l’avenir
Dans un contexte marqué par les défis climatiques et économiques, l’agriculture de seconde génération apparaît comme une voie incontournable. « Il ne s’agit plus seulement de cultiver pour nourrir sa famille, mais d’investir dans une agriculture compétitive, durable et créatrice de richesses », a rappelé une participante.
Au-delà des discours, les producteurs repartent avec des outils concrets et une ambition renouvelée : transformer leurs exploitations en véritables leviers de croissance pour le Koung-Khi et, plus largement, pour le Cameroun.














