Le secrétaire général de la présidence du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh, aurait effectué une visite discrète en Israël à bord d’un jet privé. Une information révélée par le lanceur d’alerte Boris Bertolt, qui soulève de nombreuses interrogations sur les raisons réelles de ce déplacement tenu à l’écart de l’opinion publique.
Une visite sous haute discrétion
Pas de communiqué officiel, pas d’annonce publique. Pourtant, selon le journaliste et lanceur d’alertes Boris Bertolt, Ferdinand Ngoh Ngoh, bras droit de Paul Biya au palais d’Etoudi, aurait passé plusieurs jours en Israël. Le voyage, affrété par le consultant israélien Eran Moas, figure clé du dispositif sécuritaire camerounais, se serait déroulé en toute discrétion à bord d’un jet privé.
« Exclusif… Après les consultations au Palais présidentiel de Ferdinand Ngoh Ngoh dans le cadre de la présidentielle 2025, l’Israélien du BIR, Eran Moas, a affrété un jet privé pour une visite secrète de plusieurs jours en Israël », a écrit Bertolt sur ses canaux de communication.
Reste une question de taille : pourquoi ce voyage ? Ni les raisons de ce déplacement, ni l’identité des éventuels accompagnateurs n’ont été dévoilées. Ngoh Ngoh était-il seul ? En compagnie d’autres dignitaires du régime ? Ou même mandaté par le président Paul Biya ? Pour l’heure, le mystère demeure.
Eran Moas, l’Israélien de l’ombre au service de Paul Biya
Si le nom d’Eran Moas revient avec insistance, ce n’est pas un hasard. Selon Jeune Afrique, ce consultant israélien gravite dans l’entourage présidentiel depuis plus de 25 ans. Arrivé au Cameroun en 1998, tout juste sorti du service militaire obligatoire, il est d’abord recruté comme technicien en communications par Tadiran, une société israélienne spécialisée dans les radars et la surveillance.
Depuis, Moas est devenu un acteur incontournable du système sécuritaire camerounais. Son influence remonte aux années 1980, lorsque Paul Biya, ébranlé par la tentative de coup d’État de 1984, choisit de renforcer ses liens stratégiques avec Israël afin de réduire la dépendance envers la France.
Aujourd’hui, Moas n’est pas seulement consultant militaire. Il est aussi une figure mondaine de Yaoundé, propriétaire du Famous, un restaurant-cabaret très prisé de la capitale, fréquenté par une clientèle mêlant politiques, hommes d’affaires et diplomates.







