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Management : le colonel camerounais Kuitche initie le patronat ivoirien aux principes militaires

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Management : le colonel camerounais Kuitche initie le patronat ivoirien aux principes militaires
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(Investir au Cameroun) – Après Yaoundé en mars dernier, le colonel camerounais à la retraite Roger Kuitche a présenté, le 16 août 2025 à la Maison de la presse d’Abidjan, son ouvrage « De la tranchée au marché, 20 principes militaires qui inspirent les entrepreneurs à succès ». Ce manuel, coécrit avec l’ingénieur et entrepreneur Serge Armel Njidjou — inventeur de la couveuse néonatale interactive et d’une dizaine d’innovations manufacturières — entend offrir aux chefs d’entreprise africains une grille de lecture stratégique inédite.

Le livre établit un pont entre l’art de la guerre et les règles de compétitivité économique. Présenté comme un guide de développement personnel et managérial, il invite les entrepreneurs à planifier, anticiper et conquérir des parts de marché avec la même rigueur qu’une armée sur un champ de bataille.

Fort de 36 années de service au sein de l’armée camerounaise, avec des missions au Darfour, en Centrafrique, au Nigeria et dans la lutte contre Boko Haram, le colonel Kuitche illustre son propos par son expérience. « L’économie est une guerre silencieuse. Ce que j’ai appris dans les tranchées peut inspirer les entrepreneurs dans leur bataille quotidienne »,affirme-t-il, justifiant la transposition de 20 principes militaires aux réalités de la gestion d’entreprise.

Dans cette démarche, le diagnostic stratégique prend une place centrale : à l’image du soldat évaluant ses forces et celles de l’ennemi, l’entrepreneur doit mesurer ses ressources, analyser ses concurrents et bâtir une organisation résiliente. L’ouvrage insiste également sur l’importance de la discipline, de la logistique et de la capacité d’anticipation, valeurs communes à l’armée et au monde des affaires.

Pour les auteurs, l’ambition est claire : insuffler au patronat africain une mentalité de combat économique face à une concurrence internationale de plus en plus exigeante. « Nos entreprises doivent devenir de véritables unités militaires économiques, capables de résister et de devancer leurs rivaux », insiste le colonel Kuitche.

En Côte d’Ivoire, où le tissu entrepreneurial est en quête de compétitivité renforcée, la presse locale note que l’appel du colonel a trouvé un écho attentif. L’auteur envisage déjà l’organisation de masterclass pour approfondir cette approche, destinée à transformer la vision stratégique des chefs d’entreprise du continent.

Frédéric Nonos

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ADC : le bénéfice chute de 72 % à 2,5 milliards FCFA malgré un chiffre d’affaires stable à 36,9 milliards en 2025

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ADC : le bénéfice chute de 72 % à 2,5 milliards FCFA malgré un chiffre d’affaires stable à 36,9 milliards en 2025
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(Investir au Cameroun) – Les Aéroports du Cameroun (ADC) restent bénéficiaires en 2025, mais leur rentabilité retombe fortement après un exercice 2024 exceptionnellement soutenu par des reprises comptables liées au traitement de la créance Camair-Co. Selon les états financiers consultés par Investir au Cameroun, le résultat net de l’entreprise publique s’établit à 2,54 milliards de FCFA en 2025, contre 9,2 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une baisse de 72,4 %.

Cette contraction intervient alors que l’activité est restée quasiment stable. Le chiffre d’affaires ressort à 36,89 milliards de FCFA, contre 36,79 milliards de FCFA en 2024, soit une légère progression de 0,3 %. L’excédent brut d’exploitation (EBE), principal indicateur de la performance opérationnelle, suit en revanche une trajectoire baissière. Il passe de 9,91 milliards à 7,88 milliards de FCFA, en recul de 20,5 %.

La valeur ajoutée reste stable, à 22,61 milliards de FCFA, contre 22,57 milliards un an plus tôt. Mais cette stabilité ne suffit pas à préserver les marges, en raison notamment de la hausse des charges de personnel et du niveau élevé des dotations aux amortissements et provisions.

Les charges de personnel pèsent près de 40 % du chiffre d’affaires

Les charges de personnel poursuivent leur progression. Elles atteignent 14,73 milliards de FCFA en 2025, contre 12,66 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 16,3 %. Elles représentent désormais près de 40 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.

Selon les explications contenues dans les états financiers, cette augmentation résulte notamment de l’ajustement comptable de la provision pour congés payés, du paiement en 2025 de la prime de résultat de l’exercice 2024, évaluée à 710 millions de FCFA contre 600 millions de FCFA l’année précédente, de la progression des effectifs, de l’évolution de l’ancienneté de certains personnels, des avancements d’échelons, des reclassements, de la liquidation des droits des retraités et du recours croissant au personnel occasionnel pour les travaux d’entretien des espaces verts et les services ménagers.

Dans le même temps, les reprises d’amortissements, de provisions et de dépréciations reculent, passant de 24,11 milliards à 19,79 milliards de FCFA. Les dotations aux amortissements et provisions, elles, augmentent fortement, à 23,41 milliards de FCFA, contre 18,34 milliards de FCFA en 2024. Ce double mouvement contribue à ramener le résultat d’exploitation de 15,68 milliards de FCFA en 2024 à 4,26 milliards de FCFA en 2025.

L’effet Camair-Co s’estompe

La forte baisse du bénéfice tient donc principalement à un effet de base. En 2024, les comptes d’ADC avaient été soutenus par d’importantes reprises de provisions et de dépréciations, dans le sillage du traitement de la créance détenue sur Camair-Co. Cette créance, arrêtée au 31 décembre 2020, s’élevait à 28,51 milliards de FCFA.

Dans le cadre de la reprise par l’État de la dette de la compagnie aérienne publique, ADC a bénéficié de la titrisation de cette créance, avec un encaissement effectif de 22,8 milliards de FCFA en 2025, après une décote de 5,7 milliards de FCFA. Mais l’essentiel de l’effet comptable avait déjà été enregistré dans les comptes de 2024 à travers les reprises de provisions.

En 2025, cet effet exceptionnel s’estompe. Le résultat net revient ainsi à un niveau davantage représentatif de la performance ordinaire de l’entreprise, dans un contexte où les charges de personnel progressent et où les dotations aux amortissements et provisions demeurent élevées.

À cette normalisation comptable s’ajoute un environnement d’exploitation moins favorable. Selon les explications fournies par un responsable de l’entreprise, la crise post-électorale consécutive à l’élection présidentielle a perturbé le trafic aérien pendant près d’un mois, avec plusieurs annulations de vols sur le segment international, pesant sur certaines recettes de l’entreprise.

Une trésorerie renforcée par la titrisation de la créance Camair-Co

Malgré la forte contraction de son bénéfice, ADC conserve une situation de trésorerie solide. À fin décembre 2025, la trésorerie nette s’établit à 23,4 milliards de FCFA, contre 7,6 milliards de FCFA un an plus tôt. Elle progresse ainsi de 15,8 milliards de FCFA sur l’exercice.

Cette amélioration est principalement portée par l’encaissement, en avril 2025, du produit de la titrisation de la créance Camair-Co, à hauteur de 22,8 milliards de FCFA. Les états financiers précisent que cette hausse intervient malgré des décaissements importants liés aux activités opérationnelles, aux investissements et au financement.

La trésorerie à vue progresse, elle aussi, fortement, avec une hausse de 121 % sur un an. Cette situation donne à ADC une marge de manœuvre financière appréciable, même si elle repose en partie sur une opération non récurrente.

Stratégie active de placement sur le marché régional

Parallèlement, ADC poursuit une stratégie de valorisation de ses excédents de trésorerie sur le marché financier de la Cemac. Après avoir investi 3 milliards de FCFA en 2023 dans l’emprunt obligataire ECMR et des obligations assimilables du Trésor (OTA), puis 1 milliard de FCFA supplémentaire en 2024, l’entreprise a renforcé son portefeuille en 2025 avec de nouvelles souscriptions de 8 milliards de FCFA en obligations du Trésor.

À fin décembre 2025, l’encours total de ces placements atteint 12 milliards de FCFA. Ils ont généré 683 millions de FCFA d’intérêts depuis leur mise en place. Cette politique traduit la volonté d’ADC d’optimiser le rendement de ses excédents de trésorerie, tout en privilégiant des actifs considérés comme relativement peu risqués, notamment les titres souverains émis par les États de la sous-région.

La trajectoire financière de 2025 montre ainsi une entreprise encore bénéficiaire et disposant d’une trésorerie renforcée, mais dont la rentabilité opérationnelle reste sous pression. Après l’embellie comptable de 2024, liée au traitement de la créance Camair-Co, ADC doit désormais démontrer sa capacité à préserver ses marges dans un contexte de charges croissantes, de besoins d’investissement importants et d’évolution incertaine du trafic aérien.

Amina Malloum

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Japoma-Bonanjo en 25 minutes : le pari ambitieux de la mairie de Douala

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Le maire de la ville de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine, a animé le 1er juillet 2026, une réunion d’information communautaire sur le Projet de […]

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Cemac : le FMI presse la BEAC de supprimer le financement des projets du secteur productif, la banque centrale résiste

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Cemac : le FMI presse la BEAC de supprimer le financement des projets du secteur productif, la banque centrale résiste
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(Investir au Cameroun) – La suspension du guichet spécial de refinancement de la BEAC n’est pas seulement une décision technique. Elle révèle un désaccord plus profond entre la banque centrale de la Cemac et le Fonds monétaire international (FMI) sur le rôle de la politique monétaire dans le financement de l’économie réelle. Interrogé le 29 juin 2026 à Yaoundé, à l’issue du Comité de politique monétaire (CPM), le gouverneur Yvon Sana Bangui a indiqué que le gel décidé le 2 avril répondait à une recommandation du FMI visant la suppression progressive de ce mécanisme dédié au refinancement des crédits à moyen terme accordés aux projets productifs.

Selon le gouverneur de la BEAC, cette recommandation figure dans une note technique des services du FMI sur l’exécution de la stratégie régionale de la Cemac, élaborée en amont des concertations tripartites du 26 février 2026 entre l’institution de Bretton Woods et les autorités communautaires. Dans ce document consulté par Investir au Cameroun, le FMI recommande la« suppression progressive du guichet spécial de refinancement », parmi les« priorités additionnelles de politiques économiques pouvant contribuer de manière déterminante au renforcement des assurances régionales ».

Pour le FMI, l’enjeu est d’abord macroéconomique. Dans une union monétaire à parité fixe, la préservation des réserves de change constitue un élément central de stabilité. Or, après la baisse des avoirs extérieurs observée en 2025, l’institution estime que certains instruments de financement peuvent accroître la demande de devises, notamment lorsqu’ils servent à financer des projets nécessitant l’importation d’équipements industriels.

Yvon Sana Bangui résume ainsi l’argument du FMI :« Dans une situation de fragilité des réserves de change, tout financement de projets se traduit par des importations. Tous les projets qui ont été financés ont abouti à des importations, notamment des équipements industriels, ce qui a une conséquence immédiate sur nos réserves de change ». Autrement dit, le refinancement de crédits productifs peut soutenir l’investissement, mais il peut aussi exercer une pression sur les réserves lorsque les projets financés nécessitent l’achat de machines, d’équipements ou de services à l’étranger.

La BEAC refuse une suppression automatique

La recommandation du FMI se heurte toutefois à l’opposition de la banque centrale. Pour la BEAC, le guichet spécial de refinancement ne peut pas être supprimé au seul motif d’une tension temporaire sur les réserves de change. L’institution estime qu’il s’agit d’un outil utile pour accompagner l’investissement productif dans une région où les entreprises se heurtent à des conditions de financement souvent difficiles.

« Nous avons fait savoir au FMI que ce n’est pas parce qu’il y a une situation temporaire qu’il faut prendre une mesure de suppression du guichet spécial de refinancement. Sommes-nous la seule banque centrale qui dispose de cet instrument ? », s’interroge Yvon Sana Bangui.

Le gouverneur rappelle que cet outil existe depuis longtemps, mais qu’il était resté dormant avant sa réactivation. Pour la BEAC, sa remise en service répondait à un objectif clair : stimuler l’investissement productif et accompagner l’industrialisation dans les six pays de la Cemac, à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la République centrafricaine.

« Nous disposons de cet instrument depuis fort longtemps. Nous avons voulu accompagner l’essor de notre économie, stimuler la croissance dans la zone Cemac en réactivant ce guichet qui était dormant. Nous ne pouvons pas aller vers sa suppression », affirme Yvon Sana Bangui.

La position arrêtée par la banque centrale est donc intermédiaire : le guichet est gelé, mais pas supprimé. Le CPM du 2 avril 2026 a décidé de suspendre les opérations, tout en mettant en place un groupe de travail chargé d’évaluer la pertinence du mécanisme, notamment à travers un benchmark international.

« Si aucune banque centrale au monde ne dispose d’un tel instrument, nous allons le supprimer. Mais s’il existe une seule banque centrale qui dispose d’un instrument d’accompagnement de l’économie réelle, nous n’allons pas supprimer le nôtre. Voilà notre position », explique le gouverneur.

Un outil contesté, mais jugé stratégique par la BEAC

Pour les dirigeants de la BEAC, le guichet spécial de refinancement joue un rôle stratégique dans une région où le financement de long terme reste limité. Il permet aux banques commerciales d’obtenir des ressources auprès de la banque centrale pour refinancer des crédits accordés à des projets d’investissement, notamment industriels, agricoles, miniers ou infrastructurels.

La BEAC y voit un instrument de diversification des sources de financement, mais aussi une alternative aux conditions parfois coûteuses du marché international. Selon Yvon Sana Bangui, la Cemac doit tenir compte du durcissement des conditions d’accès aux capitaux extérieurs, dans un contexte où les taux appliqués aux emprunteurs de la région sont souvent pénalisés par la perception du risque.

« Aujourd’hui, il faut tenir compte des conditions de prêts à l’international qui deviennent de plus en plus difficiles avec des taux d’intérêt quelques fois usuriers, du fait des cotations faites par des cabinets extérieurs ne maîtrisant pas le contexte économique de notre région », soutient le gouverneur.

Cette position traduit une divergence de doctrine. Pour le FMI, la priorité est de protéger les réserves de change et de limiter les instruments susceptibles d’accroître la demande de devises. Pour la BEAC, la discipline extérieure ne doit pas conduire à priver la région d’un levier de financement de l’économie réelle, alors que les pays de la Cemac cherchent à diversifier leur base productive et à réduire leur dépendance aux exportations de matières premières.

Le Cameroun, principal utilisateur du guichet

Le Cameroun, qui concentre près de la moitié du réseau bancaire de la Cemac, est l’un des pays les plus actifs sur ce guichet spécial de refinancement. En 2025, plusieurs opérations portées par des banques locales ont été validées par la BEAC.

La banque centrale a notamment approuvé le refinancement de crédits de 41,2 milliards de FCFA accordés par des banques locales pour le projet d’exploitation du gisement de fer de Bipindi-Grand-Zambi. Elle a également validé le refinancement de prêts bancaires de 31,3 milliards de FCFA destinés au programme d’investissement de l’opérateur public des télécommunications Camtel.

D’autres dossiers ont également été introduits ou validés. CCA Bank a été autorisée à lever 30 milliards de FCFA auprès de la BEAC pour participer au financement d’un projet minier au Congo. Afriland First Bank a, de son côté, sollicité le refinancement de la banque centrale pour la construction d’une huilerie de 20 milliards de FCFA à la Société de développement du coton (Sodecoton).

Cet engouement illustre l’intérêt des banques et des industriels pour un instrument susceptible d’alléger le coût du financement de projets productifs. Mais il explique aussi les réserves du FMI : plus le guichet est sollicité, plus les projets financés peuvent générer des importations d’équipements et donc des sorties de devises.

Le débat s’élargit à la BDEAC

La BEAC assume toutefois sa volonté d’accompagner les économies de la sous-région. Le gouverneur cite, à titre d’exemple, le regain de coopération avec la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC). En 2025, la banque centrale a signé avec cette institution une convention de compte courant ayant permis d’allouer 120 milliards de FCFA au financement de projets de développement dans la Cemac. Elle a également procédé à l’augmentation de sa participation au capital de la BDEAC, à hauteur de 86 milliards de FCFA.

« On va aussi nous reprocher de réactiver l’accompagnement de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale ? », interroge Yvon Sana Bangui.« Ça traduit notre volonté d’accompagner nos économies. Nous assumons pleinement notre mission et notre engagement à soutenir notre communauté », ajoute-t-il.

Cette défense renvoie à une question de fond : jusqu’où une banque centrale peut-elle aller dans le soutien au développement sans compromettre son mandat de stabilité monétaire et extérieure ? Dans le cas de la Cemac, la question est d’autant plus sensible que la monnaie commune repose sur une parité fixe avec l’euro et que les réserves de change constituent un indicateur clé de crédibilité.

Entre stabilité extérieure et industrialisation

Le gel du guichet spécial de refinancement apparaît ainsi comme un compromis temporaire. La BEAC accepte de suspendre les opérations, le temps d’évaluer l’instrument et ses effets, mais elle refuse pour l’instant d’entériner sa disparition. Le FMI, de son côté, pousse à une réduction progressive des dispositifs susceptibles de fragiliser les réserves de change.

Pour les banques commerciales et les porteurs de projets industriels, l’issue de ce débat est stratégique. Une suppression du guichet réduirait l’accès à une source de refinancement jugée attractive pour les projets productifs. Mais son maintien, sans encadrement strict, pourrait nourrir les inquiétudes sur la position extérieure de la Cemac.

La décision finale dépendra donc de l’arbitrage entre deux impératifs : préserver les réserves de change, condition de stabilité monétaire, ou maintenir un instrument de financement de l’industrialisation dans une région où l’accès au crédit de long terme demeure limité. En gelant le guichet sans le supprimer, la BEAC cherche pour l’instant à gagner du temps. Mais le débat ouvert avec le FMI montre que la question du financement de l’économie réelle est désormais au cœur de la surveillance macroéconomique régionale.

Brice R. Mbodiam

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17-02-2026 – Fer de Grand Zambi : cinq banques locales autorisées à lever 41,2 milliards de FCFA à la BEAC pour financer l’exploitation

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30-09-2025 - Sonara : la BEAC disposée à activer son guichet B pour financer les travaux de réhabilitation à hauteur de 60%

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