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voici pourquoi la candidature de Paul Biya doit être invalidée selon Akere Muna

Akere Muna conteste la validité de la candidature de Paul Biya à la présidentielle du 12 octobre 2025. Le candidat investi par le parti Univers a déposé un recours devant le Conseil constitutionnel.
La candidature de Paul Biya à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 doit être invalidée. C’est la substance de la requête du candidat Akere Muna adressée ce mardi 19 août au Conseil constitutionnel. Selon l’avocat, le Président Paul Biya, à 92 ans, est dans un état visible de dépendance physique et cognitive. « La loi camerounaise interdit expressément cette situation », insiste-t-il.
Déclaration de Akere Muna
Ce matin, 19 août, j’ai déposé une requête formelle au Conseil constitutionnel pour une Déclaration d’Inéligibilité de M. Paul Biya à l’élection présidentielle de 2025.
Le fondement légal est l’’Article 118 du Code Électoral du Cameroun, qui interdit la candidature de toute personne s’étant placée dans une situation de dépendance.
Mon dossier comprend 11 pièces justificatives : articles de presse, photos, vidéos et une expertise gériatrique démontrant qu’un homme de 92 ans est nécessairement dépendant.
Arguments Principaux
1. Dépendance :Ses absences prolongées (42 jours à l’étranger en 2024), son absence physique et sa gouvernance par procuration prouvent son incapacité à agir de manière autonome.
2. Gouvernance de l’ombre : Des institutions comme le Conseil Supérieur de la Magistrature ne siègent plus depuis 6 ans. Le pouvoir est exercé par des officiels non-élus invoquant de illégitimes « hautes instructions ».
3. Preuves Publiques :Sa désorientation au sommet États-Unis-Afrique 2022, nécessitant une assistance pour des actions basiques, et ses séjours médicaux non-transparents en Suisse en sont la preuve manifeste.
4. Précédent Juridique :Nous invoquons la « Mischief Rule » pour soutenir que l’esprit de l’Article 118 est d’empêcher qu’un dirigeant soit dépendant des tiers.
Ma requête au Conseil :
– Constater l’inéligibilité de M. Biya sur le fondement de l’Article 118.
– Ordonner sa comparution personnelle ou exiger un bilan médical par des experts indépendants.
– Appliquer l’Article 128 pour permettre à son parti de proposer un candidat remplaçant sous 3 jours.
– Statuer en urgence pour protéger l’intégrité électorale et la stabilité nationale. Le Conseil constitutionnel a l’obligation légale de statuer sous 3 jours. Il ne s’agit pas de politique, mais de faire respecter l’État de droit. Paul Biya ne gouverne plus ; il règne seulement. Il est temps que la loi parle.
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Cemac : légère hausse des taux d’intérêts sur les titres publics, dont l’encours progresse de 3,34% en juillet 2026

(Investir au Cameroun) – Au mois de juillet 2026, l’encours des financements mobilisés par les pays de la Cemac – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – sur le marché sous-régional des titres publics a atteint 10 560,8 milliards de FCFA, selon les données publiées le 26 août 2026 par la BEAC, la banque centrale des Etats de la Cemac. Ce chiffre correspond à une hausse de 3,34% en glissement mensuel, traduisant le dynamisme du marché malgré une légère hausse des taux d’intérêts.
En effet, apprend-on, sur la période sous revue, le coût moyen des financements obtenus par les Etats a légèrement augmenté, passant de 8,29% en juin 2026 à 8,53% un mois plus tard. Ce qui correspond à une hausse de 0,24% sur un mois. Ce renchérissement des emprunts sur le marché des titres publics piloté par la BEAC survient dans un contexte pourtant marqué par la hausse simultanée du taux de participation des investisseurs et du taux de souscription aux émissions des titres effectuées.
Selon la Cellule de règlement et de conservation des titres de la banque centrale, le taux de participation des spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) aux opérations de levées de fonds lancées par les pays de la Cemac a progressé entre juin et juillet 2026, passant de 20,13% à 22,05%. En d’autres termes, le nombre d’intermédiaires du marché ayant répondu positivement aux appels de fonds des Etats a cru de presque 2% sur un mois.
Dans le même temps, apprend-on, le taux de souscription est passé de 72,44% à 76,23%, correspondant à une augmentation de 3,8% entre juin et juillet 2026. Autrement dit, alors que les investisseurs ne proposaient aux Etats à la recherche des financements que 72,4% de la demande exprimée en juin dernier, leur offre a été portée à plus de 76% de l’enveloppe sollicitée un mois plus tard.
Un appétit plus prononcé pour les obligations du Trésor
Le Gabon demeure l’Etat le plus endetté sur le marché des valeurs du Trésor de la Cemac, avec un encours de titres représentant 31,6% du global. Viennent ensuite le Congo (29,4%), le Cameroun (19,7%), le Tchad (11,3%), la RCA (4,2%) et la Guinée équatoriale (3,9%).
Avec 81,3% de l’encours total, les obligations du Trésor assimilables (OTA) dominent largement le marché, traduisant un recours de plus en plus prononcé des Etats de la Cemac au marché, pour la mobilisation des emprunts de moyens et longs termes. En effet, les OTA sont des titres publics dont la maturité oscille entre 2 ans et plus de 10 ans. Ces valeurs du Trésor servent généralement à lever les fonds destinés à financer des projets publics.
Les bons du Trésor assimilables (BTA), qui sont des titres dont la maturité n’excède pas un an, et qui servent à mobiliser les fonds pour pallier des tensions ponctuelles de trésorerie, représentent 18,7% de l’encours des titres publics en circulation dans la Cemac au 31 juillet 2026, apprend-on officiellement.
BRM
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près de 6 millions de dollars de rançons versés aux groupes armés en un an

Le Nigeria fait face à une forte aggravation du phénomène des enlèvements. Près de 6 millions de dollars de rançons auraient été versés aux groupes armés et terroristes entre juillet 2025 et juin 2026, soit trois fois plus que l’année précédente, selon un rapport de SBM Intelligence publié le 26 août 2026.
La crise des kidnappings prend une ampleur inquiétante au Nigeria. Selon le cabinet nigérian SBM Intelligence, 7 825 personnes ont été enlevées au cours de la période étudiée, une hausse de 66 % sur un an. Le nord du pays reste l’épicentre du phénomène, concentrant 93,7 % des incidents recensés.
Les enlèvements de masse constituent désormais le principal mode opératoire des groupes criminels et terroristes. Les États de Zamfara et de Sokoto figurent parmi les plus touchés, avec respectivement 92 et 76 enlèvements collectifs enregistrés.
La branche historique de Boko Haram, JAS, apparaît comme le principal bénéficiaire de cette économie des otages. Le groupe aurait encaissé environ 90 % des rançons versées, notamment à la suite de deux enlèvements de masse ayant permis de récolter près de 5,5 millions de dollars.
Mais le paiement des rançons ne garantit pas la survie des victimes. Les analystes de SBM Intelligence ont recensé au moins six cas dans lesquels des otages ont été tués après le versement de l’argent.
Alors que la campagne présidentielle s’ouvre au Nigeria, l’insécurité et ses conséquences économiques devraient occuper une place centrale dans les débats. Le président Bola Tinubu, candidat à sa réélection en janvier prochain, devra notamment répondre à la pression croissante liée aux enlèvements et au financement des groupes armés.
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