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«les anciens ministres de Paul Biya devraient rendre compte de leur bilan»

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«les anciens ministres de Paul Biya devraient rendre compte de leur bilan»
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Le militant du SDF Alex Nguepi ne trouve pas les candidats anciens ministres du gouvernement crédibles.

Selon Alex Nguepi militant du Social democratic front (SDF), les anciens membres du gouvernement actuel qui sont candidats à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, doivent présenter au peuple leur bilan. Le cadre du SDF doute de la sincérité de leurs actions.

«Les anciens ministres de Paul Biya devraient rendre compte de leur bilan pendant le temps qu’ils ont passé aux côtés du dictateur. Il ne sert à rien de venir cotiser pour les victimes lorsqu’ils ont été incapables de trouver des solutions à leurs souffrances quand ils étaient au gouvernement», a-t-il écrit sur sa page Facebook.

On peut bien deviner qu’Alex Nguepi fait allusion au leader du FSNC Issa Tchiroma Bakary et au président de l’UNDP Bello Bouba Maigari. Pour parler du premier cité, rappelons qu’il y a de cela quelques temps au cours d’une interview accordée à Naja TV, l’ex ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle Issa Tchiroma relavait encore un point à la base de la rupture avec le régime. Il a indiqué que Paul Biya est devenu inaccessible.

« Je n’ai plus de partenaire. Il est invisible, il est invisible, il est inaccessible (…) La fonction présidentielle est une fonction à plein temps. Qu’on ne délègue pas. Une fonction à plein temps. Et surtout, lorsque le navire est dans une mer démontée, c’est le commandant de bord, le président de la République qui doit être à la barre. On ne peut pas rétrocéder de ça », a-t-il déclaré.

A propos de Bello Bouba Maïgari, il est à relever que tout comme Issa Tchiroma, le président de l’UNDP continue d’affûter ses armes pour le scrutin. Il vient de rendre public son équipe de campagne.

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Cacao : le ministre Mbarga Atangana pointe « l’écologie punitive » de la nouvelle règlementation de l’UE

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Cacao : le ministre Mbarga Atangana pointe « l’écologie punitive » de la nouvelle règlementation de l’UE
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(Investir au Cameroun) – Alors que la filière cacao camerounaise se prépare aux nouvelles exigences européennes de traçabilité et de lutte contre la déforestation, les producteurs s’inquiètent du coût de cette transition. À l’ouverture des Cocoa Days, organisés ce jeudi 2 juillet 2026 à Yaoundé, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a dénoncé une forme d’« écologie punitive », estimant que les planteurs sont appelés à supporter des contraintes croissantes sans contrepartie suffisante sur les prix.

Le propos intervient dans un contexte de retournement du marché local. Après l’embellie observée au cours des récentes saisons cacaoyères, avec des prix bord-champ ayant atteint jusqu’à 5 000 FCFA le kilogramme, les producteurs font face à une forte correction. Selon le ministre du Commerce, le kilogramme s’échange aujourd’hui autour de 1 800 à 2 000 FCFA, un niveau jugé insuffisant pour absorber les charges nouvelles liées à la conformité, à l’achat d’intrants et à la main-d’œuvre.

À en croire Luc Magloire Mbarga Atangana,« le sentiment des producteurs est que chaque jour, on leur demande toujours un peu plus, sans contrepartie ». Le membre du gouvernement dit ne pas contester le principe de la durabilité, mais interroge la répartition du coût de cette transition dans une filière où les petits producteurs restent le maillon le plus vulnérable.

Le RDUE, une pression déjà réelle sur la filière

Adopté par l’Union européenne, le Règlement contre la déforestation et la dégradation des forêts (RDUE) impose aux opérateurs et commerçants concernés de prouver que les produits mis sur le marché européen, ou exportés depuis l’UE, ne sont pas issus de terres déboisées après le 31 décembre 2020 et respectent la législation pertinente du pays de production. Le cacao fait partie des produits concernés, au même titre que le café, le soja, le palmier à huile, le bois, le caoutchouc ou encore les bovins.

Même si sa pleine application a été repoussée — au 30 décembre 2026 pour les grands et moyens opérateurs, puis au 30 juin 2027 pour les micro et petits opérateurs —, le règlement exerce déjà une pression sur les chaînes d’approvisionnement. Les exportateurs, acheteurs et industriels exigent progressivement des producteurs des informations plus précises sur l’origine des fèves, la géolocalisation des parcelles et le respect des normes sociales, environnementales et fiscales applicables.

Pour les producteurs camerounais, cette pression se traduit par une mutation du modèle de production. Le RDUE ne leur impose pas directement une obligation juridique uniforme, mais il conditionne l’accès au marché européen à une traçabilité plus exigeante. En pratique, les planteurs doivent donc s’adapter aux demandes de leurs acheteurs s’ils veulent continuer à écouler leur production dans les circuits d’exportation.

“Oui à la durabilité, mais aussi à la profitabilité”

Luc Magloire Mbarga Atangana assure que le Cameroun ne rejette pas l’objectif environnemental poursuivi par l’Union européenne.« Loin de moi l’idée ou l’intention de remettre en cause le règlement sur la déforestation, qui est une cause noble pour la préservation de l’environnement. Nos producteurs s’y sont pliés, parfois à leur corps défendant », a-t-il déclaré.

Mais le ministre pose la question de la compensation économique.« La question que ceux-ci nous posent est de savoir ce qu’ils reçoivent en retour », poursuit-il. Avant de résumer la position camerounaise :« Nous disons oui à la durabilité », mais aussi« oui, trois fois oui, à la profitabilité, à la décence des prix, à l’équité de la rémunération et à la transparence du marché ».

Cette ligne traduit une préoccupation de plus en plus récurrente dans les pays producteurs : la durabilité ne peut pas être exigée uniquement au niveau de la production, sans mécanisme garantissant une meilleure rémunération des planteurs. Pour le Cameroun, l’enjeu est d’éviter que les nouvelles normes environnementales ne deviennent une barrière commerciale supplémentaire, supportée principalement par les petits producteurs.

Des charges en hausse pour les producteurs

Le ministre du Commerce estime que les prix actuellement pratiqués ne permettent pas aux producteurs de faire face aux charges induites par les nouvelles exigences. La transition vers une agriculture moins extensive, destinée à limiter la pression sur les forêts, suppose notamment d’améliorer les rendements sur des parcelles existantes. Cela passe par l’usage d’intrants, de traitements phytosanitaires et de meilleures pratiques culturales, dont le coût reste élevé pour de nombreux planteurs.

«On nous oblige aujourd’hui à pratiquer une agriculture non plus extensive, pour éviter la déforestation, mais intensive, sur des parcelles limitées, en utilisant des intrants chimiques. Or ceux-ci ne sont pas à portée de prix. Avant, nous utilisions des méthodes de culture traditionnelles sur nos parcelles»,explique Martin Kamdjeu, Président du conseil d’administration d’une coopérative agricole, et producteur dans la localité de Nkondjock.

À cette contrainte s’ajoute le renchérissement de la main-d’œuvre. Selon les producteurs, l’envolée des prix observée lors des précédentes campagnes a modifié l’équilibre local du travail agricole. Certains ouvriers sont devenus eux-mêmes propriétaires de parcelles, réduisant l’offre de main-d’œuvre disponible.

« Avec l’envolée du prix du kilogramme, certains ouvriers sont devenus eux aussi propriétaires de parcelles, donc producteurs. La main-d’œuvre est donc devenue rare et chère. Aujourd’hui, vous ne payez pas un ouvrier moins de 40 000 FCFA, contre 25 000 FCFA il y a encore quelques années », explique Hortense Nguele, présidente régionale de l’Association nationale des producteurs de cacao et de café.

Débat sur le partage de la valeur

Au-delà du coût des intrants et de la main-d’œuvre, plusieurs producteurs accusent les grandes firmes internationales qui achètent le cacao de préserver leurs marges, tout en transférant une partie du coût de la conformité vers l’amont de la chaîne. Cette critique relance le débat sur le partage de la valeur entre planteurs, exportateurs, industriels, chocolatiers et distributeurs.

Pour l’Union européenne, le RDUE vise à réduire l’impact de sa consommation sur la déforestation mondiale et à garantir que les produits importés ne contribuent pas à la dégradation des forêts. Mais pour les pays producteurs, la question demeure : qui doit financer l’adaptation des filières agricoles aux nouvelles exigences environnementales ?

C’est sur ce point que le ministre du Commerce cherche à déplacer le débat. Le Cameroun ne conteste pas officiellement la lutte contre la déforestation, mais il alerte sur une transition environnementale qui risque de fragiliser davantage les producteurs si elle n’est pas accompagnée par des prix rémunérateurs, des mécanismes de soutien et une plus grande transparence du marché.

La filière cacao camerounaise se retrouve ainsi prise entre deux impératifs : préserver son accès au marché européen en se conformant aux nouvelles normes, tout en évitant que le coût de cette conformité ne réduise davantage le revenu des planteurs. Pour Luc Magloire Mbarga Atangana, la durabilité ne pourra être acceptée durablement par les producteurs que si elle s’accompagne d’une meilleure équité économique.

Ludovic Amara

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24-12-2025 – RDUE : le Cameroun affirme pouvoir produire du cacao sans déforestation grâce à 650 000 hectares

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Mondial 2026 : Jules Denis Onana explique pourquoi l’Afrique peine encore à rivaliser au plus haut niveau

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Le constat sans détour de Jules Denis Onana après les éliminations de la RDC et du Sénégal : « Il nous manque encore quelque chose […]

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Finance digitale : Wave affirme sa stratégie de long terme au Cameroun, premier marché mobile money de la Cemac

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Finance digitale : Wave affirme sa stratégie de long terme au Cameroun, premier marché mobile money de la Cemac
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(Investir au Cameroun) – Près d’un an après le feu vert accordé par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) à Commercial Bank Cameroun (CBC) pour déployer le service de paiement « Wave » en partenariat avec Wave Transfer S.A., la fintech intensifie ses échanges avec les autorités camerounaises et les acteurs de l’écosystème financier. Objectif : préparer son développement dans le principal marché du mobile money de la Cemac.

Dans ce cadre, une délégation du groupe a récemment conduit une série de rencontres avec des autorités monétaires et financières, des régulateurs, des représentants du gouvernement, des partenaires financiers ainsi que des acteurs du secteur numérique. Selon l’entreprise, ces échanges visaient à présenter sa vision pour le marché camerounais, à recueillir les attentes des différentes parties prenantes et à identifier les axes de collaboration susceptibles de favoriser le développement de services financiers numériques plus accessibles.

Les discussions ont notamment porté sur l’amélioration de l’accès aux services financiers pour les populations encore exclues du système bancaire, la mise à disposition de solutions de paiement simples et abordables, la protection des consommateurs, la conformité réglementaire et la sécurisation des transactions.

Une entrée encadrée par CBC

Cette offensive institutionnelle intervient après une étape réglementaire décisive. Le 11 juin 2025, la Cobac a autorisé Commercial Bank Cameroun à mettre à la disposition de sa clientèle le service de paiement « Wave », en partenariat avec Wave Transfer S.A. Cette précision est importante car Wave n’a pas été agréée comme établissement de paiement autonome au Cameroun. Son déploiement s’inscrit dans le cadre d’un partenariat bancaire avec CBC.

En vertu de cette autorisation, le service « Wave » doit permettre plusieurs opérations : dépôts et retraits d’espèces, transferts de personne à personne, paiements marchands, règlement de factures, paiements de masse, transferts entre portefeuille mobile et compte bancaire, consultation de solde, transferts internationaux entrants et achat de crédit de communication.

Pour Wave, l’enjeu est donc double : s’insérer dans le cadre réglementaire de la Cemac, tout en adaptant son offre aux usages locaux. L’entreprise met en avant un modèle fondé sur la simplicité, la transparence et l’accessibilité des services financiers. « Les services financiers doivent être simples, accessibles, transparents et adaptés aux réalités quotidiennes des populations », indique un responsable de l’entreprise.

Le Cameroun, locomotive du mobile money en Cemac

Le choix du Cameroun n’est pas anodin. Selon le rapport 2024 de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sur les services de paiement dans la Cemac, le pays concentre 2,73 milliards de transactions mobile money sur un total sous-régional de 3,74 milliards. En valeur, les opérations réalisées au Cameroun atteignent 26 773 milliards de FCFA, sur un total de 34 779 milliards de FCFA pour l’ensemble de la Cemac.

Ces chiffres confirment le poids du marché camerounais dans les paiements numériques en Afrique centrale. Ils traduisent aussi l’ampleur de la concurrence à laquelle Wave devra faire face, dans un écosystème déjà dominé par des acteurs installés du mobile money, adossés aux grands opérateurs télécoms et à des réseaux de distribution étendus.

L’entreprise mise également sur son intégration au Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac), qui devrait favoriser, à terme, l’interconnexion des services de paiement dans l’espace Cemac et faciliter les transactions transfrontalières.

Un marché massif, mais très encadré

L’arrivée de Wave intervient dans un marché à fort potentiel, mais fortement surveillé par les régulateurs. La croissance rapide du mobile money soulève des enjeux de protection des consommateurs, de lutte contre la fraude, de conformité, d’interopérabilité et de sécurité des transactions.

Pour les autorités monétaires, l’expansion des fintechs doit donc s’accompagner d’un encadrement strict. Le partenariat avec CBC permet à Wave d’entrer sur le marché à travers un acteur bancaire déjà soumis à la supervision de la Cobac et aux exigences techniques de la BEAC en matière de services de paiement.

Pour Wave, la phase actuelle de dialogue avec les autorités apparaît ainsi comme une étape de préparation stratégique. Elle doit permettre à l’entreprise de sécuriser son implantation, d’aligner son modèle avec les exigences réglementaires et de rassurer les parties prenantes sur sa capacité à opérer dans un environnement financier sensible.

Le déploiement effectif du service sera observé de près. Dans un marché camerounais massif, concurrentiel et encore marqué par de forts besoins d’inclusion financière, Wave pourrait contribuer à élargir l’offre de paiements numériques. Mais son succès dépendra de sa capacité à conjuguer prix attractifs, couverture du réseau, conformité réglementaire, sécurité des transactions et articulation opérationnelle avec CBC.

Amina Malloum

Lire aussi:

14-06-2025 – Paiements digitaux : la start-up Wave s’associe au banquier CBC pour se déployer au Cameroun

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