Actualités locales
Import-substitution : 13,55 milliards de FCFA pour doper la production agropastorale et halieutique

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun renforce son offensive contre la dépendance alimentaire. Le 14 août 2025, le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a signé des contrats avec sept structures publiques pour un transfert de fonds d’un montant global de 13,55 milliards de FCFA, destiné à soutenir la production agropastorale et halieutique cette année.
Dans le détail, 9,2 milliards de FCFA seront transférés à la Banque camerounaise des petites et moyennes entreprises (BC-PME) pour accompagner les opérateurs privés impliqués dans les denrées ciblées par le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH). Les 4,3 milliards restants iront à l’Unvda Ndop, l’IRAD, l’Office céréalier, la Sodepa, ainsi qu’aux projets Viva-Logone et Viva-Bénoué, afin de renforcer la production du riz, des céréales, de la filière bovine-lait et des semences/intrants.
« La signature de ces documents marque une étape décisive vers l’atteinte des objectifs du PIISAH », a affirmé Alamine Ousmane Mey. Le plan vise à réduire une dépendance coûteuse : entre 2013 et 2022, le Cameroun a dépensé en moyenne 3 000 milliards de FCFA par an pour importer du riz, du poisson, du blé, du maïs et des huiles.
Pour inverser la tendance, Yaoundé a adopté un plan triennal intégré (2024-2026) d’un montant total de 1 500 milliards de FCFA, destiné à développer la production et la transformation locale. Lors de sa première année d’implémentation en 2024, l’État a mobilisé 248,49 milliards de FCFA, mais avec des résultats jugés « mitigés » par les observateurs.
En 2025, l’effort sera porté à 511,63 milliards de FCFA, puis à 611,4 milliards en 2026. Les filières prioritaires ciblées sont le riz, le maïs, le poisson et d’autres produits agricoles. À ce jour, le gouvernement a déjà mobilisé 800 milliards de FCFA, soit 53 % du financement total prévu.
Frédéric Nonos
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Cameroun à la Conférence de Phnom Penh 2026

Une délégation du Sénat camerounais participe, du 26 au 28 août 2026 à Phnom Penh, à la 2ᵉ Conférence internationale des présidents de Parlement (ISC-2). Conduite par la vice-présidente du Sénat, Mme Armande Din Bell, elle prend part aux échanges consacrés à la paix, au droit international et au règlement pacifique des conflits.
Le Cameroun est représenté à Phnom Penh, au Cambodge, à l’occasion de la 2ᵉ Conférence internationale des présidents de Parlement. La délégation camerounaise est conduite par Armande Din Bell, Vice-présidente du Sénat, accompagnée de Pierre Flambeau Ngayap, Secrétaire au Bureau du Sénat.
Placée sous le thème « Solidarité pour la paix et prospérité partagée : renforcer le droit international et résoudre les conflits pacifiquement », la rencontre réunit des dirigeants parlementaires autour des grands défis liés à la paix et à la coopération internationale.
Les participants examinent notamment les moyens de renforcer le respect du droit international et de privilégier le dialogue dans le règlement des crises et des conflits. Les travaux devraient s’achever par l’adoption de la Déclaration de Phnom Penh, issue du débat général et des travaux du comité de rédaction.
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Le sénat camerounais représenté à Phnom Penh au Cambodge

Des élus de la chambre haute de notre parlement participent à la 2ᵉ Conférence internationale des présidents de Parlement (ISC-2), qui se tient du 26 […]
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Cemac : légère hausse des taux d’intérêts sur les titres publics, dont l’encours progresse de 3,34% en juillet 2026

(Investir au Cameroun) – Au mois de juillet 2026, l’encours des financements mobilisés par les pays de la Cemac – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – sur le marché sous-régional des titres publics a atteint 10 560,8 milliards de FCFA, selon les données publiées le 26 août 2026 par la BEAC, la banque centrale des Etats de la Cemac. Ce chiffre correspond à une hausse de 3,34% en glissement mensuel, traduisant le dynamisme du marché malgré une légère hausse des taux d’intérêts.
En effet, apprend-on, sur la période sous revue, le coût moyen des financements obtenus par les Etats a légèrement augmenté, passant de 8,29% en juin 2026 à 8,53% un mois plus tard. Ce qui correspond à une hausse de 0,24% sur un mois. Ce renchérissement des emprunts sur le marché des titres publics piloté par la BEAC survient dans un contexte pourtant marqué par la hausse simultanée du taux de participation des investisseurs et du taux de souscription aux émissions des titres effectuées.
Selon la Cellule de règlement et de conservation des titres de la banque centrale, le taux de participation des spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) aux opérations de levées de fonds lancées par les pays de la Cemac a progressé entre juin et juillet 2026, passant de 20,13% à 22,05%. En d’autres termes, le nombre d’intermédiaires du marché ayant répondu positivement aux appels de fonds des Etats a cru de presque 2% sur un mois.
Dans le même temps, apprend-on, le taux de souscription est passé de 72,44% à 76,23%, correspondant à une augmentation de 3,8% entre juin et juillet 2026. Autrement dit, alors que les investisseurs ne proposaient aux Etats à la recherche des financements que 72,4% de la demande exprimée en juin dernier, leur offre a été portée à plus de 76% de l’enveloppe sollicitée un mois plus tard.
Un appétit plus prononcé pour les obligations du Trésor
Le Gabon demeure l’Etat le plus endetté sur le marché des valeurs du Trésor de la Cemac, avec un encours de titres représentant 31,6% du global. Viennent ensuite le Congo (29,4%), le Cameroun (19,7%), le Tchad (11,3%), la RCA (4,2%) et la Guinée équatoriale (3,9%).
Avec 81,3% de l’encours total, les obligations du Trésor assimilables (OTA) dominent largement le marché, traduisant un recours de plus en plus prononcé des Etats de la Cemac au marché, pour la mobilisation des emprunts de moyens et longs termes. En effet, les OTA sont des titres publics dont la maturité oscille entre 2 ans et plus de 10 ans. Ces valeurs du Trésor servent généralement à lever les fonds destinés à financer des projets publics.
Les bons du Trésor assimilables (BTA), qui sont des titres dont la maturité n’excède pas un an, et qui servent à mobiliser les fonds pour pallier des tensions ponctuelles de trésorerie, représentent 18,7% de l’encours des titres publics en circulation dans la Cemac au 31 juillet 2026, apprend-on officiellement.
BRM
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