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Cemac : légère hausse des taux d’intérêts sur les titres publics, dont l’encours progresse de 3,34% en juillet 2026

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Cemac : légère hausse des taux d’intérêts sur les titres publics, dont l’encours progresse de 3,34% en juillet 2026
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(Investir au Cameroun) – Au mois de juillet 2026, l’encours des financements mobilisés par les pays de la Cemac – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – sur le marché sous-régional des titres publics a atteint 10 560,8 milliards de FCFA, selon les données publiées le 26 août 2026 par la BEAC, la banque centrale des Etats de la Cemac. Ce chiffre correspond à une hausse de 3,34% en glissement mensuel, traduisant le dynamisme du marché malgré une légère hausse des taux d’intérêts.

En effet, apprend-on, sur la période sous revue, le coût moyen des financements obtenus par les Etats a légèrement augmenté, passant de 8,29% en juin 2026 à 8,53% un mois plus tard. Ce qui correspond à une hausse de 0,24% sur un mois. Ce renchérissement des emprunts sur le marché des titres publics piloté par la BEAC survient dans un contexte pourtant marqué par la hausse simultanée du taux de participation des investisseurs et du taux de souscription aux émissions des titres effectuées.

Selon la Cellule de règlement et de conservation des titres de la banque centrale, le taux de participation des spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) aux opérations de levées de fonds lancées par les pays de la Cemac a progressé entre juin et juillet 2026, passant de 20,13% à 22,05%. En d’autres termes, le nombre d’intermédiaires du marché ayant répondu positivement aux appels de fonds des Etats a cru de presque 2% sur un mois.

Dans le même temps, apprend-on, le taux de souscription est passé de 72,44% à 76,23%, correspondant à une augmentation de 3,8% entre juin et juillet 2026. Autrement dit, alors que les investisseurs ne proposaient aux Etats à la recherche des financements que 72,4% de la demande exprimée en juin dernier, leur offre a été portée à plus de 76% de l’enveloppe sollicitée un mois plus tard.

Un appétit plus prononcé pour les obligations du Trésor

Le Gabon demeure l’Etat le plus endetté sur le marché des valeurs du Trésor de la Cemac, avec un encours de titres représentant 31,6% du global. Viennent ensuite le Congo (29,4%), le Cameroun (19,7%), le Tchad (11,3%), la RCA (4,2%) et la Guinée équatoriale (3,9%).

Avec 81,3% de l’encours total, les obligations du Trésor assimilables (OTA) dominent largement le marché, traduisant un recours de plus en plus prononcé des Etats de la Cemac au marché, pour la mobilisation des emprunts de moyens et longs termes. En effet, les OTA sont des titres publics dont la maturité oscille entre 2 ans et plus de 10 ans. Ces valeurs du Trésor servent généralement à lever les fonds destinés à financer des projets publics.

Les bons du Trésor assimilables (BTA), qui sont des titres dont la maturité n’excède pas un an, et qui servent à mobiliser les fonds pour pallier des tensions ponctuelles de trésorerie, représentent 18,7% de l’encours des titres publics en circulation dans la Cemac au 31 juillet 2026, apprend-on officiellement.

BRM

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« un nouveau coup dur porté au pluralisme politique dans notre pays », Rolande Issi

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« un nouveau coup dur porté au pluralisme politique dans notre pays », Rolande Issi
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La députée Rolande Issi condamne ainsi la suspension de trois mois contre le parti d’Issa Tchiroma Bakary, le FSNC.

Ce 28 octobre 2026, la députée du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) Rolande Issi a réagi par rapport à la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Pour l’élue de la nation, la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji est une atteinte à la démocratie et aux libertés fondamentales du Cameroun.

« ​La décision prise par le ministre de l’Administration territoriale de suspendre le Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC) pour une durée de trois mois est un nouveau coup dur porté au pluralisme politique et à l’expression démocratique dans notre pays, démontrant que l’argument du renouveau sur la paternité de la démocratie camerounaise n’est que leurre et mensonge.

​Les prétextes fallacieux et des accusations arbitraires donnent un coup de régression à toute la voix de l’opposition et à la liberté d’opinion que l’on cherche à museler un peu plus chaque jour. Comment tolérer que des partis politiques soient ainsi réduits au silence pour des motifs aussi flous et liberticides ? Les agissements d’un individu ne peuvent en aucun cas être généralisés à toute une organisation. « Pire, le timing choisi est tellement flagrant que cela frise le ridicule », affirme-t-elle.

La députée du PCRN Rolande Issi profite de l’occasion pour passer un message aux dirigeants.

​« Mes chers gouvernants, la démocratie ne se nourrit pas de suspensions, d’interdictions et de censure, mais du débat contradictoire, du respect des droits de l’opposition et de la liberté des citoyens de s’exprimer. ​Je m’insurge avec la dernière énergie contre cette dérive autoritaire qui piétine nos institutions et bafoue l’État de droit. Et je profite une fois de plus pour interpeller le PEUPLE SOUVERAIN À UN VOTE MASSIF en FAVEUR DE L’OPPOSITION pour que les lois et libertés soient une obligation. Nous devons avoir une assemblée nationale et des conseils municipaux majoritairement de l’opposition. Ne restons plus silencieux face à ces abus ! », affirme-t-elle.

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Après l’exil en Gambie, la suspension du parti d’Issa Tchiroma acte-t-elle sa mise hors-jeu électorale ?

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Le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, a frappé d’une suspension de trois mois le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), […]

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« il faut dire à Atanga Nji et le régime qu’il sait que c’est pas le FSNC qui a battu BIYA en 2025 »

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« il faut dire à Atanga Nji et le régime qu’il sait que c’est pas le FSNC qui a battu BIYA en 2025 »
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Joseph Emmanuel Ateba, l’ancien secrétaire national à la communication du MRC, affirme que le peuple est le vainqueur de l’élection présidentielle de 2025.

C’est un message très bref qu’il a posté sur sa page Facebook. Joseph Emmanuel Ateba, l’ancien secrétaire national à la communication du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), réagit ainsi à la suspension du Front national pour le salut du Cameroun (FSNC). Il rappelle que l’élection 2025 a été gagnée par le peuple et non Issa Tchiroma Bakary, proclamé deuxième par le Conseil constitutionnel.

« Il faut dire à Atanga Nji et au régime qu’il sert que c’est pas le FSNC qui a battu BIYA en 2025, mais le peuple, et la seule chose qu’ils ont à faire pour ne subir le même sort lors des prochaines élections, c’est de revenir au parti unique », a-t-il écrit.

À titre de rappel, Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale, a rendu public un arrêté portant suspension du FSNC, parti politique dont le leader est Issa Tchiroma Bakary. Le membre du gouvernement avait démissionné du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle avant de rejoindre les rangs de l’opposition. Présenté comme le bon diable, il a été comme la figure de bataille de l’opposition à la dernière élection. Son parti est suspendu aux motifs d’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.

Il est également à rappeler qu’Issa Tchiroma Bakary s’est exilé en Gambie depuis la période postélectorale. Jeanne Nsoga, l’ancienne secrétaire générale du FSNC, a salué cette décision du ministre de l’Administration territoriale.

« L’arrêté du MINAT suspendant le FSNC pour 3 mois ce 27 octobre 2026 n’est pas qu’une sanction administrative. C’est le constat d’un échec moral. On ne joue pas avec la colère d’un peuple. On ne surfe pas sur la frustration des jeunes comme on surfe sur une vague. Parce que quand la vague retombe, ce sont eux qui se noient. La vraie grandeur en politique, c’est de savoir retenir son camp quand il veut tout casser. Pas de l’exciter pour exister. Au-delà des partis, il y a une leçon », a-t-elle écrit.

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