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« en 1990, je savais que je ne pouvais pas perdre ma place …»

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« en 1990, je savais que je ne pouvais pas perdre ma place …»
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L’ancien goleador des Lions Indomptables revient dans une interview sur les réactions qui ont suivi l’intégration du « Vieux Lion » dans le groupe des Lions Indomptables devant préparer le Mondial italien.

Lire le texte de nos confrères de Cfoot :

Roger Milla était –il indésirable dans le groupe des Lions Indomptables retenu pour préparer la Coupe du Monde de 1990 ? François Omam-Biyik était-il opposé à sa venue ? L’ancien joueur de Rennes apporte son témoignage et s’explique dans une interview postée ces jours-ci sur la chaine YouTube Passion Foot et Invest. Voici ce qu’il répond lorsque l’on lui dit qu’il n’était pas d’accord avec le retour du vétéran.

« Les gens analysent mal. Ce n’est pas que je n’étais pas d’accord avec le retour de Roger Milla. Le Cameroun à l’époque jouait avec un avant-centre. Je n’avais aucun problème à jouer avec Roger. Pendant sa période, quand on jouait ensemble, je jouais un peu en milieu de terrain. Donc effectivement, on a été surpris de sa présence, mais personnellement, je me suis dit que peut-être qu’il peut apporter quelque chose. Les gens en ont conclu que je n’étais pas d’accord. Non ! », se défend Omam-Biyik.

L’ancien buteur attitré des Lions Indomptables du Cameroun ajoute qu’il n’avait aucune raison de craindre d’être relégué sur le banc de touche. « Je savais que je ne pouvais pas perdre ma place parce que Roger est là. Parce que, soit on jouait ensemble, ou bien un de nous devait jouer. C’est ce que j’avais demandé au coach Nepomniachi. Après plusieurs matches de préparation qui ne se passaient pas bien avec Roger et moi, –puisqu’il fallait défendre- il fallait choisir un des deux. Le choix a été porté sur moi. J’ai essayé d’assurer. Roger a assuré quand il fallait et ça s’est bien passé », se souvient le capitaine du Cameroun à la Coupe du Monde de 1990.

Le champion d’Afrique 1988 reconnait que Milla avait mérité sa sélection en 1990. Il en veut pour preuve ses performances lors des séances d’entrainement. « Comme dans tout groupe, tout le monde ne peut pas penser la même chose. Et Roger a démontré durant la préparation, qu’il était capable de répondre aux besoins de l’entrainement. A l’entrainement, il courait même peut-être plus que nous autres qui étions là à cette période-là. Les entraineurs ne lui ont jamais fait de cadeau. Il ne s’est pas présenté comme Roger Milla, mais comme un simple joueur de l’équipe nationale qui devait donner le maximum », rapporte le frère cadet de l’autre ex Lion Indomptable André Kana-Biyik.

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Ciment et clinker : le Cameroun parmi les débouchés des 13,5 millions de tonnes exportées par la Chine

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Ciment et clinker : le Cameroun parmi les débouchés des 13,5 millions de tonnes exportées par la Chine
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun apparaît parmi les principales destinations des quelque 13,5 millions de tonnes de ciment et de clinker exportées par la Chine au premier semestre 2026. Cette poussée a surtout été portée par le clinker : ses expéditions ont été multipliées par plus de six, à 9,399 millions de tonnes, tandis que celles de ciment ont progressé de 53,7%, à 4,1 millions de tonnes.

Ces chiffres proviennent de statistiques douanières reprises dans les résultats semestriels non audités de China Shanshui Cement Group, publiés le 5 août 2026 à la Bourse de Hong Kong. Le document, signé par le président du groupe, Teng Yongjun, cite le Cameroun aux côtés du Bangladesh, du Ghana, du Myanmar, des Philippines, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Togo et du Guatemala.

Cette liste n’est toutefois assortie d’aucun classement. Elle ne précise ni les quantités expédiées vers le Cameroun, ni leur valeur, ni leur répartition entre ciment fini et clinker. Surtout, Shanshui ne présente pas ces volumes comme ses propres exportations : il s’agit de données concernant l’ensemble de l’industrie chinoise. La source établit donc la présence du Cameroun parmi les débouchés de cette vague exportatrice, mais pas le poids de la Chine dans les approvisionnements du pays.

L’effondrement du marché chinois accélère les exportations

Cette poussée extérieure intervient sur fond de contraction du marché chinois. Selon le Bureau national des statistiques de Chine, la production nationale de ciment est tombée à 735,85 millions de tonnes au premier semestre 2026, en baisse de 8% sur un an. Shanshui affirme qu’il s’agit du niveau le plus faible enregistré pour cette période depuis près de dix-sept ans.

Le groupe décrit une industrie confrontée à une« forte baisse de la demande, une offre non maîtrisée, des prix au plus bas et un basculement vers les pertes d’exploitation ». Le prix moyen du ciment P.O 42.5 en vrac, en prix rendu, s’est établi à 334 yuans la tonne, en recul de 52 yuans et de près de 14% sur un an.

Selon le suivi de CCA Digital Cement repris dans le document, le ratio national des stocks rapportés aux capacités a atteint 64,5%, quatre points de plus qu’un an auparavant. Shanshui estime également qu’environ 60% des entreprises du secteur ont enregistré des pertes et que l’industrie a cumulé un déficit compris entre 2 et 3 milliards de yuans. Le rapport ne fournit cependant aucune méthodologie permettant d’apprécier ces deux estimations.

Dans cet environnement, les producteurs chinois ont poursuivi leur« expansion active sur les marchés étrangers ». Les résultats de Shanshui illustrent la pression exercée par la crise intérieure : les ventes de ciment et de clinker du groupe ont reculé de 15,3%, à 16,602 millions de tonnes. Son chiffre d’affaires a chuté de 26,6%, à 4,074 milliards de yuans, tandis que sa perte semestrielle a atteint 819,1 millions de yuans, contre 304,4 millions un an auparavant.

Le Cameroun a dépensé 97,3 milliards de FCFA en clinker

Pour le Cameroun, l’identification du pays parmi les débouchés chinois prend une dimension particulière au regard de la facture du clinker importé. Ce produit semi-fini, obtenu après cuisson du calcaire et d’autres matières premières, est ensuite broyé et mélangé localement pour produire le ciment.

Selon la note provisoire de l’Institut national de la statistique sur le commerce extérieur, le Cameroun a importé 3 106 782 tonnes de clinker en 2025, pour une valeur de 97,317 milliards de FCFA. En un an, les volumes ont augmenté de 20,5%, tandis que la valeur des achats progressait de 14,7%. Le clinker a ainsi représenté 1,9% des dépenses totales d’importation du pays.

La hausse plus rapide des volumes que de la facture a entraîné une diminution de la valeur douanière moyenne. Rapportée arithmétiquement aux quantités déclarées, celle-ci ressort à environ 31 324 FCFA la tonne en 2025, contre 32 929 FCFA en 2024, soit une baisse de 4,9%.

Ce ratio ne constitue pas un prix de marché strict. Il agrège des cargaisons pouvant différer par leur origine, leur qualité, les conditions de transport, l’assurance ou la structure des contrats. Il ne permet donc pas d’attribuer la baisse observée à la Chine.

Une offre chinoise plus abondante peut, en théorie, élargir les possibilités d’approvisionnement des broyeurs camerounais. Son effet sur les coûts de production ou sur le prix du sac de ciment reste néanmoins impossible à mesurer sans données sur les quantités chinoises effectivement débarquées, leurs prix rendus au Cameroun et leur part dans les importations nationales.

Le corridor nigérian alimente déjà les broyeurs camerounais

La poussée chinoise intervient alors que le Nigeria alimente déjà le Cameroun en clinker. Dans ses résultats du premier semestre 2026, Dangote Cement indique avoir expédié 754 000 tonnes de clinker vers le Cameroun et le Ghana, soit 56,7% de plus qu’un an auparavant. Le groupe ne ventile pas ce volume entre les deux destinations.

Dans le même temps, les ventes de Dangote Cement Cameroon ont reculé de 13,1%, à 596 800 tonnes. Cette contre-performance ne concerne que la filiale du groupe nigérian et ne peut être assimilée à une contraction équivalente de l’ensemble du marché camerounais.

Le fait établi est donc moins une prise mesurable de parts de marché chinoises que l’inscription explicite du Cameroun parmi les débouchés d’une vague d’exportations dominée par le clinker. Pour déterminer s’il s’agit d’une diversification marginale ou d’une modification structurelle des circuits d’approvisionnement, il faudra disposer des importations camerounaises de 2026 ventilées par pays d’origine, type de produit, volume et valeur douanière.

Baudouin Enama

Lire aussi :

01-08-2026 – Deuxième cimenterie de Dangote à Douala : le pari des 3 millions de tonnes face aux ventes atones et au clinker nigérian

26-03-2026 – Clinker : Dangote Cement a exporté près d’un million de tonnes du Nigeria vers le Cameroun et le Ghana en 2025

20-01-2026 – Clinker et marbre : un prélèvement de 10 % à l’export instauré pour privilégier le marché local

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Carlos Baleba à Manchester United, l’officialisation est imminente

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Carlos Baleba à Manchester United, l’officialisation est imminente
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Carlos Baleba se rapproche un peu plus de Manchester United. Le milieu de terrain camerounais a passé avec succès sa visite médicale ce dimanche, une étape importante avant la finalisation de son transfert.

Selon Sky Sports News, Baleba a également signé un contrat de cinq ans avec les Red Devils, assorti d’une option permettant de prolonger son engagement jusqu’en 2032.

Sauf nouveau contretemps, l’arrivée de l’ancien joueur de Brighton pourrait être officialisée dès ce lundi par Manchester United. Le club mancunien s’apprête ainsi à accueillir un renfort de poids dans l’entrejeu, avec Baleba appelé à jouer un rôle important dans le projet de l’équipe.

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un recruteur russe accusé de pédophilie, l’inquiétude gagne les jeunes Camerounaises

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un recruteur russe accusé de pédophilie, l’inquiétude gagne les jeunes Camerounaises
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Konstantin Trifonov, un Russe de 31 ans, est accusé de « pédophilie » par les autorités britanniques.

En mai 2026, Trifonov figurait parmi les dizaines de personnes et d’entités sanctionnées par les autorités britanniques pour leur rôle dans le recrutement de jeunes femmes en Russie.

Selon le Daily Mail britannique, « un compte sur l’application de messagerie Telegram, lié à Konstantin Trifonov, un cadre RH de 31 ans travaillant pour Alabuga Start, a été identifié comme participant à plusieurs conversations à caractère pédopornographique ». L’article précise que « Trifonov joue un rôle clé dans les activités d’Alabuga Start.

Des photos publiques montrent Trifonov se rendant en Ouganda, au Ghana, au Zimbabwe et en Zambie dans le cadre de la campagne de recrutement d’Alabuga Start. Il y rencontre des responsables, visite des écoles et des établissements d’enseignement, et encourage de jeunes femmes à s’installer en Russie ».

Le programme Alabuga Start est bien implanté au Cameroun, promu par des entreprises comme Enangue Holdings, sanctionnée par les autorités britanniques en mai dernier. Ateba, propriétaire d’Enangue Holdings, est basé à Paris, et CNA a tenté, sans succès, de contacter Enangue Holdings par l’intermédiaire d’un tiers.

Le programme « Alabuga Start » a été créé en 2023 pour les étudiants étrangers souhaitant s’installer en Russie. Son site web indique qu’il est « conçu pour les jeunes filles ambitieuses âgées de 18 à 22 ans ».

Alabuga Start cible les jeunes Africaines particulièrement vulnérables dans leur recherche d’emploi. Il leur est présenté comme un programme d’échange éducatif ou culturel, mais ces jeunes filles se retrouvent malheureusement souvent employées dans des usines de fabrication de drones, elles-mêmes ciblées par l’armée ukrainienne, mettant ainsi leur vie en danger.

Face à la surveillance accrue des activités d’Alabuga Start en Afrique, plusieurs pays du continent commencent à dissuader leurs citoyens de participer au programme. Par exemple, la branche nigériane d’Action Aid a appelé le gouvernement fédéral à enquêter sur l’exploitation présumée de jeunes Nigérianes recrutées dans le cadre du programme russe Alabuga Start, suite à des informations selon lesquelles les participantes auraient été trompées par des promesses d’éducation, de formation professionnelle et d’emplois bien rémunérés, d’après un article du quotidien nigérian « The Guardian ».

Dans un communiqué signé par Andrew Mamedu, directeur d’Action Aid au Nigéria, l’organisation a dénoncé les informations liant Konstantin Trifonov, un recruteur important associé au programme, à des chaînes Telegram qui diffuseraient des contenus pédopornographiques.

Action Aid a précisé que, bien que ces allégations nécessitent une enquête indépendante, elles sont suffisamment graves pour justifier une action urgente des autorités nigérianes et internationales.

Pourquoi les Camerounais rejoignent-ils Alabuga ?

L’initiative Alabuga est présentée aux Camerounais comme un programme d’échange culturel et éducatif. Nombre de jeunes Camerounais, notamment les 18-25 ans, désespérés de sortir de la pauvreté, trouvent cette offre très alléchante. Et même face à la méfiance, beaucoup s’y engagent.

En 2025, le bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Cameroun a indiqué que des dizaines de jeunes filles étaient rentrées de Russie après s’y être rendues dans le cadre du programme Alabuga. L’OIM ne nous a pas permis d’interviewer ces jeunes filles, mais a précisé qu’elles bénéficiaient d’un accompagnement psychologique et d’un capital de départ pour créer leur propre entreprise.

« Ce phénomène n’est pas propre au Cameroun et la Russie ne recrute personne de force », affirme Franklin Sone Bayen. « Ces jeunes Camerounais saisissent ces opportunités en raison des difficultés économiques que connaît leur pays. Nombre d’entre eux sont prêts à risquer leur vie pour avoir une vie meilleure, plutôt que de dépérir au Cameroun sans rien obtenir en retour », ajoute Bayen.

Ses propos sont corroborés par le professeur Victor Julius Ngoh, qui affirme : « Le régime ne se préoccupe que des questions qui le touchent directement. Tant que des Camerounais ordinaires meurent et que le gouvernement n’est pas directement affecté, il est peu probable que nous constations des changements prochainement. »

Lors du sommet de l’Union africaine en Éthiopie, plus tôt cette année, les délégués n’ont pas évoqué le nombre croissant d’Africains, hommes et femmes, recrutés pour la guerre russo-ukrainienne, ce qui témoigne d’un manque d’intérêt général pour cette question de la part de la plupart des gouvernements africains.

Pour le Cameroun, l’histoire d’Alabuga Start dépasse donc largement le cadre des réseaux de recrutement russes. Elle révèle le désespoir d’une génération de jeunes qui, voyant peu de perspectives d’avenir dans leur pays, sont de plus en plus disposés à accepter des offres risquées à l’étranger dans l’espoir de trouver un emploi, une éducation et un avenir meilleur. Les allégations visant Trifonov ajoutent une dimension inquiétante à une opération de recrutement déjà controversée et soulèvent des questions quant à la protection des jeunes ciblés par de tels programmes par les gouvernements africains.

Face à l’attention croissante portée au programme Alabuga Start, les autorités camerounaises sont confrontées à un choix crucial : continuer à considérer le recrutement de leurs jeunes citoyens comme une décision migratoire individuelle, ou s’attaquer aux systèmes plus vastes qui rendent ces offres attractives. Tant que le gouvernement camerounais n’aura pas créé de véritables opportunités d’emploi, d’éducation et de développement économique, des programmes comme Alabuga Start continueront probablement à recruter, et les jeunes Camerounais vulnérables resteront exposés à des risques qu’ils ne comprennent peut-être pas pleinement avant de quitter le pays.

Source : CNA

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