Actualités locales
un recruteur russe accusé de pédophilie, l’inquiétude gagne les jeunes Camerounaises

Konstantin Trifonov, un Russe de 31 ans, est accusé de « pédophilie » par les autorités britanniques.
En mai 2026, Trifonov figurait parmi les dizaines de personnes et d’entités sanctionnées par les autorités britanniques pour leur rôle dans le recrutement de jeunes femmes en Russie.
Selon le Daily Mail britannique, « un compte sur l’application de messagerie Telegram, lié à Konstantin Trifonov, un cadre RH de 31 ans travaillant pour Alabuga Start, a été identifié comme participant à plusieurs conversations à caractère pédopornographique ». L’article précise que « Trifonov joue un rôle clé dans les activités d’Alabuga Start.
Des photos publiques montrent Trifonov se rendant en Ouganda, au Ghana, au Zimbabwe et en Zambie dans le cadre de la campagne de recrutement d’Alabuga Start. Il y rencontre des responsables, visite des écoles et des établissements d’enseignement, et encourage de jeunes femmes à s’installer en Russie ».
Le programme Alabuga Start est bien implanté au Cameroun, promu par des entreprises comme Enangue Holdings, sanctionnée par les autorités britanniques en mai dernier. Ateba, propriétaire d’Enangue Holdings, est basé à Paris, et CNA a tenté, sans succès, de contacter Enangue Holdings par l’intermédiaire d’un tiers.
Le programme « Alabuga Start » a été créé en 2023 pour les étudiants étrangers souhaitant s’installer en Russie. Son site web indique qu’il est « conçu pour les jeunes filles ambitieuses âgées de 18 à 22 ans ».
Alabuga Start cible les jeunes Africaines particulièrement vulnérables dans leur recherche d’emploi. Il leur est présenté comme un programme d’échange éducatif ou culturel, mais ces jeunes filles se retrouvent malheureusement souvent employées dans des usines de fabrication de drones, elles-mêmes ciblées par l’armée ukrainienne, mettant ainsi leur vie en danger.
Face à la surveillance accrue des activités d’Alabuga Start en Afrique, plusieurs pays du continent commencent à dissuader leurs citoyens de participer au programme. Par exemple, la branche nigériane d’Action Aid a appelé le gouvernement fédéral à enquêter sur l’exploitation présumée de jeunes Nigérianes recrutées dans le cadre du programme russe Alabuga Start, suite à des informations selon lesquelles les participantes auraient été trompées par des promesses d’éducation, de formation professionnelle et d’emplois bien rémunérés, d’après un article du quotidien nigérian « The Guardian ».
Dans un communiqué signé par Andrew Mamedu, directeur d’Action Aid au Nigéria, l’organisation a dénoncé les informations liant Konstantin Trifonov, un recruteur important associé au programme, à des chaînes Telegram qui diffuseraient des contenus pédopornographiques.
Action Aid a précisé que, bien que ces allégations nécessitent une enquête indépendante, elles sont suffisamment graves pour justifier une action urgente des autorités nigérianes et internationales.
Pourquoi les Camerounais rejoignent-ils Alabuga ?
L’initiative Alabuga est présentée aux Camerounais comme un programme d’échange culturel et éducatif. Nombre de jeunes Camerounais, notamment les 18-25 ans, désespérés de sortir de la pauvreté, trouvent cette offre très alléchante. Et même face à la méfiance, beaucoup s’y engagent.
En 2025, le bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Cameroun a indiqué que des dizaines de jeunes filles étaient rentrées de Russie après s’y être rendues dans le cadre du programme Alabuga. L’OIM ne nous a pas permis d’interviewer ces jeunes filles, mais a précisé qu’elles bénéficiaient d’un accompagnement psychologique et d’un capital de départ pour créer leur propre entreprise.
« Ce phénomène n’est pas propre au Cameroun et la Russie ne recrute personne de force », affirme Franklin Sone Bayen. « Ces jeunes Camerounais saisissent ces opportunités en raison des difficultés économiques que connaît leur pays. Nombre d’entre eux sont prêts à risquer leur vie pour avoir une vie meilleure, plutôt que de dépérir au Cameroun sans rien obtenir en retour », ajoute Bayen.
Ses propos sont corroborés par le professeur Victor Julius Ngoh, qui affirme : « Le régime ne se préoccupe que des questions qui le touchent directement. Tant que des Camerounais ordinaires meurent et que le gouvernement n’est pas directement affecté, il est peu probable que nous constations des changements prochainement. »
Lors du sommet de l’Union africaine en Éthiopie, plus tôt cette année, les délégués n’ont pas évoqué le nombre croissant d’Africains, hommes et femmes, recrutés pour la guerre russo-ukrainienne, ce qui témoigne d’un manque d’intérêt général pour cette question de la part de la plupart des gouvernements africains.
Pour le Cameroun, l’histoire d’Alabuga Start dépasse donc largement le cadre des réseaux de recrutement russes. Elle révèle le désespoir d’une génération de jeunes qui, voyant peu de perspectives d’avenir dans leur pays, sont de plus en plus disposés à accepter des offres risquées à l’étranger dans l’espoir de trouver un emploi, une éducation et un avenir meilleur. Les allégations visant Trifonov ajoutent une dimension inquiétante à une opération de recrutement déjà controversée et soulèvent des questions quant à la protection des jeunes ciblés par de tels programmes par les gouvernements africains.
Face à l’attention croissante portée au programme Alabuga Start, les autorités camerounaises sont confrontées à un choix crucial : continuer à considérer le recrutement de leurs jeunes citoyens comme une décision migratoire individuelle, ou s’attaquer aux systèmes plus vastes qui rendent ces offres attractives. Tant que le gouvernement camerounais n’aura pas créé de véritables opportunités d’emploi, d’éducation et de développement économique, des programmes comme Alabuga Start continueront probablement à recruter, et les jeunes Camerounais vulnérables resteront exposés à des risques qu’ils ne comprennent peut-être pas pleinement avant de quitter le pays.
Source : CNA
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Actualités locales
Carlos Baleba à Manchester United : trois raisons d’y croire
Manchester United veut rapidement tourner la page après un début de saison qui a déjà fait naître de sérieux doutes. Battus 2-0 à Hull City, les Red Devils ont vécu une première journée particulièrement décevante, alors que Youri Tielemans et Andrey Santos peinent encore à trouver leur rythme. Dans ce contexte, l’arrivée de Carlos Baleba apparaît comme une recrue particulièrement attendue. Le milieu camerounais devrait rejoindre United pour un montant total de 70 millions de livres sterling, soit environ 81,8 millions d’euros, selon le taux GBP/EUR actuel.
Brighton devrait percevoir environ 75,9 millions d’euros immédiatement, correspondant aux 65 millions de livres prévus dans l’accord, auxquels pourront s’ajouter jusqu’à 5,8 millions d’euros de bonus. Une clause de revente figure également dans le contrat. Après avoir passé sa visite médicale, Baleba n’est plus qu’à quelques détails de son arrivée à Old Trafford.
#1 Un milieu capable de donner plus d’impact
La première raison de croire en cette opération tient au profil de Baleba. Le Camerounais apporte une présence physique et une capacité à gagner des duels qui peuvent faire défaut à United dans l’entrejeu. Son activité permet également de protéger davantage la défense tout en offrant une solution pour faire progresser le ballon.
Dans une équipe qui cherche encore son équilibre, disposer d’un milieu capable de récupérer, de résister au pressing et de couvrir de grandes zones pourrait changer beaucoup de choses. Baleba n’est donc pas seulement une recrue supplémentaire : il peut devenir une pièce importante du système de Michael Carrick.
#2 Il connaît déjà la Premier League
À seulement 22 ans, Baleba n’arrive pas en Angleterre comme un joueur à qui il faudra tout apprendre. Son passage à Brighton lui a permis de découvrir les exigences du championnat anglais, son intensité et son rythme particulier.
Cette expérience constitue un avantage considérable pour Manchester United. Là où certaines recrues étrangères ont besoin de plusieurs mois pour s’adapter, Baleba connaît déjà l’environnement dans lequel il devra performer. Dans un club où la pression est immédiate, cette familiarité peut peser lourd.
#3 Un investissement pour aujourd’hui… et pour demain
Enfin, United mise sur un joueur dont la marge de progression reste importante. Baleba est encore jeune et possède déjà une expérience significative du haut niveau. Son recrutement représente donc un pari sur le présent, mais aussi sur les prochaines années.
Le montant de l’opération est conséquent, mais Manchester United semble considérer Baleba comme un joueur capable de s’installer durablement dans son milieu de terrain. S’il confirme les qualités montrées à Brighton et continue de progresser, les 81,8 millions d’euros investis pourraient rapidement apparaître comme le prix d’une pièce maîtresse plutôt que comme une simple dépense estivale.
Dans une équipe qui cherche désespérément à retrouver de la solidité et du caractère, Carlos Baleba arrive donc avec un profil qui coche plusieurs cases. Il reste à savoir s’il pourra rapidement transformer les attentes en performances, mais sur le papier, le Camerounais ressemble à une recrue particulièrement cohérente pour Manchester United.
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Stéphane Menounga dévoile les 5 ruptures pour sortir du sous-développement

Repenser la monnaie, transformer les matières premières sur place, réformer l’éducation, renforcer les institutions et accélérer l’intégration régionale : Paul Stéphane Menounga propose cinq grandes ruptures pour permettre à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) de mieux convertir ses ressources en développement.
Dans une tribune intitulée « De la souveraineté juridique à la souveraineté réelle : les 5 ruptures qui peuvent sauver la CEMAC », Paul Stéphane Menounga estime que le problème de l’Afrique centrale ne réside plus dans le manque de ressources, mais dans la capacité à les transformer en richesses, en emplois et en amélioration des conditions de vie.
Selon lui, la sous-région dispose des atouts nécessaires pour construire son propre modèle de développement, mais souffre d’un déficit de stratégie, de leadership et d’efficacité institutionnelle.
Lire la tribune de Paul Stéphane Menounga :
DE LA SOUVERAINETÉ JURIDIQUE À LA SOUVERAINETÉ RÉELLE : LES 5 RUPTURES QUI PEUVENT SAUVER LA CEMAC
La question du développement de la CEMAC ne peut plus être posée en termes de manque de ressources.
Le vrai enjeu réside dans notre capacité à transformer nos potentialités en richesses, nos richesses en emplois, et nos emplois en amélioration concrète des conditions de vie.
L’Afrique centrale a les ressources pour construire son propre modèle. Ce qui lui manque, c’est une stratégie cohérente, un leadership capable de la porter et des institutions capables de l’exécuter.
La sortie du sous-développement passera par les axes ci-après :
RECONSTRUIRE UNE VÉRITABLE SOUVERAINETÉ POLITICO-ÉCONOMIQUE
Sur la monnaie : la CEMAC doit soulever le débat franc sur le franc CFA. Soit on le réforme en profondeur avec contrôle total de nos réserves et politique monétaire autonome, soit on prépare une monnaie CEMAC souveraine.
Sur les accords : faire l’inventaire de tous les accords de coopération, commerciaux et de défense puis les réformer ou annuler simplement.
Sur l’économie : passer de l’économie d’extraction à l’économie de transformation. Pétrole, bois, cacao, coton, gaz, minerais doivent être transformés sur place. Une sous-région qui exporte brut et réimporte fini, exporte ses emplois et importe son chômage.
RÉFORMER PROFONDÉMENT NOS SYSTÈMES ÉDUCATIFS
L’école africaine doit cesser de produire des demandeurs d’emploi. Elle doit produire des créateurs de valeur comme des ingénieurs, des techniciens, des entrepreneurs, des chercheurs, des innovateurs.
Il faut inverser la logique et passer de « former pour chercher un emploi » à « former pour créer de la valeur ». La formation professionnelle, les sciences, les technologies et l’entrepreneuriat doivent devenir le cœur du système.
CONSTRUIRE DES INSTITUTIONS PLUS FORTES QUE LES INDIVIDUS
Le développement ne peut dépendre de la volonté d’un seul homme.
Il faut des institutions capables de planifier sur 20 ans, d’exécuter, de contrôler et d’évaluer.
La lutte contre la corruption n’est pas une question morale, c’est une politique de développement car chaque franc détourné, est une route non construite, une école non équipée, un hôpital sans médicaments.
RENFORCER L’INTÉGRATION ÉCONOMIQUE RÉELLE DE LA CEMAC
Pris séparément, nos marchés sont faibles. Intégrés, nous sommes 51 millions de consommateurs et producteurs.
La libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des compétences doit cesser d’être un slogan pour devenir une réalité. Pourquoi importer de l’extérieur ce que la CEMAC peut produire ensemble ?
REVOIR NOTRE RAPPORT AVEC L’EXTÉRIEUR
La coopération ne doit pas être rejetée, mais renégociée sur la base de l’intérêt mutuel.
La CEMAC ne doit plus être seulement un espace d’extraction, de consommation et d’influence. Elle doit devenir un espace de production, d’innovation et de décision.
In fine
Il faut changer de culture politique. Le patriotisme, ce n’est pas seulement chanter l’hymne ou brandir le drapeau. C’est construire des institutions efficaces, protéger les ressources publiques et produire des politiques qui changent la vie des gens.
La CEMAC n’est pas pauvre parce qu’elle manque de ressources. Elle est pauvre parce qu’elle transforme encore insuffisamment ses ressources en développement.
Le défi n’est plus de savoir qui possède nos ressources, mais qui décide de leur utilisation, comment elles sont transformées et au profit de qui.
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Actualités locales
Ciment et clinker : le Cameroun parmi les débouchés des 13,5 millions de tonnes exportées par la Chine

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun apparaît parmi les principales destinations des quelque 13,5 millions de tonnes de ciment et de clinker exportées par la Chine au premier semestre 2026. Cette poussée a surtout été portée par le clinker : ses expéditions ont été multipliées par plus de six, à 9,399 millions de tonnes, tandis que celles de ciment ont progressé de 53,7%, à 4,1 millions de tonnes.
Ces chiffres proviennent de statistiques douanières reprises dans les résultats semestriels non audités de China Shanshui Cement Group, publiés le 5 août 2026 à la Bourse de Hong Kong. Le document, signé par le président du groupe, Teng Yongjun, cite le Cameroun aux côtés du Bangladesh, du Ghana, du Myanmar, des Philippines, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Togo et du Guatemala.
Cette liste n’est toutefois assortie d’aucun classement. Elle ne précise ni les quantités expédiées vers le Cameroun, ni leur valeur, ni leur répartition entre ciment fini et clinker. Surtout, Shanshui ne présente pas ces volumes comme ses propres exportations : il s’agit de données concernant l’ensemble de l’industrie chinoise. La source établit donc la présence du Cameroun parmi les débouchés de cette vague exportatrice, mais pas le poids de la Chine dans les approvisionnements du pays.
L’effondrement du marché chinois accélère les exportations
Cette poussée extérieure intervient sur fond de contraction du marché chinois. Selon le Bureau national des statistiques de Chine, la production nationale de ciment est tombée à 735,85 millions de tonnes au premier semestre 2026, en baisse de 8% sur un an. Shanshui affirme qu’il s’agit du niveau le plus faible enregistré pour cette période depuis près de dix-sept ans.
Le groupe décrit une industrie confrontée à une« forte baisse de la demande, une offre non maîtrisée, des prix au plus bas et un basculement vers les pertes d’exploitation ». Le prix moyen du ciment P.O 42.5 en vrac, en prix rendu, s’est établi à 334 yuans la tonne, en recul de 52 yuans et de près de 14% sur un an.
Selon le suivi de CCA Digital Cement repris dans le document, le ratio national des stocks rapportés aux capacités a atteint 64,5%, quatre points de plus qu’un an auparavant. Shanshui estime également qu’environ 60% des entreprises du secteur ont enregistré des pertes et que l’industrie a cumulé un déficit compris entre 2 et 3 milliards de yuans. Le rapport ne fournit cependant aucune méthodologie permettant d’apprécier ces deux estimations.
Dans cet environnement, les producteurs chinois ont poursuivi leur« expansion active sur les marchés étrangers ». Les résultats de Shanshui illustrent la pression exercée par la crise intérieure : les ventes de ciment et de clinker du groupe ont reculé de 15,3%, à 16,602 millions de tonnes. Son chiffre d’affaires a chuté de 26,6%, à 4,074 milliards de yuans, tandis que sa perte semestrielle a atteint 819,1 millions de yuans, contre 304,4 millions un an auparavant.
Le Cameroun a dépensé 97,3 milliards de FCFA en clinker
Pour le Cameroun, l’identification du pays parmi les débouchés chinois prend une dimension particulière au regard de la facture du clinker importé. Ce produit semi-fini, obtenu après cuisson du calcaire et d’autres matières premières, est ensuite broyé et mélangé localement pour produire le ciment.
Selon la note provisoire de l’Institut national de la statistique sur le commerce extérieur, le Cameroun a importé 3 106 782 tonnes de clinker en 2025, pour une valeur de 97,317 milliards de FCFA. En un an, les volumes ont augmenté de 20,5%, tandis que la valeur des achats progressait de 14,7%. Le clinker a ainsi représenté 1,9% des dépenses totales d’importation du pays.
La hausse plus rapide des volumes que de la facture a entraîné une diminution de la valeur douanière moyenne. Rapportée arithmétiquement aux quantités déclarées, celle-ci ressort à environ 31 324 FCFA la tonne en 2025, contre 32 929 FCFA en 2024, soit une baisse de 4,9%.
Ce ratio ne constitue pas un prix de marché strict. Il agrège des cargaisons pouvant différer par leur origine, leur qualité, les conditions de transport, l’assurance ou la structure des contrats. Il ne permet donc pas d’attribuer la baisse observée à la Chine.
Une offre chinoise plus abondante peut, en théorie, élargir les possibilités d’approvisionnement des broyeurs camerounais. Son effet sur les coûts de production ou sur le prix du sac de ciment reste néanmoins impossible à mesurer sans données sur les quantités chinoises effectivement débarquées, leurs prix rendus au Cameroun et leur part dans les importations nationales.
Le corridor nigérian alimente déjà les broyeurs camerounais
La poussée chinoise intervient alors que le Nigeria alimente déjà le Cameroun en clinker. Dans ses résultats du premier semestre 2026, Dangote Cement indique avoir expédié 754 000 tonnes de clinker vers le Cameroun et le Ghana, soit 56,7% de plus qu’un an auparavant. Le groupe ne ventile pas ce volume entre les deux destinations.
Dans le même temps, les ventes de Dangote Cement Cameroon ont reculé de 13,1%, à 596 800 tonnes. Cette contre-performance ne concerne que la filiale du groupe nigérian et ne peut être assimilée à une contraction équivalente de l’ensemble du marché camerounais.
Le fait établi est donc moins une prise mesurable de parts de marché chinoises que l’inscription explicite du Cameroun parmi les débouchés d’une vague d’exportations dominée par le clinker. Pour déterminer s’il s’agit d’une diversification marginale ou d’une modification structurelle des circuits d’approvisionnement, il faudra disposer des importations camerounaises de 2026 ventilées par pays d’origine, type de produit, volume et valeur douanière.
Baudouin Enama
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