Un important raid policier a été mené ce matin dans le quartier “Seven Doors” de Bamenda, quelques heures seulement après qu’un soldat a été tué par l’un de ses collègues. Présentée comme une offensive contre le trafic de drogue, l’opération suscite autant d’espoir que de scepticisme parmi les habitants.
Un quartier sous haute surveillance
Aux premières heures de la journée, les forces de l’ordre ont investi “Seven Doors”, un secteur du Vieux Bamenda tristement connu pour ses ventes de drogue en plein air. Plusieurs arrestations ont été signalées et d’importantes quantités de stupéfiants saisies, selon les autorités.
Si cette intervention répond à une demande de longue date des riverains, son déclenchement juste après le meurtre d’un soldat par un autre militaire alimente les doutes sur ses véritables motivations.
Entre soulagement et méfiance
Pour certains habitants, il était grand temps d’agir. « Il était temps qu’ils fassent enfin quelque chose pour ce quartier ! » s’exclame un résident, exprimant le ras-le-bol d’une population qui subit depuis trop longtemps le commerce de drogue à ciel ouvert.
D’autres restent prudents, voire suspicieux. « Est-ce vraiment une volonté sincère de nettoyer le quartier, ou juste un moyen pour la police d’esquiver les critiques et de regagner la confiance du public ? » questionne un autre.
Des doutes persistants sur l’efficacité
Dans les ruelles étroites de “Seven Doors”, le scepticisme persiste. « Est-ce que ce raid va vraiment mettre fin au trafic de drogue, ou est-ce que demain tout sera revenu comme avant ? » s’interroge un riverain.
Certains accusent même certains membres des forces de sécurité de fréquenter le marché de la drogue et de consommer eux-mêmes les produits vendus. Des allégations qui, si elles sont fondées, remettraient en cause la capacité réelle de la police à combattre ce fléau.
Opération coup de poing ou simple communication ?
Pour l’heure, difficile de dire si cette descente marquera un tournant dans la lutte contre le trafic de drogue à Bamenda ou si elle n’est qu’une réponse ponctuelle destinée à calmer l’opinion publique.
Les habitants attendent des preuves concrètes : une présence policière durable, plus de transparence et surtout des mesures pour lutter contre la corruption et l’impunité qui nourrissent ce marché illégal. D’ici là, la question reste entière : coup de filet sincère ou simple opération d’image ?














