Une enquête explosive du TGV de l’info révèle que les membres du Conseil constitutionnel camerounais auraient reçu des millions de FCFA pour invalider la candidature de Maurice Kamto à la présidentielle. Une affaire qui ébranle les fondements de la démocratie camerounaise.
Un pacte secret à 50 millions par membre
Selon des informations exclusives obtenues parLe TGV de l’info, chaque membre du Conseil constitutionnel aurait touché50 millions de FCFA, tandis que son président,Charles Étienne Lekene Donfack, aurait empoché80 millions. Ces sommes astronomiques auraient servi à garantir le rejet de la candidature duPr Maurice Kamtoà l’élection présidentielle du12 octobre.
Des sources internes hautement crédibles décrivent une opération digne d’un thriller politique : un émissaire deFerdinand Ngoh Ngoh, escorté par les hommes du ministreAtanga Nji, aurait remis unemallette remplie de billetsà Lekene Donfack. Ce dernier aurait ensuite distribué l’argenten personneaux domiciles des autres membres du Conseil.
Une décision prise avant même la séance
Le lendemain de cette distribution, les membres du Conseil se seraient présentés en séance,la décision déjà prise: invalider la candidature de Kamto sous le prétexte d’une« pluralité d’investitures »au sein de son parti, leManidem.
Pourtant, les avocats de Kamto dénoncent unemanœuvre grossière:« Il ne peut y avoir d’investitures multiples quand une seule est légitime. C’est un coup monté pour écarter un adversaire gênant », affirme Me Ndongué, l’un de ses conseils.
Colère populaire et répression
La nouvelle de cette possible corruption aenflammé les rues. Des milliers de militants kamtistes ont manifesté, brandissant des pancartes« Constitutionnel à vendre »ou« Cameroun, démocratie assassinée ». La réponse des forces de l’ordre a étémusclée: gaz lacrymogènes, arrestations et heurts violents ont marqué ces journées de colère.
Une institution discréditée ?
Si ces allégations se confirment, c’esttoute la crédibilité du Conseil constitutionnelqui s’effondre.« Comment croire en une justice électorale quand ses gardiens sont achetés comme des mercenaires ? », s’indigne un universitaire camerounais sous couvert d’anonymat.
Le gouvernement camerounais n’a pour l’heurepas réagià ces accusations. Mais la pression monte, tant au niveau national qu’international. L’Union africaineet l’ONUpourraient être amenées à se saisir du dossier si des preuves concrètes émergent.














