Les populations autochtones de Nsimalen, aux alentours de l’Aéroport International de Yaoundé dénoncent la spoliation de leurs terres et des intimidations.
C’est une situation qui dure depuis l’installation de l’Aéroport international dans cette banlieue de Yaoundé au début de années 80. Les populations riveraines disent ne plus « avoir la paix ».
À travers des fichiers audios et vidéos fournis à l’attention de notre rédaction, ces populations dénoncent non seulement le fait de n’avoir jamais été indemnisées depuis l’accaparement des terres par l’Etat du Cameroun pour la construction de l’aéroport mais soulignent également le fait d’être victimes, de manière régulière, d’opérations de destruction des espaces agricoles.
« Chaque fois ils viennent pour récupérer les petites terres qui nous restent autour de l’Aéroport. Ils détruisent nos investissements. Des champs de cacaoyers et des bananeraies. Ils récupèrent ces terres sans indemnisation et ils s’en foutent de nous. Voilà la preuve avec les vidéos. Maintenant ils viennent avec les gendarmes pour nous influencer. On n’est même pas sûr que le Chef de l’Etat est au courant. Si notre voix peut arriver auprès de la présidence, que le président nous entende »; déclare un autochtone de Nsimalen.
Les riverains de l’Aéroport se plaignent aussi d’assister de manière impuissante au terrassement d’espaces qui abritent les tombes de leurs parents.














