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« c’est un désordre complètement généralisé », Pr Viviane Ondoa Biwole

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« c’est un désordre complètement généralisé », Pr Viviane Ondoa Biwole 
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Dans une sortie, le Pr Viviane Ondoa Biwole observe les incongruités observées à l’étape de dépôt de dossiers de candidature pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.

En regardant le nombre de dossiers déposés pour l’élection présidentielle de 2025, le Pr Viviane Ondoa Biwole n’a pu s’empêcher d’exprimer son ressenti. 84 candidatures déclarées, pour l’universitaire il y a lieu de craindre la suite de cette élection pourtant si attendue en terme d’espérance.

«Je suis très inquiète, je suis à la limite très préoccupée. Et dans tous les cas, ce qui se passe au Cameroun ne pourrait laisser aucun citoyen normal, indifférent. Ce qui se passe au Cameroun est simplement triste, c’est grave. Et moi, je pense que lorsqu’on observe effectivement l’actualité, on a de bonnes raisons d’être inquiets. On a de bonnes raisons d’avoir peur. Comment pouvez-vous imaginer qu’on ait 81 manifestations de candidatures au poste de président de la République ? Comment ? Comment c’est possible ? Comment c’est envisageable ? Mais en fait, c’est révélateur de graves dysfonctionnements du point de vue de la gouvernance», déclare-t-elle.

Le Pr Viviane Ondoa Biwole se trouve encore plus embarrassée par cette candidature ne respectant pas la limite d’âge mais également ces multiples dossiers déposés pour un même parti politique.

«Comment pouvez-vous imaginer que l’une des conditions pour être candidat, c’est d’avoir au moins 35 ans ? Et puis, vous avez quand même un individu qui se lève, qui a 31 ans, qui va déposer sa candidature. Et puis, plus est, la candidature est reçue. Comment ? La norme ne dit plus rien à personne. Seulement la norme, la conformité. Et ça, je le décris depuis toujours. Les mandats sont violés, on a 40 ans au poste, 43 ans, 25 ans, et tout ça ne dit rien à personne, ça ne fait peur à personne. ..

Comment pouvez-vous imaginer que vous ayez des partis politiques qui ont deux, trois candidats à date, qu’on n’est même pas tergiversés, où se pose la question de savoir un parti a dit qui est son président, ou qui sont les membres au niveau du management de ce parti. Comment peut-on imaginer que même les diligences juridiques ne puissent pas nous permettre d’éviter ce type de désordre ?

Comment pouvons-nous imaginer que même si vous avez une candidature indépendante, qu’on ne puisse pas s’assurer que vous avez les 300 signatures avant même de prendre ? Il y a des conditions qui ne sont pas, à la limite, négociables. On appelle ça du non-négociable. Nous avons une arme qui n’est pas respectée par l’individu, donc violation individuelle. Ensuite, au plan institutionnel, on nous dit quand même que les dossiers ont été reçus, violation institutionnelle», déclare-t-elle.

Idriss Mahamat
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le gouvernement lance un vaste programme de formation dans 139 communes

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le gouvernement lance un vaste programme de formation dans 139 communes
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L’annonce est du ministre de la Décentralisation et du Développement local Georges Elanga Obam. Le projet entend mettre à la disposition de 139 communes la ressource humaine qualifiée pour pallier le déficit.

Pour les années 2026 et 2027, 139 communes du Cameroun verront s’améliorer leurs ressources humaines en vue de l’entretien et de la maintenance de leurs infrastructures. Le gouvernement envisage de former 12 510 jeunes dans les régions de l’Adamaoua, du Sud-Ouest, du Nord-Ouest, de l’Est, de l’Extrême-Nord et du Nord pour augmenter la disponibilité des ressources humaines qualifiées dans ces communes.

Les formations seront dispensées dans des sections artisanales et rurales et sections ménagères (SAR/SM). Elles porteront sur les domaines comme la maçonnerie, l’électricité, la plomberie, la menuiserie, la réparation des équipements solaires et des ouvrages hydrauliques.

Organisées en partenariat avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ces formations ciblent 8 340 jeunes en 2026 et 4 170 jeunes de plus en 2027. La formation va se déployer une fois que les protocoles d’accord entre les communes, le Projet gouvernance locale et les communautés résilientes (PROLOG) et les établissements de formation finalisent les protocoles d’accord.

Le projet de formation des jeunes vise à renforcer les compétences locales dans les matières concernées en facilitant l’insertion professionnelle de ces jeunes. Ces compétences font parfois défaut aux communes, favorisant la dégradation de certaines infrastructures. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du PROLOG, un projet destiné à la construction des infrastructures communautaires et à l’amélioration des services de base.

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Cacao : les exportateurs maintiennent leurs prix d’achat à Douala malgré le recul du cours FOB

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Cacao : les exportateurs maintiennent leurs prix d’achat à Douala malgré le recul du cours FOB
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(Investir au Cameroun) – Les prix d’achat du cacao pratiqués par les exportateurs à Douala se situent entre 2 700 et 2 800 FCFA le kilogramme au 21 octobre 2026, selon les données du Système d’information des filières (SIF) de l’Office national du cacao et du café (ONCC). Cette fourchette, déjà observée le 7 octobre, se maintient malgré les fluctuations du cours de référence à l’exportation.

Entre le 15 et le 21 octobre, le prix FOB Douala, qui correspond à la valeur de référence du cacao destiné à l’exportation avant le fret maritime et l’assurance, est passé de 3 362 à 3 220 FCFA le kilogramme. Cela représente un recul de 142 FCFA, soit 4,2 %. Sur la même période, le prix CAF, qui intègre les coûts de transport et d’assurance jusqu’à destination, est revenu de 3 444 à 3 299 FCFA le kilogramme. Ces mouvements n’ont pas modifié la fourchette des prix d’achat affichée par les exportateurs à Douala.

Cette stabilité fait suite à une hausse intervenue au début du mois. Les 1er et 2 octobre, les prix d’achat des exportateurs oscillaient encore entre 2 650 et 2 700 FCFA le kilogramme. Dès le 7 octobre, ils atteignaient 2 700 à 2 800 FCFA, un niveau conservé dans les relevés disponibles jusqu’au 21 octobre.

La fourchette actuelle dépasse légèrement celle de 2 700 à 2 750 FCFA observée le 14 juillet 2026, à la veille de la clôture théorique de la campagne 2025-2026. Cette comparaison porte toutefois sur deux relevés ponctuels et ne permet pas de mesurer l’évolution du revenu moyen des producteurs entre les deux campagnes.

Selon le bilan chiffré de la campagne 2025-2026 publié par l’ONCC, les prix effectivement versés aux producteurs avaient varié entre 700 et 4 300 FCFA le kilogramme, pour une moyenne nationale pondérée de 2 445 FCFA. Ce dernier indicateur concerne les transactions au niveau des producteurs, tandis que les prix actuellement diffusés pour Douala correspondent aux achats des exportateurs. Ils ne sont donc pas directement comparables.

Des prix libéralisés au Cameroun, contrairement au Ghana et à la Côte d’Ivoire

Les cours affichés au Cameroun restent supérieurs aux prix réglementés annoncés chez les deux premiers producteurs africains de cacao. En Côte d’Ivoire, le gouvernement a fixé à 1 200 FCFA le kilogramme le prix minimum garanti aux producteurs pour la campagne principale 2026-2027. Cette décision a été annoncée le 1er septembre 2026.

Au Ghana, le Ghana Cocoa Board (Cocobod) a fixé, le 25 septembre 2026, le prix d’achat aux producteurs à 42 400 cedis la tonne, soit environ 2 130 FCFA le kilogramme au taux de change du 21 octobre.

Ces différences doivent cependant être interprétées avec précaution. En Côte d’Ivoire et au Ghana, les montants annoncés correspondent à des prix réglementés au niveau du producteur. Au Cameroun, la fourchette de 2 700 à 2 800 FCFA concerne les achats à Douala et ne permet pas de déterminer le montant effectivement reçu par chaque planteur dans les zones de production.

Le Cameroun a entièrement libéralisé sa filière cacao-café en 1995, après une première phase de réforme engagée en 1991. Depuis lors, les prix sont négociés entre producteurs et acheteurs, sans prix national uniforme fixé par l’État. Les informations diffusées par l’ONCC fournissent des références de marché, mais ne constituent pas une garantie de rémunération pour les producteurs.

BRM

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Le Gecam face à la délégation gouvernementale conduite par le Premier ministre

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C’est une rencontre qui s’annonce explosive du 22 au 23 octobre entre le patronat camerounais, réuni au sein du Gecam, et le gouvernement camerounais. Un […]

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