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Etoundi Ngoa “arme” les militants du Mfoundi IV contre l’opposition

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Etoundi Ngoa “arme” les militants du Mfoundi IV contre l’opposition
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En visite de prise de contact vendredi, 18 juillet, Laurent Serge Etoundi Ngoa, chef de la délégation permanente départementale du Comité central du RDPC dans le Mfoundi a recommandé à ses camarades d’être virulents sur le terrain de la campagne électorale.

En prélude à l’élection présidentielle à venir, le ministre de l’Éducation de base et chef de la délégation permanente départementale du Comité central du RDPC dans le Mfoundi, Laurent Serge Etoundi Ngoa, s’est rendu dans la section RDPC de Yaoundé 4 pour une visite de prise de contact.

Accueilli par les responsables locaux, notamment le chef de section Lin Essono et Madame Abondo de l’OFRDPC, le membre influent du parti au pouvoir a tenu à transmettre un message fort et mobilisateur à ses camarades, appelant à une préparation rigoureuse de la base militante et à un engagement sans relâche dans la dynamique de sensibilisation.

Il a rappelé que le travail de terrain devait s’intensifier dès à présent, dans l’attente de la stratégie globale que définira le Comité central sur instruction du président national, Paul Biya. Selon lui, l’heure n’est pas à l’attentisme, mais à l’action : chaque militant doit retourner à la base, de la cellule au comité de base, du comité de base à la sous-section, afin que les sections, véritables bras coordonnateurs du parti, soient prêtes à recevoir les délégations venues du sommet.

Dans un ton à la fois ferme et pédagogique, Laurent Serge Etoundi Ngoa a insisté sur la nécessité de parler vrai aux populations. Il a salué la mobilisation déjà palpable dans la section de Yaoundé 4 tout en exhortant chacun à intensifier les efforts pour transformer les paroles en actes concrets.

Revenant sur la résilience du RDPC et du système mis en place par Paul Biya, il a défendu l’idée que ce système, même en l’absence de son leader historique, reste solide et difficile à ébranler, car il repose sur des fondements institutionnels profonds.

L’un des points saillants de son intervention a porté sur la problématique de la gestion des ordures ménagères, qu’il a abordée de manière frontale. Le ministre s’est montré catégorique : il est temps que les Camerounais paient pour leurs ordures.

Etoundi Ngoa a rappelé que dans les zones rurales, les déchets étaient traditionnellement gérés de façon artisanale, par les populations elles-mêmes. Mais en milieu urbain, où l’espace manque et où les besoins en propreté publique sont plus élevés, la gestion des déchets devient un service coûteux que l’État ne peut continuer à financer seul.

Pour lui, continuer à faire peser cette charge sur le Trésor public relève de l’illusion. Etoundi Ngoa a souligné que jusqu’ici, c’est le ministre des Finances qui s’acquitte de cette dépense, au nom de l’État, c’est-à-dire avec l’argent des contribuables.

Cette réalité ne peut plus durer selon lui, d’autant que les villes camerounaises connaissent une croissance démographique galopante : une ville qui comptait 200 000 habitants en compte désormais plus de 4 millions. Qui doit alors prendre en charge les coûts exponentiels liés à la collecte et au traitement des ordures ? Il a répondu sans détour : les citoyens eux-mêmes.

Etoundi Ngoa a encouragé les militants du RDPC à intégrer ce discours dans leurs campagnes, à l’assumer avec virulence, et à ne pas laisser l’opposition en faire un cheval de bataille démagogique. Il a accusé les opposants de ne rien payer, ni en taxes ni en charges publiques, tout en salissant davantage les villes.

Ce sont donc, selon lui, des donneurs de leçons sans légitimité. En réponse à cela, les militants du parti au pouvoir doivent s’armer de vérité et défendre un projet politique responsable. Le ministre a ainsi demandé à ses camarades de ne pas céder à la peur d’aborder ces questions sensibles, car fuir ce débat serait une forme de trahison.

Toujours dans le même registre, Etoundi Ngoa a cité d’autres exemples pour illustrer les sacrifices de l’État camerounais sous la conduite de Paul Biya. Il a évoqué le coût de l’université, ridiculement bas au Cameroun comparé à celui d’autres pays africains comme la Centrafrique ou le Tchad.

Etoundi Ngoa a aussi abordé la question de la sécurité sociale en matière de santé, en soulignant que le Cameroun est en train de mettre en place un système où chaque citoyen devra contribuer, à hauteur d’un montant symbolique, pour permettre une meilleure couverture sanitaire. Il a salué les efforts du ministre Manaouda Malachie dans cette réforme, soulignant que ce type de mesure est la voie vers un développement durable et équitable.

Enfin, il a conclu en évoquant l’importance stratégique de la section de Yaoundé 4, qui, selon les statistiques récentes d’Elecam, est la plus peuplée de la capitale avec 150 138 inscrits, loin devant d’autres arrondissements. Ce poids électoral confère à cette section une responsabilité accrue dans la mobilisation pour les échéances à venir.

Pour Etoundi Ngoa, l’heure est à la clarté et à l’audace : dire la vérité, poser les vrais problèmes, appeler chacun à ses responsabilités. Le temps où l’État faisait tout, seul, est révolu. Le citoyen camerounais doit désormais participer activement à la gestion de la cité, à commencer par le paiement d’une taxe sur les ordures. Pour lui, c’est non seulement un acte de civisme, mais aussi un levier de transformation sociale.

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Yaoundé lance les Rencontres du H2RIAC pour faire de la science un moteur régional

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Yaoundé lance les Rencontres du H2RIAC pour faire de la science un moteur régional
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Sous la présidence de la ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation, Dr Madeleine Tchuinte, les Rencontres du Hub régional de recherche et d’innovation d’Afrique centrale (H2RIAC) se sont ouvertes ce 22 octobre 2026. Ces assises réunissent les six États de la zone CEMAC autour d’une ambition commune, à savoir : transformer la recherche et l’innovation en levier concret d’intégration et de développement dans la sous-région.

Ouvertes à Yaoundé en présence de S. E. Sylvain Riquier, ambassadeur de France au Cameroun, les rencontres du hub régional de recherche et d’innovation en Afrique centrale apparaissent comme une réponse aux défis régionaux. Ces assises constituent un dispositif innovant et intégrateur, destiné à renforcer la coopération scientifique dans la sous-région. Son intérêt réside dans la mutualisation des ressources humaines, techniques et financières, la circulation des savoirs et la conception de programmes communs adaptés aux défis locaux : santé, environnement, climat, numérique, sécurité alimentaire ou transition verte.

Pour les pays de la CEMAC, l’enjeu est double. Il s’agit d’abord de donner davantage de visibilité à leurs chercheurs et institutions sur la scène internationale. Il s’agit ensuite de rapprocher la recherche des besoins réels des populations et des économies nationales, afin que l’innovation cesse d’être perçue comme une activité isolée pour devenir un instrument de politique publique. Le Cameroun y joue un rôle particulier de facilitateur. « Le H2RIAC sera ce que nous en ferons collectivement. Le Cameroun en sera le facilitateur résolu ; il ne prétend pas en être propriétaire », a déclaré Dr Madeleine Tchuinte, appelant les États à bâtir une gouvernance partagée et équitable.

Des objectifs précis

Les Rencontres visent à positionner le H2RIAC dans l’écosystème scientifique régional et à permettre son opérationnalisation. Plus concrètement, elles doivent capitaliser sur les acquis de programmes régionaux d’excellence, sensibiliser la communauté scientifique aux nouvelles orientations partenariales et aux opportunités de financement, définir les priorités du Hub, proposer son mode de gouvernance et préparer un plan d’actions collaboratif.

La première journée, consacrée aux panels et tables rondes, a permis de partager les résultats de programmes tels que ARISE, le programme Recherche et Innovation de l’OEACP, le PDTIV, le PRICNAC, ainsi que le plan de coopération du CNRS avec l’Afrique. Les échanges ont également porté sur le dialogue de haut niveau Union européenne–Union africaine sur la science, la technologie et l’innovation.

Vers des résultats concrets

À l’issue des travaux, les organisateurs attendent des orientations prioritaires clairement formulées, une proposition de gouvernance et un plan d’actions fédérateur. La seconde journée, organisée sous forme d’atelier restreint, doit permettre aux représentants des six États d’approfondir la structuration institutionnelle du Hub.

Un projet issu d’un long processus

Ces rencontres s’inscrivent dans la continuité de l’atelier de préfiguration du H2RIAC, organisé à Yaoundé le 18 juillet 2025 par le MINRESI, l’Ambassade de France et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). À ce moment, les représentants du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad avaient déjà identifié les priorités scientifiques régionales, les opportunités de coopération et les mécanismes de mise en place d’un réseau scientifique intégré.

L’initiative trouve également son origine dans la Déclaration d’intention conjointe signée en 2023 entre le Cameroun et la France, lors de la Semaine de la science camerounaise en France. Elle répond à un constat partagé : l’Afrique centrale dispose de compétences et de potentialités scientifiques, mais souffre d’un déficit de financement, d’infrastructures et de coordination entre les institutions de recherche.

Ces rencontres s’achèvent ce 23 octobre 2026 à Yaoundé.

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Socapalm / Safacam : Socfinaf réduit de 22 % ses investissements et déprécie ses actifs biologiques au Cameroun

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Socapalm / Safacam : Socfinaf réduit de 22 % ses investissements et déprécie ses actifs biologiques au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le groupe agro-industriel luxembourgeois Socfinaf, présent au Cameroun à travers Socapalm et Safacam, a réduit de 22 % ses acquisitions d’actifs dans le pays en 2025, à 14,86 millions d’euros, soit environ 9,75 milliards de FCFA. Dans le même temps, il a comptabilisé une dépréciation d’environ 1,2 million d’euros, soit près de 800 millions de FCFA, sur ses actifs biologiques camerounais. Ces informations figurent dans les notes annexes du rapport annuel 2025 du groupe, consulté par Investir au Cameroun.

Les acquisitions d’actifs du segment Cameroun avaient atteint 19,06 millions d’euros (12,5 milliards de FCFA) en 2024. Elles diminuent ainsi de 4,2 millions d’euros, soit environ 2,75 milliards de FCFA en un an, selon les données géographiques présentées à la page 107 du rapport.

La réduction concerne principalement les immobilisations corporelles, notamment les installations, équipements et autres actifs matériels. Les coûts d’acquisition correspondants passent de 15,43 à 10,66 millions d’euros, soit une baisse de 30,9 %. À l’inverse, les dépenses capitalisées sur les actifs biologiques progressent de 15,9 %, passant de 3,63 à 4,20 millions d’euros. Les montants présentés correspondent aux acquisitions d’actifs comptabilisées au cours de l’exercice, et non nécessairement aux seuls décaissements réalisés pendant cette période.

Malgré ce recul, le Cameroun demeure le premier pays d’investissement de Socfinaf en Afrique en 2025. Il concentre 29,7 % des 50,01 millions d’euros d’acquisitions d’actifs enregistrées par le groupe, devant le Nigeria (11,56 millions d’euros) et la Côte d’Ivoire (11,34 millions).

Une perte de valeur de près de 800 millions de FCFA

Le rapport révèle parallèlement une correction de la valeur comptable des actifs biologiques du groupe au Cameroun. Dans la note 8, consacrée aux tests de dépréciation, Socfinaf indique avoir identifié des indices de perte de valeur concernant ses activités camerounaises. Des évaluations complémentaires ont conduit à enregistrer une dépréciation d’environ 1,2 million d’euros au titre de l’exercice 2025.

Cette correction intervient lorsque la valeur qu’une entreprise estime pouvoir récupérer de certains actifs devient inférieure à celle inscrite dans ses comptes. Elle ne signifie pas nécessairement que des plantations ont été physiquement détruites et n’entraîne pas directement une sortie de trésorerie.

Pour déterminer la valeur de ses plantations, Socfinaf prend notamment en compte les superficies exploitées, les rendements agricoles, les marges réalisées et les revenus futurs attendus. Les évaluations intègrent également les risques propres aux pays d’implantation et les effets potentiels du changement climatique sur la production.

Au 31 décembre 2025, les pertes de valeur cumulées sur les actifs biologiques du groupe au Cameroun atteignent 2,6 millions d’euros, soit environ 1,7 milliard de FCFA. Ce montant comprend 1,2 million d’euros pour les palmiers à huile et 1,4 million d’euros pour les hévéas.

Le rapport ne précise toutefois pas comment la dépréciation enregistrée au titre de 2025 se répartit entre Socapalm et Safacam, ni les plantations concernées. Il ne permet pas davantage d’établir que cette correction comptable résulte de la diminution des acquisitions d’actifs.

Un résultat opérationnel en baisse de 15,7 %

Les comptes sectoriels de Socfinaf font également apparaître un recul de l’activité au Cameroun. Le chiffre d’affaires du segment est passé de 190,84 millions d’euros en 2024 à 176,16 millions en 2025, soit une baisse de 7,7 %. Il s’établit ainsi à environ 115,55 milliards de FCFA.

Le résultat opérationnel a diminué plus rapidement, de 38,05 à 32,09 millions d’euros, soit un repli de 15,7 %. Il représente environ 21,05 milliards de FCFA en 2025.

L’essentiel de la contraction des revenus provient des produits du palmier, dont les ventes reculent de 171,62 à 159,30 millions d’euros. Les revenus tirés du caoutchouc diminuent également, passant de 15,63 à 12,78 millions d’euros.

Cette évolution s’accompagne d’une baisse des volumes produits par les principales filiales camerounaises. Chez Socapalm, la production d’huile de palme est passée de 168 452 tonnes en 2024 à 152 248 tonnes en 2025, soit une diminution de 9,6 %. Safacam a produit 16 706 tonnes d’huile de palme, contre 17 912 tonnes un an auparavant. Sa production de caoutchouc a reculé de 19,3 %, à 8 170 tonnes.

La baisse des volumes et du chiffre d’affaires n’a cependant pas empêché les deux entreprises d’améliorer leurs bénéfices nets. Selon les données reprises par Socfinaf, celui de Socapalm progresse de 2,2 %, à 10,64 milliards de FCFA, tandis que Safacam enregistre une hausse de 15,8 %, à 3,22 milliards de FCFA.

Les performances camerounaises contrastent avec celles de l’ensemble du groupe. En 2025, le chiffre d’affaires consolidé de Socfinaf a progressé de 8,5 %, à 641,9 millions d’euros, tandis que son résultat opérationnel a augmenté de 20,9 %, à 143,4 millions d’euros.

Baudouin Enama

Lire aussi :

15-10-2026 – Safacam : le bénéfice net pourrait tomber de 3,2 à 1,3 milliard FCFA en 2026, malgré des ventes en hausse

16-07-2025 – Bvmac : Safacam verse 442,1 millions FCFA de dividendes à ses actionnaires pour l’exercice 2024

11-06-2026 – Litige foncier Apouh-Socapalm : l’affaire renvoyée au 2 juillet, les riverains réclament la rétrocession de près de 200 ha

28-04-2026 – BVMAC : Safacam annonce 2,73 milliards FCFA de dividende, soit 2 200 FCFA par action pour 2025

17-08-2016 – Socapalm et Safacam enregistrent une «légère hausse» de la production d’huile de palme et de caoutchouc au 1er trimestre 2016

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Martin Camus Mimb : « André Onana c’est le meilleur gardien de but en Afrique »

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C’est une position constante de ce célèbre journaliste et consultant sportif camerounais. Cette déclaration s’inscrit dans son soutien régulier au gardien des Lions Indomptables, réitérée […]

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