Actualités locales
un mari meurt mordu par un serpent en espionnant sa femme
Une scène à la frontière du tragique et de l’invraisemblable s’est déroulée mardi soir à Bilonguè, un quartier populaire de Douala III. Joël Germain T., technicien en génie civil de 39 ans, est décédé après avoir été mordu par un serpent alors qu’il guettait dans l’ombre, espérant prendre son épouse en flagrant délit d’adultère. Lire le récit de Cameroon Tribune.
Joël Germain T., 39 ans, technicien de génie civil, est mort ce mardi 15 juillet aux urgences d’un hôpital de la place, des suites de morsure de serpent.
L’homme était caché dans un amas de bananiers non loin de son domicile à Bilonguè (Douala III) et comptait prendre son épouse en flagrant délit d’adultère. L’affaire a été rapportée à la police par le prénommé Léopold, une connaissance du défunt.
Léopold est restaurateur dans le même quartier. Non loin de lui, Laurentine T., épouse de Joël Germain, tient un kiosque de transfert d’argent. Depuis environ six mois, le technicien se rend régulièrement à Nkongsamba, où il supervise le chantier d’un proche.
Il a recruté Mathurin, frère de Léopold. Entre-temps, un soudeur est arrivé à Bilonguè, pour un chantier également. Il habite un studio. Il est tantôt client de Léopold, tantôt client de Laurentine, selon ses besoins. Manifestement, il aura ensuite des besoins que Léopold ne peut satisfaire…
Mais le restaurateur est vif, et comprend vite que quelque chose ne colle pas avec ce soudeur. Désormais, Laurentine ne rentre plus directement à la maison après fermeture (autour de 19 h). Certes, ses deux enfants sont en congés ailleurs, mais ça ne justifie pas les escales devenues régulières au « Carrefour Combi », où elle est souvent vue en compagnie du soudeur, devant des bouteilles de bière et des morceaux de porc braisé.
Il y a environ deux semaines, Léopold, dont Laurentine a le power bank, a un souci de charge. On est un mercredi. Le lendemain, « jeudi propre » oblige, les commerçants ouvrent tard. Le concerné se rend donc tôt chez la dame.
Il toque et risquera ses 10% restants de batterie à appeler en vain. En quittant les lieux, il voit Laurentine arriver à moto, « bachée » par le soudeur. La conclusion s’impose : elle a « dormi » dehors. Léopold en parle à son frère Mathurin, qui lui dit de n’en rien dire. Il sait Joël Germain très nerveux.
Mardi dernier, Léopold sert un client. C’est un manœuvre qui vient d’être licencié du chantier d’à-côté. Pendant qu’il mange, l’homme lamine le soudeur : « C’est un mauvais type ! Il sort avec les femmes des gens ».
Le restaurateur le cuisine un peu, faisant celui qui ne sait rien. Le client donne des détails : « La call boxeuse là… Il passe la nuit chez elle de mardi à mercredi, et de jeudi à vendredi ». C’en est trop pour Léopold. Il informe le mari.
Toutes affaires cessantes, ce dernier prend la route. C’est autour de 22h que le couple est aperçu en arrivée au domicile conjugal, selon le manœuvre désoeuvré.
Après avoir patienté chez une sœur au quartier Tergal (Douala III), Joël Germain arrive aux abords de son domicile, puis se planque dans le massif de bananiers vers 21 h 30. Il est tout de noir vêtu dans le noir.
Alors le destin y va de sa facétie : une moto arrive devant sa demeure, portant Laurentine et un homme, quand Joël Germain jaillit brusquement de sa cachette : « Aïe ! Quelque chose m’a mordu ! ». C’est au mollet droit. Il court vers chez lui. Laurentine demande à son amant de fuir. Il obéit.
Joël Germain crie toujours. Des voisins sortent. Le serpent sera retrouvé et tué. Un riverain donne du miel au mari et un garrot lui est posé. Mais il rendra l’âme à l’hôpital. Aux dernières nouvelles, Laurentine et le soudeur sont introuvables.
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Actualités locales
un boycott d’Orange et MTN annoncé pour le 30 octobre

La contestation contre les tarifs et la qualité des services internet prend de l’ampleur au Cameroun. Des créateurs de contenus, parmi lesquels Céleste Victorien, appellent les abonnés à observer une journée de boycott le vendredi 30 octobre 2026 contre Orange Cameroun et MTN Cameroon. Les initiateurs invitent les consommateurs à privilégier Camtel, l’opérateur public, jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte, notamment sur les prix et la qualité de la connexion.
Au cœur de cette mobilisation, le coût de l’accès à internet et les pertes financières qu’il entraîne pour les utilisateurs. Plusieurs abonnés dénoncent une consommation inexpliquée de leurs forfaits. Certains affirment voir disparaître en moins de 30 minutes un volume de 4 Go acheté pour une durée de 30 jours, sans comprendre l’origine de cette consommation.
Pour les commerçants qui dépendent des réseaux sociaux et des plateformes numériques pour vendre leurs produits, la facture est encore plus lourde. Certains estiment consacrer jusqu’à 40 % de leurs bénéfices à l’achat de forfaits internet. Les démarches entreprises auprès des opérateurs n’auraient, selon les initiateurs du mouvement, apporté aucune réponse satisfaisante.
Les données disponibles alimentent les critiques. Selon les relevés de Cable.co.uk, le prix moyen d’un gigaoctet de données mobiles au Cameroun atteint 956 FCFA, contre 117 FCFA en France, 229 FCFA au Nigeria et 235 FCFA au Ghana. Un autre classement, établi en 2025 à partir de données de l’Union internationale des télécommunications (UIT), situe le coût du gigaoctet à 939 FCFA au Cameroun, contre 757 FCFA en Afrique du Sud et 645 FCFA au Ghana.
Le poids de cette dépense apparaît également dans les comparaisons rapportées au revenu national par habitant. Le même classement estime que le prix d’un gigaoctet représente 1,14 % de cet indicateur au Cameroun, contre 0,31 % au Nigeria.
La comparaison des offres commerciales entre la France et le Cameroun renforce le sentiment d’inégalité exprimé par les abonnés. En France, Sosh, la marque à bas coût du groupe Orange, propose notamment 100 Go à 9 180 FCFA par mois, 200 Go en 5G à 10 490 FCFA et 300 Go en 5G à 13 770 FCFA, selon les tarifs cités.
Au Cameroun, la grille tarifaire d’Orange affiche une offre de 10 000 FCFA pour un gigaoctet par jour pendant 30 jours, soit un volume théorique de 30 Go. Chez MTN, 21 000 FCFA permettent d’obtenir 60 Go pour la même durée. Ainsi, un budget de 10 490 FCFA permet d’accéder à 200 Go en 5G avec Sosh en France, contre 30 Go avec l’offre camerounaise d’Orange citée dans cette comparaison. Ces offres diffèrent toutefois par leurs conditions commerciales et leurs modalités d’utilisation. Sosh doit également être distinguée de la marque Orange classique, dont une offre de 130 Go en 5G est affichée à 13 770 FCFA.
Au-delà des prix, les consommateurs dénoncent une qualité de service qu’ils jugent insuffisante. Le problème n’est pas nouveau. En avril 2023, l’opération « Mode avion » avait déjà mobilisé des abonnés contre les services des opérateurs de télécommunications.
À la suite de ces contestations, l’Agence de régulation des télécommunications (ART) avait infligé des pénalités totalisant 6 milliards de FCFA aux opérateurs concernés pour des manquements à leurs obligations de couverture et de qualité de service. Orange avait écopé de 2,2 milliards de FCFA et MTN de 1,4 milliard.
Les opérateurs ont notamment mis en cause les coupures de fibre optique, les perturbations de l’alimentation électrique et les actes de vandalisme. Camtel, qui intervient dans la gestion de l’infrastructure nationale de fibre optique, a contesté certaines de ces explications et renvoyé la responsabilité vers ses concurrents.
En 2023, des mesures avaient également été annoncées pour mieux protéger les consommateurs, notamment le remboursement des volumes de données non consommés en cas d’indisponibilité du réseau et une meilleure information sur les débits souscrits. Pourtant, la disparition inexpliquée des forfaits reste l’un des principaux motifs de mécontentement exprimés par les abonnés.
La contestation met aussi en cause la réponse des autorités. En 2023, la ministre des Postes et Télécommunications estimait que les tarifs pratiqués au Cameroun étaient abordables. Depuis, les critiques sur le coût de la connexion et la qualité du service persistent.
La structure du marché nourrit également les interrogations. MTN revendique plus de 53 % de parts de marché, selon Jeune Afrique, dans un secteur où Orange et MTN occupent une place prépondérante. Malgré les sanctions prononcées par le régulateur, les consommateurs continuent de réclamer des mesures concrètes sur les prix et les performances du réseau.
Le député Nouran Fouting a récemment interpellé les deux opérateurs sur les conséquences de cette situation pour les ménages et les petits entrepreneurs. Pour ces derniers, l’accès à internet représente désormais une dépense de fonctionnement difficile à réduire, alors même qu’il constitue un outil indispensable à leurs activités.
Reste à savoir si l’appel au boycott du 30 octobre mobilisera suffisamment d’abonnés pour pousser les opérateurs à revoir leurs pratiques.
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Actualités locales
Blanchiment de capitaux : le Cameroun accélère ses réformes pour sortir de la liste grise du GAFI
Le Cameroun intensifie sa lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Au 22 octobre 2026, le pays revendique 19 actions réalisées […]
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Actualités locales
pourquoi la Cour suprême a-t-elle demandé un réexamen du dossier ?

La plus haute juridiction du Cameroun a procédé à la déprogrammation de l’affaire concernant l’ancien ministre de la Défense Edgar Alain Mebe Ngo’o alors qu’il devait comparaitre le 21 octobre 2026.
Condamné à 30 ans de prison le 31 janvier 2023 par le Tribunal criminel spécial pour détournement de fonds publics, corruption, prise d’intérêt et blanchiment aggravé de capitaux, Edgar Alain Mebe Ngo’o a intenté un recours en cassation à la Cour suprême. À l’audience programmée le 21 octobre 2026, le condamné allait comparaitre pour plaider en faveur de sa cause. Mais le collège des juges a pris une décision quelques minutes après l’ouverture de la séance. L’affaire est déprogrammée. Les juges demandent un réexamen.
La décision est tombée alors que les avocats de l’ancien ministre de la Défense avaient préparé les moyens de défense à présenter devant la cour. Ces derniers, d’après nos confrères de RFI, évoquent un coup de théâtre à la suite de la déprogrammation.
La demande de réexamen renvoie à un retour sur la procédure et dans le fond du dossier lié à l’affaire qui a connu son dénouement au TCS il y a un peu plus de trois ans. Les décisions rendues en instance et qui condamnent l’ancien membre du gouvernement, son épouse ainsi que certains de ses proches collaborateurs pourraient connaître des modifications au cours du nouvel examen.
Alors qu’on croyait terminé le suspens à propos des décisions judiciaires sur l’affaire, une nouvelle phase de ce suspens commence avec la décision de la déprogrammation rendue par la cour le 21 octobre. Le choix des juges, non motivé au moment du prononcé de la décision, vise à tirer au clair des points d’ombre qui suscitent des interrogations sur la procédure ayant conduit à la condamnation de l’ancien haut-commissaire de l’État et des co-accusés.
Il avait été condamné avec son Bernadette Minla’a Nkoulou (10 ans de prison), Maxime Léonard Mbangue (25 ans de prison), le colonel Ghislain Elie Moutou (25 ans de prison) et Victor Menye (9 ans de prison).
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