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la candidature de Maurice Kamto est juridiquement inattaquable, selon Messanga Nyamnding
À mesure que l’élection présidentielle du 12 octobre approche, les débats juridiques s’intensifient autour de la recevabilité de certaines candidatures, notamment celle du Professeur Maurice Kamto, investi par le parti MANIDEM.
Face à la polémique, le professeur Pascal Charlemagne Messanga Nyamnding, constitutionnaliste et figure connue du biyaïsme, est monté au créneau pour livrer une analyse tranchée.
Selon lui, les critiques fondées sur la légalisation de la signature de Maurice Kamto dans un commissariat ou sur l’absence de sa démission officielle du MRC sont infondées en droit.
« Le code électoral est clair : tout candidat peut être investi par un parti politique représenté, sans que son militantisme antérieur ne soit une condition », martèle-t-il.
Lire l’analyse du Professeur Pascal Charlemagne Messanga Nyamnding :
La doctrine du biyaïsme, à la base, repose sur un ensemble de valeurs. Celle-ci repose sur cinq piliers sempiternellement bafoués par certains individus sans foi ni loi depuis bientôt 43 ans.
Pour preuve, au moment où l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 mobilise les esprits, la remise en cause de la recevabilité de la candidature du professeur Kamto est maladroitement mise à la une par certains juristes.
Pour preuve, deux attitudes juridiquement formelles de désordre et de dérèglement nous permettent de le démontrer :
(I) Celle de l’évocation, juridiquement non fondée, du rejet de la candidature du Pr Maurice KAMTO, du fait de la légalisation de sa signature et de celle de son mandataire dans un commissariat.
(II) Celle de l’évocation, juridiquement non fondée, de sa candidature, du fait de la non-effectivité de sa démission du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).
I/ A propos de l’évocation, juridiquement non-fondée, de la candidature du Pr Maurice KAMTO du fait de la légalisation de sa signature et celle de son mandataire dans un commissariat.
L’officier de police judiciaire (OPJ) jouit de la compétence absolue en matière de légalisation des signatures.
La confusion évoquée concernant la légalisation par l’autorité administrative s’impose uniquement aux candidatures indépendantes, ce qui est loin d’être le cas de la candidature du professeur Maurice Kamto, portée par le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM).
Du point de vue du droit, c’est la constitution (1) et le code électoral (2) qui font ici autorité.
1) De l’autorité de la prescription constitutionnelle
Dans l’article 3 de la constitution camerounaise du 18 janvier 1996 qui est sans ambiguïté, « les partis et formations politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils doivent respecter les principes de la démocratie, de la souveraineté et de l’unité nationale. Ils se forment et exercent leurs activités conformément à la loi.»
Au regard de cette prescription, c’est la loi électorale N° 2012/0120 du 21 Décembre 2012 qui fait autorité et non la loi n° 90/056 du 19 décembre 1990 portant sur la création des partis politiques.
In fine, tout juriste voulant procéder à la vacuité délibérée de cette prescription, est sévèrement blâmable pour deux raisons :
Première raison de droit : la loi sur les partis politiques n’est pas en rivalité avec la loi électorale. Et même si ce fut le cas, c’est la loi supérieure, c’est- à-dire la constitution, qui prime, notamment dans l’esprit et la lettre prescriptive de l’article 3 sus-évoqués.
Deuxième raison de droit : Le code électoral prescrit la représentation, mais ne conditionne pas cela comme principe.
Ce deuxième argument nous renvoie une fois de plus à l’esprit et à la lettre de la constitution. Donc, le sous-bassement juridique implicite est le code électoral, qui prescrit le mandat par un parti politique représenté.
Que viennent donc chercher ici les élucubrations juridiques qui établissent un lien entre la loi sur les partis politiques, alors qu’il existe un code électoral où le législateur a procédé à la vacuité du militantisme au profit de tout individu jouissant d’un mandat d’un parti politique représenté (cas du professeur Maurice Kamto dont la candidature ne souffre actuellement d’aucune illégalité sur ce point bien précis) ?
Pour le législateur camerounais, l’article 121 du code électoral dispose que :
« (1) Les candidats peuvent être :
1°) soit investis par un parti politique ;
2°) soit indépendants, à condition d’être présentés comme candidats à l’élection du Président de la République par au moins trois cents (300) personnalités originaires de toutes les Régions, à raison de trente (30) par Région et possédant la qualité soit de membre du Parlement ou d’une Chambre Consulaire, soit de Conseiller Régional ou de Conseiller Municipal, soit de Chef Traditionnel de
premier degré.
(2) Le candidat investi par un parti politique non représenté à l’Assemblée Nationale, au Sénat, dans un Conseil régional ou dans un Conseil Municipal doit également remplir les conditions prévues à l’alinéa (1) ci-dessus applicables aux candidats indépendants.
Lesdites personnalités doivent apposer leurs signatures légalisées par les autorités administratives territorialement compétentes sur les lettres de présentation. Une même personnalité ne peut apposer qu’une seule signature et pour un seul candidat. »
Cela demeure la base juridique référentielle en matière électorale en ce qui concerne la recevabilité des candidatures. C’est ce que prescrit la loi qui est générale et impersonnelle. C’est l’esprit du « dura lex, sed lex » (la loi est dure mais c’est la loi).
Que les juristes aliénés par des positions de pouvoir révisent leurs positions et leur mauvaise interprétation de la loi concernant l’investiture.
Le texte électoral parle de partis représentés. Il n’est écrit nulle part « militants représentés ». Le parti politique mandate la personnalité de son choix. Or dans le cas précis de l’investiture du Pr KAMTO, investi par un parti, le MANIDEM a mandaté l’impétrant, qui n’a pas à justifier de son appartenance politique. Par conséquent, l’interprétation de certains juristes s’avère alors erronée, et non fondée.
A cet effet, il est non fondé de faire dire à la loi ce qu’elle n’a pas expressément prescrit.
De ce fait, la loi sur les partis politiques est une affaire privée élaborée par la puissance publique à charge, ayant pour objectifs d’encadrer l’hérédité et les conflits éventuels entre militants d’un même parti.
Que vient donc chercher cette loi sur la recevabilité de la candidature du Pr KAMTO (avec ou sans démission du professeur Kamto, le mandat que lui confère le MANIDEM est inattaquable) ?
II/ A propos de l’évocation, juridiquement non fondée, de sa candidature, du fait de la non-effectivité de sa démission du MRC
Il s’agit d’une approche approximative de l’analyse juridique entretenue par des pourfendeurs de l’Etat de droit.
Les juristes qui établissent un lien mettant en exergue la loi sur l’organisation des partis politiques s’inscrivent dans une posture juridique essentiellement dolosive pour deux raisons déjà sus-évoquées à savoir : l’esprit de la loi et la lettre de la loi.
En prenant le risque de nous répéter, où est prescrite la notion de « militant politique » dans la loi électorale ou encore dans la norme supérieure qui est la constitution ?
En dehors de toutes preuves juridiques qui encadrent le principe de la légalité, la casuistique, comme le font certains n’est pas le droit.
C’est l’approximation dans l’analyse, c’est l’éventualité, c’est l’imagination. Elle relève même de la manipulation. C’est de la complaisance.
Il n’y a pas de lien possible à établir, comme l’évoquent avec arrogance certains, entre la démission au sein d’un parti politique et l’investiture d’un candidat mandaté, conformément à la constitution et à la loi électorale camerounaises. Les illustrations jurisprudentielles sont légion au Cameroun sur ce point.
De nombreux élus connus ont procédé à des transhumances sans apporter préalablement la preuve de leur démission d’un parti à un autre. Ces transhumances formelles sont conformes à la loi électorale.
Cas de transhumances de nombreux élus : entre l’UNDP et le FSNC, entre l’UNDP et l’ANDP, entre UNIVERS et le PCRN, entre le MANIDEM et le RDPC, entre l’UPC et le PCRN, entre le PSC et le RDPC entre le RDPC et l’AFP etc…(Je me réserve de citer les noms de ces élus par respect pour leurs choix).
Au regard de ces illustrations qui fondent les sources du droit, l’évocation de la démission préalable du Pr KAMTO comme militant du MRC, est juridiquement non fondée et non pertinente au vu du strict respect de la légalité des normes.
De ce fait, les griefs juridiques évoqués jusque là contre le Pr Kamto ne sont pas juridiquement justes et recevables. La paix par le droit ne se proclame pas, elle se vit au quotidien.
Cependant, tous ces écueils de droit rigoureusement évoqués devraient susciter en nous, juristes, la mise en avant de « la force du droit » en place et lieu du « droit de la force », chère au doyen Vedel. Ce n’est qu’à ce prix que la paix recherchée par le droit au Cameroun s’obtiendra.
Professeur Pascal Charlemagne MESSANGA NYAMNDING
Professeur de Sciences Politiques et Droit Public
• Docteur en Sciences Politiques Option Relations
Internationales gradué de Sciences Po et de l’INALCO de Paris
• Docteur en droit Public gradué de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne
• Coordonnateur du Mouvement des Biyaïste.
Maurice Kamto Anicet Ekane Manidem 2025 MRC.
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Ngaoundéré : la SCDP attribue un marché de 2,36 milliards pour accroître de 54,5 % le stockage de produits blancs

(Investir au Cameroun) – La Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) a attribué au groupement RG & Co./Bajaj Steel Industries Limited un marché de 2,359 milliards de FCFA TTC pour construire un bac de 3 000 m³ de gasoil dans son dépôt de Ngaoundéré. Sur la base des capacités arrondies communiquées par l’entreprise, cet équipement doit porter le stockage de produits blancs du site de 5 500 à 8 500 m³, soit une hausse de 54,5 % après sa mise en service.
La décision d’attribution, signée le 9 juin 2026 et publiée le 17 juin par l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP), fixe à 16 mois le délai d’exécution. Le montant retenu est inférieur de 25,64 millions de FCFA, soit environ 1,1 %, au coût prévisionnel de 2,385 milliards inscrit dans l’appel d’offres.
À ce marché principal s’ajoute une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage de 113,96 millions de FCFA TTC, attribuée le 6 mai 2026 à Parlym Cameroun pour une durée de 14 mois. Les deux contrats documentés totalisent ainsi 2,473 milliards de FCFA. Ce cumul ne peut toutefois pas être présenté comme le coût définitif de l’ensemble des aménagements du dépôt.
Une capacité future fondée sur des chiffres arrondis
La distinction entre capacité actuelle et capacité projetée est essentielle. Les 5 500 m³ correspondent à la capacité arrondie retenue par la SCDP pour les produits blancs. Les 8 500 m³ constituent un objectif qui ne sera atteint qu’après la construction, la réception et la mise en service du nouveau bac.
La fiche technique du dépôt détaille actuellement 1 410 m³ de super, 1 960 m³ de pétrole lampant et 2 170 m³ de gasoil. Ces trois produits totalisent précisément 5 540 m³. L’ajout du nouveau réservoir porterait donc leur stockage théorique à 8 540 m³, soit une progression de 54,2 %.
Les 3 000 m³ supplémentaires représenteront par ailleurs 35,3 % de la capacité future arrondie de 8 500 m³. Ce ratio mesure le poids du nouveau bac dans la capacité projetée et non l’augmentation par rapport aux installations actuelles.
La SCDP mentionne séparément 1 420 m³ de Jet A1 et 950 m³ de fuel. Ces volumes n’entrent pas dans le périmètre de 5 500 m³ retenu pour mesurer l’augmentation du stockage de produits blancs.
L’attribution du marché ne permet pas encore de fixer une date de livraison. Le délai de 16 mois commence normalement à courir à partir de la date prévue par le contrat ou de la notification de l’ordre de service. Or, la date de cet ordre de service n’apparaît pas dans les documents publics consultés.
GPL : les documents publics se contredisent sur la capacité projetée
La SCDP prévoit également de renforcer le stockage de gaz de pétrole liquéfié à Ngaoundéré, mais les informations publiées sur ce projet ne concordent pas.
Un premier appel d’offres portant sur la construction d’un réservoir cylindrique — ou « cigare » — de 250 tonnes a été annulé le 24 avril 2025 en raison de dysfonctionnements informatiques à l’ARMP. Contrairement à ce que suggérait la première version de l’article, la procédure a été relancée dès le 29 avril 2025, pour un coût prévisionnel de 2,743 milliards de FCFA TTC et un délai de douze mois.
Le 1er juillet 2025, la SCDP a par ailleurs attribué à Gradient SARL la maîtrise d’œuvre de ce projet pour 58,49 millions de FCFA TTC et une durée de 14 mois. Dans les actes publics consultés, la décision d’attribution du marché principal de construction n’a toutefois pas été retrouvée.
Une publication officielle de la SCDP, modifiée en 2026 et consacrée à une concertation tenue le 6 mai, évoque pourtant un « cigare de 500 tonnes » en chantier à Ngaoundéré. Cette capacité est deux fois supérieure aux 250 tonnes inscrites dans les documents de passation des marchés.
La fiche technique de la SCDP situe la capacité actuelle de stockage de GPL du dépôt à 95 tonnes. L’ajout de 250 tonnes la porterait à 345 tonnes. Si le projet actuel porte effectivement sur 500 tonnes, elle atteindrait plutôt 595 tonnes. En l’absence d’une clarification de la SCDP sur le périmètre du chantier, les 345 tonnes ne peuvent donc plus être présentées comme la capacité future définitive.
Plus de stockage ne garantit pas la fin des pénuries
Le dépôt de Ngaoundéré approvisionne l’Adamaoua ainsi qu’une partie des régions du Nord et de l’Est, selon la SCDP. L’augmentation de ses capacités peut renforcer la marge logistique et réduire sa vulnérabilité à certains retards d’approvisionnement. Les documents disponibles ne publient cependant ni données régionales de consommation, ni fréquence des ruptures, ni nombre de jours de couverture, ni calendrier des rotations de ravitaillement.
Il n’est donc pas établi que ces investissements suffiront à supprimer les pénuries, à raccourcir les délais de réapprovisionnement ou à contenir les pratiques spéculatives. Ces effets dépendront également de la disponibilité des produits, de leur acheminement jusqu’au dépôt et de leur distribution vers les stations-service. Pour le GPL s’ajoutent le nombre de bouteilles disponibles et leur accessibilité financière pour les ménages.
La SCDP présente aussi le renforcement du stockage de GPL comme un moyen de réduire le recours au bois de chauffe et l’exposition des ménages aux fumées de cuisson. L’Organisation mondiale de la santé classe effectivement le GPL parmi les combustibles propres au point d’utilisation et souligne que les femmes et les enfants supportent une part disproportionnée des effets sanitaires des combustibles polluants.
En revanche, aucun document public consulté ne chiffre, pour l’Adamaoua, la consommation de bois susceptible d’être évitée, la superficie forestière qui serait préservée ou les économies attendues pour les ménages. L’impact environnemental et social annoncé reste donc à documenter.
Frederic Nonos
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Café : les recettes d’exportation reculent de 17,6 % à 4,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026

(Investir au Cameroun) – La valeur des exportations camerounaises de café a reculé à 4,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, contre 5 milliards de FCFA un an auparavant. Cette baisse de 17,6 % intervient alors que les cours mondiaux de l’arabica et du robusta se détendent après les fortes tensions observées en 2025.
Les données provisoires du commerce extérieur, reprises dans le rapport de conjoncture du Conseil national économique et financier (CNEF), montrent que le café évolue à contre-courant de plusieurs autres produits agricoles. Les exportations de coton brut, de bananes et de savons de ménage ont progressé, tandis que celles de café ont perdu 900 millions de FCFA en un an.
Le café ne représente toutefois qu’une faible part des ventes camerounaises à l’étranger. Au premier trimestre 2026, les exportations totales du pays se sont établies à 606,9 milliards de FCFA, en baisse de 23,6 % par rapport aux 794 milliards enregistrés sur la même période de 2025.
L’arabica perd 17,4 %, le robusta 31,5 %
Le recul des recettes camerounaises coïncide avec une nette détente des prix mondiaux. Au premier trimestre 2026, le cours de l’arabica s’est établi à 7,37 dollars le kilogramme, en baisse de 17,4 %. Celui du robusta a chuté de 31,5 %, à 3,90 dollars le kilogramme.
Selon les données de la Banque mondiale reprises par le CNEF, cette évolution résulte de l’amélioration des perspectives de l’offre mondiale et de la suppression des droits de douane américains sur les importations de café en provenance du Brésil.
Le rapport ne permet cependant pas d’attribuer intégralement la baisse de la valeur des exportations camerounaises au recul des cours. Il ne précise pas les volumes de café effectivement exportés au premier trimestre 2026. Une diminution des quantités expédiées peut donc également avoir contribué au repli des recettes.
Une troisième année de hausse attendue pour l’offre mondiale
La pression sur les prix devrait se maintenir en 2026. La production mondiale est attendue à environ 179 millions de sacs au cours de la campagne 2025-2026, soit une progression proche de 2 %. Il s’agirait de la troisième année consécutive d’augmentation de l’offre.
Dans ce contexte, la Banque mondiale prévoit un prix moyen de l’arabica de 7,25 dollars le kilogramme en 2026, contre 8,47 dollars en 2025, soit une baisse de 14,4 %. Le robusta devrait afficher un cours moyen de 4 dollars le kilogramme, contre 4,86 dollars un an plus tôt, en recul de 17,7 %.
Ces perspectives demeurent exposées aux conditions climatiques et phytosanitaires au Brésil, qui assure plus du tiers de la production mondiale. Des pluies excessives ou la propagation de maladies pourraient réduire l’offre et inverser rapidement la tendance baissière des cours.
La hausse de la production camerounaise ne compense pas encore le recul des prix
La baisse enregistrée au premier trimestre contraste avec les résultats de la campagne caféière 2024-2025. La production nationale commercialisée avait progressé de 9,9 %, à 11 637 tonnes. La production de robusta avait augmenté de 2,8 %, à 10 377 tonnes, tandis que celle d’arabica avait bondi de 150,9 %, à 1 260 tonnes.
Le prix moyen d’achat au planteur avait également augmenté de 33,3 %, à 2 055 FCFA le kilogramme. La hausse avait atteint 20 % pour l’arabica, à 2 850 FCFA, et 30,6 % pour le robusta, à 1 959 FCFA.
La détérioration actuelle des cours internationaux pourrait donc réduire les marges des exportateurs et limiter la transmission aux producteurs des gains observés lors de la précédente campagne.
Cette évolution s’inscrit dans un repli plus large des matières premières agricoles exportées par le Cameroun. En mars 2026, l’Indice des cours des produits de base exportés par le Cameroun a baissé de 10,6 % en glissement annuel, principalement sous l’effet de la chute des prix du cacao et du café. L’indice spécifique aux produits agricoles a reculé de 41,7 %.
Amina Malloum
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