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Bourse de sous-traitance : 430 contrats en 13 ans pour 47 milliards FCFA, soit à peine 1 % des marchés publics

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Bourse de sous-traitance : 430 contrats en 13 ans pour 47 milliards FCFA, soit à peine 1 % des marchés publics
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(Investir au Cameroun) – Entre 2012 et 2024, la Bourse de sous-traitance et de partenariat du Cameroun (BSTP-CMR) a permis la signature de 430 contrats d’une valeur totale estimée à 47,7 milliards FCFA, générant environ 10 196 emplois. Ces données figurent dans le rapport relatif au projet de loi sur le régime de la sous-traitance, récemment adopté par le Parlement.

Au cours de cette période, 2 502 PME/PMI ont été recensées dans des domaines stratégiques tels que l’énergie, le bâtiment et les travaux publics. Parmi elles, 246 ont bénéficié d’activités de benchmarking, 1 203 ont été accompagnées dans la démarche qualité, tandis que 526 ont profité d’un renforcement des capacités techniques.

Malgré ces chiffres, l’impact réel de la BSTP-CMR reste marginal. L’analyse des données révèle qu’à peine 1 % des contrats des marchés publics ont été attribués à des PME sous-traitantes enregistrées auprès de la Bourse, soit en moyenne 34 contrats par an sur les 5 479 enregistrés entre 2020 et 2024.

Un taux bien en deçà de l’objectif fixé par le gouvernement, qui vise à réserver au moins 40 % en valeur des marchés publics aux PME locales. Ce déficit représenterait un manque à gagner estimé à 224 milliards FCFA pour ces entreprises.

À titre illustratif, deux projets majeurs montrent l’ampleur des opportunités perdues. Le barrage de Nachtigal, d’un coût de près de 800 milliards FCFA, aurait pu générer quelque 320 milliards FCFA en sous-traitance pour les PME locales. Le projet de Memve’ele, estimé à 243 milliards FCFA, aurait quant à lui pu offrir 420 milliards FCFA de contrats de sous-traitance, selon l’analyse du rapport parlementaire.

Pour inverser la tendance, le Parlement a adopté une nouvelle loi sur la sous-traitance, qui impose désormais la préférence nationale pour les projets d’envergure ou structurants. Ce texte prévoit notamment une avance obligatoire d’au moins 30 % à verser au démarrage du contrat, déductible ensuite sur les prestations au prorata de l’avancement des travaux.

Ce projet de loi a été élaboré par la BSTP-CMR, un organisme créé en 2012 avec le soutien de l’Union européenne et de l’Onudi, dans le but de structurer et de dynamiser le secteur de la sous-traitance au Cameroun.

Frédéric Nonos

Lire aussi :

26-06-2025 – Sous-traitance : le Cameroun sur le point d’adopter une loi garantissant les contrats aux nationaux

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Real Madrid : l’arrivée de Rodri menace déjà l’avenir de Tchouaméni

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Le mercato du Real Madrid pourrait rebattre les cartes au milieu de terrain. Alors que le club madrilène accélère sur le dossier Rodri, l’avenir d’Aurélien […]

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes
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(Investir au Cameroun) – Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend accompagner le Cameroun dans la transformation locale du lait, alors que la production nationale reste très inférieure à une demande estimée à plus de 300 000 tonnes par an. Cette coopération doit porter sur le montage de projets, l’amélioration de la collecte et de la conservation ainsi que le renouvellement générationnel au sein des communautés pastorales.

L’engagement a été évoqué le 23 juillet 2026, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, et le représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela.

Les échanges ont porté sur une assistance technique à la préparation de projets, l’appui à la transformation du lait local et la préparation d’une relève au sein des communautés d’éleveurs. Le partenariat vise à corriger plusieurs faiblesses structurelles qui limitent encore la production et la commercialisation des produits laitiers camerounais.

Un déficit supérieur à 120 000 tonnes

Selon les données du ministère de l’Élevage, la production nationale de lait a atteint 176 618 tonnes en 2023, contre 173 907 tonnes en 2022, soit une progression précise de 1,6 %, généralement arrondie à 2 %.

Face à une demande intérieure supérieure à 300 000 tonnes par an, le déficit théorique dépasse 120 000 tonnes. Cet écart est en partie couvert par les importations de lait, de poudre et d’autres produits laitiers.

D’après l’Institut national de la statistique, cité parBusiness in Cameroon, le pays a consacré 40,6 milliards de FCFA à l’importation de 20 596 tonnes de lait et de produits laitiers en 2023. Les industries auraient parallèlement importé 17 217 tonnes de lait en poudre ou concentré, pour 35 milliards de FCFA.

Ces deux montants ne doivent toutefois pas être automatiquement additionnés : les importations industrielles de poudre et de lait concentré peuvent déjà être comprises dans la catégorie plus large du lait et des produits laitiers.

Collecte, chaîne du froid et transformation

L’appui du PNUD devrait porter sur l’amélioration des systèmes de collecte, de conservation et de transformation, le renforcement des capacités des éleveurs, des collecteurs et des unités de transformation, ainsi que l’adoption de technologies modernes.

La faiblesse de la chaîne du froid reste l’un des principaux obstacles au développement du secteur. Une partie du lait produit dans les bassins d’élevage ne peut être rapidement acheminée vers les centres de consommation ou les unités industrielles. L’insuffisance des équipements de conservation provoque ainsi des pertes après la traite et réduit les volumes commercialisés.

À ces contraintes s’ajoutent les faibles rendements de nombreuses races bovines, le coût de l’alimentation animale, la dispersion des producteurs et le nombre limité d’unités de transformation à proximité des zones de production.

Le développement de centres de collecte équipés, de moyens de transport réfrigérés et de petites unités de pasteurisation pourrait mieux connecter les éleveurs aux industries et aux marchés urbains.

Un plan de 305,7 milliards de FCFA jusqu’en 2035

Le gouvernement considère la filière laitière comme un axe de sa politique d’import-substitution. Au-delà de la réduction de la facture extérieure, une transformation accrue du lait local pourrait créer des débouchés pour les éleveurs, les transporteurs, les collecteurs et les entreprises agro-industrielles.

En juin 2024, le Cameroun a adopté un plan de développement du secteur laitier évalué à 305,7 milliards de FCFA pour la période 2024-2035. Il ambitionne de porter la production nationale à plus d’un million de tonnes à l’horizon 2035.

Cet objectif suppose de multiplier par près de six le niveau de production enregistré en 2023. Sa réalisation dépendra de la mobilisation effective des financements, de l’amélioration génétique du cheptel, du développement des cultures fourragères et de la construction d’infrastructures de collecte et de transformation.

L’intervention annoncée du PNUD pourrait aider à structurer certains projets et à renforcer leur viabilité technique et commerciale. Aucun montant, calendrier d’exécution ou portefeuille précis d’investissements n’a toutefois encore été communiqué.

Mercy Fosoh

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SYNAFOC : une assemblée générale élective annoncée pour renouveler les dirigeants

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Le Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire. L’organisation a annoncé la tenue, dans les prochaines semaines, […]

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