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avec le “Renouveau”, les Camerounais ont vécu le martyr…

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avec le “Renouveau”, les Camerounais ont vécu le martyr…
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Après l’annonce de la candidature de Paul Biya à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, la militante politique Patience Emvoutou a publié une déclaration dans laquelle elle appelle les Camerounais à « refermer la parenthèse du Renouveau » et à s’engager résolument pour un changement de cap.

Dans un message aux allures de réquisitoire contre le régime du président Paul Biya, en poste depuis 1982, Patience Emvoutou interroge directement : « Paul Biya est-il encore capable de diriger le Cameroun ? ». Une question, selon elle, que se posent les Camerounais depuis plus de quatre décennies, mais qui résonne aujourd’hui avec une intensité nouvelle.

Lire la déclaration de Patience Emvoutou :

« Le 12 octobre 2025, les Camerounais se rendront aux urnes pour élire le prochain président de la République…

Ils devront répondre à la question de savoir : Paul Biya est-il capable de diriger le Cameroun ?

Cette interrogation n’est pas nouvelle. Elle hante les Camerounais depuis 1982… Mais elle se pose aujourd’hui avec acuité, dans un contexte inédit qui implique un choix décisif.

Avec le « Renouveau », les Camerounais ont vécu le martyr… Une épreuve sacrificielle dont l’empreinte restera longtemps gravée dans les cœurs et dans les corps.

43 ans de crise économique, sécuritaire, d’angoisse et parfois de peur. Malgré tout, les Camerounais ont témoigné par leurs comportements, à la fois d’un attachement aux valeurs de la République et d’un esprit de solidarité sans faille , en faisant le choix de la stabilité.

Cependant, où en sommes-nous aujourd’hui ?

À bien des égards, les Camerounais se sentent épuisés, abusés, sans contrôle sur leurs propres vies et sur notre destin commun…
Ce sont des citoyens à qui l’on fait comprendre, avec mépris, que leur soif de changement ne vaut rien. Ils sont désormais prisonniers d’une course à l’abîme…

La désespérance sociale s’est installée depuis longtemps déjà. S’ajoutant au sentiment d’incompréhension et de colère.

Avec cette nouvelle imposture de Paul Biya, l’idéal républicain d’émancipation n’a paru si lointain…

Les injustices se superposent les unes aux autres : les inégalités explosent, l’insécurité grandissante dans nos villes, le chômage des jeunes, la discrimination, le sentiment d’abandon.

Toutes ces promesses non tenues de Paul Biya étriquent nos concitoyens.

En 2025, un changement de cap devient un impératif catégorique pour notre survie… Le peuple ne sait plus qui le dirige. Il ne se sent pas seulement atteint dans sa dignité, il a aussi le sentiment de perdre le contrôle de sa souveraineté.

En 43 ans, le Renouveau nous aura donc mis à l’épreuve. Mais dans cette épreuve, nous avons appris…

Nous avons beaucoup appris sur le Cameroun que nous voulons : un Cameroun du changement.
Nous avons beaucoup appris sur ce que nous étions capables de faire ensemble, pour que cette aspiration se traduise concrètement dans nos vies.

Et nous avons appris de nos erreurs…

Le 12 octobre prochain , nous allons faire notre choix. Nous allons fermer les yeux et considérer que le Renouveau a été une parenthèse malheureuse, qu’il convient d’oublier aussi vite, et plaider pour le retour à un « pays normal ».

Nous allons réaffirmer nos valeurs et changer nos priorités.

Camerounais et Camerounaises, nous sommes appelés à un changement de modèle et, à tout dire, à une radicale transformation.
Nous sommes convaincus que le peuple camerounais est prêt pour ce changement…
Qu’ensemble, nous avons le pouvoir de le faire advenir.

Vive le changement !
Vive la République ! »

avec le “Renouveau”, les Camerounais ont vécu le martyr…
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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes
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(Investir au Cameroun) – Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend accompagner le Cameroun dans la transformation locale du lait, alors que la production nationale reste très inférieure à une demande estimée à plus de 300 000 tonnes par an. Cette coopération doit porter sur le montage de projets, l’amélioration de la collecte et de la conservation ainsi que le renouvellement générationnel au sein des communautés pastorales.

L’engagement a été évoqué le 23 juillet 2026, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, et le représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela.

Les échanges ont porté sur une assistance technique à la préparation de projets, l’appui à la transformation du lait local et la préparation d’une relève au sein des communautés d’éleveurs. Le partenariat vise à corriger plusieurs faiblesses structurelles qui limitent encore la production et la commercialisation des produits laitiers camerounais.

Un déficit supérieur à 120 000 tonnes

Selon les données du ministère de l’Élevage, la production nationale de lait a atteint 176 618 tonnes en 2023, contre 173 907 tonnes en 2022, soit une progression précise de 1,6 %, généralement arrondie à 2 %.

Face à une demande intérieure supérieure à 300 000 tonnes par an, le déficit théorique dépasse 120 000 tonnes. Cet écart est en partie couvert par les importations de lait, de poudre et d’autres produits laitiers.

D’après l’Institut national de la statistique, cité parBusiness in Cameroon, le pays a consacré 40,6 milliards de FCFA à l’importation de 20 596 tonnes de lait et de produits laitiers en 2023. Les industries auraient parallèlement importé 17 217 tonnes de lait en poudre ou concentré, pour 35 milliards de FCFA.

Ces deux montants ne doivent toutefois pas être automatiquement additionnés : les importations industrielles de poudre et de lait concentré peuvent déjà être comprises dans la catégorie plus large du lait et des produits laitiers.

Collecte, chaîne du froid et transformation

L’appui du PNUD devrait porter sur l’amélioration des systèmes de collecte, de conservation et de transformation, le renforcement des capacités des éleveurs, des collecteurs et des unités de transformation, ainsi que l’adoption de technologies modernes.

La faiblesse de la chaîne du froid reste l’un des principaux obstacles au développement du secteur. Une partie du lait produit dans les bassins d’élevage ne peut être rapidement acheminée vers les centres de consommation ou les unités industrielles. L’insuffisance des équipements de conservation provoque ainsi des pertes après la traite et réduit les volumes commercialisés.

À ces contraintes s’ajoutent les faibles rendements de nombreuses races bovines, le coût de l’alimentation animale, la dispersion des producteurs et le nombre limité d’unités de transformation à proximité des zones de production.

Le développement de centres de collecte équipés, de moyens de transport réfrigérés et de petites unités de pasteurisation pourrait mieux connecter les éleveurs aux industries et aux marchés urbains.

Un plan de 305,7 milliards de FCFA jusqu’en 2035

Le gouvernement considère la filière laitière comme un axe de sa politique d’import-substitution. Au-delà de la réduction de la facture extérieure, une transformation accrue du lait local pourrait créer des débouchés pour les éleveurs, les transporteurs, les collecteurs et les entreprises agro-industrielles.

En juin 2024, le Cameroun a adopté un plan de développement du secteur laitier évalué à 305,7 milliards de FCFA pour la période 2024-2035. Il ambitionne de porter la production nationale à plus d’un million de tonnes à l’horizon 2035.

Cet objectif suppose de multiplier par près de six le niveau de production enregistré en 2023. Sa réalisation dépendra de la mobilisation effective des financements, de l’amélioration génétique du cheptel, du développement des cultures fourragères et de la construction d’infrastructures de collecte et de transformation.

L’intervention annoncée du PNUD pourrait aider à structurer certains projets et à renforcer leur viabilité technique et commerciale. Aucun montant, calendrier d’exécution ou portefeuille précis d’investissements n’a toutefois encore été communiqué.

Mercy Fosoh

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