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un engagement renforcé avec GAVI pour booster la vaccination

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un engagement renforcé avec GAVI pour booster la vaccination
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Le vendredi 11 juillet 2025, le ministre de la Santé publique, Dr MANAOUDA Malachie, s’est rendu au siège de GAVI, l’Alliance du vaccin, à Genève, en qualité d’émissaire personnel du chef de l’État, S.E. Paul BIYA.

Cette mission stratégique avait un objectif clair : réaffirmer l’engagement sans faille du Cameroun en faveur de la vaccination, pilier central de la sécurité sanitaire nationale.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique lancée lors du Sommet mondial de reconstitution des fonds de GAVI, tenu le 25 juin à Bruxelles, où les discussions ont mis en lumière les défis de l’accès équitable aux vaccins à l’échelle mondiale.

Un engagement clair du Cameroun en faveur de la vaccination

À Genève, le Ministre a transmis un message fort au nom du Président de la République, réitérant la volonté du Cameroun de respecter ses engagements envers GAVI et de poursuivre une coopération exemplaire. Pour le gouvernement, la vaccination n’est pas seulement un outil de santé publique : c’est aussi un levier stratégique de stabilité sociale et de développement.

HPV : Vers une couverture vaccinale élargie aux garçons

Moment clé de la rencontre : l’introduction possible de la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) pour les garçons de moins de 18 ans. Si cette option est retenue, le Cameroun rejoindra les pays qui ont élargi cette couverture au-delà des jeunes filles, permettant ainsi une meilleure protection contre plusieurs formes de cancers liés au HPV. Cette mesure marquerait une avancée majeure en matière d’équité vaccinale.

Vers une autonomie vaccinale progressive

Le Cameroun franchit aujourd’hui une nouvelle étape : celle de la transition vers l’autofinancement de ses programmes de vaccination. Cette orientation structurelle témoigne de la maturité croissante de son système de santé, mais aussi d’une volonté politique affirmée de réduire la dépendance aux financements extérieurs à moyen terme.
Renforcement des programmes de lutte contre les maladies évitables

Au cours des échanges, le Dr MANAOUDA Malachie accompagné par le 1er Conseiller de la Mission Permanente du Cameroun à Genève, M. BOSSÉ Théophile, ainsi que du Secrétaire Permanent du Programme Élargi de Vaccination (SP/PEV) Dr Shalom TCHOKFE, a présenté les nouvelles priorités nationales, dont l’extension de la prise en charge du paludisme à 116 districts de santé, contre une cinquantaine actuellement. Il a aussi insisté sur l’intensification des campagnes croisées contre des maladies telles que le choléra, la rougeole ou encore la rubéole.

Ces actions s’inscrivent dans une stratégie globale de prévention qui vise à consolider les acquis sanitaires du pays.

Une reconnaissance forte de la part de GAVI

Mme Sania Nishtar, Directrice générale de GAVI, accompagnée de Mme Colette Selman, Directrice des pays prioritaires, et de M. Demba Diack Ex responsable du portefeuille du Cameroun, a salué le leadership du Cameroun. Tous ont exprimé leur satisfaction quant à la volonté politique et face aux progrès accomplis, et leur espoir de voir le pays jouer un rôle moteur dans la mise en œuvre du programme GAVI 6.0 une stratégie plus inclusive, ambitieuse et adaptée aux réalités des pays à revenu intermédiaire.

Une mission qui réaffirme le rôle du Cameroun dans la santé mondiale

Cette mission diplomatique à Genève dépasse le cadre protocolaire : elle marque l’inscription du Cameroun comme un acteur influent dans les politiques de santé mondiales. Elle reflète également la vision stratégique du Président Paul BIYA, pour qui la diplomatie sanitaire est un outil de souveraineté, de rayonnement international et de développement durable.

Cellule de communication Minsanté

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes
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(Investir au Cameroun) – Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend accompagner le Cameroun dans la transformation locale du lait, alors que la production nationale reste très inférieure à une demande estimée à plus de 300 000 tonnes par an. Cette coopération doit porter sur le montage de projets, l’amélioration de la collecte et de la conservation ainsi que le renouvellement générationnel au sein des communautés pastorales.

L’engagement a été évoqué le 23 juillet 2026, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, et le représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela.

Les échanges ont porté sur une assistance technique à la préparation de projets, l’appui à la transformation du lait local et la préparation d’une relève au sein des communautés d’éleveurs. Le partenariat vise à corriger plusieurs faiblesses structurelles qui limitent encore la production et la commercialisation des produits laitiers camerounais.

Un déficit supérieur à 120 000 tonnes

Selon les données du ministère de l’Élevage, la production nationale de lait a atteint 176 618 tonnes en 2023, contre 173 907 tonnes en 2022, soit une progression précise de 1,6 %, généralement arrondie à 2 %.

Face à une demande intérieure supérieure à 300 000 tonnes par an, le déficit théorique dépasse 120 000 tonnes. Cet écart est en partie couvert par les importations de lait, de poudre et d’autres produits laitiers.

D’après l’Institut national de la statistique, cité parBusiness in Cameroon, le pays a consacré 40,6 milliards de FCFA à l’importation de 20 596 tonnes de lait et de produits laitiers en 2023. Les industries auraient parallèlement importé 17 217 tonnes de lait en poudre ou concentré, pour 35 milliards de FCFA.

Ces deux montants ne doivent toutefois pas être automatiquement additionnés : les importations industrielles de poudre et de lait concentré peuvent déjà être comprises dans la catégorie plus large du lait et des produits laitiers.

Collecte, chaîne du froid et transformation

L’appui du PNUD devrait porter sur l’amélioration des systèmes de collecte, de conservation et de transformation, le renforcement des capacités des éleveurs, des collecteurs et des unités de transformation, ainsi que l’adoption de technologies modernes.

La faiblesse de la chaîne du froid reste l’un des principaux obstacles au développement du secteur. Une partie du lait produit dans les bassins d’élevage ne peut être rapidement acheminée vers les centres de consommation ou les unités industrielles. L’insuffisance des équipements de conservation provoque ainsi des pertes après la traite et réduit les volumes commercialisés.

À ces contraintes s’ajoutent les faibles rendements de nombreuses races bovines, le coût de l’alimentation animale, la dispersion des producteurs et le nombre limité d’unités de transformation à proximité des zones de production.

Le développement de centres de collecte équipés, de moyens de transport réfrigérés et de petites unités de pasteurisation pourrait mieux connecter les éleveurs aux industries et aux marchés urbains.

Un plan de 305,7 milliards de FCFA jusqu’en 2035

Le gouvernement considère la filière laitière comme un axe de sa politique d’import-substitution. Au-delà de la réduction de la facture extérieure, une transformation accrue du lait local pourrait créer des débouchés pour les éleveurs, les transporteurs, les collecteurs et les entreprises agro-industrielles.

En juin 2024, le Cameroun a adopté un plan de développement du secteur laitier évalué à 305,7 milliards de FCFA pour la période 2024-2035. Il ambitionne de porter la production nationale à plus d’un million de tonnes à l’horizon 2035.

Cet objectif suppose de multiplier par près de six le niveau de production enregistré en 2023. Sa réalisation dépendra de la mobilisation effective des financements, de l’amélioration génétique du cheptel, du développement des cultures fourragères et de la construction d’infrastructures de collecte et de transformation.

L’intervention annoncée du PNUD pourrait aider à structurer certains projets et à renforcer leur viabilité technique et commerciale. Aucun montant, calendrier d’exécution ou portefeuille précis d’investissements n’a toutefois encore été communiqué.

Mercy Fosoh

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