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Recettes fiscales : la contribution des particuliers « historiquement faible », malgré l’accroissement des contribuables

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Recettes fiscales : la contribution des particuliers « historiquement faible », malgré l’accroissement des contribuables
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(Investir au Cameroun) – Selon le ministère des Finances, les particuliers contribuent très peu aux recettes fiscales au Cameroun. «La contribution des particuliers aux recettes fiscales, historiquement faible – 7% avant 2024, contre 17% pour des pays de niveaude développement comparable et 24% dans les pays de l’OCDE, NDLR – doit être renforcée pour garantir une répartition équitable des charges publiques, conforme à leur capacité contributive», indique cette administration dans le le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2026-2028.

Ce constat survient alors que, selon la même source, le nombre de contribuables enregistrés par le fisc camerounais a cru de 400% au cours des dix dernières années. Ce nombre est en effet passé de 80 000 en 2014 à 400 000 en 2024, selon les données du ministère des Finances.

En dépit de cet accroissement du nombre de contribuables, le poids de l’informel dans l’activité économique dans le pays permet encore à une large frange de potentiels contribuables d’échapper au fisc, apprend-on officiellement. Pour inverser cette tendance, le gouvernement Cameroun a instauré depuis l’année 2024la déclaration récapitulative annuelle de l’Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), dont les résultats restent mitigés.

«Depuis l’instauration en 2024 de la déclaration récapitulative annuelle, le taux de déclaration a atteint 54,5%, pour 14,5 milliards. Malgré ces progrès, des obstacles subsistent, notamment en matière d’accessibilité et de sensibilisation. L’introduction en 2025 de la déclaration préremplie vise à simplifier la procédure et à accroître la conformité, avec pour ambition d’améliorer la contribution des particuliers», souligne le ministère des Finances.

BRM

Lire aussi:

13-12-2024 - IRPP et fiscalité locale : comprendre la pression mise par le gouvernement sur les Camerounais

26-08-2024 - Impôts : la déclaration de l’IRPP des contribuables non professionnels prolongée jusqu’au 1er décembre 2024

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L’OGC Nice cible Frank Magri pour renforcer son attaque

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Real Madrid : l’arrivée de Rodri menace déjà l’avenir de Tchouaméni

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes
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(Investir au Cameroun) – Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend accompagner le Cameroun dans la transformation locale du lait, alors que la production nationale reste très inférieure à une demande estimée à plus de 300 000 tonnes par an. Cette coopération doit porter sur le montage de projets, l’amélioration de la collecte et de la conservation ainsi que le renouvellement générationnel au sein des communautés pastorales.

L’engagement a été évoqué le 23 juillet 2026, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, et le représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela.

Les échanges ont porté sur une assistance technique à la préparation de projets, l’appui à la transformation du lait local et la préparation d’une relève au sein des communautés d’éleveurs. Le partenariat vise à corriger plusieurs faiblesses structurelles qui limitent encore la production et la commercialisation des produits laitiers camerounais.

Un déficit supérieur à 120 000 tonnes

Selon les données du ministère de l’Élevage, la production nationale de lait a atteint 176 618 tonnes en 2023, contre 173 907 tonnes en 2022, soit une progression précise de 1,6 %, généralement arrondie à 2 %.

Face à une demande intérieure supérieure à 300 000 tonnes par an, le déficit théorique dépasse 120 000 tonnes. Cet écart est en partie couvert par les importations de lait, de poudre et d’autres produits laitiers.

D’après l’Institut national de la statistique, cité parBusiness in Cameroon, le pays a consacré 40,6 milliards de FCFA à l’importation de 20 596 tonnes de lait et de produits laitiers en 2023. Les industries auraient parallèlement importé 17 217 tonnes de lait en poudre ou concentré, pour 35 milliards de FCFA.

Ces deux montants ne doivent toutefois pas être automatiquement additionnés : les importations industrielles de poudre et de lait concentré peuvent déjà être comprises dans la catégorie plus large du lait et des produits laitiers.

Collecte, chaîne du froid et transformation

L’appui du PNUD devrait porter sur l’amélioration des systèmes de collecte, de conservation et de transformation, le renforcement des capacités des éleveurs, des collecteurs et des unités de transformation, ainsi que l’adoption de technologies modernes.

La faiblesse de la chaîne du froid reste l’un des principaux obstacles au développement du secteur. Une partie du lait produit dans les bassins d’élevage ne peut être rapidement acheminée vers les centres de consommation ou les unités industrielles. L’insuffisance des équipements de conservation provoque ainsi des pertes après la traite et réduit les volumes commercialisés.

À ces contraintes s’ajoutent les faibles rendements de nombreuses races bovines, le coût de l’alimentation animale, la dispersion des producteurs et le nombre limité d’unités de transformation à proximité des zones de production.

Le développement de centres de collecte équipés, de moyens de transport réfrigérés et de petites unités de pasteurisation pourrait mieux connecter les éleveurs aux industries et aux marchés urbains.

Un plan de 305,7 milliards de FCFA jusqu’en 2035

Le gouvernement considère la filière laitière comme un axe de sa politique d’import-substitution. Au-delà de la réduction de la facture extérieure, une transformation accrue du lait local pourrait créer des débouchés pour les éleveurs, les transporteurs, les collecteurs et les entreprises agro-industrielles.

En juin 2024, le Cameroun a adopté un plan de développement du secteur laitier évalué à 305,7 milliards de FCFA pour la période 2024-2035. Il ambitionne de porter la production nationale à plus d’un million de tonnes à l’horizon 2035.

Cet objectif suppose de multiplier par près de six le niveau de production enregistré en 2023. Sa réalisation dépendra de la mobilisation effective des financements, de l’amélioration génétique du cheptel, du développement des cultures fourragères et de la construction d’infrastructures de collecte et de transformation.

L’intervention annoncée du PNUD pourrait aider à structurer certains projets et à renforcer leur viabilité technique et commerciale. Aucun montant, calendrier d’exécution ou portefeuille précis d’investissements n’a toutefois encore été communiqué.

Mercy Fosoh

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