C’est une opération d’envergure qui a secoué le quartier Tsinga Elobi ce 24 juin. Sous la direction de la Légion de Gendarmerie du Centre, les forces de l’ordre ont mis hors d’état de nuire un réseau bien organisé, impliqué dans le trafic de stupéfiants, la revente de motos volées et même la fabrication de fausse monnaie. Un coup de filet spectaculaire qui illustre l’ampleur du phénomène dans certains quartiers de la capitale camerounaise.
Un raid minutieux après un renseignement ciblé
Tout a commencé par une information fiable. Armés de ce précieux renseignement, les gendarmes ont lancé une vaste opération de contrôle entre 15h40 et 18h20, ratissant méthodiquement le secteur. Et le bilan est éloquent : 175 individus interpellés, dont certains suspectés d’être des maillons clés du trafic.
Parmi les saisies, des quantités impressionnantes de drogues : 650 plaquettes de Tramadol, 255 paquets de « cailloux », 588 filons de Thaï et une grande quantité de chanvre indien. Sans compter le matériel utilisé pour la consommation : pipes, seringues et même des armes blanches.
Motocyclettes volées et fausse monnaie : le réseau avait diversifié ses activités
Mais la surprise est venue d’une découverte inattendue : un véritable entrepôt de motos volées, avec pas moins de 61 engins saisis. De quoi alimenter un trafic parallèle très lucratif. Autre trouvaille inquiétante : des billets de 10 000 FCFA découpés, visiblement destinés à la fabrication de fausse monnaie.
Les forces de l’ordre ont également mis la main sur des objets plus insolites : une tronçonneuse, un téléviseur, des matelas et même une machine à coudre. Autant d’éléments qui laissent penser que ce réseau avait pignon sur rue et diversifié ses activités illégales.
Un message fort envoyé aux trafiquants
Cette opération, l’une des plus importantes de ces derniers mois dans la région, envoie un signal clair : les autorités entendent bien serrer la vis contre le crime organisé. Reste à savoir si ce coup d’éclat suffira à dissuader les autres réseaux, alors que le trafic de stupéfiants reste un fléau persistant à Yaoundé.














