La députée du Wouri-Est a tenu à mettre les points sur les « i » face aux rumeurs persistantes de divorce politique avec son allié de longue date. Dans une déclaration sans équivoque, elle démonte point par point les fake news qui circulent depuis des années sur le leader de l’opposition.
« Autant mieux le dire afin que nul n’en ignore »
Le ton est donné dès les premiers mots. Nourane Foster, figure montante de l’opposition camerounaise, ne mâche pas ses mots pour éteindre les rumeurs qui l’annoncent en négociation pour quitter le parti de Cabral Libii.
« Ma fidélité à notre Génération ne sera jamais trahie », assène-t-elle, refermant d’un coup de poing sur la table ce qui s’apparente à une nouvelle tentative de déstabilisation à l’approche des échéances électorales.
Les 4 fake news qui ont marqué l’opposition
La députée revient longuement sur les mensonges qui, selon elle, ont empoisonné le climat politique depuis 2018 :
1. La Mercedes ML350 noire : « Cette voiture appartenait à mon époux. Elle a simplement servi à transporter Cabral Libii ce jour-là face à une foule compacte à la Cité Cic. »
2. Les 200 millions avec Josua Osih : « J’étais dans le cortège ce jour-là entre Bertoua et Yaoundé. Ce récit est un pur mensonge du directeur de campagne d’un parti concurrent. »
3. L’immeuble de 6 étages à Bonamoussadi : « Propriété d’un certain Alain Mani qui ne connaît même pas Cabral ! Pourtant, le député vit toujours dans sa modeste résidence de Damas depuis 2017. »
4. Le « pion du régime » : « Après 8 ans de collaboration étroite, je peux affirmer que le régime ne pourrait pas contrôler un homme comme lui. Son profil dérange justement parce qu’il n’appartient pas à leur cercle. »
« La jeunesse camerounaise mérite mieux »
Le plaidoyer de Nourane Foster se transforme en manifeste générationnel : « Nos parents doivent aller en retraite. Le Cameroun a besoin de l’énergie de sa jeunesse pour sortir de l’inertie. »
Un message clair qui résonne comme un appel à mobilisation, tandis qu’elle réaffirme son soutien sans faille à celui qu’elle présente comme « le leader incontesté de la jeunesse camerounaise en quête de changement ».
De quoi alimenter les discussions dans les couloirs de l’Assemblée nationale, où la rumeur de sa démission circulait encore ce matin à la Commission des finances…














