Ça s’active dans l’entourage du président Paul Biya. Alors que l’élection présidentielle de 2025 se profile à l’horizon, le chef de l’État camerounais a donné le coup d’envoi de sa campagne avec une série de consultations stratégiques.
Ngoh Ngoh en mission de mobilisation
Sur instruction directe du président, Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d’État et secrétaire général de la présidence, a rencontré ce mardi 1er juillet membres du gouvernement et les parlementaires à l’occasion de la deuxième journée des consultations politiques engagées au Palais de l’Unité, en vue de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
« Une élection n’est jamais gagnée à l’avance. Restons sereins, mobilisés et déterminés ». Tel est le message de Paul Biya que le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, a delivré ce mardi 02 juillet 2025 aux membres du Gouvernement et Parlementaires de la Région du Nord.
L’objectif est clair : peaufiner la stratégie électorale et remobiliser les troupes du RDPC en vue d’une « victoire éclatante et sans bavure ». Un message qui ne laisse planer aucun doute sur les ambitions du parti au pouvoir.

Une machine électorale qui se met en marche
Ces consultations régionales ne sont pas anodines. Elles s’inscrivent dans la tradition bien rodée du régime : verrouiller l’appareil étatique et s’assurer du soutien des relais locaux bien avant le scrutin.
« Le président Biya ne laisse rien au hasard », confie un proche du pouvoir sous couvert d’anonymat. « Ces rencontres permettent de ressouder les rangs et d’anticiper d’éventuelles dissensions. »
Un scrutin sous haute tension ?
Alors que l’opposition tente tant bien que mal de s’organiser, le RDPC montre qu’il entend bien conserver son hégémonie. Les observateurs politiques notent toutefois que cette précocité dans les préparatifs pourrait trahir une certaine nervosité face à un contexte socio-économique tendu.
Reste à savoir si cette stratégie de mobilisation précoce portera ses fruits. Une chose est sûre : à 92 ans, Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, ne semble pas prêt à passer la main.















