Un séisme politique secoue Yaoundé. Après des années de loyauté en demi-teinte, Issa Tchiroma Bakary, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, s’apprête à tourner la page. Une décision lourde de sens, à quelques mois seulement d’une présidentielle déjà tendue.
Un départ qui tombe à pic
Selon nos informations, le président du Front National pour le Salut du Cameroun (FSNC) aurait discrètement quitté son bureau ministériel et sa résidence de fonction. Une manière élégante de préparer sa sortie ? Pas seulement. Les observateurs y voient plutôt un coup de poker politique, soigneusement calculé.
Après s’être progressivement éloigné du RDPC et de Paul Biya, Tchiroma jouerait désormais sa propre partition. Objectif : se repositionner avant 2025, quitte à nouer des alliances inattendues.
Garoua, symbole d’une rupture
C’est depuis le Nord, région clé des recompositions politiques, que le ministre devrait officialiser son départ. Un choix hautement symbolique, marquant une nette distance avec l’establishment de Yaoundé.
Mais Tchiroma ne serait pas le seul à préparer ses valises. Dans l’ombre, Bello Bouba Maïgari (UNDP) attendrait le congrès de son parti, prévu ce 28 juin, pour annoncer à son tour son retrait. Une coïncidence ? Trop bien orchestrée pour ne pas interroger.
2025 dans tous les esprits
Ces démissions en cascade ne relèvent pas du hasard. Elles s’inscrivent dans un contexte de recomposition accélérée, où chaque acteur tente de se placer avant l’échéance présidentielle. Fractures au sein de la majorité, ambitions personnelles et jeux d’influence régionaux redessinent peu à peu l’échiquier politique camerounais.
Une chose est sûre : avec le départ d’Issa Tchiroma, le gouvernement Biya perd l’une de ses figures les plus controversées… et les plus habiles. Reste à savoir qui, dans cette partie d’échecs, tirera vraiment son épingle du jeu.














