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Internet : avec plus de 40% d’individus actifs, le Cameroun dépasse la moyenne en Afrique malgré le retard sur le haut débit

(Investir au Cameroun) – Selon un rapport intitulé « Etat du développement numérique et tendances en Afrique : défis et opportunités», publié en avril 2025 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), plus de 40% de la population camerounaise utilisait l’internet à titre individuel en 2023. Ce qui signifie que ce chiffre ne prend pas en compte les connexions des entreprises et autres groupes. Les données de l’UIT révèlent surtout que la proportion de connexions individuelles dans le pays dépasse la moyenne africaine, qui se situe en dessous de 40%.
Classé 16è en Afrique sur 44 pays ayant fait l’objet de l’étude de l’UIT, le Cameroun pointe cependant loin derrière des pays tels que les Seychelles et le Bostwana, dont au moins 80% de la population utilisait l’internet à titre individuel au cours de la même période. Dans la zone Cemac – Cameroun, Congo, Gabon guinée équatoriale, Tchad et RCA – dont il est la locomotive économique, le Cameroun se classe derrière le Gabon et le Guinée équatoriale, deux pays à la population très réduite – à peine trois millions d’habitants cumulés – et qui enregistrent des taux de 60 à 75% de la population disposant d’une connexion internet individuelle.
A l’analyse, cette proportion plutôt importante d’utilisateurs de l’internet au Cameroun est portée aussi bien par le maillage du territoire par la fibre optique – 15 000 Km déployés à fin 2023 et 3500 Km supplémentaires projetés en 2024 – que par la forte pénétration, au sein de la population, des téléphones intelligents communément appelés smartphones. Selon l’Observatoire national des télécommunications de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), le taux de pénétration de ces téléphones permettant d’accéder à l’internet mobile est passé de 25% en 2016 à près de 40% en 2020, correspondant à une progression de 15% sur une période de 4 ans.
Au demeurant, en dépit du niveau relativement élevé de l’utilisation de l’internet dans le pays de façon globale, le Cameroun accuse un retard sur l’internet haut débit, qui est plus impactant en matière de développement, selon les experts des télécoms. En effet, selon le rapport de l’UIT cité plus haut, le Cameroun est parmi les dix derniers pays africains à enregistrer un faible nombre d’abonnés à l’internet haut débit sur mobile. Concrètement, le pays affiche environ 30 abonnements pour 100 habitants, pour une moyenne africaine estimée à 52 abonnements.
Sur le haut débit fixe, le pays fait figure de borgne parmi les aveugles. Avec plus de deux abonnements au haut débit fixe pour 100 habitants, alors qu’en 2023, apprend-on du rapport de l’UIT, la moyenne des connexions au haut débit fixe en Afrique se situait à moins d’un abonnement pour 100 habitants.
Brice R. Mbodiam
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«Dougueli spécule sur la mort du président Biya»
Dans une tribune que vient de publier notre confrère travaillant pour le journal dit panafricain, il rappelle au vice-recteur de l’université de Yaoundé II que le travail du journaliste repose sur la bonne spéculation.
Lire ici sa sortie :
A QUI S’ADRESSE MONSIEUR OWONA NGUINI ?
«Dougueli spécule sur la mort du président Biya». De toutes les outrances débitées le 26 juin dernier par Monsieur Owona Nguini sur une chaine de télévision, celle-ci a saturé ma boite de réception. Que veut-on que j’en dise ? Cher monsieur, «spéculer» sur la mort des chefs d’Etat fait partie de mon métier. Pour nous, vrais journalistes, rien n’est sacré. Il arrive même qu’une rédaction écrive la nécrologie de certaines personnalités avant leur décès.
D’ailleurs pour Mitterrand, qui les appréciait modérément, les journalistes étaient des «Chiens». Tout homme politique avisé subit cette «meute». Ce n’est pas au président Biya qu’on l’apprendra. Peut-être aux zélotes de la sphère sécuritaire à qui l’orateur envisage de me livrer. Qu’il sache qu’on ne peut valablement chroniquer la vie de l’Etat sans interroger la santé de ceux qui l’incarnent. A ce stade, je me demande donc à qui s’adresse cette diatribe qui me vise. Peut-être est-ce utile d’esquisser une sociographie sommaire du public cible de ce mystificateur de plateau télé.
1- S’ADRESSE-T-IL AUX SUPREMACISTES «EKANGS» ?
On se situe là sur le champ politique dans lequel ce démagogue se meut en manipulant imprudemment des concepts aussi hasardeux qu’inflammables. Quand il répète inlassablement «Je suis un seigneur», certains n’y voient que l’expression d’une mégalomanie infantile. C’est vite oublier la profonde influence de Laburthe Tolra sur sa «pensée».
C’est Owona Nguini qui a détourné et vulgarisé ce concept «Ekang», issu de la mythologie du Mvett. Selon l’anthropologue français Labrurthe Tolra, les Ekangs, ces «Seigneurs de la forêt», seraient descendus des berges du Nil pour coloniser la forêt équatoriale.
Monsieur Owona Nguini, prenant au premier degré les thèses du chercheur français, est convaincu que cette population, qui a migré au Gabon, en Guinée équatoriale, et au Congo, a vocation à gouverner ces territoires. Au Gabon, où les Fangs (40% de la population) sont fortement imprégnés de cette culture Mvett, notamment grâce aux travaux de Tsira Ndong Ntoutoume, on a compris le danger de cette singularisation suprématiste des «Ekangs».
Elle s’est traduite lors de l’élection présidentielle de 2009 par le TSF, (Tout sauf les Fangs), un rejet exprimé par les non-fangs de la population. Le concept « Ekang » n’a donc pas traversé la frontière sud du Cameroun. Quel rapport avec la Fecafoot ? Réponse : chez Owona Nguini comme chez Karl Schmitt, faire la politique c’est désigner l’ennemi. Hier c’était les «Ntaalibams» de «Tonton Maurika». Aujourd’hui, l’ennemi désigné c’est la «réserve» que constitueraient les «Eglisiens», ces fanatiques qui «vont créer des problèmes»… Comment ? A qui ? Pourquoi ? A ce Méphisto de bazar de nous le dire. En revanche, Je sais que, par les temps qui se profilent, ce professionnel de l’agitation intello-universitaire-là, doté de la retenue et de la finesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, finira par créer, lui, de vrais problèmes.
2-IL S’ADRESSE A LA CASTE GOUVERNANTE CONTRE LA RACAILLE
Qui peut croire que les soutiens de Samuel Eto’o, eu égard au harcèlement sans précédent qu’il subit depuis 2021, sont tous des «écervelés» ou des nervis rémunérés pour lui venir en aide ? En sonnant la charge contre «l’illettré» de la Fecafoot, ses «ouailles», ses «fanatiques incultes», sa «meute cybernétique», l’agitateur tente de mobiliser les clercs contre la menace que représenteraient les gens d’en bas.
Il construit la fable des «cerveaux» contre les «mollets». Pour en écrire la morale, Monsieur Owona Nguini -et le clan qu’il promeut – tentent d’ériger Eto’o en «Cancer». Il faut l’insulter, l’avilir jusqu’à ce que «mort» s’ensuive. Par son «meurtre» symbolique, peut-être qu’enfin sera réhabilité ce clan dont l’image est écornée par la mauvaise gouvernance, la corruption endémique, les crimes politiques, les mœurs babyloniennes, etc.
Il faut remettre le peuple des «illettrés» à sa place, quitte à dépouiller ledit peuple de sa souveraineté face à la volonté du monarque, par l’usage abusif des «hautes instructions», fallacieusement propulsées au sommet de la hiérarchies des normes.
Je laisse à d’autres le soin d’analyser les propos de Monsieur Owona Nguini, notamment les constitutionnalistes, les politologues, les psychosociologues. Ou des psychanalystes
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« nos priorités ne devraient plus être les stades mais la nourriture »
Selon l’homme politique, les fonds alloués par les Etats africains à la construction des stades et des hôtels de luxe en Afrique depuis l’an 2 000 auraient suffi pour atteindre la sécurité alimentaire et la souveraineté sanitaire.
C’est un véritable réquisitoire que vient de lancer Dominique Yamb Ntimba dont le panafricanisme n’est plus à démontrer. Selon lui, l’Afrique aurait pu atteindre la souveraineté alimentaire avec l’argent des stades.
« Nos États devraient cesser de construire des hôtels de luxe vides pas rentables ou des stades à l’abandon car leur opportunité et leur rentabilité économiques sont absolument improbables et impossibles.
Les fonds alloués à la construction des stades et des hôtels de luxe en Afrique depuis l’an 2 000 auraient suffi pour atteindre la sécurité alimentaire et la souveraineté sanitaire. À la place, par impossibilité de rentabiliser les investissements faits alors que le sorgho et les ignames, les poulets et les fruits auraient été consommés par des centaines de millions de nos compatriotes, et auraient portés des projets agro-industriels générateurs de dizaines de millions d’emplois décents, de centaines de technologies nouvelles, d’entreprises extraordinaires, et, surtout, de ces choses merveilleuses qui nous marquent tant : la dignité et le fierté.
En faisant des investissements dans ces deux secteurs seulement (alimentation : 12% du PIB mondial sont 4% pour l’agriculture et 8% pour l’industrie agroalimentaire – 10 000 milliards de dollars US – et 40% des emplois dans le monde ; santé : 10% du PIB mondial mais représente seulement 2% quand il s’agit du PIB de nos pays africains), peut-être, aurions-nous empêché une grande partie des guerres actuelles dans le monde… Nous Africains, ne voyons peut-être pas notre puissance dans ce monde », écrit Dominique Yamb Ntimba.
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Coupures d’énergie à Douala ce dimanche

Cette rupture de l’énergie électrique concerne quelques quartiers de la capitale économique de notre pays.
Socadel annonce les travaux de maintenance sur le réseau de distribution avec impact dans certains Quartiers de Douala. Dans cette lancée, les clients de Douala sont informés que, des travaux de maintenance vont perturber la fourniture d’énergie dans les zones suivantes :
–Dimanche 28 Juin 2026 de 06H00-18H00
IPD, MEUNIER, UCB, MINOTERIE, PILLCAM, CITE DE LA PAIX, BONABASSEM; EP DEIDO; AN 2000, CARREFOUR TENDON
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