Actualités locales
le meeting de Maurice Kamto à Paris en 23 points
Maurice Kamto a tenu un meeting très attendu à Paris devant un large public de la diaspora camerounaise, livrant un message fort d’unité, de réconciliation et de changement.
L’homme politique, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a décliné ses priorités dans un discours de fond, évitant de dévoiler l’intégralité de son programme, qu’il réserve aux électeurs résidant sur le sol camerounais.
Voici les 23 grande déclarations de Maurice Kamto à retenir de ce meeting :
1 – Je ne vais pas dérouler mon programme politique ici parce que je le réserve au Camerounais qui sont sur le sol camerounais pour une raison simple:
Bien que la diaspora camerounaise soit chère à mon cœur nous voulons gouverner le Cameroun mais pas la France alors c’est aux camerounais au Cameroun que je dévoilerais mon programme politique en priorité mais vous l’aurez tous .
2 – je suis le messager de l’unité foncière du Cameroun, de l’unité structurelle du Cameroun c’est-à-dire l’articulation de toutes les communautés camerounaises, de l’unité ontologique du Cameroun parce qu’en nous coule le même sang , le même souffle et le même esprit .
3 – Les jaloux vont passer le temps à vous dire que Maurice kamto part seulement à Paris pour bavarder MAIS QU’ILS NOUS LAISSENT LA POSSIBILITÉ D’ORGANISER NOS MEETINGS AU CAMEROUN ET ON FERA 10 FOIS QUE CE QUE NOUS SOMMES EN TRAIN de FAIRE AUJOURD’HUI ICI.
4 – Le message que je vous envoie à vous les camerounais est ceci : QUE PERSONNE NE VOUS DIVISE, vous pouvez avoir des désaccords, vous pouvez même avoir eu des violences entre vous, mais n’oubliez jamais qu’une maison divisée est toujours une maison perdue.
Il y a eu beaucoup de violence de part et d’autre mais nous devons être en mesure de dépasser cela en pardonnant. Car moi-même j’ai dépassé cela et j’ai pardonné à tout le monde et je vous invite à faire de même et c’est pourquoi comme en 2018 et encore aujourd’hui je vous le dis quand vous me ferez l’honneur de faire de moi le président de la République du Cameroun je vous fais la promesse que rien , absolument rien n’arrivera au président Paul Biya et à sa famille.
5 – J’ai pas le temps pour la haine mais j’ai le temps pour bâtir le Cameroun avec chacun de ses enfants , donc avec chacun de vous et de permettre à chacun de ses enfants d’aller et venir au Cameroun sans aucun problème et on le fera dans les trois premiers mois de ma présidence
Aucun camerounais ne sera plus bloqué à l’aéroport ou arrêter quand il va arriver dans son pays à cause de sa divergence d’opinion avec le pouvoir.
6 – Nous allons établir la binationalité et même la plurinationalité pour une diaspora de Qualité car la diaspora doit être au centre du processus de développement au cameroun.
7 – En toute modestie je suis le premier homme politique qui a posé le problème de la double nationalité au Cameroun et les preuves sont là , pour vous dire que je crois à l’importance de la diaspora et à son pouvoir pour le développement d’un pays et c’est pourquoi je dis que si la diaspora est autant dure avec les dirigeants de son pays c’est parce qu’elle veut le bien-être de son pays et qu’elle aime son pays et veut que les choses se développent au mieux dans leur pays.
8 – Le changement c’est la bataille de tout un peuple et donc celle du peuple camerounais tout entier et non d’un parti politique ou d’un individu car en réalité il n’y a pas de Messi dans cette lutte mais c’est un travail de tous et un travail d’équipe.
9 – On est dans un pays où on passe tout le temps à piétiner la loi, je vous parle d’un pays où il y a à chaque fois des dénis de justice, je vous parle d’un pays où le Conseil constitutionnel qui est la plus haute juridiction du pays à désigné une juridiction compétente dans une procédure et la juridiction compétente dit qu’elle n’est pas compétente, je vous parle d’un pays où elecam qui est supposé être indépendant est incapable d’afficher les listes électorales, et se force plutôt à bloquer les chiffres en parlant de 7 millions d’inscrits et ce sont des chiffres qui datent de 2012.
10 – Le Cameroun est sous oxygène donc il n’y a pas de place à la vengeance car le Cameroun a des problèmes plus cruciaux que ça comme le manque d’infrastructures hospitalières, le manque de routes, le manque de travail pour les jeunes, le manque de conditions sociales pour le bien des Camerounais donc avec cela on a besoin de tout le monde sans aucune haine sans aucun ressentiment.
Qu’est-ce que nous gagnerons pendant un an, deux ans , trois ans à vouloir ressasser le passé de qui n’a pas bien fait quoi avec des ressentiments de part et d’autre ?
11 – Je me refuse de donner celui qui a dirigé le Cameroun jusqu’à nos jours en spectacle parce que ce serait une honte pour nous-même vu son âge car je suis un père qui souffre de voir comment on expose ce monsieur à son âge et je le dis clairement que ce qui exposent le président Paul Biya de cette manière devrait avoir honte.
12 – Personne, absolument personne n’a le droit de donner en spectacle un homme de l’âge de Paul Biya car nous sommes avant tout des Africains et Paul Biya qu’on le veuille ou pas reste un patriarche et le seul fait qu’il est un patriarche fait en sorte qu’il mérite un minimum de respect et de considération de son entourage qui ne le respecte pas et ne le considère pas en l’exposant comme ils le font tout le temps aux moqueries des camerounais.
Et je dis que c’est une honte pour ces gens-là et c’est aussi une honte pour nous tous donc on ne doit plus accepter qu’on l’expose de cette manière.
Vous pouvez être contre moi sur ce coup-là mais je dis que LE PRÉSIDENT BIYA AURA MA PROTECTION .
13 – Je rêve d’une alternance pacifique au Cameroun, je rêve que c’est possible car tout le monde pense que le Cameroun va exploser dans une guerre sans fin mais nous pouvons étonner le monde en faisant une élection crédible où un véritable président sera élu démocratiquement pour prendre les rênes du pouvoir au Cameroun même comme je sais que même aj sein du pouvoir il y’a des radicaux qui ne veulent pas entendre alternance mais qu’ils sachent bien que le peuple est libre d’exercer sa légitime défense quand il se sent contraint .
14 – Le Cameroun est notre pays à tous et je ne perdrai pas mon temps à répondre à ceux qui se demandent si je serai candidat ou pas parce que pour moi c’est un faux problème car IL N’EXISTE AUCUN OBSTACLE JURIDIQUE À CE QUE JE PUISSE ME PRÉSENTER AUX ÉLECTIONS présidentielles, je dis bien « OBSTACLE JURIDIQUE ».
Donc à ceux qui utilisent l’argument fallacieux selon lequel je ne suis pas allé aux élections en 2020 donc je ne peux pas aller aux élections en 2025 , je les invite à aller poser des questions à des véritables juristes, pas ceux qui squattent les plateaux télés du Cameroun tous les dimanches et qui ne comprennent rien au droit , pour avoir des explications claires à ce niveau.
15 – LA COMBINAISON de L’ARTICLE 121 et des DISPOSITIONS de L’ARTICLE 15 ALINÉA 3 de la CONSTITUTION rendent POSSIBLE MA CANDIDATURE À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE.
Dans à ce qui passe leur temps sur les plateaux de télé au Cameroun à faire le droit départ et du quartier vraiment qu’ils se taisent sans vouloir être discourtois car je me demande ce que ces professeurs en nom enseignent à notre jeunesse dans les universités.
16 – Voilà un pays où il n’y a plus de repères, les enfants grandissent sans penser à dire que j’aimerais être comme telle personnalité car on a tout détruit de la mentalité au Cameroun parce qu’il faut que survive un seul individu mais ils se sont trompés car nous disons que 43 ans c’est TROP et c’est SUFFISANT.
17 – JE VOUS AIME LES CAMEROUNAIS et J’AIME SANS CONDITION car MON PATRIOTISME et MON AMOUR sont SANS CONDITIONS. Haïssez moi comme vous le faites mais moi je vous aimerais toujours.
Un jour vous allez vous réveiller car quand vous n’avez pas l’eau ou l’électricité est ce que ça touche quelques individus ? Non , ça touche tout le monde . Un pays où ça fait 2 ans qu’on a les restes de notre fils martinez zogo toujours à la MORGUE mais l’état ne nous dit rien , mais c’est quel pays ça ?
Mon camarade Pascal zambo est en prison, sa femme a été rip et jusqu’à nos jours, les autorités ne disent rien.
18 – Ma mission première avec les Camerounais c’est de les unir et de les rassembler parce que je suis sûr qu’avec vous j’ai ma victoire car en 43 ans on nous a tous desunis….
Voilà 7 ans de Paul Biya qui a volé notre victoire, le bilan c’est lequel ? Vos histoires de « je suis de tel » vraiment arrêtons ça. Nous devons reprendre notre pays et le reconstruire.
19 – JUGEZ MOI POUR CE QUE JE SUIS et CE QUE JE FAIS et ce que je dis et non sur les mensonges que les gens peuvent raconter sur moi en y ajoutant le tribalisme et etc.
On mettra en place un fond national de la diaspora avec un guichet unique pour la sécurité foncière pour éviter que la diaspora se retrouve abusée avec cette affaire d’achats de terrains au cameroun.
20 – Le gouvernement du Cameroun veut lever 200 milliards et ils sont venus emprunter de l’argent à 10,75% sur le marché des euros pour un état c’est un taux usurier alors tu as la même époque la Côte d’Ivoire et le Bénin empruntait à hauteur de 6 % ça ce sont des éléments qui vous font comprendre clairement que le pays ne va pas bien et quand on le dit c’est pas une invention donc je ne sais pas ce qu’on a même mis dans la tête de certains camerounais pour ne pas réfléchir et la plus part du temps c’est ceux qui souffrent le plus qui insultent ceux qui dénoncent celà.
21 – J’ai entendu tout le temps que le Sénégal nous parle mais les gens ne voient que le résultat c’est-à-dire que deux jeunes Sénégalais ont accédé au pouvoir mais ils ne voient pas toute la bataille politique qu’il y a derrière pour que ces jeunes puissent accéder au pouvoir, au Cameroun on a un peuple qui est plus intéressé par le football et la bière qui sont des facteurs d’abrutissement que par son avenir politique et ce sont les mêmes qui vont dire « ah qu’est ce que kamto a même dit » au lieu de se dire » qu’est ce que nous les camerounais, qu’est ce que moi même en tant que camerounais je dis pour le changement »
JE LE DIS DONC SANS AMBAGES , SI NOUS RATONS LE CHANGEMENT 2025 ,CE SERA la FAUTE DE TOUT LE PEUPLE CAMEROUNAIS parce que LA JEUNESSE SÉNÉGALAISE s’est BATTUE SUR LE TERRAIN , malgré des morts sur le terrain , cette jeunesse s’est battue donc LE CHANGEMENT C’EST PAS AVEC LA BOUCHE .
Que nos dirigeants ne pensent pas que le peuple camerounais est une acquisition ….ne faites pas la même erreur que vous avez fait avec le noso en refusant tout dialogue.
2025 est aussi une une fenêtre d’opportunités pour un règlement définitif et politique de la crise anglophone autour d’une table en commençant par la libération de tous les prisonniers politiques et des problèmes profonds y compris de la forme de l’état car la cessetion pour moi n’est pas une option et je suis clair dessus et c’est ma position…
Notre pays a besoin d’être un et non de se diviser et je le redis si demain je suis le président de la République ma toute première sortie officielle ça au nouveau pour apporter ce message de paix et ramener nos frères à la maison.
Car vous ne pouvez pas diviser un peuple et dire que vous l’aimez . Aider nos dirigeants à partir tranquillement car peut être c’est la honte qui les dérange de reconnaître leurs échecs.
22 – Le panafricanisme ce n’est pas de « bouche » ça veut dire que le panafricanisme si ce n’est pas un projet structurel et stratégique c’est clairement un échec .
Voilà pourquoi je dis de soutenir les peuples de L’AES mais de soutenir aussi le peuple Sénégalais car la jeune équipe dirigeante qui est au Sénégal joue dans une marge de manœuvres beaucoup plus étroite donc il faut s’accompagner ce régime actuel du Sénégal.
Soutenez tous les peuples Africains qui font un pas dans la bonne direction en faveur de leurs peuples qui méritent aussi le développement avec les intérêts fondamentaux de nos pays doivent prévaloir.
23 – Nous sommes dans la bataille ultime, la patrie vous appelle, assurez vous que chacun ici et au pays s’est inscrit sur les listes électorales ,
Je ne compte pas comme d’autres sur les moyens de l’état pour ma campagne mais sur vous le peuple camerounais alors mobilisez vous exceptionnellement pour m’apporter votre force
J’ai besoin de vous au cameroun pour les élections car j’ai besoin de vous pour mieux contrôler les élections donc tous ceux qui peuvent venir au cameroun pour défendre notre victoire pour qu’on ouvre ensemble les portes D’ETOUDI.
Résumé de Jorel Jacques Zang
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Actualités locales
la CAF élargit la compétition à 28 équipes !

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) se jouera désormais à 28 équipes. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a annoncé ce mercredi 22 juillet que l’édition 2027 réunira désormais 28 sélections, contre 24 lors des précédentes éditions.
La Confédération africaine de football (CAF) a officialisé l’élargissement de la Coupe d’Afrique des nations à 28 équipes à compter de l’édition 2027. L’annonce a été faite par son président, Patrice Motsepe, lors d’une conférence de presse.
Prévue du 19 juin au 17 juillet 2027, la compétition sera organisée conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. La CAF a salué les efforts des trois pays hôtes, assurant qu’ils travaillent en étroite collaboration avec l’instance continentale afin de répondre aux exigences en matière d’infrastructures, de sécurité, de transport et d’organisation.
Avec ce nouveau format, la phase de groupes devrait être composée de sept groupes de quatre équipes, contre six groupes dans la formule actuelle à 24 sélections. Les modalités précises de qualification pour la phase à élimination directe devraient être précisées prochainement par la CAF.
Les éliminatoires de la CAN 2027 se dérouleront entre septembre 2026 et mars 2027, réparties sur trois fenêtres internationales.
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Actualités locales
BVMAC : ADC avance vers la cote avec 41,2 milliards de FCFA de capitaux propres

(Investir au Cameroun) – Près de quatre ans après la décision de l’État camerounais d’ouvrir son capital à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), Aéroports du Cameroun (ADC) se rapproche de la cote régionale. À l’issue d’un atelier d’évaluation organisé le 24 juin 2026 à Kribi, le directeur général de la BVMAC a estimé que l’entreprise présentait désormais le niveau de préparation requis pour rejoindre le compartiment A-Premium.
« À ce stade, on peut dire que la société ADC S.A. est déjà prête à être introduite en Bourse, et en classe Premium », a déclaré Louis Banga Ntolo, selon des propos rapportés le 20 juillet 2026 par Cameroon Tribune. Les travaux ont réuni les dirigeants d’ADC, des représentants de la BVMAC ainsi que les cabinets Deloitte & Touche, NYA & Co et Emerald Securities Services Bourse, qui accompagnent l’opération.
Cette appréciation favorable marque une avancée importante, mais ne constitue pas encore une autorisation d’introduction. Le compte rendu de l’atelier ne fait état ni d’un visa délivré par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), ni d’un document d’information approuvé, ni d’une décision formelle d’admission prise par la BVMAC.
Les principales caractéristiques de l’opération restent également inconnues : valorisation d’ADC, proportion du capital ouverte au public, nombre et prix des actions, période de souscription ou date de première cotation. En l’absence de ces paramètres, il est encore impossible d’estimer le montant susceptible d’être mobilisé, la dilution éventuelle des actionnaires actuels ou les perspectives de rendement offertes aux futurs investisseurs.
Une décision engagée depuis septembre 2022
Le projet remonte à septembre 2022. Le gouvernement camerounais avait alors retenu ADC, le Port autonome de Douala, la Société de développement du coton et la Cameroon Hotels Corporation parmi les entreprises publiques ou parapubliques appelées à rejoindre la cote régionale.
Cette décision s’inscrit dans l’application du dispositif communautaire adopté après l’unification du marché financier de la Cemac en 2018, qui impose aux États de céder en Bourse tout ou partie de leurs participations dans certaines entreprises publiques et parapubliques.
ADC a été la première des quatre sociétés sélectionnées à engager concrètement les préparatifs. Le 31 janvier 2023, l’entreprise a publié un appel à manifestation d’intérêt afin de recruter une société de Bourse chargée de l’accompagner. Emerald Securities Services Bourse a ensuite été retenue pour superviser le processus.
En novembre 2023, la BVMAC avait rappelé que la structuration financière de l’opération, le recours à un intermédiaire agréé, l’obtention du visa de la Cosumaf et la décision d’admission constituaient des étapes distinctes.
L’atelier de Kribi confirme donc la progression du dossier, sans établir que l’ensemble de ces formalités a déjà été franchi. Le représentant du ministère des Finances présent aux travaux estime néanmoins qu’ADC pourrait devenir la première des quatre entreprises camerounaises sélectionnées en 2022 à être effectivement cotée.
Plusieurs critères du compartiment premium déjà remplis
Sur le plan quantitatif, ADC satisfait déjà plusieurs critères d’admission au compartiment A-Premium. La BVMAC exige notamment un capital social d’au moins 100 millions de FCFA, un chiffre d’affaires supérieur à 15 milliards, au moins deux exercices bénéficiaires sur les trois précédant l’introduction et le versement d’un dividende au cours de cette période.
ADC affiche un capital social de 436 millions de FCFA et un chiffre d’affaires de 36,89 milliards en 2025. L’entreprise a enregistré des bénéfices en 2023, 2024 et 2025 et distribué 550 millions de FCFA de dividendes au titre de l’exercice 2024.
La capitalisation, le pourcentage de capital à diffuser et le montant minimal à placer dans le public dépendront toutefois de la valorisation retenue. Pour accéder au compartiment premium, ADC devra présenter une capitalisation d’au moins 10 milliards de FCFA et diffuser entre 10 % et 20 % de son capital, selon sa valeur au moment de l’introduction.
Le montant minimal à placer dans le public varie de 5 à 15 milliards de FCFA en fonction de la capitalisation. L’offre devra, dans tous les cas, porter sur au moins deux millions d’actions réparties entre un minimum de 200 actionnaires.
Les comptes 2025 présentent néanmoins une image plus contrastée de la rentabilité. Le bénéfice net a chuté de 72,4 %, à 2,54 milliards de FCFA, après 9,2 milliards en 2024, alors que le chiffre d’affaires est resté quasiment stable. La marge nette est ainsi retombée d’environ 25 % à 6,9 %.
L’excédent brut d’exploitation a également reculé de 20,5 %, à 7,88 milliards de FCFA. Rapporté aux capitaux propres de fin d’exercice, le bénéfice 2025 correspond à une rentabilité comptable approximative de 6,2 %. Ce ratio est calculé sur les capitaux propres de clôture et non sur leur moyenne annuelle.
Le bilan reste toutefois robuste, avec 41,23 milliards de FCFA de capitaux propres et une trésorerie nette de 23,40 milliards à fin 2025. Cette trésorerie a cependant été renforcée par l’encaissement exceptionnel de 22,8 milliards de FCFA issu de la titrisation de la créance détenue par ADC sur Camair-Co. Elle ne reflète donc pas uniquement la capacité récurrente de l’entreprise à générer des liquidités grâce à ses activités.
La volatilité des résultats devra être intégrée à la valorisation. L’exercice 2024 avait bénéficié d’éléments comptables liés au traitement de la créance sur Camair-Co et ne constitue pas, à lui seul, une base représentative de la rentabilité récurrente de l’entreprise.
Par ailleurs, les derniers états financiers publiés par ADC sont établis selon le référentiel Syscohada. La communication diffusée à l’issue de l’atelier ne précise pas si les comptes au format IFRS, exigés pour une admission au compartiment A-Premium, ont déjà été finalisés et certifiés par deux commissaires aux comptes agréés.
L’État vendra-t-il ses titres ou ADC lèvera-t-elle de l’argent frais ?
Le principal enjeu porte désormais sur la nature de l’opération envisagée. Lors du lancement du processus en 2023, ADC expliquait que son introduction en Bourse devait lui permettre de « renforcer ses capitaux propres pour faire face à ses besoins de financement des investissements ». Les communications plus récentes évoquent cependant davantage la cession d’une partie des actions détenues par l’État.
La distinction est déterminante. Une offre publique de vente portant sur des titres existants procurerait les recettes de cession à l’actionnaire vendeur, probablement l’État, sans apporter directement de ressources nouvelles à ADC.
À l’inverse, une augmentation de capital permettrait d’injecter de l’argent frais dans l’entreprise, mais diluerait les actionnaires qui ne participeraient pas à l’opération. Un montage associant une vente de titres existants et une émission de nouvelles actions demeure également possible.
Cette question est d’autant plus importante qu’ADC doit financer un cycle soutenu de modernisation de ses infrastructures. En 2025, l’entreprise a décaissé près de 9,8 milliards de FCFA pour acquérir des immobilisations. Elle a également signé avec l’Agence française de développement une nouvelle convention de prêt de 58,4 millions d’euros, soit environ 38,31 milliards de FCFA, destinée à la réhabilitation de l’aérogare passagers de l’aéroport international de Douala.
L’annonce faite à Kribi rapproche ainsi ADC de la cote, mais ne permet pas encore d’évaluer la portée financière de l’opération. Celle-ci ne pourra être mesurée qu’après la publication du prospectus, du prix d’introduction, du niveau de flottant et du calendrier.
À ce stade, ADC dispose d’une appréciation favorable sur son degré de préparation. Les investisseurs, eux, attendent encore de savoir ce qu’ils pourront effectivement acheter, à quel prix et au bénéfice de qui les capitaux seront mobilisés.
Baudouin Enama
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Actualités locales
Paul Biya nomme deux membres du Conseil d’Administration

Le président Paul Biya a nommé deux nouveaux membres au Conseil d’administration de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH). Parmi elles, Abdoulaye Yerima Bakari, le Lamido de Maroua.
Par deux décrets distincts en date du 22 juillet 2026, le Chef de l’Etat, Paul Biya a nommé deux nouveaux membres au Conseil d’administration de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH). Il s’agit d’Abdoulaye Yerima Bakari, Lamido de Maroua, chef traditionnel de premier degré et cadre du RDPC.
Aussi, a-t-il nommé Sabikanda Guy Emmanuel comme membre du conseil d’administration de la Société Nationale des Hydrocarbures. Les deux personnalités siègent au SNH en qualité de personnalité désignée par le président de la République.
La Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) est la compagnie publique qui gère le secteur du pétrole et du gaz au Cameroun, avec pour rôles principaux l’exploration, la production et la représentation des intérêts de l’État. Fondée en mars 1980, elle est dirigée par l’ancien ministre Adolphe Moudiki.
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