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Mboua Massock dévoile trois moyens “réalistes” pour déboulonner le régime Biya

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Mboua Massock dévoile trois moyens “réalistes” pour déboulonner le régime Biya
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Dans une tribune sans détour, le résistant camerounais Cbt. Mboua Massock tire la sonnette d’alarme à l’approche de l’élection présidentielle au Cameroun. Fidèle à son verbe direct, il fustige ce qu’il considère comme une naïveté politique autour de la participation électorale dans un contexte qu’il qualifie de « régime totalitaire néocolonial ».

L’ancien militant du Code, figure historique des luttes citoyennes et connu pour ses positions radicales, s’insurge contre l’enthousiasme ambiant autour des joutes électorales.

Pour lui, penser que les urnes puissent suffire à faire plier un régime qu’il juge verrouillé de toutes parts relève au mieux d’un malentendu, au pire d’un abandon de la lutte populaire réelle.

« Nooon, Nooon, Nooon ! » martèle-t-il, dans un cri presque désespéré, pour balayer l’idée selon laquelle le bulletin de vote serait l’arme suprême contre une machine politique solidement installée à Yaoundé depuis des décennies.

Selon Mboua Massock, il n’existe « nulle part au monde » d’exemple historique où un régime totalitaire, a fortiori adossé à des structures néocoloniales, ait été renversé par une simple alternance électorale.

Il rappelle, avec un ton sans concession, que les régimes autoritaires de cette nature ne reculent que devant une poussée populaire déterminée – voire insurrectionnelle – ou un basculement militaire interne.

Dans un passage central de sa tribune, il liste trois moyens qu’il juge réalistes pour déboulonner un tel régime :

Une mobilisation populaire massive et multiforme menant à une insurrection irréversible ;

Une insurrection populaire armée ;

Une prise de pouvoir par les forces régulières.

Ces thèses, loin d’être nouvelles dans l’histoire des luttes antiautoritaires, prennent un relief particulier dans un contexte camerounais où les mécanismes démocratiques sont régulièrement dénoncés pour leur manque de transparence.

Le système électoral, la partialité des institutions et les restrictions à la liberté d’expression alimentent les critiques de la société civile et de l’opposition.

Mais au-delà du discours radical, Mboua Massock tente aussi de replacer sa vision dans le cadre plus large des droits fondamentaux. Il cite, non sans ironie, un extrait de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :

« Il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en dernier recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. »

Pour lui, cette phrase fait écho, en creux, à ce qu’il décrit : l’asphyxie des voies d’expression démocratique, et le risque d’une révolte rendue inévitable par l’obstruction systémique.

Mboua Massock ne prétend pas imposer sa vision. Il la présente comme un « point de vue », mais un point de vue ancré dans un constat dur, presque implacable.

En interpellant les forces politiques et les populations camerounaises, il appelle à sortir du « fétichisme du vote » et à réfléchir aux moyens réels de transformation du pouvoir dans un pays qu’il considère sous tutelle, verrouillé et résistant à toute alternance pacifique.

Un discours dérangeant, mais révélateur

Qu’on adhère ou non à ses analyses, force est de constater que son propos soulève une question essentielle : peut-on parler de démocratie dans un système où les règles du jeu sont verrouillées à l’avance ?

Et surtout, comment les Camerounais peuvent-ils envisager l’avenir politique de leur pays alors que les marges de manœuvre semblent de plus en plus réduites ?

À quelques mois de l’élection présidentielle, la tribune de Mboua Massock agit comme un pavé lancé dans la mare du débat politique camerounais.

Elle rappelle, en des termes crus, que le changement véritable ne se décrète pas, ni ne se vote, mais se conquiert. Pour ses partisans, ce discours est salutaire. Pour ses détracteurs, dangereux. Mais dans tous les cas, il oblige à poser les bonnes questions.

Mboua Massock dévoile trois moyens “réalistes” pour déboulonner le régime Biya
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« Nous devons bien nous préparer pour les défier »

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Les Lions Indomptables s’apprêtent à livrer un rendez-vous important ce jeudi au stade Roumdé Adjia de Garoua. Pour leur entrée en lice dans les éliminatoires de la CAN 2027, les Camerounais seront opposés aux Comores, une sélection que le nouveau sélectionneur David Pagou considère avec le plus grand respect.

En conférence de presse, le technicien camerounais a insisté sur la qualité de l’adversaire et sur la nécessité de préparer cette rencontre avec sérieux. « Les Comores sont une grande équipe. Nous devons bien nous préparer pour les défier », a-t-il déclaré.

Cette rencontre aura également une saveur particulière pour les Lions Indomptables. Il s’agira du premier match disputé au Cameroun avec le nouveau visage de la sélection, marqué par l’arrivée de plusieurs nouveaux joueurs. « Cependant, c’est le premier match dans notre pays avec le nouveau sang de l’équipe », a souligné David Pagou.

Face aux Comores, les Lions Indomptables auront donc l’occasion de lancer leur campagne sur leurs terres et de présenter les contours de cette nouvelle génération devant leur public de Garoua.

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René Sadi reçoit les 04 journalistes arrêtés

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Ce mercredi 23 septembre 2026, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a reçu à Yaoundé les 4 journalistes arbitrairement incarcérés dans l’affaire du prétendu vol des lunettes en or du ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey.

Cette rencontre fait suite à de hautes instructions du président Paul Biya, particulièrement indigné par l’ampleur et la gestion policière de cet incident. L’affaire débute le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé lors de la clôture des journées de la Banque islamique de développement (BID).

Constatant la « disparition » des lunettes du ministre de l’Économie (Minepat), les forces de l’ordre interpellent immédiatement quatre professionnels des médias sous une « suspicion de vol ». Il s’agit notamment de François Essomba, Igor Amos Guinweth Bibey, Pierre Mouchili et Solange Djuikam.

Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale

Bien que l’accessoire ait été retrouvé dès le lendemain à l’intérieur du véhicule personnel du ministre (qui l’avait simplement confié à son personnel), la garde à vue des journalistes a été prolongée de manière abusive au Commissariat central. Pour légitimer leur détention, les enquêteurs ont évoqué un second motif d’« intrusion non autorisée » dans une réunion à huis clos.

Face à la mobilisation du Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (Spic) et du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) dénonçant une détention arbitraire, les journalistes ont finalement été libérés le 21 septembre 2026 sans qu’aucune poursuite ne soit retenue contre eux.

…apaiser les tensions avec la corporation médiatique

À leur sortie, les victimes ont décrit des conditions d’incarcération particulièrement éprouvantes (cellules surpeuplées, absence d’hygiène et d’auditions formelles au départ). L’audience accordée par le ministre René Emmanuel Sadi vise à apaiser les tensions avec la corporation médiatique après ce flagrant abus de pouvoir.

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trois soldats camerounais tués dans une embuscade revendiquée par des séparatistes

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trois soldats camerounais tués dans une embuscade revendiquée par des séparatistes
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Trois soldats camerounais ont été tués dans une embuscade sur la route reliant Matouke à Kotto, dans le département du Moungo (région du Littoral), lors d’une attaque revendiquée par le groupe armé séparatiste « Fako/Meme Unity Warriors ».

L’attaque a eu lieu mercredi 23 septembre, vers 7 heures du matin, dans le quartier « New Layout » de Matouke, alors que les soldats se dirigeaient apparemment vers un poste de contrôle.

Les trois soldats, rattachés au détachement du 23e Bataillon d’infanterie motorisée (BIM) basé à Matouke, ont été identifiés comme étant le sergent Ateba Olanguena, le caporal-chef Betkemo Banibou et le soldat de première classe Abienza Joseph.

Selon plusieurs sources, les soldats ont essuyé des tirs d’hommes armés qui ont ensuite pris la fuite en emportant leurs armes et leurs munitions.

L’attaque a également été rapportée par le média camerounais Le Bled Parle, citant des sources qui ont confirmé la mort des trois soldats ainsi que la saisie de matériel militaire.

Des combattants séparatistes invoquent des représailles après les meurtres d’Ekona

Le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » a revendiqué l’embuscade, la qualifiant de représailles au récent meurtre de trois civils à Ekona, dans la région du Sud-Ouest.

Dans une vidéo, des individus affirmant représenter le groupe armé exhibent des armes à feu, des munitions et des uniformes militaires, qu’ils présentent comme des éléments saisis lors de l’attaque. Les images ne montrent pas les corps des trois soldats, et l’origine du matériel exposé ne peut être établie à partir de la seule vidéo.

La justification avancée par le groupe fait référence au meurtre de trois civils à Ekona, survenu le 19 septembre 2026.

Les victimes auraient été abattues à leur domicile. Des témoignages locaux ont accusé des hommes armés liés à John Eko Ewume — plus connu sous le nom de « Moja Moja », un ancien membre du Bataillon d’intervention rapide (BIR) camerounais — d’être les auteurs de ces meurtres. Ces accusations n’ont pas été confirmées par une procédure judiciaire.

Le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » a présenté l’embuscade de Matouke comme une réponse à ces décès. Leur revendication n’établit pas leur responsabilité dans les meurtres d’Ekona ni ne prouve que les représailles constituaient le seul mobile de l’attaque. Une nouvelle attaque près de la frontière avec la région du Sud-Ouest

La localité de Matouke, située dans la zone de Penda Mboko (département du Moungo), jouxte la région du Sud-Ouest du Cameroun, théâtre d’affrontements entre groupes armés séparatistes et forces gouvernementales depuis plusieurs années.

Sa situation géographique, à la limite entre les régions du Littoral et du Sud-Ouest, a déjà exposé cette localité à des attaques liées au conflit anglophone.

Le 1er mai 2023, des séparatistes armés ont attaqué un poste de contrôle de sécurité à Matouke. Selon des informations rapportées à l’époque et citant les autorités locales, trois membres des forces de défense et de sécurité ainsi qu’un civil ont trouvé la mort. Parmi les victimes figuraient un militaire, un gendarme et un policier. D’autres témoignages ont par la suite fait état d’un bilan plus lourd.

Cette attaque de 2023 a suscité une attention particulière car elle s’est produite dans une région majoritairement francophone, à moins de 40 kilomètres de Douala, la capitale économique du Cameroun.

L’International Crisis Group a répertorié cet incident comme une illustration de l’extension des attaques séparatistes au-delà des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » lié à des attaques antérieures

Le groupe armé ayant revendiqué l’embuscade de mercredi avait déjà annoncé des opérations contre des positions militaires camerounaises dans la région du Sud-Ouest.

Le 29 août 2026, deux soldats camerounais ont été tués lors d’une embuscade à Mbonge, dans le département de la Meme. L’agence de presse chinoise Xinhua a rapporté, citant des sources militaires, que le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » avait revendiqué cette attaque.

Plus tôt en mai, le groupe avait également revendiqué une attaque contre une position militaire près de Muyuka, dans le département du Fako. Des images diffusées après cet incident montraient des combattants armés exhibant des armes qu’ils affirmaient avoir saisies aux forces gouvernementales.

La récente attaque de Matouke s’inscrit dans cette série d’opérations revendiquées par le groupe. On ignore si les mêmes combattants ont participé à chacun de ces incidents.

Renforcement de la sécurité alors que le conflit anglophone perdure

Les mesures de sécurité auraient été renforcées autour de Matouke à la suite de l’embuscade de mercredi, tandis que les efforts pour localiser les responsables se poursuivent.

Cette attaque survient dans un contexte de conflit armé persistant dans les régions anglophones du Cameroun, lequel a débuté fin 2016 par des manifestations d’avocats et d’enseignants dénonçant la marginalisation perçue des systèmes juridique et éducatif anglophones.

La réponse du gouvernement à ces manifestations a précédé l’émergence de groupes séparatistes armés en 2017 et l’escalade de la violence entre les combattants séparatistes et les forces de défense et de sécurité camerounaises.

Depuis, le conflit s’est étendu aux zones voisines, notamment dans certaines parties des régions du Littoral et de l’Ouest.

Dans une enquête menée en 2023, Amnesty International a documenté des homicides illégaux, des enlèvements, des actes de torture et d’autres exactions impliquant des séparatistes armés, des forces de sécurité et des milices. L’organisation a également signalé que les groupes armés conservaient la capacité d’attaquer des positions gouvernementales en dehors des deux régions anglophones.

L’attaque de mercredi attire à nouveau l’attention sur l’insécurité le long de la frontière entre les régions du Littoral et du Sud-Ouest, où des membres des forces de sécurité ainsi que des civils ont déjà été tués par le passé.

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